Chute du taux de remplissage des barrages de 74,6% à 54,1%

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 10 Juin 2005.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Situation inquiétante au 1er juin 2005 : Le Maroc face à la crise de l’eau.
    Le Maroc fait actuellement face à la problématique du développement et de gestion durable des ressources en eau. Caractérisées par une grande disparité géographique et une forte sensibilité aux aléas climatiques, les ressources en eau limitées dont il dispose subissent la forte pression d’une demande qui résulte de la croissance de la population, de l’amélioration des conditions de vie et des implications du développement économique.



    Ainsi, au cours de la période allant du 14 septembre 2004 au 31 mai 2005, le volume des apports en eau enregistrés au niveau de l’ensemble des retenues de barrages, est évalué à près de 3396 millions de m3. Comparativement à la même période de l’année écoulée, ces apports sont déficitaires de 67% et de 70% par rapport aux apports moyens de la même période.

    Une grande partie de ce déficit a touché spécialement les barrages de Oued El Makhazine, Mansour Eddahbi, Hassan Addakhil, Al Wahda, El Kansera et Mohamed V.

    Le volume d’eau stocké dans les retenues des barrages au 1er juin 2005 est évalué à près de 7979 Mm3, soit un taux de remplissage de 54,1% contre 74,6% enregistré à la même date de l’année dernière.

    Avec la croissance rapide de la demande en eau, la situation devient de plus en plus inquiétante, ainsi les fournitures d’eau réalisées au cours de la période allant du 1er septembre 2004 au 31 mai 2005 ont atteint 3856 millions de m3 dont 2554 m3 destinés à l’irrigation, 380 m3 destinés à la production exclusive d’énergie. Un volume de 210 millions de m3 a été dérivé du barrage Allal El Fassi vers le barrage Idriss 1er à travers la galerie et l’usine hydroélectrique de Matmata.

    La rareté de l’eau et son irrégularité dans le temps et dans l’espace, sont les principales contraintes auxquelles se heurte le développement des ressources en eau au Maroc.

    Le taux des ressources en eau naturelle par habitant se détériore de plus en plus. Le taux moyen relativement faible dissimule, en réalité, une situation beaucoup plus préoccupante car il varie de 2000 m3/hb/an à 150 m3/hab/an. Pour l’ensemble du Maroc, ce taux se situera autour de 745 m3 à l’horizon 2020.

    A cette date, près de 13 millions d’habitants, représentant près du tiers de la population totale du pays, disposeront de moins de 500 m3/hab/an, considéré comme seuil de manque d’eau chronique.

    Dans ce contexte, il est illusoire de croire qu’il est possible de continuer ainsi, les responsables devraient gérer avec efficience ladite situation et faire face à cette rareté de l’eau et son irrégularité.

    Asmaâ RHLALOU
    L'opinion
     

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