Cinq soldats marocains agonisent à Tindouf

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 2 Août 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Dans les geôles du « Polisario », et loin des yeux de la communauté internationale, cinq prisonniers marocains, des soldats, agonisent sans la moindre assistance médicale et humaine.

    Laissés à leur sort, ils sont en train de mourrir à petit feu. A longueur de journée, ils souffrent et attendent la délivrance.

    Il s’agit de cinq soldats marocains capturés entre 1985 et 1989, et qui étaient tous en bonne et parfaite santé, mais malheureusement aujourd’hui et d’après le président de l’Association des familles des martyrs et disparus du Sahara marocain, « ils ne sont que des squelettes qui attendent la mort ».

    Ces cinq soldats sont :

    Mohamed Bouzloul Abdelali Kadour, capturé le 19 août 1985 et qui souffre de toux brutale et de fièvre élevée, causées par un cancer du larynx.

    Mohamed El Jabli Driss Bouaza, capturé le 3 août 1986 et qui souffre de douleurs très aiguës dans la poitrine, les bras, les poignets et la mâchoire.

    Mohamed Elarbi Kamal, capturé le 18 novembre 1987, souffre de fourmillements dans les mains et d’une paralysie du nerf cubital, dus à la torture aveugle qu’il avait subie.

    Hassan Sadrati Mohamed Lahsen, capturé le 18 août 1988, souffre depuis des années d’une insuffisance rénale, causée par des brûlures très graves que les geôliers lui ont fait subir.

    - Mohamed Bouchoua Ali Abdelwahed, capturé le 8 novembre 1989, souffre de brûlures d’estomac et d’un ulcère gastrique depuis des années.

    De ces informations qui nous ont été fournies par l’Association des fils des martyrs et disparus du Sahara marocain, et que nous avons vérifiées auprès d’ex-hauts responsables du « Polisario », qui ont rallié le Maroc, il ressort que ces cinq personnes, emprisonnées et privées de médicaments, sont en danger de mort.

    De même, les mêmes sources nous ont confirmé qu’aucun des prisonniers marocains à Tindouf, dont le nombre s’élève à 408, n’a été hospitalisé ou ausculté par un médecin.

    Le rapport du Comité International de la Croix Rouge (CICR) du 22 janvier 2005 indique clairement « la détérioration de l’état de santé des Marocains qui se trouvent en captivité et réitère son appel pour qu’ils soient libérés, conformément aux dispositions du Droits International Humanitaire », lit-on dans ce rapport publié le 22 janvier de cette année.

    Les mêmes informations qui prouvent la dégradation très sérieuse de la santé de tous les prisonniers marocains à Tindouf ont fait l’objet d’un rapport publié en 2003 par la Fondation France-Liberté qui a parlé de « maladies nombreuses liées au travail forcé, au manque d’hygiène et à l’alimentation très insuffisante (colites, gastralgies, ulcère, maladies rhumatismales ; maladies des yeux, pathologies neuro-psychiatriques importantes, insomnies, et d’absence de soins) ».

    Devant de telles conditions, la communauté internationale doit prendre ses responsabilités et agir avant qu’il ne soit trop tard : La conscience internationale ne pourra jamais oublier ou effacer le cas de Mohamed Lahmadi, qui a passé un quart de siècle en captivité, libéré et rapatrié au Maroc dans un état critique le 22 janvier 2005, et qui est décédé le surlendemain à l’hôpital militaire de Marrakech.

    Aujourd’hui, cinq autres prisonniers agonisent et risquent de passer l’arme à gauche si la communauté internationale n’intervient pas. Et le plus tôt sera le mieux.


    Source: L'OPINION.

     

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