CGEM/GOUVERNEMENT: L’ENTENTE CORDIALE

Discussion dans 'Scooooop' créé par Med Omar, 8 Mars 2012.

  1. Med Omar

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    CGEM/GOUVERNEMENT: L’ENTENTE CORDIALE

    • GROUPES DE TRAVAIL MIXTES SUR DES THÉMATIQUES ÉCONOMIQUES
    • UN COMITÉ DE COORDINATION SE RÉUNIRA UNE FOIS PAR TRIMESTRE

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    LE patronat s’est déplacé en force hier mardi 6 mars à Skhirat. Plus de 300 personnes sont venues assister à la signature du pacte de bonne entente que le gouvernement et la CGEM viennent de conclure. Le mémorandum paraphé par Abdelilah Benkirane, chef du gouvernement, et Mohamed Horani, président de la CGEM, introduit un changement de taille dans les relations entre le public et le privé. Car son objectif est d’instaurer un dialogue permanent et d’institutionnaliser la concertation sur les thématiques de développement économique et social. «Cette convention établira les obligations des deux parties. C’est une stratégie essentielle qui fixera la manière dont nous allons travailler avec le patronat», explique Mohamed Najib Boulif, ministre des Affaires générales et de la Gouvernance. Les deux parties vont institutionnaliser un Comité de coordination Etat-secteur privé qui se réunira une fois par trimestre. Il sera présidé par le chef du gouvernement et le président de la CGEM. Un groupe de contact permanent, composé des représentants du gouvernement et du secteur privé en assurera le secrétariat. Et c’est à ce dernier qu’incombera la responsabilité de préparer les rendez-vous trimestriels. Pour le patronat, cette coordination est un pas important. «C’est la première fois dans l’histoire de notre pays que les relations entre le secteur privé et l’Etat sont officialisées. Le mémorandum précise les objectifs de cette coordination et la méthodologie qui sera poursuivie. Il consacre aussi le lien de confiance entre le gouvernement et les opérateurs économiques», souligne Mohamed Horani. Cette convention permet d’opérationnaliser l’article 13 de la Constitution qui stipule que «les pouvoirs publics œuvrent à la création d’instances de concertation en vue d’associer les différents acteurs sociaux à l’élaboration, la mise en œuvre, l’exécution et l’évaluation des politiques publiques». L’idée est d’instaurer les synergies entre les actions du secteur public et celles du privé sur plusieurs thématiques telles que l’investissement, l’épargne, l’accès au financement des PME ou encore l’éducation, l’enseignement et la formation professionnelle. Le document paraphé par les deux parties cite une liste de thèmes mais il n’est pas exhaustif. Le président de la CGEM assure que tous les sujets d’ordre économique peuvent être abordés. Le partenariat public-privé a déjà montré son efficacité. L’expérience menée via le Comité national de l’environnement des affaires a permis au Maroc d’améliorer son classement dans le Doing business de la Banque mondiale.
    Aujourd’hui, pour chaque thématique, qu’elle soit retenue par la convention ou proposée par le Comité, un groupe de travail mixte public-privé sera constitué. Ce groupe devra établir un diagnostic, analyser et proposer les objectifs à atteindre. Il devra aussi décliner les moyens à mettre en place, les réformes à introduire et la responsabilité de chaque partie et fixer les délais de mise en oeuvre. Un tableau de bord comprenant des indicateurs économiques et sectoriels sera également mis en place.


    Khadija MASMOUDI


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