c koi l'argent pr vs!

Discussion dans 'Discussion générale' créé par bybba_hbiba, 13 Novembre 2005.

  1. Saad.

    Saad. Accro

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    Re : c koi l'argent pr vs!


    ha howa jawb f blassti : 9ABA7A ALLAHO AL FA9re
     
  2. mohamed1983

    mohamed1983 Visiteur

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    Re : c koi l'argent pr vs!

    voila ma reponce

    Combien vous coûte la monarchie ?
    La loi de finances traduit fidèlement les orientations idéologiques du régime. Une primauté de l'institution royale plus que jamais « monarchie exécutive » et l'absence de marge de man½uvre pour le gouvernement. 
    Les débats et le vote d'une loi de finances concentrent l'attention de l'opinion publique et cristallisent le débat politique. A cela une raison tellement évidente qu'on en a perdu le sens dans les discussions de détails, les bataille rangées entre secteurs du gouvernement, les escarmouches sectorielles. Une loi de finances est la traduction des valeurs et des modes de gouvernance que se donne une communauté. Afficher les émoluments du roi est une initiative nécessaire, un acte civique. Il ne permet pas de révéler la philosophie du pouvoir, ni la réalité du rapport de forces entre la monarchie et les autres composantes de la société marocaine. L'évolution de ce budget, à travers les années d'abord, son importance par rapport à d'autres secteurs essentiels tels que la justice, la santé ou l'éducation, rendent compte des priorités d'affectation des richesses générées par la collectivité. Et pour affiner encore plus et permettre une comparaison avec des pays démocratiques, il convient de comparer non seulement les budgets des exécutifs en termes absolus, mais aussi en relation avec les moyens mis à la disposition des secteurs cités plus haut.

    le budget de la cour équivalent à celui de la justice

    Des secteurs, encore une fois, essentiels au bien-être de la société et à son équilibre. Que signifie-t-il de dire que la monarchie a un budget de fonctionnement de 2,6 milliards ? Pas grand chose. Ce chiffre devient parlant lorsqu'on apprend, grâce au projet de loi de finances 2006, qu'il a augmenté depuis 1999 de 41% alors qu'il avait diminué de 23% entre les années budgétaires 1998/1999 et 1999/2000. Il devient encore plus parlant lorsqu'on sait que durant la période de 2001 à 2006 il aura augmenté de 37% alors que celui de la santé n'aura augmenté que de 23%. Il devient carrément choquant lorsqu'on apprend qu'en additionnant les budgets de fonctionnement de la présidence et de la primature françaises avec tous leurs services, ceux-ci représentent à peine 35 % du budget de fonctionnement de la justice française. Le budget de la cour royale représente, quant à lui, l'équivalent du budget de fonctionnement de la justice marocaine. Ces données démontrent ce que l'on savait déjà sur l'incroyable omnipotence de la monarchie dans l'architecture institutionnelle du pays. Elles soulignent l'incroyable déséquilibre entre les prérogatives de la monarchie et celles de la société. La monarchie n'est pas seule en cause. Quand on demande à un député de l'opposition, qui se veut crédible, pourquoi le budget alloué à la monarchie n'est pas discuté, il répond que rien n'empêche de le discuter mais qu'il est de coutume de ne pas le faire. Notre élite a internalisé les lignes rouges. Nul besoin de sévir, elle sait jusqu'où elle peut aller. C'est donc un système où les composantes ont une relation de dominants à dominés certes , mais aussi de symbiose. Il ne faut pas chercher plus loin le désenchantement des citoyens à l'égard du politique. A défaut d'institutions intermédiaires exprimant leurs demandes, les Marocains se cherchent d'autres modes d'expression, de survie. L'immigration clandestine, le radicalisme, la délinquance économique et criminelle, ou la résignation tout simplement. Censé marquer une rupture avec Hassan II, Mohammed VI a accru le rôle financier et économique de la monarchie au moins comparé à la dynamique des dernières années du règne de son père. Si l'analyse de l'évolution du budget de l'Etat le montre, le dynamisme « entreprenarial » du nouveau règne est au moins aussi frappant. Le budget alloué par l'Etat à la monarchie a le mérite de la clarté. Ce que paie la collectivité est quantifiable immédiatement. Mais que paie la société marocaine en manque d'investissements, d'emplois, de richesses en somme, du fait de l'omniprésence de la monarchie dans le champ de l'entreprise privée ? Combien d'entrepreneurs talentueux mais ne souhaitant pas se mettre à dos, en entrant en compétition économique contre elle, une institution sacrée, concentrant tous les pouvoirs, préfèrent s'abstenir de tenter leur chance ? En économie, on appelle ceci un coût d'opportunité. Dans certains cercles proches du pouvoir, on développe la thèse selon laquelle le roi se substitue à un secteur privé défaillant. Il joue donc un rôle structurant. Cet hégémonisme économique qui se veut vertueux ne l'est pas. Car pendant que la monarchie s'éparpille dans la gestion de sa fortune privée, elle néglige le rôle de décideur ultime des affaires de l'Etat qu'elle souhaite ne voir diminuer à aucun prix . L'évolution alarmante de la corruption depuis 2000 telle que mesurée par Transparency International souligne cruellement cette défaillance. Les chiffres du budget 2006 et l'évolution de ceux de ces dernières années rendent patent le déséquilibre institutionnel du pays. Les initiatives de solidarité telles que l'Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) et la campagne de solidarité nationale paraissent comme des succédanés lorsqu'elles sont comparées à la réalité de nos lois de finances. Commençons par le commencement. Réhabilitons la fonction de solidarité du budget de l'Etat en discutant d'abord, et en rationalisant, ensuite les dépenses des secteurs liés au Makhzen au profit de la société

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