Casablanca : Un manque patent de parcs de jeux

Discussion dans 'Info du bled' créé par Info du bled, 16 Juillet 2009.

  1. Info du bled

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    La capitale économique manque d'infrastructures. Le parc Yasmina, situé au centre-ville de Casablanca, reste le seul refuge où un enfant peut trouver son bonheur et échapper au stress et à l'ennui qui le guettent durant toute la semaine.
    La commune urbaine de Casablanca semble incapable de soutenir et de gérer cet espace de distraction.
    Où peut donc aller un enfant modeste afin de briser l’ennui ambiant ?
    « Je ne trouve plus où emmener mon fils Ali, le parc Yasmina manque de manèges et ceux-ci ne semblent pas être sans danger. Je venais en compagnie de mes parents, l’endroit était sain, sécurisé, on pouvait nous amuser comme des fous dans les balançoires et autres manèges parfaitement entretenus ».
    Aujourd’hui, on constate un manque chronique d’espaces d’animation et de divertissement. La capitale économique devient, de plus en plus, invivable. «Qu’adviendra-t-il de nos enfants qui n’ont pas assez de moyen pour se distraire ?», s’interroge une veuve.
    Sur du gazon, un SDF allongé devant la porte principale. Une affiche au-dessus de lui indique le prix de l’entrée : 1.50 DH. Plusieurs manèges sont hors service comme la balançoire ou encore ceux qui manquent d’entretien comme le « twister », manège volant en panne qui sert de refuge aux chiens errants.
    Les responsables de la ville de Casablanca, ne se soucient guère de ces espaces délaissés et privent ainsi l’enfant de son droit d’avoir des loisirs.
    Face à cet état des lieux pathétique, surgissent plusieurs questions: pourquoi la commune néglige-t-elle un secteur vital à une ville surpeuplée manquant de lieux de divertissement? Pourquoi ces parcs se réduisent-ils comme une peau de chagrin ?
    Des piscines, des parcs aquatiques hors de prix existent certes. Mais ils ne sont pas destinés aux couches démunies. Où sont donc passées ces promesses que les élus ont faites lors des campagnes électorales pour devenir des édiles locaux ? Pourquoi détruire l’espoir que caressent plusieurs personnes en dépit des sacrifices financiers qu’il induit ? « Si la commune urbaine de Casablanca se déclare incapable de gérer ce secteur, pourquoi ne pas le céder au privé ?», se lamente un père qui regrette le manque de prestations de service de qualité, sachant que parmi plusieurs manèges, seuls quelques-uns sont opérationnels.
    Ces jeux ne suffisent pas à satisfaire le nombre, même faible, de clients. Soit à peu près une douzaine de ménages par jour. S’ajoute à cela le manque de restaurants où l’on peut « casser la croûte », excepté quelques kiosques dont les propriétaires ne sont pas satisfaits de la situation dramatique de ce parc.
    Manque de distraction au profit des enfants qui n’ont pas assez de moyens pour aller au cinéma ou dans des piscines hors de prix. « Je suis une femme au foyer et le salaire que mon mari perçoit ne me permet pas d’envoyer mon fils dans ces nouveaux espaces de distraction. Mon seul refuge, c’est le Parc Yasmina malgré les dangers qu’il présente et le manque d’entretien », avance une dame. Pour leur part, les employés chargés des lieux, vivent aussi une crise. Celle de continuer à vivoter dans l’attente d’une solution qui verra probablement le jour en septembre prochain, contre leurs intérêts... Ce parc qui devrait être le seul refuge d’enfants issus des classes démunies se voit en fin de compte abandonné et accueille, au lieu des enfants, des chiens qui en profitent ainsi pour faire leurs besoins.
    En attendant la décision que prendra la commune urbaine, le sourire des enfants continue à ressembler à un rictus cruel.







    Source : libe.ma
     

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