Biodiversité: Plus de 2.000 espèces menacées

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 15 Septembre 2009.

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    . L’activité humaine met en danger faune et flore

    · Comment trouver l’équilibre entre protection et développement


    Préserver la diversité biologique. La publication au journal officiel de la convention de Rio relative à la diversité biologique donne une nouvelle impulsion à la politique environnementale au Maroc.

    Ainsi, la richesse du patrimoine naturel national est reconnue. Pour preuve, on dénombre plus de 24.000 espèces animales et quelque 7.000 espèces végétales, selon une étude nationale sur la biodiversité. Quelques rares espèces composent la richesse faunistique marocaine, notamment l’ibis chauve et le lion de l’Atlas. Ce dernier, symbole de l’équipe nationale de football, se différencie des autres espèces de lions par une crinière assez volumineuse allant jusqu’au milieu du ventre. Quant à la cédraie, elle constitue l’une des principales richesses de la flore. L’ensemble de ces richesses subit toutefois la menace permanente de l’activité de l’homme. «La tendance générale est à la dégradation de la biodiversité», révèle le dernier rapport national sur la biodiversité.
    Résultat, plus de 2.000 espèces animales et végétales sont menacées de disparition. «La surexploitation des ressources naturelles, la déforestation, le surpâturage, l’urbanisation et la pollution constituent les causes majeures contribuant à l’appauvrissement de la biodiversité nationale et la disparition des espèces», explique Mostafa Madbouhi, membre du centre d’échange et d’information sur la biodiversité. C’est le cas de l’ibis chauve -caractérisé par une tête rouge et chauve avec de longues plumes derrière le crâne- dont les derniers représentants se sont retranchés dans le parc national d’Agadir. «Ceux-ci sont exposés au braconnage et à la chasse abusive. Par ailleurs, le régime alimentaire de l’oiseau est composé essentiellement d’insectes. L’utilisation des pesticides et, par conséquent, la raréfaction de la nourriture sont d’autres causes du déclin de cette espèce», explique un membre du groupe d’ornithologie du Maroc (GOMAC).
    Aussi, la convention de Rio recommande-t-elle la prise de mesures préventives afin d’anticiper et prévenir les causes de la perte de la biodiversité. Il en ressort la nécessité de promouvoir une approche par écosystème. En clair, il s’agit de soutenir une gestion intégrée des ressources du sol, de l’eau, et des ressources vivantes, afin d’encourager la conservation et l’utilisation durable.
    Depuis quelques années, le Maroc s’est lancé dans un vaste projet de développement économique avec la mise en place d’infrastructures routières, de projets immobiliers et le renforcement de l’activité industrielle. S’y ajoute une croissance démographique assez importante, entraînant une augmentation des besoins. «La forte activité dans ces différents secteurs et leurs répercussions sur l’environnement aboutissent à une raréfaction irrémédiable des espèces végétales et animales et à des dégradations irréversibles de certains écosystèmes», relève t-on dans le rapport. En témoigne l’anéantissement de la subéraie dans le Rif central, ou l’urbanisation d’une grande partie de bonnes terres agricoles aux alentours des villes.
    Les changements climatiques ne manquent pas d’impacter non plus la biodiversité, provoquant des déséquilibres écologiques des écosystèmes aquatiques continentaux. A l’horizon 2020, selon des prévisions, le Maroc enregistrerait une baisse de 15% de ses ressources en eau. «Depuis quelques années, les sécheresses sont plus fréquentes, aiguës et longues», s’alarme Abdeladim Lhafi, haut-commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification.
    L’utilisation accrue de l’eau des lacs, principalement dans le Moyen Atlas (ce sont des lacs de résurgence, c’est-à-dire que le niveau de l’eau monte en même temps que la nappe phréatique) à des fins agricoles, accentue davantage le phénomène, explique-t-il.
    Selon le rapport national sur la biodiversité, «la nature des menaces sur la biodiversité est davantage zooanthropique que naturelle. L’urbanisation, la littoralisation, la surexploitation, la pollution,…constituent les principales menaces». Reste à savoir si l’ensemble des efforts fournis pour la protection de l’environnement est compatible avec le développement économique?



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