Casablanca : aux grands maux... les grands remèdes

Discussion dans 'Info du bled' créé par titegazelle, 31 Octobre 2013.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Casablanca :
    aux grands maux… les grands remèdes


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    Vue sur le centre de Casablanca | Menara


    Casablanca, le cœur battant de l’économie marocaine, connait une expansion vertigineuse mais il semble que sa gestion ne suit pas son développent. Des Casablancais en parlent.

    Les multiples maux sociaux dont souffre la ville blanche nuisent à la fois à la qualité de vie dans cette ville, devenue au fil du temps invivable, et à son rayonnement en tant que métropole économique.

    Les points noirs de la métropole

    Habitat insalubre, problèmes de transport, d’assainissement, de circulation, d’insécurité, commerces informels…autant de problèmes qui hantent la ville malgré l’image que les gestionnaires de la chose casablancaise tentent de juguler tant bien que mal.

    Présentée comme un gigantesque chantier à ciel ouvert, les habitants de Casablanca attendent toujours la réalisation des grands projets structurants annoncés auparavant. Mais ces projets ont accusé des retards considérables, chose qui a valu aux dirigeants de la capitale économique la colère royale manifestée lors du discours du Souverain devant le parlement, le 11 octobre dernier.

    De l’espoir avec un nouveau wali


    La désignation par le Souverain d’un nouveau wali, un enfant de la ville, a redonné espoir aux casablancais de voir les choses changer. Khalid Safir, ce centralien Casablancais de souche a déjà eu l’expérience de la gestion de l’une des préfectures du centre-ville. Son itinéraire professionnel à la TGR et au secrétariat général du ministère des finances le prédispose à développer une approche stratégique pour le management de cette cité aux grands maux.

    Sur la question « si vous étiez à la place du nouveau wali de Casablanca, quels seront vos premières priorités pour redonner à la ville tout son éclat ? », les réponses des casablancais étaient diverses mais bien précises, pointant du doigt les grands dysfonctionnements dont souffre la ville.
    A la place du nouveau wali…

    «Si j’étais à la place du nouveau wali, je lutterais contre le transport illégal en premier lieu», lance ce chauffeur de grand taxi. «Les 'khattafa' nous bloquent toute la journée et ne nous laissent pas travailler. En plus, ils sont à l’origine d’un grand nombre d’accidents de la circulation que connait la ville.
    Ces 'Khattafa' n’ont pas la moindre idée sur le respect du code de la route. Avec une bagnole qui ne dépasse pas les 8000 à 10.000 DH, ils embarquent près de 7 à 8 personnes à bord (3 personnes près du chauffeur et 4 à 5 personnes dans le siège arrière), partent en toute vitesse et stationnent à leur guise», explique ce quinquagénaire avec un ton amer. «Si j’étais le wali je commencerais par les éradiquer, mais je sanctionnerai également tous les policiers corrompus qui les aident…», conclut-il.

    Fatema, institutrice, soulève un problème majeur dont souffrent les casablancais, à savoir l’insécurité. «Le grand problème de Casablanca est la prolifération de la violence. On vit dans un état d’insécurité permanente. Les voleurs sont partout, on a tout le temps peur d’être agressé» déplore-t-elle. Une situation due selon elle à la tolérance des services concernés avec les malfaiteurs. «A la place du Wali, je créerais une équipe d’intervention spéciale pour sécuriser la ville de Casablanca. Une équipe capable de s’infiltrer discrètement pour découvrir les malfaiteurs et les neutraliser à temps», suggère-t-elle.

    De pis en pire

    Les visiteurs de Casablanca sont à chaque fois surpris de son état dégradé. Amina, une marocaine vivant à Paris depuis plus de 10 ans, l’état de la ville ne fait qu’empirer : embouteillages, accidents de circulation, violence, saleté, bidonvilles…une situation qui donne, selon elle, une mauvaise image d’une ville sensée être la capitale économique du royaume. Pour remédier à cette situation, Amina invite les responsables de la ville à penser en premier lieu à comment redonner à cette cité son lustre d’antan pour qu’elle ressemble aux autres métropoles mondiales.
    «Casablanca est, quand même, une grande ville avec de grands potentiels mais elle est victime de son propre essor. Il faudra veiller à sa morphologie pour laisser le visiteur se sentir qu’il est vraiment dans la capitale économique du Maroc».

    Quand à Said, un habitant de la région de Derb Sultan, la priorité des priorités serait de lutter contre le commerce illégal et les marchants ambulants qui nuisent au commerce légal et entravent
    la circulation dans ce quartier historique.

    Le discours royal du 11 octobre a fait un constat sévère sur l’état de délabrement de Casablanca. A la suite de cela les médias se sont fait l’écho de l’état de surchauffe qui s’est emparé du Conseil de la ville. Les choses vont-elles évoluer ?
    Qui prendra les initiatives idoines ? Les élus et les autorités locales savent pertinemment que les habitants de la ville n’en peuvent plus. Les ambitions de développement de cette métropole se trouvent ainsi compromises par moult dysfonctionnements et maladies urbaines mettant cette grande cité au-devant d’une situation explosive.


    Menara.ma / Houria Benmoussa - 31.10.2013 - 12h04
    http://www.menara.ma/fr/actualités/maroc/2013/10/31/859273-casablanca-à-grands-maux…grands-remèdes.html
     
    Dernière édition: 31 Octobre 2013
  2. popo40

    popo40 Accro

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    les maux sont multiples au point que le pronostic vital est engagé depuis très longtemps, les remèdes miracles n'existent guère tant que la composante principale à savoir les citoyens, inconscients de l'enjeu et du rôle à jouer continuent à buriner avec des outils tranchants et sans relâche toutes les infrastructures. Ces dernières se délabrent et tombent les unes après les autres.
    Sans prise de consciences citoyennes on ne pourra malheureusement constater une dégradation sans limite.
     

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