Centrafrique

Discussion dans 'Info du monde' créé par dul2, 13 Décembre 2013.

  1. dul2

    dul2 salam alikom

    J'aime reçus:
    5698
    Points:
    113
    [​IMG]
    Les combats et violences inter-religieuses en Centrafrique ont fait "plus de 600 morts" depuis la semaine dernière, selon un nouveau bilan publié vendredi à Genève par le Haut Commissariat aux réfugiés, une agence de l'ONU. "Les combats et les violences interreligieuses de la semaine écoulée ont provoqué la mort de 450 personnes" (à Bangui) et fait 160 tués "dans d'autres régions du pays", a indiqué un porte-parole du HCR, faisant également état de 159 000 déplacés dans la seule capitale.


    En province, 27 musulmans ont été tués jeudi par des milices d'autodéfense chrétiennes dans un village de l'ouest de la République centrafricaine, a déclaré pour sa part une porte-parole du Haut Commissariat de l'ONU aux Droits de l'homme. "Selon les informations que nous avons reçues, 27 musulmans ont été tués par des milices d'autodéfense, dites anti-Balaka, dans le village de Bohong", à 75 km de Bouar, a dit à la presse Ravina Shamdasani, décrivant "un cercle vicieux d'attaques et de représailles continues".

    38 000 personnes dans l'aéroport de Bangui

    Concernant les déplacés, 38 000 personnes vivent à l'aéroport de Bangui dans des conditions précaires, sans latrines, sans abri, a souligné le porte-parole du HCR, Adrian Edwards. Il y a aussi 12 000 personnes réfugiées autour de l'église Saint-Joseph Mukassa, qui ne dispose que d'un seul point d'eau. Il y a déjà eu 3 naissances et quelque 460 personnes ont besoin de soins médicaux dans ce lieu de refuge improvisé, a précisé Adrian Edwards.

    Le Haut Commissariat relève que la "situation s'est améliorée à Bangui ces derniers jours", mais se "déclare alarmé par les tensions croissantes entre communautés religieuses en Centrafrique". La porte-parole du Haut Commissariat aux Droits de l'homme a condamné ces violences et a appelé les dirigeants des communautés religieuses à "redoubler d'efforts pour contenir l'intolérance et les violences intercommunautaires". La "spirale de l'affrontement" entre chrétiens et musulmans s'est brutalement aggravée ces derniers jours en Centrafrique, a affirmé le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, venu sur place vendredi soutenir les 1 600 militaires français qui tentent de sécuriser ce pays livré au chaos.
    Centrafrique : les violences ont fait plus de 600 morts en une semaine - Le Point
     
    Dernière édition par un modérateur: 17 Décembre 2013
  2. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113

    Centrafrique : opération française
    visant les milices chrétiennes

    Après les ex-rebelles Séléka, l'armée française a mené mardi une nouvelle opération de désarmement à Bangui, visant cette fois les milices chrétiennes "anti-balaka", au moment où le Premier ministre Nicolas Tiangaye lançait un vibrant appel aux Centrafricains pour le retour "à la paix et à l'unité".


    Les soldats français de l'opération Sangaris ont lancé à l'aube une opération de "sécurisation" à Boy-Rabe, quartier nord de la capitale et bastion des milices chrétiennes "anti-balaka" (anti-machettes, en langue sango). Elle impliquait des véhicules blindés, un hélicoptère, et s'est terminée à la mi-journée.

    Proche de l'aéroport, le quartier de Boy-Rabe est un fief de l'ancien président François Bozizé, renversé en mars 2013 par l'ex-rébellion de la Séléka. Situé en limite de la brousse, Boy-Rabe sert de refuge à de nombreux miliciens "anti-balaka", en lutte contre l'ex-Séléka.

    A la faveur d'une vaste offensive coordonnée le 5 décembre dans plusieurs quartiers périphériques de Bangui, ces miliciens ont pris part à de nombreuses attaques contre des civils musulmans qu'ils assimilent aux combattants de l'ex-rébellion Séléka, coalition à dominante musulmane au pouvoir depuis mars.

    Bangui Boy-Rabe a été pillé à plusieurs reprises ces derniers mois par des hommes de la Séléka, qui y ont commis d'innombrables exactions. La population, chrétienne, et excédée par ces violences, y est largement acquise aux "anti-balaka", dont l'armement est généralement très sommaire.

    "Nous avons des indices de possible présence d'anti-balaka" dans Boy-Rabe, a expliqué le général Francisco Soriano, qui commande le dispositif français en RCA, assurant que l'opération "s'est bien déroulée".

    Les soldats français "bien accueillis"

    L'armée française entame là, selon le général Soriano, une nouvelle étape de son désarmement des milices et groupes armés, débutée le 9 décembre à Bangui.

    Neutralisés et consignés dans leurs casernes, de nombreux combattants de l'ex-Séléka étaient furieux de ce désarmement à sens unique selon eux, qui réduisait leur pouvoir et les laissait incapables de défendre la communauté musulmane face à la soif de vengeance des habitants --très majoritairement chrétiens-- de Bangui.

    De nombreux Banguissois reprochaient également aux Français de rester sur les grands axes et de ne pas pénétrer en profondeur dans les quartiers, dédales de ruelles en terre aux innombrables maisonnettes, où se poursuivent toujours des violences --pillages et lynchages-- entre chrétiens et musulmans.

    "Il n'y a pas eu de coups de feu. Ils ont regardé. Il y avait beaucoup de soldats" (français), a affirmé à l'AFP Augustin Ngoua Kouzou, un maçon venu travailler dans Boy-Rabe.

    "Les soldats ont été bien accueillis par la population. C'est une bonne chose qu'ils viennent ici", a relaté un autre témoin. Un habitant a estimé: "c'est bien de désarmer aussi les anti-balaka (...). Il faut que tout le monde se calme".

    De façon plus générale, le général Soriano a rappelé que l'armée française n'avait pas connu d'accrochage depuis vendredi dernier, après la mort de deux soldats tués par des assaillants non-identifiés.

    L'officier supérieur s'est montré optimiste, soulignant que la circulation automobile a repris et que plus personne ne circule ostensiblement avec des armes dans la ville. "La situation reste fragile avec des attitudes et des propos pouvant être violents", a néanmoins reconnu le chef de Sangaris, qui a rappelé une nouvelle fois "l'impartialité" des forces françaises.

    A Paris, un responsable français a reconnu que les services de renseignement français n'ont pas été en mesure de prévenir l'offensive des anti-balaka sur Bangui le 5 décembre, qui a déclenché la dernière vague de violences interreligieuses et précipité l'intervention militaire française.

    "On avait des indices que quelque chose se préparait, mais on ne savait pas quoi, ni quand", a révélé ce proche du dossier, sous couvert de l'anonymat, admettant les "difficultés rencontrées" par les renseignements français pour identifier et suivre les activités la multitude de groupes opérant aujourd'hui en RCA.

    Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a annoncé que des pays européens déploieront bientôt des troupes au sol en Centrafrique, au côté des soldats français. Il n'a pas cité les pays en question, mais la Belgique a indiqué peu après envisager d'envoyer 150 soldats en RCA pour une "mission de protection" des aéroports.

    "Préserver la concorde"

    Sur le plan politique, le Premier ministre Nicolas Tiangaye a lancé un nouvel "appel au calme pour que la paix revienne".

    "Il faut préserver l'unité nationale et la concorde. C'est le socle du pays. Un seul pays, un seul peuple", a déclaré à l'AFP M. Tiangaye, réfugié à l'aéroport depuis que sa maison a été pillée au cours des derniers événements.

    "L'unité est notre seule richesse. Les conflits inter-communautaires ou inter-religieux remettent en cause cette unité. J'en appelle au patriotisme pour qu'on fasse preuve de pardon et de tolérance", a-t-il lancé.

    La discorde a éclaté au grand jour dimanche au sein du gouvernement, dominé par les pro-Séléka, avec le limogeage de trois ministres et du directeur du Trésor, décidé unilatéralement par le président (et ex-chef rebelle) Michel Djotodia.

    Ce limogeage a été contesté par une partie du gouvernement, qui compte dans ses rangs d'anciens partisans de l'opposition démocratique (comme M. Tiangaye) et des partisans du président déchu Bozizé.

    La France a pris le parti du Premier ministre, estimant que les limogeages étaient "de nature à aggraver encore l'instabilité".

    Sur le plan humanitaire, la Centrafrique compte à ce jour près de 710.000 déplacés, dont 210.000 déplacés pour la seule ville de Bangui, selon une dernière évaluation du HCR.



    Mise à jour : mardi 17 décembre 2013 21:08 | Par AFP
    Centrafrique: opration franaise visant les milices chrtiennes - M6info by MSN
     
  3. dul2

    dul2 salam alikom

    J'aime reçus:
    5698
    Points:
    113
    Centrafrique : après des combats, un calme précaire règne sur Bangui
    Un calme précaire régnait, mercredi 25 décembre dans la soirée, à Bangui, la capitale centrafricaine, plongée dans l'obscurité. Après de multiples incidents et tirs intermittents au cours de la matinée dans plusieurs quartiers de la capitale, les tirs se sont concentrés et intensifiés au fil de la journée, progressant vers l'aéroport et le centre-ville plus au sud. Ces tirs ont cessé progressivement avec la tombée de la nuit.
    Une dizaine de véhicules blindés français se sont déployés, dans l'après-midi, devant l'entrée de l'aéroport de Bangui, déjà sécurisé par les soldats français en position de combat derrière leurs sacs de sable, tandis que des tirs dans les quartiers voisins provoquaient la fuite de centaines de personnes. Plusieurs véhicules du contingent tchadien de la Misca, 4 × 4 et blindés, sont sortis de l'aéroport et ont pris la direction du centre-ville.

    Ces tirs, d'origine indéterminée, se sont intensifiés vers 15 h 15 heure locale, pour descendre vers le sud et se rapprocher de l'aéroport international, où sont basés les militaires français de l'opération Sangaris et de la force africaine (Misca). Ces tirs d'armes automatiques, notamment de mitrailleuses lourdes, ne visent apparemment pas l'aéroport mais se déroulent à peine à 1 kilomètre, dans les quartiers voisins. Dans ces quartiers, des centaines d'habitants paniqués fuyaient vers le sud, en direction du centre-ville. Au cours de la journée, les rues et grandes avenues de Bangui se sont littéralement vidées, les habitants restant cloîtrés chez eux.

    Près d'un millier de personnes ont été tuées en Centrafrique depuis le 5 décembre, à Bangui et en province, dans des attaques des milices d'autodéfense chrétienne « anti-balaka » et les représailles des combattants de l'ex-rébellion Séléka, qui a pris le pouvoir en mars 2013. Ces violences ont précipité l'intervention militaire française, au côté de la force africaine Misca.

    REDÉPLOIEMENT DU CONTINGENT TCHADIEN

    Le contingent tchadien de la Misca, mis en cause dans plusieurs incidents récents à Bangui et accusé de complicité avec l'ex-rébellion Séléka, va être redéployé dans le nord du pays dans les prochains jours.

    Cette annonce intervient alors que l'attitude des 850 soldats tchadiens (sur les 4 000 au total de la Misca) suscite des interrogations grandissantes depuis plusieurs jours, et un ressentiment croissant chez de nombreux Banguissois, qui voient en eux les « complices » des ex-rebelles Séléka, coalition de groupes armés à dominante musulmane venus du nord du pays et qui a pris le pouvoir en mars 2013.

    Des échanges de tirs ont en effet opposé lundi différents groupes de soldats de la paix. Le chef du contingent burundais de la force africaine a révélé que ses hommes avaient été la cible de soldats tchadiens, avec tirs d'armes automatiques et jet de grenade. Les Tchadiens, dont trois ont été blessés, ont été repoussés « sans aucun problème » par les militaires burundais qui ont indiqué n'avoir « aucune responsabilité dans ces incidents ». Le matin même, une patrouille tchadienne avait brièvement ouvert le feu, sous les yeux des journalistes, sur des manifestants anti-Séléka devant l'aéroport, faisant un mort.

    Traditionnellement très influent en Centrafrique, le Tchad
    du président Idriss Déby Itno est le premier partenaire de la France dans ses efforts pour
    rétablir
    la paix dans le pays. La défiance croissante des Centrafricains envers le contingent tchadien complique encore un peu plus la tâche des militaires français.

    Centrafrique : après des combats, un calme précaire règne sur Bangui
     

Partager cette page