Ben Brik en danger

Discussion dans 'Info du monde' créé par @@@, 19 Novembre 2009.

  1. @@@

    @@@ Accro

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    Le procès du journaliste tunisien Taoufik Ben Brik s'est ouvert jeudi à Tunis. La France aimerait que des observateurs de l'Union européenne assistent aux audiences.



    Le procès de Taoufik Ben Brik a débuté jeudi Tunis. Le journaliste indépendant est accusé d'avoir frappé une femme dans la rue. Il est poursuivi pour "atteinte aux bonnes mœurs", "diffamation", "agression" et "détérioration des biens d’autrui". Des faits pour lesquels il est écroué depuis le 29 novembre à la prison de Mornarguia, dans la banlieue de Tunis. Un dossier "montée de toute pièce par les autorités", dénonce Reporters sans frontières pour mettre au pas un journaliste qui gêne le pouvoir en place, auteur d'articles mordants contre Ben Ali.


    La France, par la voix de Bernard Kouchner, s'est élevée contre les arrestations de journalistes en Tunisie. Une prise de position qui a agacé le président Ben Ali. Le président a immédiatement dénoncé une "ingérence dans ses affaires intérieures" et des "atteintes à sa souveraineté".

    Mobilisation

    Mais les proches du journaliste réclament sa libération immédiate, notamment pour des raisons médicales. Ben Brik est en effet atteint d'une maladie chronique, le syndrome de cushing, qui lui ôte toute immunité. Lors d'une conférence de presse organisée à Paris par Reporters sans frontière, le frère de Ben Brik en a appelé à Frédéric Mitterrand, pour qu'il intervienne dans le dossier. "Je pense au ministre de la Culture, il peut dire un mot, il connaît la Tunisie, il sait ce qui se passe. Là, c'est silence, on tourne! Je vous le dis, la vie de mon frère est en danger", a déclaré Hedi Zoghlami.

    Le cas de Taoufik Ben Brik, collaborateur de nombreux journaux français, mobilise la presse nationale. Christophe Barbier, de L'Express, Eric Fottorino du Monde, Laurent Joffrin de Libération, Denis Olivennes du Nouvel Observateur et Maurice Szafran de Marianne ont lancé jeudi une pétition pour défendre la liberté de la presse en Tunisie. Et une manifestation a également eu lieu mercredi devant l'office de Tourisme de la Tunisie à Paris, place de l'Opéra, pour réclamer la libération du journaliste.


    http://www.lejdd.fr/International/Maghreb/Actualite/Ben-Brik-en-danger-151693/
     
  2. fax02

    fax02 Stranger in the life Membre du personnel

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    Helas meme chez nous la pression sur la Presse marocaine à pris les memes vocations de nos confrères Arabes
     
  3. @@@

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    6 mois ferme pour un journaliste tunisien


    Le journaliste tunisien dissident Taoufik Ben Brik jugé pour violences contre une femme a été condamné aujourd'hui à six mois de prison ferme, a annoncé son avocat Mokhtar Trifi.

    "Cette condamnation est un déni de justice absolu fondé sur un dossier totalement fabriqué et une procédure gravement inéquitable", a déclaré son avocat français. "A deux heures d'avion de Paris est rendue une justice assujettie à un régime policier pour faire taire un poète", a-t-il ajouté.

    Les avocats tunisiens et français de l'opposant vont se concerter pour décider d'un éventuel appel, a déclaré Me Bourdon

    Reporters sans frontières (RSF) a appelé les gouvernements étrangers à "cesser de protéger le régime" tunisien et à demander la libération immédiate du journaliste.



    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2...6-mois-ferme-pour-un-journaliste-tunisien.php
     
  4. @@@

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  5. @@@

    @@@ Accro

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    L'épouse de Taoufik Ben Brik s'alarme de sa disparition


    Connu pour ses critiques à l'encontre du régime du président Ben Ali, le journaliste tunisien Taoufik Ben Brik a été condamné, le 26 novembre, à six mois de prison ferme pour « violences » sur une femme. Des accusations selon lui liées à un traquenard organisé par la police tunisienne.

    Son épouse, Azza Zarrad, ne peut entrer en contact avec lui. Elle s'inquiète de sa disparition et de son état de santé.

    Azza Zarrad a écrit à la rédaction de Courrier International :

    « Depuis le jour du procès, le 19 novembre, personne n'a pu voir Taoufik Ben Brik, ni sa famille ni ses avocats. (…) Où est Taoufik Ben Brik ? Qu'est-il advenu de lui ? Pourquoi nous refuse-t-on de le voir ? Est-il hospitalisé ? Est-il toujours vivant ? A-t-il été tabassé à mort ? Nous avons peur pour son intégrité physique et nous suspectons que quelque chose lui soit arrivé pour le cacher du regard de sa famille et d'autrui. »

    Azza Zarrad a également écrit à Jean Daniel, le fondateur du Nouvel Observateur, pour solliciter son aide :

    « Aujourd'hui, jour de l'Aïd, jour de visite spontanée, j'ai été privée, comme toute la famille, de rencontrer Taoufik. L'unique réponse qui nous a été signifiée : Ben Brik n'est pas en prison et nous ne savons pas où il est. (…) Bientôt mon mari sera à court de ses médicaments vitaux, l'hydrocortisone, et je m'alarme. Qui va lui en procurer ? Pas l'administration pénitentiaire, en tous les cas. »



    http://www.rue89.com/2009/11/29/lepouse-de-taoufik-ben-brik-salarme-de-sa-disparition-128015
     

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