Campagne agricole 2005-2006 : Quelle préparation, dans quelles conditions ?

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 8 Novembre 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Les dernières pluies de dimanche soir et de lundi, ayant concerné la partie nord du pays, ont inauguré la saison agricole 2005-2006. Bien que faibles par endroits, notamment dans les régions qui en ont le plus besoin, elles ont incité les paysans à la préparation.


    Selon les relevés de la météo nationale, certaines régions ont reçu suffisamment d'eau comme Ifrane (34 mm.) et Tétouan (16 mm.). Même Safi (9 mm.), Oujda (8 mm.), Agadir et Meknès (7 mm.), Larache, Tanger, Kénitra, Marrakech, Casablanca... (entre 6 et 4 mm.) n'avaient pas à se plaindre, car ces précipitations avaient tranché avec une sécheresse de plusieurs mois.
    Il est vrai, la saison agricole va s'ouvrir avec un petit retard, au détriment des cultures céréalières précoces dites “bekri”. Mais ces dernières ont encore un mois devant elles, ce qui permet d'espérer, mais aussi de réunir les conditions requises pour mener l'opération à terme.
    Donc, les préparatifs vont débuter, non seulement pour le travail de la terre, mais aussi et surtout pour l'acquisition des semences et les engrais. Une étape dont dépendra le succès de la campagne agricole et durant laquelle l'État devra jouer un rôle de régulateur et de locomotive.
    Il est prévu cette année de préparer un peu plus de cinq millions d'hectares à la céréaliculture, dont plus de 90% seront destinés à la culture “bour”, avec près de 45.000 tracteurs. C'est dire l'indigence en mécanisation que connaît le Maroc, occasionnant retards et efforts supplémentaires.
    Ce qui est à remarquer à ce propos, c'est que le département de l'Agriculture n'a pas dévoilé, jusqu'à aujourd'hui, son plan d'action ni exposé de mesures à appliquer, ni encore explicité la logistique à mettre en ½uvre cette année. Or, tout succès ne dépend pas seulement des pluies, mais aussi d'autres facteurs incontournables comme l'amendement des sols, le choix des semences, la mécanisation, l'assistance de l'État technique et... la lutte contre la spéculation et les pénuries! Outre, bien sûr, la sempiternelle question des crédits et des dettes, surtout des paysans pauvres Autant d'actions que les pouvoirs publics doivent planifier, superviser et mener à bien.
    Voilà pourquoi, en attendant la pluie, la mobilisation est de mise et les moyens individuels et étatiques doivent être mis à profit, mobilisés et équitablement répartis.


    Source: Al Bayan
     

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