Bush reconnaît l'existence des prisons secrètes de la CIA en dehors des Etats-un

Discussion dans 'Scooooop' créé par FoX, 7 Septembre 2006.

  1. FoX

    FoX حديدان آل نهيان Membre du personnel

    J'aime reçus:
    164
    Points:
    63
    Mercredi soir, il a avoué les interrogatoires «rudes» mais «nécessaires et légaux» et annoncé le transfert à Guantanamo du cerveau présumé des attentats contre le World Trade Center et le Pentagone

    [​IMG]
    George Bush sur le chemin de son troisième discours sur le terrorisme en une semaine

    Il avait longtemps nié. Mercredi soir, George W. Bush a, pour la première fois, reconnu publiquement l’existence de prisons secrètes en dehors du territoire des Etats-Unis, où des étrangers soupçonnés de terrorisme sont détenus par des agents de la CIA. Le quotidien américain Washington Post avait, le premier, révélé l’an dernier l’existence de tels centres et le modus operandi de la CIA: l’arrestation puis l’interrogatoire de certains suspects, où qu’ils se trouvent. La nouvelle avait soulevé un tollé international contre l’administration Bush.

    Le président américain n’a pas indiqué où se trouvaient ces centres de détention, mais l’Europe de l’Est est souvent mentionnée comme terre d’accueil de ces structures. En mai, le comité de l’ONU contre la torture avait appelé les Etats-Unis à fermer toute prison secrète à l’étranger. Bush a indiqué que, même si ces centres de détention sont désormais vides, il n’a aucune intention de les fermer.

    «Légales et nécessaires»
    A l’occasion de son troisième discours sur le terrorisme en une semaine, et à cinq jours de l’anniversaire des attentats du 11-Septembre, Bush a assuré que, contrairement à ce que déclaraient des associations de défense des droits de l’homme, les agents de la CIA traitent les détenus avec humanité: «Je veux signifier tout à fait clairement à nos compatriotes et au monde: les Etats-Unis ne pratiquent pas la torture (…) Je ne l’ai pas autorisé et je ne l’autoriserai pas». Cependant, il a reconnu que la CIA avait eu recours à un «type de procédures alternatives» et que ces procédures étaient «rudes». Mais elles étaient «légales et nécessaires». «Notre sécurité dépend de notre faculté à obtenir ce genre de renseignements», a justifié le président américain. «Si ce programme n’existait pas, les services de renseignements (américains) pensent qu’Al-Qaeda et ses alliés seraient parvenus à organiser de nouveaux attentats contre la patrie américaine», a-t-il poursuivi.

    Ainsi, assure le président américain, la confession extorquée à Abou Zoubaydah, un des principaux dirigeants d’Al-Qaeda, aurait d’ailleurs permis de déjouer un attentat sur le territoire américain. Un autre détenu aurait fourni des informations sur les efforts d’Al-Qaeda pour obtenir des armes biologiques.

    Transferts
    L’argumentaire vient opportunément appuyer le transfert de quatorze terroristes présumés, dont Khalid Cheikh Mohamed, le cerveau présumé des attentats du 11-Septembre, capturé en 2003. Ces hommes, pour la plupart capturés en Afghanistan, ont été envoyés mercredi au centre de détention américain de Guantanamo Bay, à Cuba, pour y être jugés par des tribunaux militaires.

    Mais la Cour suprême des Etats-Unis ayant jugé ces tribunaux illégaux en juin, il faut attendre une nouvelle législation pour juger les détenus. Bush a donc annoncé mercredi qu’il soumettait le jour même au Congrès une proposition pour que les parlementaires endossent ces tribunaux militaires. Washington a autorisé, toujours mercredi, l’accès de la Croix-Rouge à Guantanamo. Le Comité International de la Croix-Rouge a annoncé jeudi qu’il rendrait visite «la semaine prochaine» aux 14 suspects de terrorisme.


    liberation.fr
    _________________________________________________
    "les milles et un mensonges de G. Bush" ... bientôt chez votre marchand de journaux !

     

Partager cette page