Ce que sera le monde du travail en 2050

Discussion dans 'Forum des étudiants' créé par josef21ma, 30 Juillet 2008.

  1. josef21ma

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    Kent ken9alleb chwiyya f le site dyal la vie économique, w 9rit hda l'article, ban liyya mezyane, guelt npartaji8 m3akom :)

    D’ici 2050, 40 millions de personnes, dont la majorité dans les pays émergents, rejoindront chaque année le marché du travail.
    Les métiers liés à l’informatique seront les plus demandés.
    80% des connaissances actuellement pertinentes dans l’exercice de la plupart des métiers seront sans utilité dans dix ans.


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    Les élèves de tous les lycées d’aujourd’hui travailleront encore en 2050. Quels métiers exerceront-ils et à quels métiers faut-il les préparer ?
    C’est à ces multiples questions qu’essaie de répondre le dernier ouvrage dirigé par Jacques Attali, L’avenir du travail, paru en mai 2007 aux éditions Fayard.
    Ce document de référence se veut ainsi un regard prospectif sur l’impact de la globalisation et des délocalisations sur les professions, les revenus et les pénibilités du travail.
    Premier constat, à l’horizon 2015, la population mondiale en âge de travailler s’élèvera à quelque 5,3 milliards de personnes dont les deux tiers seront économiquement actives, soit près de 3,5 milliards. D’ici 2050, la population mondiale atteindrait environ 7 milliards d’individus. Autrement dit, 40 millions de personnes rejoindront chaque année le marché du travail. «Ces nouveaux arrivants seront principalement des pauvres vivant dans les campagnes et les bidonvilles des grands pays émergents. Tous ne travailleront pas, tous souhaiteront le faire», rappelle, d’emblée, l’auteur du rapport. Ces masses en quête de travail trouveront plus d’emplois dans l’industrie et les services et moins dans l’agriculture.
    En revanche, dans les pays du Nord, on assistera au phénomène inverse : il y aura un déficit de main-d’œuvre, en raison du vieillissement de leur population.
    Cette radioscopie de la dynamique du marché de l’emploi débouche sur la gestation d’un nouvel ordre mondial du travail qui sera marqué par l’émergence de trois économies nouvelles : virtuelle, criminelle et relationnelle.
    Pour le domaine virtuel, les métiers de l’informatique qui seront les plus demandés dans les quinze prochaines années sont l’ingénierie en informatique, les services d’appui en informatique, les analystes de système, les administrateurs de bases de données et les spécialistes de la production assistée par ordinateur. Une forte demande est aussi prévisible pour les créateurs de logiciels, les organisateurs d’architectures informatiques, des mathématiciens, des spécialistes des virus et des univers virtuels et, bien sûr, des techniciens informatiques qualifiés pour la maintenance des innombrables robots, logiciels et systèmes de télécoms.

    Explosion des petits métiers de service
    Sur un autre registre, le groupe de travail dirigé par M. Attali pronostique qu’au cours des quarante prochaines années la plupart des métiers de service qui se développeront seront des métiers à bas niveau de revenu. Ces métiers seront principalement des métiers de services à la personne, dits services «relationnels» parce qu’il y a interaction entre le prestataire et le destinataire. C’est le cas du ménage, assistance informatique, livraisons de repas, gardiennage, conseil en aménagement, jardinage et bricolage... Le développement de l’altruisme engendrera, également, de nouveaux métiers «relationnels» : accompagnateurs dans la mort, consolateurs, prescripteurs de savoir-être, traducteurs des cultures....
    Autre projection pour les métiers dits «criminels» : dans vingt ans, les employeurs de prostitués, les dealers de drogue et les travailleurs criminels (trafic de drogue et d’armes...) représenteront plus de 10% de la population active dans l’industrie et les services.
    Par ailleurs, la mutation du travail n’est pas seulement sectorielle ou économique, elle est aussi organisationnelle avec le développement du travail «hors les murs» à travers le télétravail et la vidéoconférence. Le salarié sera, ainsi, virtuel, nomade et délocalisé.
    Dès lors, les métiers à vie vont disparaître au profit des formes de travail plus flexibles et précaires. Traduisez : le savoir créatif sera de plus en plus rare, mobile et de plus en plus courtisé.

    La naissance de la «flexisécurité» !
    L’avenir du travail est par ailleurs lié au temps que les futures générations vont y consacrer. Toujours selon les rédacteurs de ce rapport, dans les pays du Nord, la durée hebdomadaire officielle de travail pourrait encore baisser jusqu’à 30 heures, le nombre d’années de travail augmentera en revanche pour atteindre 45 ans. L’âge de la retraite s’élèvera progressivement jusqu’à 70 ans pour tous ceux dont le travail n’est ni pénible ni dangereux pour eux-mêmes et pour les autres.
    Cette tendance baissière du temps du travail sera accompagnée par une mutation au niveau de la notion de sécurité sociale avec la naissance de la «flexisécurité» et ses corollaires tels que les congés de formation et ceux pour la création d’entreprise.
    «L’équation de la “flexisécurité” sera basée sur la recherche d’un équilibre entre une protection sociale accrue et une protection de l’emploi plus faible», peut-on lire dans ce rapport prospective.
    L’intérêt des résultats de la réflexion de ce groupe de travail réside dans l’impact de ces tendances lourdes du travail sur l’acquisition et le transfert des connaissances.
    Il faut préparer aux métiers de l’après-demain puisque 80% des connaissances actuellement pertinentes dans l’exercice de la plupart des métiers seront sans utilité dans dix ans.
    Si aujourd’hui, le savoir technique disponible, mesuré par le nombre de pages de publications, double tous les 7 ans, il doublera en 2030 tous les soixante-douze jours. Conséquence : le temps nécessaire pour se tenir informé et rester «employable» augmentera d’autant.
    En bref, pour préparer l’avenir de nos futures générations, il faut être convaincu que dans trente ans l’emploi ne ressemblera en rien à ce qu’il est aujourd’hui !



     

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