Chronique culturelle

Discussion dans 'Art' créé par titegazelle, 13 Novembre 2015.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Le nouveau super-héros de Marvel,
    une mère de famille syrienne

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    Le studio Marvel a consacré à une mère syrienne une bande-dessinée pour dire au monde son calvaire.

    Elle n'a pas de super pouvoir mais le studio Marvel, surtout connu pour ses héros musculeux, a consacré à cette mère de Madaya, ville syrienne assiégée, une bande-dessinée pour dire au monde son calvaire, qui ressemble à celui de milliers d'autres aujourd'hui en Syrie.

    C'est la chaîne américaine ABC qui a initié le projet, après qu'une de ses équipes a échoué à se rendre à Madaya, empêchée par l'armée régulière.

    Cette ville d'environ 40.000 habitants, située à quelques kilomètres de la frontière avec le Liban, est assiégée depuis deux ans et a été l'une des plus touchées depuis le début de la guerre civile en Syrie.

    Depuis mi-2015, le siège de Madaya est total et a entraîné la mort de plus de 60 personnes, victimes de la famine et de la malnutrition.

    Les journalistes d'ABC sont entrés en contact avec une jeune trentenaire de Madaya, mariée et mère de cinq enfants, et ont établi avec elle une correspondance.

    La chaîne a ensuite proposé à Marvel (les deux sociétés appartiennent au groupe Disney) de faire de cette correspondance une bande-dessinée, tout en préservant l'anonymat de la jeune femme, pour témoigner de ce qui ne pouvait être montré en images.

    Le résultat s'intitule "Madaya Mom", fait une trentaine de planches, essentiellement en noir et blanc, et est accessible gratuitement sur le site d'ABC News, le service d'information de la chaîne.

    On y trouve peu de sang, pas d'image insoutenable, car la puissance vient des textes, terribles, qui parlent du quotidien d'une famille au milieu de l'horreur.

    "Je ne voulais pas faire une bande-dessinée de guerre", explique à l'AFP Dalibor Talajic, l'auteur des dessins, mais plutôt un album "avec le point de vue d'un civil. Quand vous êtes impuissant. (...) Vous attendez que ça se termine ou que vous mourriez".

    - "Les dessins seront pour elle" -

    Jusqu'ici, l'illustrateur était surtout connu pour son travail sur Deadpool, l'antihéros à l'affiche d'un film éponyme en début d'année.

    Marvel l'a choisi, dit-il, pour le projet "Madaya Mom" parce qu'il est croate et a connu la guerre d'indépendance de 1991, mais aussi pour sa capacité, reconnue, à restituer la gestuelle et les expressions humaines.

    Autre caractéristique, atypique dans l'univers XXL des super-héros, Dalibor Talajic aime s'ancrer dans le réel. "J'essaye toujours de rester dans quelque chose de familier, de terre-à-terre, de plus probable", dit-il.

    "C'était un défi, vraiment, de ne pas en faire quelque chose de sensationnaliste", se souvient-il, lui qui n'a jamais vu de photos de cette femme ou de sa famille. "J'étais sur le fil du rasoir, pour ne pas exploiter la souffrance de quelqu'un".

    Les petits moments de convivialité, les bonheurs volés, alternent avec la barbarie. Exemple: après une longue fermeture, l'école rouvre à la grande joie des filles de "Madaya Mom", avant de recevoir une bombe qui déchiquette plusieurs de leurs camarades sous leurs yeux.


    Marvel a déjà plusieurs fois fait des incursions dans le réel, avec notamment un album sur le pape Jean-Paul II, sur Saint François d'Assise et un autre sur Mère Theresa.

    "Je voulais en faire quelque chose qui soit le plus général possible", explique Dalibor Talajic, jeune quadragénaire au verbe précis et à l'allure débonnaire. "C'est une voix, mais c'est la voix de toute cette région".

    ABC a réussi à faire passer des illustrations de l'album à "Madaya Mom", la vraie, qui a aimé le résultat, assure Rym Momtaz, journaliste de la chaîne, dans un documentaire consacré au projet.

    "Elle trouve que Dalibor a vraiment rendu l'allure des gens, l'ambiance, la ville", dit-elle.

    "Si jamais elle sort", se promet Dalibor Talajic, "les dessins seront pour elle".


    Menara.ma / 12.10.2016
    http://www.menara.ma/fr/menara-mag/...s-de-marvel-une-mère-de-famille-syrienne.html
     
  2. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Salon du cheval :
    un profond héritage équin fruit de brassages

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    cheval barbe

    Le Maroc dispose d’un profond héritage équin, fruit de siècles de brassage. Cinq principales races ont accompagné les différentes mutations historiques du royaume.

    Organiser un événement d’envergure au Maroc dédier au fidèle compagnon de l’Homme, comme le Salon du cheval d’El Jadida, n’est pas le fruit du hasard, le Royaume disposant d’un profond héritage équin qui est le fruit de siècles et de siècles de brassage.

    Situé à la croisée des civilisations grâce à sa position stratégique, le Maroc a, des siècles durant, été un espace de rencontre et de croisement pour les Hommes, mais aussi pour sa monture de paix et de guerre, ce qui a fait du Royaume une terre de Cheval par excellence.

    Accompagnant les multiples mouvements humains, le cheval, qui jouit d’une admiration particulière de la part des Marocains, s’est ainsi intégré dans leur vie quotidienne au point de s’enraciner dans leur culture et histoire.

    Cette merveilleuse rencontre a conduit, aujourd’hui, à la constitution d’un impressionnant patrimoine génétique de chevaux qui caractérisent le Royaume, avec cinq principales races dont le développement à accompagner les différentes mutations historiques qu’a connue cette terre. Il s’agit du Barbe, Pur-Sang Arabe, l’Arabe-Barbe, le Pur-Sang Anglais et l’Anglo-arabe.

    Le Barbe, dont l’apparition remonte à plus de 3.000 ans, est considéré parmi la plus ancienne race et c’est à dos de ces chevaux que les conquêtes musulmanes ont été réalisées, au 8ème siècle.

    L’Afrique du nord est le berceau de la race, comme en témoignent de nombreuses peintures rupestres, des découvertes archéologiques et des mosaïques. Cette race a été à l’origine de la création de plusieurs races, notamment le Pur-Sang Anglais, le cheval espagnol ou ibérique et le quarter horse américain.

    Sur le plan morphologique, le Barbe a une taille moyenne, sa tête est forte et chargée aux ganaches. Son front large et souvent bombé et son profil convexe ou droit.

    Docile et rustique, le Barbe a été élevé depuis l’antiquité pour le travail, la chasse, la guerre et la parade. C’est également un remarquable cheval de selle, d’endurance et de loisirs.

    Le Maroc est également connu par le Pur-Sang arabe. Rapide, maniable, résistant et courageux, il est considéré comme le plus beau des équidés. Il séduit par sa grâce et la noblesse de son maintien.

    Originaire de l’Arabie centrale, le cheval Arabe est considéré comme le seul véritable Pur Sang. Il est le créateur et l’améliorateur de presque toutes les races. Selon la Société royale d’encouragement du cheval (SOREC), plus de 700 Purs-sangs arabes participent aux courses hippiques marocaines.

    L’Arabe est un cheval d’une grande beauté, avec de grandes qualités. Il est vigoureux, élégant et fier. Le profil concave et le port haut de la queue associés à un charisme indiscutable sont les principales caractéristiques de cette race.

    La cohabitation du Barbe et de l’Arabe a conduit à un croisement qui a donné naissance au cheval Arabe-Barbe. Cette race est connue pour sa robustesse, sa hauteur et sa rapidité sur les courtes distances. C'est le cheval le plus convoité par les cavaliers de Tbourida.

    Des chevaux plus élégants

    Le croisement entre l’Arabe et le Barbe a été réalisé pour obtenir des chevaux plus élégants : L’Arabe-Barbe est un très bon cheval de selle et de sport. Il conjugue les qualités de l’Arabe (finesse, harmonie et endurance) et celles du Barbe (rusticité et membrure forte).

    Cette race, qui constitue l’essentiel de la population équine marocaine, est apte à des utilisations telles la Tbourida et les sports équestres modernes.

    Le Pur-Sang Anglais, lui, a été introduit au Maroc au début du 20è siècle par les Français. Rapide et léger, le Pur-Sang Anglais, cheval de course par excellence, est imbattable sur les courtes et moyennes distances.

    Il y a également l’Anglo-Arabe, qui est une race internationale créée il y a plus d’un siècle en Europe, particulièrement en France. Cheval de selle, il est issu du croisement de deux races pures : le Pur-Sang Arabe et le Pur-Sang Anglais.

    Presque aussi grand et affiné que le Pur-sang Anglais, l’Anglo-Arabe est un cheval longiligne. C’est un cheval polyvalent présentant des aptitudes aussi bien pour les courses que pour les sports équestres et le dressage. Au Maroc, cette race a vu le jour au début des années 1990, selon un document de la SOREC.

    Afin de développer cet héritage, plusieurs institutions ont vu le jour, comme la SOREC, créée en 2003. Cette entreprise publique sous tutelle du ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, a pour principales missions l’encadrement de l’élevage et l’amélioration de la race chevaline, dans les haras nationaux, l’organisation des courses hippiques, dans les hippodromes, la gestion des jeux hippiques et la réalisation et l’exploitation des infrastructures hippiques.

    Grâce à son action et sa rigueur, la SOREC est devenue l’acteur principal de la filière équine, avec des interventions qui se répartissent tout le long des étapes de vie du cheval, de la naissance à l’utilisation.

    De son côté, la Fédération royale marocaine des sports équestres (FRMSE) œuvre pour le développement et la promotion des sports équestres dans le Royaume ainsi que sur la scène internationale. Parmi ses actions, se trouvent l’organisation des stages de formation pour les jeunes cavaliers, la participation, sur les plans technique et administratif, à l'organisation et au déroulement des compétitions nationales et internationales, qui sont en moyenne 60 concours nationaux de dressage et de saut d’obstacles par an, ainsi que des concours internationaux de jumping et d’endurance et des compétition de Tbourida.

    Actuellement, la FRMSE compte 40 clubs affiliés et 16.985 chevaux, dont 15.100 chevaux de Tbourida, qui jouit d’un grand intérêt. En effet, plus de 15 concours éliminatoires de Tbourida sont organisés par an avec une moyenne de 400 cavaliers par concours, selon la FRMSE. Cette année est marquée par l’organisation, pour la première fois, du Grand Prix de SM le Roi Mohammed VI de Tbourida, dans le cadre du Salon du cheval d’El Jadida (11 au 16 octobre).



    Menara.ma / MAP 14.10.2016
    http://www.menara.ma/fr/menara-mag/...rofond-héritage-équin-fruit-de-brassages.html
     
  3. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    La chevauchée fantastique des "tbouridas"

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    Art équestre traditionnel | Menara

    A l'occasion du 9e Salon du Cheval d'El-Jadida (ouest), des milliers de spectateurs sont venus assister cette semaine au 1er grand prix Mohammed VI de "tbourida"

    Elle fascinait le peintre Eugène Delacroix, qui l'immortalisa dans sa période orientaliste. Deux siècles plus tard, la fantasia équestre, héritage d'une vieille tradition guerrière, suscite toujours l'enthousiasme populaire au Maroc.

    A l'occasion du 9e Salon du Cheval d'El-Jadida (ouest), des milliers de spectateurs sont venus assister cette semaine au 1er grand prix Mohammed VI de "tbourida" ou "jeu de la poudre", une spectaculaire charge de cavalerie qui se termine par un tir synchronisé de mousquets.

    Exceptionnellement, les quinze meilleures troupes du pays, les "sorbas", ont participé à ce spectacle grandiose, dans un fracas de galops et une explosion de couleurs.

    Harnachés dans leurs plus beaux atours, des dizaines de cavaliers, fusils en main, se lancent tour à tour à l'assaut d'un long terre-plein central sablonneux, sous les vivats de la foule.

    Noblesse sauvage de la charge à cheval, exaltation guerrière du spahi, scintillement des poignards damasquinés... la "harb" --la guerre-- est symboliquement de retour ce jour-là sur l'hippodrome du parc d'exposition d'El-Jadida.

    La "tbourida", dont le nom en arabe dialectal est dérivé de baroud qui signifie poudre à canon, "incarne l'art équestre traditionnel marocain qui remonte au XIIIe siècle", explique à l'AFP le secrétaire général de l'Association du salon du cheval, le Dr Hamid Benazzou.

    Elle est la reconstitution d'une charge de cavalerie de guerriers arabes et berbères, qui se termine par un tir synchronisé, dans une détonation assourdissante et l'odeur âcre de la poudre.

    - Oeuvre d'art -

    "La "tbourida" et ses chevaux, c'est comme une oeuvre d'art", résume Mustapha Mallagui, 42 ans, fonctionnaire, agriculteur à ses heures perdues, et membre de la "sorba" (la troupe) de Fès-Meknès (centre).

    "Historiquement, les tribus célébraient leurs victoires avec la +tbourida+, en montrant leur savoir-faire équestre, la manipulation du fusil, la beauté de leur harnachement. C'était une sorte de parade militaire", raconte encore Mustapha, sous l'une des immenses tentes aux sols couverts de tapis rouge qui accueillent les participants.

    La guerre est finie aujourd'hui. Mais le rituel, lui, est resté, traditionnellement associé aux festivités dans les campagnes. Des villes, des villages ont leur propre "sorba", avec un grand tournoi à l'échelle nationale, le Dar Essalam, et une sélection des meilleures troupes par région.

    Les harnachements des chevaux et les costumes des cavaliers diffèrent selon les régions, mais réjouissent toujours l'oeil: broderies, caftans, pompons, burnous, baudriers, capes et turbans... Les armes brillent également de tout leur éclat: poignards incurvés, sabres, poires à poudre et fusils aux crosses ciselées et incrustées de nacre.

    La tradition de la "tbourida" est plus vivace dans le centre du Maroc, et le sud désertique, où les cavaliers vêtus de leurs majestueuses gandouras bleues tirent non pas en hauteur, mais vers le sol, "car l'ennemi s'y cache dans le sable, et non dans les montagnes".

    "Avant à la guerre: pas de tank, pas d'avion... Il n'y avait que le cheval", poursuit Mustapha.

    La "tbourida", c'est surtout ça: l'histoire d'une rencontre entre l'homme et le cheval, notamment le cheval barbe ou arabe-barbe, cette race typique d'Afrique du Nord, de taille moyenne, plutôt calme, résistant, à l'encolure épaisse et à la forte ganache. Arrivé en Europe il y a des siècles, l'animal fit florès dans les cours royales ou sur les champs de bataille jusque sous Napoléon.

    - Discipline du soldat -

    En moins violent, mais tout aussi fascinant, la "tbourida" marocaine rappelle le célèbre "Bouzkachi" d'Afghanistan, où les participants se battent autour d'une carcasse de chèvre.

    La "sorba" est composée de 11 à 15 cavaliers, le regard fier et le port altier, alignés autour d'un capitaine, qui coordonne à grands cris le mouvement des hommes et des chevaux.

    La troupe fait un premier passage, la "Hadda", au pas puis au trot, pour exhiber son apparat, son aisance sur la selle et au jeu du fusil.

    Puis vient le second passage, la "Talqa" et coeur de l'épreuve: c'est la charge. Au galop et dans un alignement parfait, avec en apothéose le tir simultané des mousquets qui ne doit faire qu'un, déclenché par une harangue du capitaine. Et enfin les chevaux qui s'arrêtent brutalement, sous le nez du jury.

    Les accidents sont fréquents. Une chute, un fusil mal chargé. "Pour être cavalier de "sorba", il faut la discipline du soldat", dit l'un d'entre eux.

    Le tout dure à peine une minute. Mais recommencera pendant près de deux heures à El-Jadida. Deux heures de cavalcade et de beauté sauvage.




    Menara.ma / 15.10.2016
    http://www.menara.ma/fr/menara-mag/...-la-chevauchée-fantastique-des-tbouridas.html
     
  4. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    5 films Marocains en compétition officielle
    au festival de Carthage

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    Une salle de cinéma | Ph: Archives

    Cinq productions marocaines seront en compétition officielle aux Journées cinématographiques de Carthage (JCC), du 28 octobre au 5 novembre, ont annoncé, jeudi à Tunis, les organisateurs.

    Dans la catégorie longs-métrages, "Divines" de Houda Benyamina, sacré Caméra d'or à Cannes (France), et "Affame ton chien" de Hicham Lasri, récompensé par les critiques au Festival du film africain à Louxor (Egypte) seront en lice pour le Tanit d'or.

    "A mile in my shoes" de Said Khallouf, qui figure dans les présélections des Oscars 2017, devra concourir dans la catégorie "première oeuvre".

    La réalisatrice marocaine Farida Belyazid fera partie du jury de cette compétition, dont le prix est baptisé du nom de Tahar Cheriaa, cinéaste tunisien décédé en 2010.

    Meryem Touzani avec "Aya va à la mer" et Mohamed Azzam "Bêlement" défendront les chances du 7ème art marocain dans la catégorie des courts-métrages.

    Au cours d'une conférence de presse, tenue sur les lieux de l'attaque terroriste contre un bus de la garde présidentielle, en novembre 2015, les organisateurs ont indiqué que la cinquantième édition des JCC rendra hommage à de prestigieux noms du grand écran, notamment le défunt Youssef Chahine, le Sénégalais Djibril Diop Mambety, le Burkinabé Idrissa Ouedraogo et l'Iranien Abbas Kiarostami.

    L'année dernière, le film marocain "L'Orchestre des aveugles" de Mohamed Mouftakir a remporté le Tanit d'or des Journées cinématographiques de Carthage.




    MAP / 20.10.2016
    http://www.menara.ma/fr/menara-mag/...ition-officielle-au-festival-de-carthage.html
     
  5. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Retour sur le parcours iconoclaste
    de Mohamed Choukri

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    Une brochette d'acteurs culturels à la ville du Détroit ont célébré le 13ème anniversaire de la disparition de feu Mohamed Choukri.

    L'occasion de se remémorer le parcours littéraire iconoclaste d'un romancier hors pair ayant marqué de son empreinte la création contemporaine.


    Cette célébration, qui a eu lieu vendredi dernier, est aussi une occasion pour s'arrêter sur la vie littéraire du défunt écrivain et ses contributions colossales pour imposer un genre littéraire, qui bien qu'il ait suscité de nombreuses controverses aussi bien en termes de contenu que de forme, a accordé une nouvelle dimension à la littérature en abordant des sujets rarement approchés par les hommes de plume.

    A travers ses romans et récits hors pair, feu Mohamed Choukri a su conquérir le cœur des simples lecteurs mais a su aussi attirer les critiques et les chercheurs, qui voyaient dans ses créations une particularité dans la description de la réalité, en divulguant des questions sociétales "audacieuses" brisant ainsi le silence sur des sujets jadis tabou.

    Malgré l'attachement du défunt romancier à la ville de Tanger qui l'a vu grandir, feu Mohamed Choukri jouissait d'une grande notoriété à l'échelle nationale et internationale et a été longtemps considéré comme l'une des figures emblématiques de la littérature marocaine contemporaine ayant contribué à la construction d'un édifice littéraire dépassant les frontières vers un monde cosmopolite. Sa littérature est devenue "une école" distinguée par son talent de narrateur et sa détermination de braver des conditions peu favorables en continuant sur le chemin qu'il s'est tracé, reflétant ainsi sa personnalité "bohémienne".

    Sans doute, le défunt écrivain fût une personne peu ordinaire, mais cela n'a pas empêché ses fans et ses amis à le considérer non seulement comme étant un talent, mais comme un mode littéraire singulier qu'il a inauguré lui-même et qui lui a valu une célébrité et une popularité incomparables tant à l'intérieur qu'à l'étranger.

    Malgré l'écoulement de 13 ans depuis sa disparition, Mohamed Choukri dont le nom reste associé à celui de Tanger mérite plus qu'une distinction, puisqu'il a su traduire dans ses récits et romans autobiographiques les frustrations d'une existence malheureuse, sans pour autant tomber dans le misérabilisme et céder à l’amertume, perpétuant son nom dans la mémoire littéraire du Maroc.

    La célébration de son anniversaire reste aussi une occasion pour consacrer le principe de la reconnaissance du grand apport littéraire de l'auteur du best-seller "Le pain nu", "Le temps des erreurs", "Le fou des roses", "Zoco chico" et "Paul Bowles, le reclus de Tanger", entres autres.




    Menara.ma / 21.11.2016
    http://www.menara.ma/fr/menara-mag/...-parcours-iconoclaste-de-mohamed-choukri.html

     
  6. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Il y a longtemps que j'ai lu "Le pain nu".
    C''est un très beau roman.
     
  7. titegazelle

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    La plus grande "Tanjia" du monde
    présentée à la Place Jemaa el-Fna

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    L'Association des restaurateurs de la Place Jemaa El Fna a organisé, vendredi à Marrakech, une cérémonie festive pour présenter la plus grande "Tanjia" qui fera son entrée au Guinness des records.

    Cette "Tanjia", préparée selon les normes de la gastronomie marocaine authentique, a atteint 3 mètres de hauteur et un mètre de largeur et contient environ 300 kg de viande de bœuf.

    Cette cérémonie festive, qui a connu la présence du Wali de la région Marrakech-Safi, Abdelfettah Labjioui, des autorités et élus locaux et des personnalités civiles et militaires, a été marquée par la participation de plusieurs troupes folkloriques et la dégustation de ce plat emblématique de la cité ocre par les visiteurs marocains et étrangers de la Place Jemaa El Fna.

    Selon le président de l'Association des restaurateurs de la Place Jemaa El Fna, Mbareck Bendich, l’organisation de cette cérémonie intervient en commémoration du 18ème anniversaire de la Fête du Trône, précisant que ce plat marrakchi a été préparé de façon traditionnelle par les artisans de la ville de Tamesloht.

    La Tanjia, qui est une recette typique de la ville de Marrakech, est un plat traditionnellement cuit pendant de longues heures dans les cendres des fours publics de la cité ocre.



    Menara avec map / 29.07.2017
    http://www.menara.ma/fr/actualités/...-monde-présentée-à-la-place-jemaa-el-fna.html

     

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