Casablanca: Personne ne veut des abattoirs

Discussion dans 'Info du bled' créé par فارس السنة, 2 Avril 2008.

  1. فارس السنة

    فارس السنة لا اله الا الله

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    Encore une fois, c’est raté. Les abattoirs de Casablanca peinent à trouver gestionnaire. L’ouverture des plis qui a eu lieu le 25 mars dernier s’est soldée par un fiasco. Et pour cause, seul un candidat, en l’occurrence l’actuel concessionnaire espagnol GBGV (Groupement de viande Gypisa Bejar) a soumissionné. Du coup la condition de la mise à concurrence des offres n’est pas remplie. Pourtant, un peu plus de dix entreprises professionnelles de l’abattage avait retiré le cahier des prescriptions locales (cf. www.leconomiste.com). Mais à la surprise des élus chargés de ce dossier, aucune d’entre elles, sauf bien sûr la société espagnole, n’a déposé sa candidature.
    La mairie se trouve donc face à un sérieux problème. En mai prochain, les Espagnols doivent, en principe, mettre fin à leur collaboration. Après une rallonge d’une année de leur contrat de concession, le temps de trouver un nouveau gestionnaire. L’actuel appel d’offres étant infructueux, la mairie a deux mois pour trouver une solution. Selon une source proche du dossier, «la présidence de la ville n’a pas d’autre choix que de prolonger à nouveau la durée du concessionnaire espagnol. La commune ne peut prendre en charge elle-même les abattoirs car leur gestion exige professionnalisme et expertise. Il y a aussi la possibilité de lancer un quatrième appel d’offres international. Ce qui risque d’être difficile à mener à terme en moins de deux mois. En effet, la procédure des appels d’offres est très lente : insertion dans les journaux, retrait des dossiers de candidature, dépôt de candidatures, réunions des commissions, examen des offres administratives, techniques et financières. Reste, toutefois, une dernière option, préconisée par de nombreux élus, c’est la création d’une société d’économie mixte entre la ville et une entreprise privée. Mais même dans ce cas, les délais sont longs. En résumé, la ville est dos au mur.
    Quoi qu’il en soit, Noureddine Bergaa, adjoint du maire chargé des abattoirs, est optimiste: «Certes seule une société a soumissionné, l’actuel gestionnaire et la loi nous interdit de faire aboutir une gestion déléguée avec un seul candidat . Et d’ajouter que  le cahier des prescriptions spéciales est bien ficelé et il faut du temps pour que les candidats potentiels l’étudient plus minutieusement. D’autant plus qu’il contient un volet d’investissement prometteur et des exigences serrées en termes de maintenance et de traitement de déchets liés à l’activité d’abattage . D’ailleurs, l’adjoint du maire privilégie l’option de relancer un nouvel appel d’offres. Il espère qu’en donnant plus de temps, d’autres sociétés soumissionneront. De l’avis d’un autre élu, «l’échec des appels d’offres est dû au fait qu’au Maroc, il n’a pas de professionnels de l’abattage. De même qu’un candidat éventuel se méfiera de la concurrence déloyale de l’abattage clandestin qui dérégule le marché casablancais.
    Par ailleurs, le cahier de prescriptions spéciales fait obligation au gestionnaire de réaliser des programmes de renouvellement et d’investissement pendant la durée de délégation qui sera de 10 ans. Le concessionnaire doit impérativement aménager une salle de vente et un marché aux tripes au plus tard la deuxième année de la gestion déléguée. Il est également tenu de veiller au renouvellement du matériel, de la réparation du matériel existant et de la réfection des locaux. La commune exige aussi la mise en place d’un système de traçabilité. En clair, un dispositif qui identifie les différents maillons de la chaîne de préparation d’un produit et de tracer son historique. Et de là avoir un système informatique de gestion garantissant le suivi des carcasses et des sous-produits. Enfin, le concessionnaire n’aura pas le droit de sous-traiter les opérations et prestations effectuées sur les animaux et les carcasses. Ces activités doivent être réalisées par le personnel du délégataire. Seules les opérations d’entretien peuvent être sous-traitées. Idem pour la sécurité, le gardiennage, la dératisation et la désinfection. Mais, le délégataire devrait d’abord en obtenir l’autorisation par la ville.

    http://www.leconomiste.com/

     

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