Bien être...

Discussion dans 'toutes les poésies...' créé par titegazelle, 19 Novembre 2008.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Le temps, cette machine infernale suit son évolution, la plus part des fois sans que nous nous ne rendions compte. Les jours comme les nuits s’écoulent seconde après seconde et avec eux, nous vieillissons. Il suffit parfois de nous arrêter un moment juste pour voir en rêvant éveillés, quels souvenirs avons-nous laissés tout au long de notre parcours, pour évaluer ce que nous pouvons être au juste, ce que nous finissons par être dans un avenir dont nous ignorons le sort.
    Loin d’être pessimistes, mais seulement dans le but de voir un peu plus clair et d’avoir beaucoup plus de raisons que d’habitude.
    Aurait-on jamais pensé que la vie reste courte bien qu’elle semble éternelle et que, hélas notre profit n’ait été jusqu’ici que minime ?
    Est-ce bien le temps qui fuit ou c’est nous qui fuyons ? Il arrive à des moments donnés où on se pose plusieurs questions de ce genre sans leur trouver de réponse.
    Avons-nous pensé aux personnes chères que nous avions perdues, au plaisir que nous sentions d’avoir en leur présence, des innombrables souvenirs que nous avions eus avec elles ? Parfois à la sagesse qu’elles manifestaient, à leurs manières de se comporter que ce soit dans la joie que dans la tristesse, dans les moments de bonheur que dans ceux du malheur ?
    Certes, imparfaits de nature que nous sommes, beaucoup de choses nous échappent et parmi lesquelles toutes les facultés qui nous élèvent pour ne manquer ni de raison, ni de sagesse.

    Seigneur, où sont partis toutes nos connaissances,
    Nos dus impartis, tous nos lots et nos patiences ?

    Quand du seuil de la porte, je jette un regard,
    Je pense aux gens pour qui j’avais autant d’égard.

    Je les imagine bien assis sous deux saules,
    Autour d’un plateau, discutant au ras du sol.

    J’imagine leurs silhouettes trop chétives
    Pour avoir été durant tout le temps actives.


    Tous, ils sont partis en un départ sans retour,
    Jeunes et vieux laissant des demeures sans cour.

    Mon Dieu combien je souffre de les voir partir,
    Moi qui croyais hélas les voir bien revenir !

    Si j’avais su, j’aurais écrit sur l’épitaphe
    De leurs tombes, le récit de tous les biographes.

    Que n’ai-je pas bien fait pour éviter le mal
    Dont je souffre tant, moi le sexagésimal ?

    Que de personnes trop jeunes vivent de même
    Inconscientes de leur sort, de tous leurs problèmes !

    J’en veux à tous les malheurs que j’ai endurés,
    Pour avoir beaucoup souffert sans être épuré.


    Ahmed, le 18.11.08 .


    Ce que vous avez lu, plus haut, est un texte d'un ami à moi que j'aime bien. C'est un homme de 62 ans d'une finesse d'esprit à faire envier le plus grands des lettrés. J'ai aimé ce texte-là qu'il a écrit ce jour même et je voulais le partager avec vous. Voici, ce que je lui ai répondu en toute modestie :
    C'est très beau ce que tu viens d'écrire, cher ami, et comme d'habitude tu te laisses emporter, des fois, par une âme en peine. Non, n'en veux à personne ni à quoi que ce soit, nous sommes sur terre pour vivre notre vie comme à chacun la sienne selon le tracé de notre Destin. Nous ouvrons nos yeux parmi des gens près de qui nous grandissons pendant qu'eux se laissent emporter avec le temps et s'éloignent tout doucement de nous pour aboutir là, dans cet humus, d'où tout être émergea qui lui rappelle son lieu originel. C'est la vie, mon Ami, et personne ne peut y changer son cours. La seule chose qui puisse compter c'est le fait de bien la vivre, avec son temps, joyeux et triste tout en ne retenant que le côté meilleur. Ce sont nous qui passons comme l'ont fait les membres de notre famille et nos amis (es). La vie est un parcours qu'il faut suivre tout en goûtant à la douceur de son cours.
     

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