Bilan du programme Meda de l'UE :1,25 milliard d'euros investis au Maroc

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 19 Août 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Dix ans aprèS le coup d'envoi donné à Barcelone pour relancer le partenariat euro-méditerranéen, le bilan du programme Meda n'est pas particulièrement à la hauteur des aspirations, selon plusieurs spécialistes. Beaucoup de critiques ont été lancés aux programmes Meda I et II. Il ne s'agit pas de remettre en question le projet initial de Barcelone, mais la façon de sa mise en place jusqu'à aujourd'hui. Les critiques sont dues, entre autres, au retard dans la réalisation des programmes qui atteignent péniblement 20 et 25 % au Maroc. Beaucoup de rencontres ont été tenues depuis 1995, date du lancement du programme MEDA pour rehausser le niveau de coopération et dépasser les obstacles.

    La dernière en date est la septième conférence euro-méditerranéenne des ministres des Affaires étrangères au Luxembourg, les 30 et 31 mai 2005 (Barcelone VII).

    Elle a permis d'évaluer les résultats atteints et de discuter les orientations générales pour l'avenir du partenariat euro-mediterranéen.

    La réunion a ainsi préparé pour la réunion extraordinaire à haut niveau qui aura lieu à Barcelone du 27 au 29 novembre 2005 pour célébrer le 10e anniversaire du partenariat et définir un nombre d'actions pour le futur.
    Ces deux événements constituent les points culminants de “l'Année de la Méditerranée” en 2005.

    En fait, les résultats de MEDA II doivent être analysés sous divers angles : qualité des programmes, qualité du partenariat euro-méditerranéen, réalisation financière et amélioration de l'appropriation.

    L'aggravation de la concurrence entre produits locaux et étrangers va obliger les entreprises à s'adapter aux normes internationales.

    Et ce, tant au niveau des prix que des délais.
    Cette adaptation passe par une réduction des coûts au détriment en premier lieu de la main-d'½uvre.

    Du côté de la Commission européenne à Rabat, on affiche un grand optimisme.
    Pour cette commission, des progrès très substantiels ont été réalisés au niveau de l'accélération de la mise en ½uvre des projets et des programmes.

    Appui au secteur privé, à la santé, au développement rural et aux réformes engagées par le Maroc comme l'administration publique, l'assurance maladie obligatoire…Tels sont les points forts de la coopération Maroc-Union européenne ; coopération entamée depuis 1996.

    Ainsi, un milliard 250 millions d'euros est le portefeuille de projets de l'Union européenne au Maroc. En 2004, le montant de décaissement s'élève à 167 millions d'euros.

    “Ceci est dû à l'amélioration des circuits et procédures de décision aussi bien du côté des services de la commission que de celui du ministère des Finances”, se félicite-t-on au niveau de la Commission européenne à Rabat.

    Il est à noter que de 1996 à 1999, l'intérêt de la Commission européenne a porté sur l'appui à la transition économique : programme de promotion de la qualité, appui à la privatisation, projet d'appui aux institutions de garantie, aide aux associations professionnelles et reconversion compétitive des entreprises marocaines.

    Puis, peu à peu durant cette période, le Maroc et la Commission européenne nourrissaient l'ambition de travailler sur le renforcement de l'équilibre socio-économique. C'est ainsi qu'on avait lancé bon nombre de projets dont le montant global est de 476,840 millions d'euros.

    On peut citer, entre autres : eau et assainissement en milieu rural, habitat social à Tanger, appui à la gestion du secteur de la santé, rocade méditerranéenne, routes et pistes rurales au Nord du Maroc, programme d'appui à la réforme des secteurs des transports…

    Il est à signaler que le programme Meda I d'appui à la mise à niveau de l'enseignement technique et de la formation professionnelle, d'un montant de 38 millions d'euros, est réalisé conformément aux objectifs et aux délais qui lui ont été fixés.

    Cette réalisation mérite d'être applaudie car cet exploit s'avère très rare.
    En outre, le programme Meda II d'appui à la formation professionnelle dans les secteurs du tourisme, du textile et des NTIC, d'un montant de 65,6 millions d'euros, est déjà à un stade bien avancé en termes de préparation.

    Les différents contrats (acquisition d'équipements, assistance technique,...) seront bientôt conclus. On espère que la rencontre de Barcelone tracera une nouvelle vision stratégique de l'avenir des relations euro-méditerranéennes.

    Le Maroc se doit de fournir une série de propositions touchant aussi bien le volet économique et commercial que le volet financier ou celui des services.


    Par: Jihane Jattioui
    Source: LE MATIN

     

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