Casablanca: Distribution de rôles au Conseil de la ville

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 21 Janvier 2010.

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    · Urbanisme, gestions déléguées, affaires sociales... au PAM

    · Le maire conserve les secteurs non délégués


    LE PAM, grand vainqueur, le PJD, grand perdant. Le parti d’El Himma a raflé la mise et mis la main sur les secteurs les plus présents dans la vie des Casablancais.

    La quatrième adjointe du président du Conseil de la ville, Mohamed Sajid, en l’occurrence Khadija Latnine (PAM), s’est vue attribuer l’épineux dossier de l’urbanisme. Seddik Chakir, autre membre du PAM, et 9e vice-président du maire, a le secteur des gestions déléguées quand Soufiane Kertaoui (PAM), 7e adjoint, s’adjuge les affaires sociales.

    Ce n’est pas tout. «Mohamed Sajid a confié les relations extérieures et les projets structurants à Omar El Farkhani», indique Ahmed Brija, premier adjoint du maire. Farkhani est également un élu du PAM. «En ce qui me concerne, je n’ai aucune délégation», affirme Brija, lui aussi du PAM, même s’il s’est présenté aux élections sous les couleurs du RNI.
    Des sources proches affirment que les adjoints du maire, membres du PAM, exerceront leurs missions sous les orientations de Brija. Ce dernier, selon ces mêmes sources, est le plus proche du maire. D’ailleurs, c’est lui qui assure l’intérim en cas d’absence de Sajid.

    Le PJD, lui, est sorti bredouille. Le parti islamiste dispose de deux membres dans le bureau du Conseil de la ville, le deuxième et le cinquième vice-présidents. Le premier, en l’occurrence, Abderrahime Outasse s’est vu octroyer le domaine des technologies de l’information. «Pour ma part, j’ai le dossier de Lydec», déclare Mustapha Lhaya du PJD et 5e vice-président. Chose qui a été démentie par les autres membres du bureau et par des élus même du PJD. «Les chances de confier le dossier de Lydec à Lhaya sont quasi nulles. Ce dernier était très critique envers le délégataire depuis le début de la révision du contrat jusqu’à nos jours et ne manque pas une occasion pour critiquer sa gestion».


    Le parti du président du Conseil, l’Union constitutionnelle, conserve les dossiers dont il avait la charge lors du mandat précédent. Mohammed Joudar, 7e adjoint, a gardé la délégation en matière de recettes. Secteur qu’il avait géré entre 2003 et 2009.

    Le seul adjoint dont dispose le Rassemblement national des indépendants (RNI) au sein du bureau est Mohamed Bourrhime. Ce promoteur immobilier était le premier à bénéficier d’une délégation. C’est à lui, en effet, que revient la gestion des affaires économiques. Plus précisément, Bourrhime a la responsabilité des autorisations commerciales, de l’occupation du domaine public à des fins d’affichage, de stationnement, etc. Mohamed Ali Benjelloun, le seul représentant du MP au sein du bureau s’est vu attribuer la délégation du sport et des organisations internationales. Il faut souligner que ce sont les mêmes attributions qu’il avait dans le mandat 2003-2009 après avoir assumé pour une brève période l’urbanisme.

    Pour ce qui est des relations extérieures, celles-ci sont confiées d’une part à Outasse, (PJD) et qui est aussi chargé du domaine des technologies de l’information. Mais aussi à Farkhani (PAM) qui est en plus chargé des projets structurants. Ce partage du gâteau des délégations s’est fait 7 mois après les élections communales de juin 2009. Une circulaire du ministère de tutelle avait précisé que les actes de délégations doivent se faire sans équivoques en précisant le délégataire et les contours des attributions qui sont déléguées. Et ce pour éviter des chevauchements des champs d’action et, partant, des conflits d’intervention.





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