CIGARETTES: POURQUOI L’USINE ALTADIS EST À L'ARRÊT

Discussion dans 'Scooooop' créé par Med Omar, 8 Février 2011.

  1. Med Omar

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    CIGARETTES: POURQUOI L’USINE ALTADIS EST À L'ARRÊT
    • A L’ORIGINE: UNE RUPTURE DES VIGNETTES DE CONTRÔLE FISCAL
    • 100 OUVRIERS INTÉRIMAIRES AU CHÔMAGE TECHNIQUE

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    Des buralistes commencent à craindre des ruptures de stocks sur certaines marques produites localement, principalement Marquise

    Premier couac depuis l’entrée en application du marquage fiscal chez le cigarettier Altadis, groupe Imperial Tobacco. La principale usine de production, basée à Aïn Harrouda (région de Casablanca), est à l’arrêt depuis mercredi 2 février. A l’origine de cet arrêt: des ruptures dans la fourniture de vignettes de contrôle fiscal. Des timbres fournis par la société suisse Sicpa.
    Les premières répercussions de cet incident se manifestent déjà via la mise en chômage technique d’une centaine d’employés intérimaires à l’usine. Des buralistes commencent aussi à craindre des ruptures de stocks sur certaines marques produites localement, principalement Marquise. Les recettes fiscales collectées pour le Trésor public risquent aussi d’être affectées. Le problème intervient dans un contexte particulier, marqué par deux événements majeurs: la suppression du monopôle dans l’importation et la distribution en gros de tabac manufacturé ainsi que l’entrée en application du marquage fiscal instauré par la loi de finances 2010. Une mesure qui se traduit par un surcoût de l’ordre de 400 millions de DH par an chez Altadis Imperial Tobacco!
    De sources concordantes, avant même l’entrée en application du marquage fiscal, le cigarettier a mené plusieurs étapes de pourparlers avec l’argentier du Royaume afin de négocier les modalités d’application de cette décision, surtout en ce qui concerne le coût défini pour cette opération. En vain! Surtout que ce processus de marquage a déjà été appliqué aux Brasseries du Maroc il y a un an déjà. Donc, auprès des Finances, pas question de renoncer à ces recettes.
    En revanche, les opérateurs ont été invités à répercuter le coût de cette opération sur le consommateur final. Ce principe de la répercussion du surcoût ainsi engendré sur le prix des cigarettes devait être concrétisé par une nouvelle proposition des prix des tabacs, à présenter par l’opérateur. Proposition que devait entériner Mezouar. Sauf qu’entre-temps, le timing (mi-janvier) ne se prêtait plus à une hausse quelle qu’elle soit. «La révolution du Jasmin en Tunisie, suivie par les manifestations musclées en Egypte ont plaidé en faveur de l’annulation de toute hausse des tarifs quel que soit le produit», fait remarquer une source proche du dossier.
    Ce qui pose surtout problème dans le marquage fiscal, c’est la tarification arrêtée de commun accord entre la Douane et Sicpa. Elle a été fixée à 50 centimes. Or, selon des benchmarks, la même entreprise Sicpa applique des tarifs nettement inférieurs dans des pays comme la Turquie (l’équivalent de 5 centimes), Philippines (6 centimes), Canada (4 centimes), Russie (2 centimes), ou encore l’Italie (2 centimes)…
    Outre ce début de polémique sur fond de marquage fiscal, le marché du tabac au Maroc pèse pour quelque 13 milliards de DH! Le chiffre d’affaires brut est évalué à 13 milliards de DH. Selon une étude récente, un Marocain sur 3 fume des cigarettes.
    Le réseau de distribution actuel est estimé à quelque 20.000 débits. Le fabricant-distributeur unique revendique plus d’une vingtaine de centres de distribution. Sa logistique couvre toutes les régions administratives du Maroc.
    De l’avis d’experts, le reproche récurrent des fabricants envers Altadis, qui avait un statut de distributeur multimarques avant son rachat par Imperial Tobacco, reste la mise en avant de ses propres marques. Ce qui explique par exemple que des marques comme Gauloise ou encore Fortuna ont été propulsées à la tête des ventes il y a quelques années.


    Amin RBOUB

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