Ce Real ne vaut rien ?

Discussion dans 'Uefa competitions' créé par simo160, 11 Mars 2009.

  1. simo160

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    Pour la cinquième saison de suite, le Real Madrid ne disputera pas les quarts de finale de la Ligue des Champions. Brutalement stoppé par Liverpool (4-0), le richissime club merengue est pointé du doigt et va devoir se remettre en cause. Pour l'heure, seule la Liga peut sauver sa saison.

    Le Real Madrid, neuf fois champion d'Europe, vit la pire période de son histoire avec la plus prestigieuse des compétitions européennes. Pour la cinquième année, le club qui génère le plus de revenus dans le monde devant Manchester United ne verra pas les quarts de finale. Malgré un effectif qui figure chaque saison parmi les meilleurs du Vieux Continent, il n'a plus passé un tour à élimination directe depuis 2004. Après la Juventus, Arsenal, le Bayern et l'AS Rome, c'est Liverpool qui est venu leur barrer la route. Une malédiction qui a du mal à passer en Espagne. Le Real a été "humilié", a "pris l'eau de toute part " et a "un besoin pressant de retrouver son souffle" , critique ainsi la presse espagnole mercredi. "Naufrage total de Madrid" , titre le quotidien madrilène Marca.

    Les joueurs n'ont pas attendus de lire la presse avant d'anticiper les effets de cette débâcle. "Ça gueule déjà à Madrid, prévenait déjà après la rencontre Lassana Diarra, l'un des rares Merengue au niveau à Anfield. Ce n'est pas digne d'un club comme le Real de se faire sortir pour la cinquième année de suite de la Ligue des champions en 8e de finale, on le sait". A l'image d'un Iker Casillas, les larmes aux yeux au coup de sifflet final, le Real a quitté la scène européenne la tête basse. Joueur emblématique du club, Raul est allé jusqu'à présenter ses excuses, tout comme Sergio Ramos et Pepe. "Merci aux supporters de nous avoir soutenus. Je leur demande pardon de ne pas avoir été à la hauteur" , s'est excusé le capitaine après "la défaite la plus douloureuse" de sa carrière en Ligue des Champions. Et il y a joué 123 matches...

    Raul : "Pardon"

    A Madrid, on commence à chercher des explications. "Les joueurs sont principalement responsables, c'est comme ça, on ne peut que l'accepter", avance Lassana Diarra. S'il regrette "un penalty qui n'existait pas et un premier but entaché d'une faute" , Fabio Cannavaro tente d'avancer des raisons à cet échec. "A ce niveau, il faut quelque chose en plus. Etre davantage une équipe, être plus forts", explique le défenseur italien. La responsabilité en revient-elle à Juande Ramos ? "C'est un sujet qu'on ne devrait pas aborder avant la fin de la saison" , a dit au sujet de son avenir l'entraîneur merengue, arrivé en décembre pour remplacer l'Allemand Bernd Schuster. "Toutes les équipes qui arrivent à ce stade sont très proches et les matches se décident sur des détails. Un aléa de jeu fait pencher la balance" , se défend-t-il toutefois.

    Mais une première victime semble déjà désignée : le directeur sportif du Real Madrid, Pedja Mijatovic, dont la politique de recrutement est vivement critiquée. L'imbroglio Klaas-Jan Huntelaar, qui ne pouvait être aligné en Ligue des champions avec Diarra pour avoir déjà joué en Europe avec l'Ajax Amsterdam, ou le recrutement de dernière minute de Julien Faubert ont encore du mal à passer. Son renvoi "pourrait être une question d'heures", selon Marca. Seul hic au renvoi de Mijatovic : l'indemnité d'un million d'euros que le club le plus capé d'Espagne devrait verser au Yougoslave. Mais l'actuel président intérimaire du Real, Vicente Boluda "cherche une formule pour que le départ se fasse à moindre frais". Le nom de Zinédine Zidane, susceptible de se voir confier un rôle de directeur ou conseiller sportif, est déjà sur toutes les lèvres.

    Mijatovic à la porte ?

    Pourtant, l'instabilité semble être la principale faiblesse de la Maison Blanche. Depuis la saison 2004-2005, le Real a vu défiler cinq présidents (Florentino Perez, Fernando Martin, Luis Gomez-Montejano, Ramon Calderon, Vicente Boluda) et sept entraîneurs (José Antonio Camacho, Mariano Garcia Remon, Vanderlei Luxemburgo, Juan Ramon Lopez Caro, Fabio Capello, Bernd Schuster, Juande Ramos). Le changement de président pour la saison prochaine est d'ailleurs acquis : Vicente Boluda remplaçant temporaire de Ramon Calderon qui a démissionné en janvier, a annoncé qu'il ne serait pas candidat à l'élection prévue le 5 juillet. Un candidat possible fait rêver les socios : Florentino Perez. Le magnat de la construction espagnole, architecte de l'ère des Galactiques, pourrait revenir aux affaires.

    En attendant, le Real soigne ses plaies. "Le vestiaire ne se sent pas bien mais il faut relever la tête car un autre match difficile nous attend samedi", espère Cannavaro. Éliminés de la Coupe du Roi, ils n'ont plus que le championnat pour sauver leur saison. Les Madrilènes se rendent ce week-end chez l'Athletic Bilbao. Et, malgré les six points qui les séparent de Barcelone, les coéquipiers de Raul veulent toujours y croire. "Nous ne vivons pas des jours faciles mais nous devons rester calmes car un match important nous attend samedi et nous devons retrouver le moral (...) Nous devons nous relever car il nous reste la Liga et nous pouvons encore la remporter". Tels sont les mots du capitaine. Mais peut-on encore le croire ?



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