Chirac aurait suggéré à Aznar en 2002 de livrer Sebta et Melillia au Maroc

Discussion dans 'Scooooop' créé par freil, 23 Mars 2006.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Le président français Jacques Chirac a suggéré à José Maria Aznar, lors de la crise de l'îlot Leila en 2002, de livrer au Maroc les enclaves de Sebta et Melillia, selon l'ancien chef du gouvernement espagnol cité par le journaliste Ignacio Cembrero.

    Dans un témoignage écrit recueilli par le journaliste d'El Pais pour son livre "Vecinos alejados" ("Voisins lointains"), qui vient de paraître en Espagne, José Maria Aznar assure que le président français "a appuyé le Maroc dans la prise de l'îlot Perejil", en juillet 2002.
    "Il m'a suggéré de livrer (au Maroc) tous les rochers espagnols de la côte marocaine et aussi Sebta et Melillia", dit M. Aznar de M. Chirac, auquel il avait téléphoné pour solliciter son soutien dans la crise qui l'opposait au Maroc.
    C'est auprès des Etats-Unis, avec une médiation du secrétaire d'Etat Colin Powell, que l'Espagne devait finalement trouver ce soutien. Ce qui a fait de l'épisode Leila le "point d'inflexion" à partir duquel le conservateur espagnol a décidé de s'en remettre aux Etats-Unis et au président George Bush, a commenté Ignacio Cembrero mardi lors d'une conférence de presse.
    Devant le soutien mitigé de l'Union européenne, fomenté par la France, "Aznar a conclu qu'il avait très peu à attendre de la vieille Europe et que son avenir diplomatique était avec Bush", ajoute-t-il.
    Il cite en ce sens Jorge Dezcallar, chef des services secrets sous Aznar, selon lequel M. Aznar "n'a pas pu compter sur la France; Chirac ne lui accordait pas un statut à son niveau, il le voit comme un enfant mal élevé". D'où le rapprochement avec George Bush, qui conduirait notamment à l'alignement espagnol sur les Etats-Unis dans la guerre d'Irak.
    L'auteur explique le soutien sans faille apporté à Rabat par Jacques Chirac, et aussi désormais par le gouvernement socialiste espagnol, inspiré par Miguel Angel Moratinos, par leur perception commune de la monarchie alaouite comme "un rempart contre l'islamisme" et "le garant de la stabilité du Maroc".
    Pour la France, Cembrero soupçonne aussi des motifs plus personnels, appuyés notamment sur les relations très étroites unissant les Chirac à la famille royale marocaine, mais aussi sur les intérêts bien compris de la francophonie en Afrique.

    Paru sur WANADOO

     

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