Chami, la gaffe ....

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 22 Juillet 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    "L’affaire Hassan Chami" n’en finit pas d’agiter le Landerneau casablancais, chacun, surtout dans les milieux d’affaires et économiques, s’interrogeant sur les motivations profondes et les conséquences de la démarche "médiatique" du président de la CGEM, telle qu’elle a pu s’exprimer à travers un long entretien publié dans un hebdomadaire de la place. Et si ce mini scandale continue de susciter tant de commentaires, c’est d’abord parce que la réaction de certains secteurs officiels a été particulièrement vive et claire, mais aussi du fait de la faiblesse de la mise au point du président Chami lors de la conférence de presse du 18 juillet dernier, officiellement consacrée à la présentation de l’étude Mac Kinsey.

    S’il est tout à fait acceptable qu’un citoyen marocain s’exprime en toute liberté dans les colonnes d’un journal sur des questions relevant de la gouvernance publique ou du climat économique actuel, il apparaît pourtant que le "patron des patrons" aurait dû réfléchir à deux fois avant de répondre, dans les colonnes même de la publication qui l’avait interpellé. Par ailleurs, en raison de la qualité des responsabilités assumées par le premier dirigeant du patronat au Maroc, il paraissait nécessaire, sans nul doute, que l’intéressé choisisse avec attention à la fois le momentum de sa réponse, son contenu et le support qui la publierait. M. Chami, visiblement, ne s’est pas entouré de telles précautions, donnant ainsi la forte impression d’être tombé, tête baissée, dans le piège qu’on lui avait tendu…
    De plus, du fait d’une relation aussi ancienne qu’étroite avec M. Driss Jettou, actuellement Premier ministre, les propos et commentaires de M. Chami ont eu l’effet contraire de celui que recherchait l’ancien ministre de feu SM Hassan II, en donnant à tous, amis et adversaires du Premier, le sentiment que ses propres amis lui "tiraient dans les pattes" en attaquant "l’entourage…".
    Et la réponse n’a point tardé à venir puisque M. Sahel, ministre l’Intérieur, qui n’avait pratiquement jamais communiqué directement dans la presse à ce jour, n’a pas craint de monter au filet en accordant à La Vie Economique un entretien "bien opportun"…
    Enfin, au moment où se développait une campagne extérieure hostile à notre pays et à ses institutions et que certaines forces internes, aux idées particulièrement rétrogrades, attaquaient directement les plus hautes autorités et le système monarchique, M. Chami, homme d’expérience, businessman avisé, connu pour son passé de haut commis de l’Etat, au réseau relationnel étoffé à Casablanca comme à Rabat, a semblé, par l’entretien accordé à l’hebdo en questions, donner quelque crédit à ces attaques et critiques déplacées, gauchisantes ou ultraréactionnaires soient-elles.
    Dans quel but et pour quelles raisons ?
    Au moment où l’Etat prouve effectivement son rôle et sa dimension de premier investisseur du pays, où les étrangers se présentent en nombre pour créer de la richesse et participer au développement économique et social, le patron des patrons marocains, ex officio ou intuitu personae, peu importe, avait-il à se fendre d’une telle sortie, sachant que "Rabat" reproche depuis longtemps à "Casablanca", sa passivité et son manque d’audace au niveau des investissements du secteur privé local?
    M. Chami, malheureusement, a ainsi conforté le sentiment, très répandu au sein de l’opinion publique et de l’Administration, que nombre de nos patrons regrettaient l’époque antérieure des marchés protégés et combattaient par leur passivité actuelle l’ère de l’ouverture et de la mondialisation.
    Il a, également, objectivement affaibli M. Driss Jettou, son ami, qui, quoi qu’en disent certains, est incontestablement un Premier ministre actif, efficace et productif et qui jouit d’une marge de man½uvre et d’autonomie réelle et large, contrairement à la plupart de ses prédécesseurs à un tel poste.
    M. Chami, en somme, a ainsi perdu l’occasion de se taire, affaibli par la même occasion le patronat qu’il dirige et ouvert, de façon plutôt maladroite, il est vrai, une succession qui s’annonce bien aléatoire pour un poste dévalorisé…


    PAR: Fahd Yata
    Source: La TRIBUNE.
     
  2. milagro

    milagro Visiteur

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    Re : Chami, la gaffe ....

    le président de la Confederation Generale des Entreprises au Maroc (CGEM) , a trés bien agit .
    il devait pas jeter des fleurs à notre gouvernement , car le premier ministre est son ami intime .
    M CHAMI a une vision globale de notre situation économique , et s'il infecte notre politique incompatible avec les besoins des entreprises et de l'investissement ,c'est qu'il a raison .
     

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