Casablanca : Le trafic de stupéfiants représente plus de 50% des infractions

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 25 Novembre 2005.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Crimes et délits constatés durant les neuf premiers mois de l'année

    Les crimes et délits recensés à Casablanca durant les neuf premiers mois de l'année en cours s'élèvent à près de 1 000 délits. Durant cette période, les éléments de la Sûreté nationale ont arrêté près de 1 200 personnes dont 675 déférées devant la justice. Ils ont saisi près de 40 kg de chira et plus de 8 000 comprimés psychotropes. Les infractions commises sont pour la plupart liées au vol à la sauvette, vol qualifié, vol de voitures, homicides et trafics de stupéfiants.


    Parmi les résultats les plus significatifs, on peut remarquer que les infractions relatives aux stupéfiants représentent plus de la moitié des délits commis avec un total de 510 infractions et 841 personnes arrêtées. Les affaires de vol à la tire s'élèvent à plus de 197 délits, suivi de vol qualifié 72 cas, le vol de voitures 20 et les homicides 6 cas.

    Par zone, la préfecture d'arrondissement de derb Sultan El Fida est la première touchée par les actes de délinquance avec près de 200 délits. Elle est suivie de Hay Hassani Aïn Chok avec un peu moins de 150 actes et de l'arrondissement d'Anfa 130 actes.

    Arrivent ensuite l'arrondissement Sidi Bernoussi Zenata 120 cas, Ben M'Sick sidi Othman 80 cas, Hay Mohammadi-Aïn Sbaâ 65 cas. Le faible taux de délits et criminalités est enregistré à Mohammédia. Les autres arrondissements connaissent des taux relativement moyens.

    Ces chiffres ne prennent en compte que les crimes et délits recensés par les services de l'Etat, excluant par là tous les faits ne donnant pas lieu à une plainte en bonne et due forme. Ils n'incluent pas non plus les zones couverts par la Gendarmerie Royale, c'est-à-dire, les zones rurales et périurbaines en périphérie de la métropole.

    Ces chiffres nous permettent, pour l'heure, de connaître la teneur des crimes et délits. Mais les chiffres n'en demeurent pas moins à manier avec précaution en raison de l'absence d'un institut spécialisé dans le décompte de délits. L'outil de traitement utilisé est la méthode de recueillement des données.

    Selon le ministre de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ, le taux de criminalité au Maroc a connu une baisse de 19,75 % en 2004 et le nombre des personnes poursuivies a diminué de 16,99 % pour la même période.


    Pour M. Bouzoubaâ, la criminalité demeure un phénomène complexe où se trouvent imbriqués des facteurs d'ordre économique, social, culturel et psychologique. Il a rappelé les amendements entrepris au niveau juridique pour dissuader les criminels qui constituent un danger pour l'ordre public.

    L'accroissement du phénomène de la criminalité, la complexité de ses manifestations et le danger qu'il représente pour les sociétés et leurs valeurs nécessitent un suivi permanent de l'évolution de ce fléau, soit par la prévention, le traitement de ses causes ou la répression.


    Abderrahman Ichi
    Le Matin
     

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