Bourse: Plus de 247% sur 10 ans

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 4 Novembre 2009.

  1. @@@

    @@@ Accro

    J'aime reçus:
    252
    Points:
    83
    [​IMG]


    . Lutte victorieuse contre l’informel

    · 75 milliards de DH d’investissements privés en prime



    En dépit des fortes fluctuations de la Bourse, son rôle dans l’économie est incontournable. Elle est à la fois le lieu de financement de l’entreprise, de placement pour l’épargnant et le lieu où la transparence et le management rationnel progressent rapidement.
    Toutefois, la mémoire collective ne retient que les événements les plus récents, à savoir la baisse actuelle. Des événements à relativiser eu égard à l’évolution du marché durant la dernière décennie comme le préconisent les sociétés de Bourse.

    En effet, la place de Casablanca a financé les projets d’investissements des sociétés cotées à hauteur de 75 milliards de DH depuis 1999. Idem pour les investisseurs, qui ont, à leur tour, pu dégager des rentabilités exceptionnelles étant donné le développement des émetteurs et de leur niveau de distribution de dividendes. Ainsi, sur des périodes supérieures à 3 ans, les rentabilités obtenues sont largement positives. «Elles vont de 69% sur 3 ans à 247% sur 10 ans», indique Attijari Intermédiation. Dans le détail, les investisseurs ont profité, sur cette même période d’une croissance de 119% conjuguée à un taux de distribution de dividendes très élevé, avec un payout moyen de 75%.

    La capitalisation n’est pas en reste. Passant de 138 milliards en 1999 à quelque 530 milliards de DH actuellement, elle dégage un ratio de financement par rapport au PIB de l’ordre de 80%. Cela démontre une meilleure comparabilité de l’économie avec la Bourse et une représentativité remarquable de ses principales branches d’activités. En effet, les secteurs qui pèsent le plus dans le PIB sont les activités financières (27%), le BTP (8%), les télécoms (6%) et l’énergie et les mines (4%). C’est ainsi que la Bourse se place de plus en plus dans son rôle de baromètre de l’économie, sauf en ce qui concerne le secteur agroalimentaire qui n’est que faiblement représenté. «Partant, la place de Casablanca a pu se hisser à la seconde place régionale, loin derrière Johannesburg, mais devant le Caire», se réjouit-on au sein d’Intégra Bourse.

    Mieux encore, Casablanca, comparée aux autres pays émergents, a prouvé sa capacité à résister aux ondes de choc exogène de la crise. «C’est là un facteur non négligeable pour l’investisseur et précisément dans le contexte actuel», est-il souligné au sein d’ATI.
    L’évolution de la Bourse durant cette décennie a, donc, été ponctuée par l’avènement de plusieurs événements qui ont dopé son développement, notamment l’introduction de Maroc Telecom en 2004 qui a métamorphosé la place en ouvrant le champ aux autres. A ce titre, le boom d’introduction (30 sur la période de 2004 à 2008 pour 24,4 milliards de DH de fonds levés) qui s’en est suivi a permis à la fois d’apporter du papier frais et de financer les besoins de développement des sociétés cotées.

    En parallèle, la Bourse a connu une progression fulgurante sur cette même période, se chiffrant à 182% en seulement 5 ans. «Une évolution liée à l’amélioration des fondamentaux des sociétés cotées», dit-on au sein du marché. S’ajoute à cela l’embellie affichée par les secteurs bancaire, immobilier, télécoms et BTP.


    · Les banques
    Dans un contexte qui continue d’être porteur, les bancaires connaissent une croissance bénéficiaire moyenne annuelle de 20,4% sur la période de 2004 à 2008, soit au final un bon de 222% en 5 ans. Cette performance est expliquée par l’effet volume par la hausse des encours de crédits, en 2007, notamment avec un pic de 33%. De plus, il faut rappeler l’élargissement de la part des commissions dans le PNB a permis d’atténuer leur vulnérabilité par rapport aux mouvements de taux.

    · Les télécoms
    Principalement représenté par Maroc Telecom, le secteur enregistre un taux de croissance moyen annuel de près de 18% de ses bénéfices. Cela a permis à l’opérateur de dégager une rentabilité financière de 52% à fin 2008, en hausse de 10 points. Des résultats qui ont été obtenus aux nettes améliorations du parc de la clientèle Mobile ainsi que de la marge opérationnelle de l’opérateur. Un opérateur qui a réalisé une performance boursière de 92%.

    · Les immobilières
    Après IAM, l’introduction de certaines valeurs de l’immobilier a facilité le renforcement de la dynamique de la Bourse. Et pour cause, les investisseurs ont vite jaugé l’important potentiel de croissance des bénéfices. Ainsi, le chiffre d’affaires du secteur, au cours de la période 2004 et 2008, a plus que doublé passant de 2,8 à 7 milliards de DH. Idem pour les bénéfices qui passent à 1,7 milliard de DH, soit une croissance moyenne annuelle de 36%. Par conséquent, le secteur a réalisé une croissance de 124%

    · Le BTP
    Profitant du boom des immobilière, le secteur a réalisé des performances opérationnelles importantes. Sur la période de 2004 à 2008, il a enregistré une croissance moyenne annuelle de son chiffre d’affaires de 15% conjuguée à une amélioration de la marge opérationnelle de 2 points. Sa performance boursière sur ces 5 années est de 127%.


    http://www.leconomiste.com/
     

Partager cette page