Chambre des conseillers : La majorité mise à mal par l'élection du président

Discussion dans 'Info du bled' créé par Info du bled, 14 Octobre 2009.

  1. Info du bled

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    La cohésion de la majorité gouvernementale a été mise, hier mardi 13 octobre, à l'épreuve de l'élection du président de la chambre des conseillers. La deuxième réunion de la majorité qui s'est tenue lundi soir sous la présidence du premier ministre Abbas El Fassi a pourtant permis de dégager un accord. C'est le président sortant de la chambre haute, le RNI Maati Benkeddour, qui a été retenu comme candidat de la majorité que composent l'Istiqlal, l'USFP, le PPS, le RNI et le Mouvement Populaire. La majorité a-t-elle suivi la consigne pour préserver la cohésion des partis soutenant le gouvernement ? Pas si sûr, à en juger par le déroulement de la séance plénière d'hier mardi.
    Au cours d'une séance qui a eu du mal à démarrer -les tractations continuaient d'aller bon train en coulisses- les conseillers devaient choisir, à bulletin secret, l'un des deux candidats en lice Maati Benkeddour et Mohamed Cheikh Biadiallah, le secrétaire général du PAM. Les vœux du leader du Parti Authenticité et Modernité -dont les fans venus en nombre, (Ilias Omari, Hasan Benadi, Zarach…) ont pris place dans les tribunes- qui comptait sur une victoire dès le premier tour ne seront pas exaucés.
    Il n'empêche que le conseiller de Smara a frôlé la majorité absolue en obtenant 133 voix, au lieu des 136 requises alors que 111 conseillers ont voté pour le candidat de la majorité. 10 bulletins ont été annulés.
    Alors que les parlementaires ont été invités à un deuxième tour, les commentaires ont envahi la salle des pas perdus, alimentant la chronique d'une majorité qui a mal à sa cohésion. «Il est clair que la majorité n'a pas voté en rangs unis. Les voix du Mouvement populaire, parti qui vient tout juste d'adhérer à la majorité, se sont scindés allant en grande partie au candidat de l'opposition, M. Biadillah et à Maati Benkeddour. Il ne faut pas oublier que les harakis ont un accord avec le PAM depuis les élections communales, un accord qui porterait également sur la présidence de la deuxième Chambre », soutient un membre dirigeant du MP.
    A l'heure où nous mettions sous presse, le deuxième tour venait à peine de commencer. Pour occuper le fauteuil présidentiel, l'heureux élu doit obtenir la majorité simple. Y aura-t-il un troisième tour comme le laissait supposer déjà la rumeur ?
    Pour les dirigeants du PAM, l'affaire est (presque) entendue. Avec les voix de son parti, du Mouvement populaire et de l'Union constitutionnelle, le profil présidentiable de Biadillah est quasiment dessiné.








    Source : libe.ma
     

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