Budget 2010: Bouclage difficile

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 7 Octobre 2009.

  1. @@@

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    · Investissement public, déficit de la balance des paiements

    · La TVA sur l’eau et le sucre ne bouge pas



    Le ministère de l’Economie et des Finances n’est pas encore au bout de ses peines avec le projet de budget 2010. Si pour les ministères prioritaires c’est réglé, ce n’est pas le cas pour d’autres. Les demandes d’arbitrage de certains ont concerné des rallonges budgétaires pour la rubrique fonctionnement alors que la lettre de cadrage du Premier ministre en limitait le niveau. D’autant que plusieurs ministères n’ont absorbé qu’à moitié leur budget de l’année en cours alors qu’ils réclament des augmentations.

    En outre, la baisse des recettes fiscales a rendu difficiles les arbitrages entre le niveau du budget d’investissement public, les secteurs prioritaires et le social en général... En outre, la question du déficit de la balance des paiements reste posée. Faut-il seulement se concentrer sur la dépense pour la résoudre ou aller plus loin dans le déficit soutenable? En tout cas, le débat gagne à être public au lieu de rester confiné entre spécialistes du ministère des Finances depuis plusieurs mois.

    Toujours est-il, à moins 14 jours du délai réglementaire pour le dépôt du projet de budget au Parlement fixé au 20 octobre, Salaheddine Mezouar n’a pas encore présenté le projet de loi de Finances pour 2010 à ses collègues au sein du Conseil de gouvernement. Deux réunions de ce Conseil au moins seront nécessaires avant d’adopter le projet. Pour l’heure, il a retenu les 13 et 15 octobre. Par la suite, il faudra attendre la programmation d’un Conseil des ministres présidé par le Souverain pour approuver le projet de budget. Comme d’habitude, le tout se fera à la dernière minute avant le 20 octobre, note un député qui prévoit qu’un ministre viendra parler du délai de 60 jours avant la fin de l’année, ce qui repoussera le deadline du dépôt au 22 octobre.

    En tout cas, il faudra entre-temps réunir les partis de la majorité pour serrer les rangs et s’assurer de leur total soutien. Tous les alliés du gouvernement ne sont pas si sûrs.
    Déjà l’année dernière, Mezouar a été mis en difficulté au sein de la commission des Finances et on a dû rameuter par téléphone les députés de la majorité absents avant de procéder au vote des amendements. Cette fois-ci, le groupe parlementaire de l’USFP a critiqué publiquement la méthode suivie par le ministre des Finances qui s’est concerté avec la CGEM avant les partis de la majorité. Auparavant, les ministres des Finances respectaient la forme des consultations, rappelle un député de l’USFP.

    D’autres parlementaires commencent à perdre patience. Ils ne comprennent pas comment le département des Finances attend les deux dernières semaines pour faire passer le projet de budget sous la pression. Pour Lahcen Daoudi, membre du secrétariat national du PJD, «le retard ne s’explique pas par des problèmes d’arbitrages mais par un blocage. Mezouar n’arrive pas à boucler le budget de 2010 qui sera une année catastrophique. Il doit déposer les clés et partir». Pour lui, le problème social va s’aggraver avec différentes hausses des prix. Selon nos informations et contrairement à ce qui a été avancé, la TVA sur l’eau et le sucre ne sera pas touchée.


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