Bourse: Les pétrodollars arrivent

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 1 Février 2006.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Des investisseurs arabes achètent massivement des titres

    - Masi: Plus 100% en 2006?

    - On veut du papier frais



    Après avoir marqué une rentrée timide au dernier trimestre de 2005, les investisseurs arabes accélèrent leurs interventions en Bourse. L’envolée continue, avec un Masi affichant plus de 15,93% de gains depuis le début d’année.
    Quelques sociétés d’intermédiation boursière ne vous le diront pas, mais elles croulent sous les ordres d’achat de brokers anglais, qui interviennent pour le compte de Koweïtiens, d’Emiratis ou encore de Saoudiens.
    Ces investisseurs estiment que le marché casablancais a encore du potentiel par rapport aux autres bourses arabes qu’ils ont inondées en 2005. Les marchés de Dubaï, d’Egypte, de Libye, d’Arabie saoudite, de Jordanie, du Koweït, du Bahreïn, d’Abu Dhabi et du Qatar ont clôturé l’année avec des envolées de 47 à 135%! Ils affichent actuellement des PER (price earning ratio) atteignant entre 19 et 34,4. La sphère boursière casablancaise, elle, affiche un PER 2005 de 17,1 et un rendement de dividendes estimé à 3,7%.
    L’explication de cette ruée des investisseurs arabes sur les Bourses est l’abondance de liquidités générées par la flambée du prix du pétrole que leurs économies ne peuvent absorber. Depuis 2003, le prix de l’or noir a été multiplié par trois.
    Avec la floraison des lois antiterroristes et de lutte contre l’argent sale dans les pays occidentaux, les investisseurs arabes chercheraient à fuir ces économies.
    Avec de tels investissements, le marché de Casablanca devrait prendre au minimum 100% cette année, si l’on en croit des traders de la place.
    La cote doublerait ainsi sa valeur, mais il y aura des titres qui vont quadrupler, voire quintupler leurs cours.
    La disposition introduite par la loi de Finances 2006, concernant la taxation des plus-values sur cessions des valeurs mobilières détenues par des étrangers en dehors de la Bourse encouragerait le placement dans des entreprises cotées.
    Il n’y a pas que les étrangers qui investissent massivement en Bourse. Les nationaux y sont présents en attendant de saisir les opportunités qui s’ouvrent cette année avec les projets publics et les accords de libre-échange avec les Etats-Unis, la Jordanie, l’Egypte, la Turquie ou encore la confirmation du statut avancé du Maroc par les instances européennes.
    Vraisemblablement, beaucoup y resteront vu les rendements alléchants (+22,5% en 2005).
    Imaginez le gain pour un boursicoteur qui a misé plus de 160 millions de DH en valeurs mobilières en 2005!
    Le hic est que la Bourse manque de papier frais. D’où le risque de voir une bulle se former avec des nivaux des valeurs surévaluées, comme c’est le cas actuellement en Egypte.
    «Ça serait dangereux pour un marché comme le nôtre», fait remarquer un trader. Ce qui est sûr c’est que les titres cotés ne peuvent absorber toute la manne d’argent proposé par les investisseurs arabes.
    A vous donc entreprises à la recherche de capitaux «bon marché» de franchir le pas en Bourse! L’année promet.


    LECONOMISTE
     

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