Carburants : Le Maroc examine la réintroduction du système d’indexation des prix

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 5 Septembre 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Le Maroc projette de remettre en application le système d’indexation des prix suspendus par les pouvoirs publics en septembre 2000.

    Aucune décision n’a été encore prise mais le projet est en cours d’examen par le département de l’Energie avec les autres ministères concernés. C’est ce qu’a fait savoir, jeudi à Rabat, M.Mohamed Boutaleb, lors d’une réunion avec la Fédération de l’Energie et le Groupement des pétroliers du Maroc”GPM”. “Ce système est basé sur la répercussion automatique des fluctuations des prix internationaux sur les prix intérieurs à la hausse comme à la baisse”, pour reprendre les propos de M.Boutaleb.
    Désormais, le prix à la consommation sera conditionné par les fluctuations du marché pétrolier international. Le retour au système d’indexation se justifie par l’incapacité de la Caisse de compensation à supporter le déficit qui s’élève déjà à plusieurs milliards de dirhams.
    A noter que la réunion en question a porté sur la question des arriérés qui ont atteint 3,7 milliards de dirhams pour la période allant du 1er janvier au 31 août 2005. Les montants de la Caisse de compensation vis-à-vis des sociétés de distribution ont été également à l’ordre du jour de cette réunion. Il est à signaler que le déficit global de la Caisse devrait s’élever à plus de 7 milliards de dirhams au titre de l’année en cours.
    Il faut dire que le recours au système d’indexation est imposé par la hausse vertigineuse des produits pétroliers sur le marché mondial et l’impact des importations pétrolières sur la balance commerciale du Royaume. Les statistiques de l’Office des changes indiquent que les achats de pétrole brut ont atteint 12,9 milliards de dirhams à fin juillet 2005, soit une croissance de plus de 53% par rapport à la même période de l’année 2004.
    Pour ces raisons, le ministère de l’Energie opte pour l’adaptation de la formule des prix aux changements intervenus et à intervenir sur le marché pétrolier mondial afin d’assurer l’approvisionnement du pays en hydrocarbures dans les meilleures conditions de prix et de sécurité. Cette démarche suppose cependant la préparation du secteur pétrolier dans toutes ses composantes à l’ouverture du marché et au libre jeu de la concurrence au profit du consommateur ainsi que la mise en place d’une commission de régulation pour l’approvisionnement du marché mais aussi pour la protection du petit consommateur.
    Pour ce qui est de l’approvisionnement du marché, le ministre de l’Energie a mis en exergue les efforts déployés par le raffineur (SAMIR) et les distributeurs. Dans ce sens, le programme prévisionnel d’approvisionnement pour la période septembre-décembr 2005 est déjà établi alors que celui de 2006 est en phase de finalisation.
    Evoquant la politique énergétique, M.Boutaleb a rappelé qu’elle est basée sur la sécurité d’approvisionnement, la diversification des formes et des sources d’énergie importée, le développement des énergies renouvelables, le projet de la libéralisation du secteur électrique, etc.
    D’après le ministre de l’Energie et des Mines, le Maroc a opté pour une politique de diversification de ses sources en énergie: pétrole en bonne partie mais aussi le charbon en plus du gaz naturel.
    Pour concrétiser cette diversification, l’année en cours est marquée par la mise en service de la première centrale à cycle combiné à Tahaddart, qui contribue à hauteur de 17% de la production électrique nationale. Deux autres centrales utilisant le gaz naturel seront construites d’ici 2008 à proximité du barrage Al Wahda.



    Source: LIBERATION
     

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