Casablanca: Nouveau bras de fer PJD-Sajid

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 23 Novembre 2009.

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    · Nomination des membres du comité de suivi de Lydec contestée
    · Le parti islamiste exige l’élection par le Conseil
    · Le ministre de l’Intérieur interpellé


    L’équipe de Mohamed Sajid, maire de Casablanca, est-elle en train de se disloquer? En tout cas, Ahmed Brija, premier adjoint à la ville, le nie catégoriquement:

    «Le bureau de la commune s’est réuni, jeudi dernier, en présence de tous ses membres. La séance a été consacrée à la discussion de sujets divers selon les préoccupations de chacun». Pourtant, les faits sont là.
    Le 5e vice-président, Mustapha Lhaya (PJD), assis à côté de Sajid, n’a pas mâché ses mots lors de l’élection des représentants du Conseil de la ville dans divers organismes (Casa-développement, Autorité régulatrice des déplacements urbains et dans 6 communautés de communes).
    Ce dernier reproche, en effet, au maire d’avoir manqué d’éthique dans la procédure. «Sajid a désigné les représentants de notre conseil au sein du comité permanent de suivi de Lydec alors que pour les autres organismes nous avons voté», déclare Lhaya.


    L’article 64 de la charte est clair: «Le vote a lieu au scrutin public. Exceptionnellement, il a lieu au scrutin secret si le tiers des membres présents le réclament ou s’il s’agit de procéder à une nomination pour la représentation de la commune.
    Dans ce dernier cas, il est procédé à la désignation au scrutin secret et à la majorité relative». C’est alors une procédure élective et non de cooptation qui devrait départager la nomination des représentants de la commune.

    Lhaya est déterminé à obtenir gain de cause. Et il a mobilisé, derrière lui, tout le groupe parlementaire du PJD à la Chambre des représentants. Une lettre a été adressée, pour arbitrage, au ministre de l’Intérieur.

    Contacté par L’Economiste, Sajid reste injoignable. Toutefois, Ahmed Brija défend le procédé de la désignation. «En règle générale, c’est le Conseil des élus qui élit ses représentants. Mais pour les comités et les commissions, le maire peut désigner des porte-parole parmi les conseillers. C’est le cas pour les comités de suivi de M’dina bus, des délégataires du nettoiement, etc. Pour Lhaya, le Comité permanent de suivi (CPS) doit être élu. « En 2008, la révision de la convention liant Lydec stipule que les membres du comité de suivi doivent être élus», répète-t-il.

    L’attitude du vice-président – et ce n’est pas la première fois - contre le président en déconcerte plus d’un. «L’équipe est tenue au principe de solidarité », déclare un autre élu. Rappelons que l’élu pjdiste s’était opposé à Sajid au sujet du vote de la convention de la mise en place et de l’entretien des bouches d’incendie. Dans ce cas, on avait aussi reproché au maire d’avoir signé illégalement la convention, alors que la charte impose l’aval du Conseil. «J’ai signé sous la pression des circonstances. L’incendie de Rosamor et la perte de vies humaines m’ont obligé à prendre les mesures nécessaires», avait alors répondu Sajid (cf. www.leconomiste.com).

    Côté membres du CPS, le maire a tenu à ce que tous les partis de la majorité y soient représentés, y compris le PJD en la personne d’Ahmed Joudar. Les autres partis sont également parties prenantes: PAM (Ahmed Brija), RNI (Hassan Ben Omar), UC (Dahi Mohamed), MP (Khalid Ghafir) et Mohamed Sajid qui siège d’office. Les communes de Mohammédia et d’Aïn Harrouda sont également représentées respectivement par leurs présidents Mohamed M’Fadel et Mohamed Al Jirari.


    http://www.leconomiste.com/
     

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