Benchmark TIC : le Maroc ne s'impose que par le mobile

Discussion dans 'Info du bled' créé par Le_Dictateur, 17 Mai 2006.

  1. Le_Dictateur

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    Selon un benchmark basé sur une liste de 16 pays, dont pays en développement, émergents et développés, relatif aux indicateurs TIC, le Maroc n'arrive, jusqu'à fin 2005, à s'imposer qu'au niveau de la téléphonie mobile, alors que les autres indicateurs le placent dans une position relativement faible.

    Pour réaliser cette comparaison, l'Observatoire des technologies de l'information de l'ANRT (Agence nationale de réglementation des télécommunications) s'est basé sur une liste comprenant Afrique du Sud, Algérie, Chili, Egypte, Espagne, Estonie, France, Hongrie, Inde, Irlande, Jordanie, Malaisie, Maroc, Portugal, Roumanie et Tunisie.

    Selon les auteurs de cette enquête, le choix des pays est fondé sur le souci de pouvoir comparer le Maroc avec des pays présentant des caractéristiques communes (Afrique du Sud, Algérie, Egypte, Jordanie, Roumanie, Tunisie), des économies émergentes plus avancées (Chili, Estonie, Hongrie, Inde, Malaisie) et des économies de pays plus avancés (Espagne, France, Irlande, Portugal).

    Ainsi, selon ce benchmark, la pénétration du téléphone fixe au Maroc est l'une des plus faibles parmi les pays étudiés. En effet, le Maroc est l'avant-dernier de la liste, avec moins de 5 %.


    Les données trimestrielles relatives à l'état du marché des télécommunications au Maroc, arrêtées à fin mars 2006, montrent que le taux de pénétration du fixe a reculé pour se stabiliser désormais à 4,47 % à la fin du trimestre contre 4,49 % au dernier trimestre de l'année 2005.

    A l'inverse, «la téléphonie mobile est relativement plus développée au Maroc, mais reste quand même en deçà de celle observée en Tunisie et à peu près identique à celle de l'Algérie». En effet, le taux de pénétration du mobile a dépassé 40 % à fin 2005.

    A fin mars dernier, il a atteint 43,17 %, contre 41,46 % au 31 décembre 2005, gagnant presque 2 points en l'espace de trois mois. Cet important écart en terme de vitesse entre les deux segments des télécoms au Maroc est illustré par un indicateur très révélateur.

    Il s'agit de la dynamique du mobile par rapport au fixe qui place le Maroc au premier rang, avec un taux de 924 %. La position du Maroc est également faible en termes de nombre d'abonnés Internet, ne dépassant que l'Inde et l'Algérie qui ferment la liste.

    Il est toutefois à souligner que le nombre d'internautes est nettement plus élevé que celui observé dans des économies comparables, puisque le Maroc occupe la neuvième place et le premier rang au niveau de l'Afrique et des pays arabes figurant sur la liste. Autre point fort du Maroc à ce sujet est la pénétration de l'ADSL (Internet à haut débit), puisqu'il est classé premier, «traduisant une appropriation très rapide de la technologie ADSL.

    En d'autres termes, le marché de l'Internet marocain, étant plus récent, a adopté dès le départ la technologie ADSL sans passer par l'étape RTC», ont expliqué les auteurs de ce benchmark. Il est à noter que la comparaison en termes de l'ADSL ne prend pas en compte la France et l'Espagne.En ce qui concerne le taux d'équipement en PC, le Maroc est arrivé à peine à dépasser l'Algérie et l'Inde.

    Par ailleurs, cette enquête a mis en relief l'impact de certains facteurs dans le développement des TIC.

    Il s'agit notamment du niveau de richesse (l'Internet à domicile indissociable du niveau de revenus), du capital humain (l'alphabétisation clé du développement des TIC). Ainsi, selon l'exemple fourni par ce benchmark, la Malaisie compense son faible revenu par habitant par un taux d'alphabétisation élevé.

    De même, le taux d'équipement en PC (possession d'un ordinateur), les infrastructures fixes (un réseau fixe bien développé) et le niveau d'utilisation des lignes (un indicateur des marges de progression), constituent également des facteurs clés pour le positionnement d'un pays au niveau des TIC.

    «Si la Malaisie a un taux d'utilisation de ses lignes fixes particulièrement équilibré (avec, de ce fait, peu de marge de progression en termes de développement de l'Internet), le Maroc dispose d'une marge de progression du nombre d'abonnés à «parc d'ordinateurs inchangé».

    A l'inverse, la progression du nombre d'abonnés Internet algériens ou égyptiens est conditionnée par un développement du parc d'ordinateurs», conclut l'enquête de l'ANRT.

    Source - LE MATIN
     

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