Casablanca Les bidonvillois interdits de manifester

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 23 Mars 2010.

  1. @@@

    @@@ Accro

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    · Encerclés par les forces de l’ordre, ils rebroussent chemin

    · Ils crient à l’injustice


    La marche des bidonvillois de Casablanca a été avortée.
    Les protestataires, venus de Douar Skouila, Thomas, Carrières centrales, Arsat Ben Slama.., s’étaient donnés rendez-vous, dimanche dernier, à la place Oued Al Malkhazine.
    Et de là, ils voulaient marcher sur l’Agence urbaine puis la wilaya où ils comptaient observer un sit-in. Leur plan a échoué.

    Les forces de l’ordre ont encerclé le point de rencontre. Des estafettes de ce côté-ci, des CMI (Compagnies mobiles d’intervention) de ce côté-la. Les chefs s’activent. Toutes les issues qui mènent vers la place Mohammed V sont bloquées. Une seule voie reste libre, celle qui donne sur la place Maréchal.

    Apparemment, les forces de l’ordre voulaient pousser les manifestants à rebrousser chemin. «Éloignez-vous; reculez», ordonne un chef de brigade à ses agents. «Ecoutez votre coordinateur», lance-t-il à la foule.
    Le coordinateur à l’aide d’un haut parleur demande aux bidonvillois de «se diriger vers le siège de la CDT à Derb Omar».


    Vraisemblablement, les forces de l’ordre ont trouvé un arrangement avec les leaders du mouvement pour que la marche finisse de cette façon et sans plus de débordements.

    Les manifestants acquiescent. «Avancez et essayez de ne pas marcher en groupes», conseille un bidonvillois à ses amis. La foule s’est dispersée. «Nous avons soumis nos doléances aux autorités locales et nous avons accompli toutes les démarches, mais nous n’avons pas été autorisés à manifester sur la voie publique», indique Mustapha Mhainina, membre du Comité de suivi du relogement à Casablanca et de l’Association marocaine des droits de l’Homme.

    Selon Mhainina, «la manifestation avait pour objectif d’attirer l’attention des hautes autorités sur les dépassements, sur les retards de livraison, mais aussi sur les magouilles qui caractérisent la cession de lots et la gestion des dossiers du relogement et de l’habitat menaçant ruine».

    Les manifestants accusent, comme d’habitude, les agents d’autorité de détourner les procédures en vue de favoriser les uns et priver les autres. Mhainina donne l’exemple du projet Essalam qui est, selon lui, «un cas édifiant sur l’immixtion des moqadems, chioukhs et de leurs supérieurs». Pourtant, l’opération Essalam est présentée par les responsables casablancais comme un modèle de réussite du recasement des bidonvillois.



    http://www.leconomiste.com/
     
  2. Morocco-1

    Morocco-1 Bannis

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    1/ On ne manifeste pas sans autorisation préalable des autorités compétentes
    2/ Les revendications doivent être adressées à qui de droit sous forme de pétition signée par les représentants désignés démocratiquement par les personnes lésées
    3/Ces mêmes représentants doivent demander audience auprès des autorités en charge du dossier ...ce qui ne sera pas refusé ...Sinon, il existe d'autres "recours de grâce"
    4/ Si tout marocain qui se sent lésé brandit une pancarte dans la rue et se met à scander des slogans ..ça sera la pagaille et la "siba"
    5/ Quand est-ce-que on va apprendre à faire valoir nos droits sans recourir à ce genre de comportements ...qui n'amènerait que l'application de la loi contre le désordre public, et conséquemment les revendications légitimes mchaw m3a l9adous ?
     

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