Ces Marocains qui meurent de froid

Discussion dans 'Info du bled' créé par tarix64, 20 Janvier 2007.

  1. tarix64

    tarix64 Visiteur

    J'aime reçus:
    46
    Points:
    0
    Même si ses responsables refusent de l'admettre, la région de Khénifra où se rendra bientôt Mohammed VI est une zone sinistrée. Le bilan est déjà lourd : 27 morts. Et ce n'est sans doute pas fini. TelQuel s'est rendu sur place pour enquêter sur ce drame humain passé sous silence. Zoom sur un Maroc insoupçonnable.


    Khénifra fait partie de ces villes qui ne changent pas. Ou du moins, qui n'en donnent pas l'air. Un gigantesque portrait de Hassan II trône encore sur la façade du siège de la province, les terrasses de café
    débordent toujours autant sur l'avenue principale et les quelques rares hôtels classés de la ville sentent le vieux. En ce dimanche 7 janvier, le temps est plutôt agréable. Le thermomètre a gagné quelques degrés, plongeant la capitale des Zayane dans une douce torpeur hivernale. Difficile d'imaginer que, quelques kilomètres plus loin, le froid fait tomber chaque jour de nouvelles victimes. Des nourrissons, dit-on. “Nous en avons entendu parler à la télévision, nous lisons ce qu'écrit la presse. Il paraît que des gens sont morts à Anfgou. Mais c'est très loin d'ici”, nuance Saïd, un serveur de café.

    Sur le plan administratif, le petit village relève de la province de Khénifra, mais il se trouve en fait à quelques encablures d'Imilchil (province d'Errachidia, 250 km plus au sud). “C'est un village dont en entend rarement parler. Personne ne s'aventure dans ces régions éloignées à part les exploitants forestiers et quelques camionneurs”, s'explique un autre habitant de la ville. Face à cette indifférence manifeste, quelques journalistes locaux et autres militants associatifs s'agitent pour tirer la sonnette d'alarme. “Deux autres enfants sont décédés ces deux derniers jours. L'Etat a abandonné plusieurs milliers de personnes encerclés par la neige et coupés du monde pendant plus de 25 jours. En tout, plus de 20 décès ont été enregistrés alors que les communiqués officiels parlent d'une dizaine de morts”, s'indigne Aziz Akkaoui, responsable de la section locale de l'AMDH. Normalement, Mohammed VI se rendra bientôt dans la région. “Il sera à Midelt, mais peut-être fera-t-il un tour dans la région de Khénifra. Il constatera alors de lui-même l'ampleur de la catastrophe que ses collaborateurs cherchent à dissimuler”, espère un élu communal.

    Tounfit, dernier point du Maroc utile
    Au petit matin, le thermomètre indique un petit degré à Khénifra. Direction : Tounfit, chef-lieu de la région sinistrée. 140 km de route secondaire, mais parfaitement praticable, séparent les deux localités. Sur le trajet, les vents glacés qui soufflent des monts Layachi et Maâsker font rapidement chuter la température à moins 6 degrés. Nous sommes déjà à 1800 mètres d'altitude. Vers 7 heures du matin, les ruelles de Tounfit sont encore désertes. Seuls quelques écoliers bravent courageusement le froid pour se rendre dans leurs classes, chauffés avec des moyens de fortune. C'est à Tounfit que les habitants des douars avoisinants font leurs emplettes et accomplissent l'ensemble des formalités administratives. “Les habitants d'Anfgou s'y rendent régulièrement. Mais depuis plus d'un mois, on en voit de plus en plus rarement”, affirme un commerçant. En tout, seule une soixantaine de kilomètres sépare Tounfit d'Anfgou. “Mais la route est dans un état lamentable. À tel point que le trajet peut durer plus de quatre heures”, avoue un gendarme de Tounfit.

    La route en question se trouve en fait sur le lit de l'oued Tougha. Chaque année, les crues d'été en rongent une petite partie. Par endroits, la largeur de la chaussée dépasse à peine les deux mètres. “Cette route a coûté 34 millions de dirhams, affirme Ahmed Chouihat, gouverneur de la province de Khénifra. Chaque année, il fallait reconstruire ce qu'emportaient les crues. Aujourd'hui, au lieu de nous enfermer dans ce cycle infernal, nous avons lancé une étude pour établir un nouveau tracé qui s'éloigne de l'oued et désenclave deux nouveaux douars. Les travaux ont déjà commencé”. En attendant, l'état de la route se détériore davantage jour après jour…

    En quittant Tounfit, la température continue à baisser. Les petites barrettes, indiquant la disponibilité du réseau GSM, disparaissent tout aussi inexorablement des écrans des téléphones portables. L'asphalte cède la place à une boue durcie par la gelée matinale. La montagne reprend ses droits, comme il y a trois semaines.

    Le 7 décembre, d'importantes chutes de neige bloquent la circulation sur ces pistes, au-delà desquelles vivent plus de 15 000 personnes. Les chasse-neige, mobilisés sur d'autres axes prioritaires, ne peuvent de toute façon pas accéder à ces régions montagneuses. Pendant plus d'une vingtaine de jours, cinq communes au moins sont totalement coupées du monde. Et dans le petit village d'Anfgou, un mal mystérieux continue de faire des ravages parmi les habitants. Finalement, ce n'est que le 20 décembre qu'un message atterrit sur le bureau du gouverneur. Il dit, textuellement : “Regret de vous informer du décès de 8 enfants de 3 jours à 13 mois”. De quoi sont mortes ces jeunes personnes ? Mystère. Qu'a-t-on fait pour entrer en contact avec une population pauvre, encerclée par la neige ? “Rien. Ces gens ont l'habitude de vivre avec le froid”, explique, tout aussi froidement, un officiel. Après la réception du message, les autorités sanitaires de Khénifra attendent quand même cinq jours, le temps que les neiges fondent, avant de dépêcher une commission médicale sur place. Son verdict tombe assez vite : “Dix personnes sont décédées d'une pneumopathie aiguë, causée par une vague de froid exceptionnelle”. La veille de l'Aïd, le gouverneur se rend sur place et distribue quelques aides alimentaires. On croyait l'affaire réglée. Et pourtant…

    Anemzi, la commune fantôme
    Quelques kilomètres encore et la piste se fond entièrement dans le lit de l'oued. Le long du trajet, nous croisons des camions d'un autre âge, transportant des dizaines d'habitants de douars sinistrés, soulagés de pouvoir enfin quitter leur “trou perdu”. Tous réclament la même chose, et rien d'autre : des médicaments. Ils affirment que des douars entiers souffrent en silence, que des enfants agonisent, plus haut dans la montagne.

    La progression vers Anfgou se fait lentement. On roule à moins de 20 km/h. La neige commence enfin à faire son apparition. Une neige dense et dure, qui nous accompagne jusqu'à Anemzi. Nous sommes à 2300 mètres d'altitude. C'est la plus grande commune rurale de la région. La plus riche aussi. Quatre villages, dont Anfgou, en dépendent sur le plan administratif. À dix heures du matin, le centre du village est pourtant désert. Pire, le siège de la commune est introuvable. “C'est la bâtisse désaffectée à l'entrée du village, nous indique un habitant. Sa construction a coûté 600 000 DH, pour que le bâtiment soit finalement abandonné, avant même la fin des travaux”. Pour de mystérieuses raisons, la commune a préféré louer une maison à Tounfit, 160 km plus loin. Drôle de proximité !

    Et ce n'est pas tout. Le président de la commune d'Anemzi est depuis quelques mois en prison, pour une affaire de chèque sans provision. Son adjoint est décédé, il y a quelques semaines. Des élections improvisées ont récemment porté un nouveau président à la tête de la commune. Mais il est déjà largement contesté. “Tout le monde fuit cette montagne. Après les élus et les agents d'autorité, l'infirmier a fini lui aussi par s'installer à Tounfit, pour pouvoir scolariser ses enfants. Il n'y a plus que l'institutrice qui résiste encore. Elle refuse désormais les enfants malades dans sa classe. Elle a peur d'être contaminée”, raconte Ahmed Rafik, un villageois père de quatre enfants. Aujourd'hui, l'atmosphère est lourde à Anemzi. Un vieil homme vient de décéder à l'aube. “Il a eu une forte grippe. À cause de la neige, nous n'avons pas pu le transporter au dispensaire. Depuis l'Aïd, l'infirmier n'est plus revenu au village. Nous avons tenté plusieurs remèdes traditionnels. En vain”, se désole Ahmed, fils du défunt.

    Aucun agent d'autorité ne réside à Anemzi. Aucun ne s'y rend régulièrement, même si la petite commune ne dispose d'aucun moyen de communication. Le dispensaire, tout comme l'école, restent désespérément fermés. “Personne ne se soucie de nos problèmes, ou même de nos morts. Pour les officiels, Anemzi se résume en une grande forêt qu'ils vendent au plus offrant pour se remplir les poches. Où va l'argent du cèdre ?”, se demande, à juste titre, Hmad, étudiant en droit à Meknès et originaire du village.

    Paradoxalement, la commune la plus sinistrée de la région est aussi la plus riche. Anemzi renferme l'une des plus grandes réserves de cèdre du pays. L'année dernière, les recettes d'exploitation forestière étaient estimées à 7 millions de dirhams, au moins. Qu'a-t-on fait de tout cet argent ? Qu'a-t-on fait pour éviter qu'une grippe n’emporte des dizaines de morts ? “Rien, tout est parti dans le budget de fonctionnement de la commune. C'est la loi qui le veut ainsi”, reconnaît le gouverneur.

    Résultat : la commune aux 7 millions de dirhams ne dispose même pas d'un dispensaire, ni d'un réseau d'électricité ou d'eau potable. Elle attend encore l'arrivée, de plus en plus improbable, de l'INDH, ce méga-projet de développement du nouveau règne. “Au départ, nous y avons cru. Nous avons préparé plusieurs projets de développement. Plusieurs commissions provinciales se sont réunies. J'ai personnellement noirci un tas de paperasses. Et tout ce qu'on nous a promis, c'est une ambulance qui ne pourra même pas emprunter nos pistes accidentées et qui ne sera peut-être jamais livrée”, se désole un fonctionnaire d'une commune voisine.

    Tout au long des pistes qui mènent vers Anfgou, des dizaines d'habitants barrent la route aux véhicules qui s'aventurent dans ces endroits hostiles. “Nra dwa (nous voulons des médicaments)”, répètent-ils à tous ces étrangers qui daignent fouler leurs terres.

    Puis soudain, Anfgou !
    Les derniers kilomètres vers Anfgou se font à contre-courant de l'oued. L'eau gelée craquelle au passage des véhicules. Si, en hiver, la neige bloque le passage, en été, ce sont les crues de l'oued qui coupent la piste menant au douar. Au détour d'un ultime virage, Anfgou apparaît enfin. Des maisonnettes en pisé de couleur uniforme, nichées au creux d'une imposante zone montagneuse, et faisant face à une vallée verdoyante. À première vue, on est loin du cliché du village sinistré. Le hameau ressemble plutôt à un petit havre de paix. Se serait-on trompé de village ? Un ultime son vient dissiper tous les doutes du nouveau visiteur. C'est bien simple : tous les enfants toussent. Cela crée un étrange et insistant bruit de fond, qui interrompt le silence qu'imposent les monts enneigés. Une toux sèche et continue, sans répit. Très vite, les habitants du village s'attroupent autour des nouveaux venus. Ils les dévisagent longuement avant de poser l'inévitable question : “Avez-vous ramené des médicaments ?”. Ici, toutes les familles sont endeuillées. Tout le monde a perdu un fils, une nièce, un frère ou une sœur. Plusieurs enfants marchent pieds nus ou mettent de simples t-shirts qui tombent en lambeaux. Beaucoup ont de la fièvre, tous ont du mal à respirer. Les hommes et les femmes du douar ne sont pas mieux lotis. Eux aussi marchent pieds nus (il fait pourtant 7 degrés le jour et jusqu'à -14 degrés la nuit), passent de longues heures allongés au soleil pour se réchauffer et mangent rarement à leur faim. Les nourrissons se contentent uniquement du lait de leurs mères, elles-mêmes victimes de malnutrition. “Le repas principal est le plus souvent constitué de pain, de thé et de graisse fondue”, explique un vieil homme. À Anfgou, le revenu moyen d'un ménage de cinq personnes est de 4000 dirhams... par an.

    Ici et là, de petites filles portent des enfants qui ont l'âge de leurs petits frères. “Ce sont leurs enfants”, nous apprend-on. “Une fille est mariée à partir de 10 ans. Le mariage est consommé une année plus tard. Une fillette peut donc avoir son premier enfant à l'âge de 12 ou de 13 ans”, explique un militant associatif. La majorité des mariages se font sans la présence d'adouls. Des mariages coutumiers, simplement approuvés par les sages de la tribu. Résultat : une forte natalité, un taux record d'analphabétisme (93%) et des conditions d'hygiène d'un autre âge. Certains ne se sont pas lavés depuis plus de trois mois ! À Anfgou, toutes les naissances se font sans assistance médicale. “Les femmes s'entraident pour faire accoucher l'une d'entre elles”, explique un habitant.

    Evidemment, on ne connaît aucun ministre ici. Même pas le Premier ministre ! Et le roi ? “Bien sûr qu'on le connaît. On le voit sur les pièces et les billets de banque”, répondent, à l'unisson, les habitants d'Anfgou. No comment !

    Décompte macabre
    Quand les Aït Aâmer commencent à citer les noms des enfants décédés ces dernières semaines, c'est un lourd silence qui accompagne le décompte macabre, qui ne semble plus avoir de fin… En tout, ce sont 27 personnes (chiffre arrêté le lundi 8 janvier 2007), dont deux jeunes filles âgées de 14 et 25 ans, qui ont perdu la vie ces dernières semaines (voir encadré : la guerre des chiffres).

    Kheddour Mouha a perdu sa fille Zahra, âgée d'un an et demi. Il raconte : “Elle a d'abord eu de la toux et de la diarrhée. Je n'ai pas pu lui ramener de médicaments, elle a donc eu de la fièvre et des boutons sont apparus sur sa bouche. Je l'ai veillée toute une nuit, je l'ai vue suffoquer puis mourir là, sous mes yeux”. Les récits se suivent et se ressemblent. Ountouf Ittou a perdu sa fille Hadda. “Elle toussait jusqu'à étouffement. Son visage et son cou ont gonflé, elle crachait du sang. Autour de moi, je voyais les autres enfants mourir, la neige nous encerclait toujours de tous les côtés. J'ai alors su que ma fille n'avait plus aucune chance de survivre”, raconte-t-elle, les larmes aux yeux.

    Jebbar Mouha, lui, a perdu sa fille Itto, 25 ans. Il a essayé toutes les médications traditionnelles qu'il connaît, égorgé un coq en offrande aux esprits de la montagne. En vain. “Je l'ai vue mourir à la fleur de l'âge. Ses genoux ont gonflé, elle souffrait de terribles maux de tête, elle ne voyait plus de l'œil gauche. Ce n'est pas le froid qui l'a tuée. C'est l'exclusion et la hogra qui frappent notre région”, s'emporte-t-il. Pire, même après le passage de la délégation médicale, deux enfants sont décédés en 48 heures et d'autres continuent à agoniser en silence. Une véritable hécatombe qui semble peu émouvoir les responsables locaux, qui s'obstinent à refuser de parler de catastrophe. “Ce n'est même pas un fait divers. C'est un simple accident”, a osé nous déclarer un haut responsable.

    Aujourd'hui, les Aït Aâmer refusent d'accepter le diagnostic de la délégation médicale qui s'est rendu sur place, il y a quelques semaines. “Ces gens sont venus la veille de l'Aïd et sont restés une heure au village. Ils ont fait quelques consultations sommaires, donné des antibiotiques et du Doliprane, puis sont vite repartis. Ils ont établi une liste d'une dizaine de morts en se trompant sur la majorité des noms. Ils avaient peur de manquer de fêter l'Aïd chez eux à cause d'éventuelles chutes de neige”, affirme le cheikh du village. Que peut-on bien diagnostiquer en une heure chrono ? Selon les habitants d'Anfgou, la délégation médicale n'a même pas procédé à des prélèvements sanguins ou à des analyses de l'eau qui alimente le village. Comment, dans ce cas, cette délégation peut-elle trancher qu'il s'agit d'une simple pneumopathie et non d'une étrange épidémie ? Comment expliquer qu'à juste deux kilomètres d'Anfgou, par exemple, des enfants présentent les symptômes d'une forte grippe, sans qu'ils n’en décèdent pour autant ? “En plus, renchérit le père d'un enfant décédé, il a fait deux fois plus froid l'année dernière, sans que personne n'en meurt”. Pire encore : le gouverneur de la province de Khénifra se base sur les conclusions de cette commission médicale (qui n'est, depuis, plus revenue au village) pour ne pas ordonner l'évacuation des personnes malades vers l'hôpital provincial de Khénifra. C'est également la raison pour laquelle il ne décrète pas non plus de plan d'urgence, qui lui permettrait de mobiliser les moyens des administrations centrales. Même Mohamed Cheikh Biadillah, ministre de la Santé, s'est contenté d'affirmer “qu'en cas de besoin, un dispensaire rural sera mis en place”. Pourquoi autant de négligence ? Qui a intérêt à dissimuler le mal qui ronge ce village du Moyen Atlas ? Lors d'une rencontre privée, un responsable de la province a laissé échapper cette explication : “Il ne faut pas verser dans l'alarmisme. Le roi se déplace bientôt dans la région et nous sommes en pleine année électorale. Rien ne doit perturber cette échéance”.

    Aujourd'hui, le village d'Anfgou est livré à son propre sort. Lors de notre visite, l'infirmier n'était plus sur place, alors que plusieurs enfants étaient dans un état critique. La météo annonce de fortes chutes de neige à partir du 10 janvier. Et là, sauf clémence divine, le bilan des officiellement “morts de froid” pourrait encore s'alourdir...



    http://www.telquel-online.com/256/couverture_256_1.shtml
     
  2. tarix64

    tarix64 Visiteur

    J'aime reçus:
    46
    Points:
    0
    nass tatemoutt belberde we l7okouma tategoul l3aw zine lah ye3ettihoum ma3etta le7awelli
     
  3. ذات النقاب

    ذات النقاب أختكم في الله

    J'aime reçus:
    102
    Points:
    48
    wach bird wala inflwanza toyor? madaro 7ata ba7t khalaw nass ymoto
     
  4. lolita211

    lolita211 Visiteur

    J'aime reçus:
    0
    Points:
    0
    I read your article, and i believe that that city of Khénifra should declare these incidences as a city's emergency if kids are dying from the cold. If the city's health representative is not doing anything about it, contacting the red cross to see if they can place some sort of medical shelter there as a temporary help would be a good idea. Much love and warmth for the people of Khenifra.
     
  5. ذات النقاب

    ذات النقاب أختكم في الله

    J'aime reçus:
    102
    Points:
    48
    wkan ykon 3andi dossier kamil nsifto OMS , chkoun li jibli un rapport wala ghir hada
     
  6. tarix64

    tarix64 Visiteur

    J'aime reçus:
    46
    Points:
    0
    tasseli be telquel ;-)
     
  7. oube

    oube Visiteur

    J'aime reçus:
    0
    Points:
    0
    Morocco sucks
     
  8. ABOU IMANE

    ABOU IMANE SAHBANE

    J'aime reçus:
    153
    Points:
    63
    walla8 l3adime 7tta 8adchi kaydorre fel kha6er..
     
  9. BEAUGOSSE

    BEAUGOSSE Visiteur

    J'aime reçus:
    0
    Points:
    0
    quelle honte :(
     
  10. hskali

    hskali hama9a

    J'aime reçus:
    0
    Points:
    0
    Entre Rabat et casa le train a 2 etages..et a Kheniffra les gens meurent de froid!....madoumta F'limargrib Flaaaaaaaa tasstargib
     
  11. ziko30

    ziko30 Citoyen

    J'aime reçus:
    13
    Points:
    38
    hadchi li kayn khouya
     
  12. hskali

    hskali hama9a

    J'aime reçus:
    0
    Points:
    0
    ce qui m'a beacoup toucher ce que cet Homme (Jebbar Mouha) a dit:

    En vain. “Je l'ai vue mourir à la fleur de l'âge. Ses genoux ont gonflé, elle souffrait de terribles maux de tête, elle ne voyait plus de l'œil gauche. Ce n'est pas le froid qui l'a tuée. C'est l'exclusion et la hogra qui frappent notre région”, s'emporte-t-il. Pire,

    surtout: Ce n'est pas le froid qui l'a tuée. C'est l'exclusion et la hogra
     

Partager cette page