Climat (en cours)

Discussion dans 'Bibliothèque Wladbladi' créé par titegazelle, 3 Avril 2013.

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  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Climat

    Le climat correspond à la distribution statistique des conditions atmosphériques dans une région donnée pendant une période de temps donnée. Il se distingue de la météorologie qui désigne l'étude du temps à court terme et dans des zones ponctuelles. L'étude du climat est la climatologie.

    La détermination du climat est effectuée à l'aide de moyennes établies à partir de mesures statistiques annuelles et mensuelles sur des données atmosphériques locales : température, pression atmosphérique, précipitations, ensoleillement, humidité, vitesse du vent. Sont également pris en compte leur récurrence ainsi que les phénomènes exceptionnels.


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    Description : carte des climats améliorée
    Date : 21 janvier 2009
    Source : Travail personnel
    Auteur : Roumaru
    Ce fichier est sous licence Creative Commons Paternité – Partage des conditions initiales à l’identique
    3.0 Unported, 2.5 Générique, 2.0 Générique et 1.0 Générique.
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    Terminologie

    Le terme «climat» apparait dans la langue française au XII[SUP]e[/SUP] siècle comme dérivé du latin climatis qui provient du grec klima qui désigne l'inclinaison de la Terre par rapport au Soleil. Les premiers découpages climatiques en effet ont été établis selon l'inclinaison des rayons du Soleil par rapport à l'horizon. La première description d'un climat a été effectuée par Xia Xiao Zheng, au XX[SUP]e[/SUP] siècle av. J.-C.. La notion de changement climatique, et celle de réchauffement climatique se réfèrent au climat planétaire et à ses variations globales et locales.

    Selon Antoine César Becqurel qui en 1865 cite Alexander von Humboldt, le climat d'un pays est :
    «La réunion des phénomènes calorifiques, aqueux, lumineux, aériens, électriques, etc. qui impriment à ce pays un caractère météorologique défini, différent de celui d'un autre pays, placé sous la même latitude et dans les mêmes conditions géologiques. Selon que l'un de ces phénomènes domine, on dit que le climat est chaud, froid ou tempéré, sec ou humide, calme ou venteux.
    On considère toutefois la chaleur comme exerçant la plus grande influence : viennent ensuite les quantités d'eau tombée dans les diverses saisons de l'année, l'humidité ou la sécheresse de l'air, les vents dominants, le nombre et la répartition des orages dans le cours de l'année; la sérénité ou la nébulosité de l'air; la nature du sol et celle de la végétation qui le recouvre, selon qu'elle est spontanée ou le résultat de la culture».

    Cause du climat
    Les systèmes climatiques sont causés par l'ensemble des interactions entre l'atmosphère, les eaux de surface, la cryosphère, la lithosphère et la biosphère de la Terre, qui sous l'effet du rayonnement solaire, détermine le climat de la planète. L'énergie reçue est absorbée différemment par les diverses composantes. Les océans représentent le principal réservoir de la chaleur capturée et d'humidité. Ils l'échangent principalement avec l'atmosphère. La position des courants marins et leur température déterminent donc une grande partie du climat. D'autre part, les continents et surtout le relief introduisent des barrières physiques à ces échanges qui modifient grandement la distribution des précipitations, de la chaleur et de la végétation.

    Familles de climat
    Il existe de nombreuses méthodes de classification des climats, elles dépendent des données observées et leur choix est fonction des buts recherchés par les observateurs. Une des plus connue est la classification de Köppen.

    Climats tropicaux humides
    Ce climat est présent de part et d’autre de l’équateur, parfois jusqu’à 15 à 25 degrés de latitude nord et sud. La température mensuelle moyenne est toute l’année au-dessus de 18°. On distingue une saison sèche et une saison humide. Plus l’on s’approche de l’équateur et plus la saison humide s’allonge. Les littoraux tropicaux à l’ouest peuvent subir une variation très importante de température.

    Climats tropicaux secs
    Le climat tropical sec est caractérisé par une évaporation supérieure aux précipitations et une température moyenne annuelle supérieure à 18 °C. On distingue quelques mois où les précipitations peuvent se produire. La végétation est parfois absente. Il s'étend entre 10 et 35 degrés de latitude nord et sud. Ce climat est caractéristique des régions désertiques ou semi-désertiques des grandes régions continentales souvent entourées de montagnes, à l'ouest et au centre des continents.

    Climats subtropicaux
    Ce type de climat se rencontre à des latitudes comprises entre 45 et 70° et exceptionnellement jusqu'à 100° au nord du bassin méditerranéen occidental. Ces climats subissent l'influence de masses d'air tropicales pendant les mois d'été, leur apportant de fortes chaleurs. En revanche, ils connaissent une vraie saison froide, même si celle-ci est modérée, sous l'influence de masses d'air polaire. En outre, si le ressenti est agréable (douceur, ensoleillement), ces climats sont aussi sujet à des phénomènes brutaux (orages, inondations, tempêtes tropicales, cyclones).
    Généralement deux types de climats peuvent être qualifiés de subtropicaux : le climat méditerranéen sur les façades occidentales et le climat subtropical humide sur les façades orientales. Si ces deux climats ont en commun un hiver relativement doux et humide (même si un coup de froid n'est jamais exclu), les masses d'air tropical en été apportent des situations bien différentes. Le climat méditerranéen connait l'aridité estivale, alors que le climat subtropical humide subit une chaleur très moite.
    Les climats subtropicaux, par leur saison froide en hiver, peuvent aussi être qualifiés de "climats tempérés" ou "climats tempérés chauds".

    Climats dits tempérés
    Ce climat est en général caractérisé par les saisons tempérées, ainsi dit une saison froide (hiver) et une saison chaude (été). On le divise en deux grands sous-groupes : le climat océanique avec des étés frais et des hivers doux et humides influencés par la proximité des océans où l'on retrouve les courants chauds (façade ouest des continents) et le climat continental avec des étés chauds et orageux et des hivers froids et plutôt secs (façade est des continents).
    Le climat océanique est marqué par une amplitude thermique faible (plus ou moins 10°), qui s'accentue dans l'intérieur des continents (jusqu'à 40°). Les précipitations sont de l'ordre du mètre et surtout bien réparties. On le retrouve entre 35 et 50 degrés de latitude dans l'hémisphère nord et sud (Paris, Londres, Dublin, Oslo, etc..). Berlin en serait la limite orientale en Europe. Certains auteurs parlent de climat hyperocéanique pour la bande de terre où l'influence de l'océan est journalière par la brume de mer (Vancouver, Seattle, Rouen, Bruxelles, etc.).

    Le climat continental se distingue par une amplitude thermique forte (dépassant les 40°) et des précipitations de l'ordre du mètre mais réparties surtout pendant la période estivale. L'influence de l'océan ne pouvant se faire sentir vue la direction générale des vents, c'est l'humidité due à l'évapotranspiration des terres (forêts et marécages) et des lacs qui fournit les précipitations (Montréal, Toronto, Chicago, Minneapolis, Winnipeg, Calgary). Les villes côtières des façades orientales subissent surtout ce climat malgré leur proximité des océans (New York, Boston, Washington, Shanghai, Séoul). Là aussi certains auteurs parlent de climat hypercontinental pour les régions intérieures des grands continents où seule la terre influence le climat (Yakoutsk, Irkoutsk (Sibérie), Dawson, Klondike, Yellowknife (Canada). Les températures extrêmes sont souvent étonnantes (+36 °C et -64 °C pour Snag au Yukon).

    Il existe également un climat de type méditerranéen caractérisé par des étés chauds et très secs, d'où de nombreux incendies de forêts, et des hivers doux et humides avec des précipitations violentes susceptibles d'entraîner des inondations. Ce climat favorisé par la proximité de la méditerranée peut se rencontrer dans d'autres parties du monde (Afrique du Sud, Chili ...)

    Climats subarctiques
    Ce climat est un intermédiaire entre le climat tempéré et le climat polaire. Les étés sont moins chauds et les hivers plus rigoureux que dans le climat tempéré. La végétation correspond à la forêt boréale ou Taïga. On ne retrouve ce type de climat que dans l'hémisphère nord : partie centrale de tout le Canada, majeure partie de la Russie et nord-est de la Chine. C'est une région peu habitée aux étés courts et frais. Les quelques villes connues sous ce climat sont : Labrador City, Schefferville, Chibougamau, Rouyn-Noranda, Timmins, Uranium City, Fort McMurray au Canada (toutes des villes minières). En Eurasie, la Sibérie occidentale correspond à ce climat et l'on y retrouve peu de villes ou villages connus hormis Moscou qui est à la limite des climats tempéré continental et subarctique. Le climat subarctique correspond à l'appellation « climat tempéré froid sans saison sèche avec aucun mois chaud (+22 °C) » (Dfc) de Köppen.

    Climats polaires
    Le climat polaire est caractérisé par des températures froides toute l'année, le mois le plus froid étant toujours au-dessous de -40 °C. La température moyenne mensuelle dépasse -50 °C sur les inlandsis. Vent fort et persistant, le blizzard. Il est caractéristique des côtes nord de l'Amérique, de l'Europe et de l'Asie, ainsi que du Groenland et de l'Antarctique.
    Une classification plus simple et plus communément utilisée existe aussi. Elle permet d'identifier un climat par un simple diagramme ombrothermique. Chaque climat, exception faite du climat équatorial, a deux diagrammes types, l'un pour les régions de l'hémisphère nord, l'autre pour l'hémisphère Sud. Si le climat équatorial n'a pas cette caractéristique, c'est qu'il ne connaît pas de saisons, et se trouve près de l'équateur.

    Diversité climatique

    Climats régionaux
    L'échelle des climats régionaux ou mésoclimats, qui s'applique à des régions de plusieurs milliers de kilomètres carrés, soumises à certains phénomènes météorologiques bien particuliers (Sirocco, vent venu du désert) du fait de l'interaction entre la circulation générale et le relief. Le climat de l'Alsace, asséché par l'effet de foehn, fournit un exemple typique de climat régional.

    Climats locaux
    L'échelle de ces climats s'applique à des sites qui s'étendent sur quelques dizaines de kilomètres carrés tout au plus en moyenne. Cette échelle du climat reste en rapport étroit avec les particularités environnementales d'un espace peu étendu. La présence de reliefs (monts induisant des vallées, relief de cuesta,...), d'étendues aquatiques (lacs, océan, rivières,...) va influer sur les phénomènes de vents, d'humidité et d'écarts de température. En fond de vallée par exemple, au lever du jour, la température sera beaucoup moins élevée qu'au sommet des versants en adret, pourtant situé à quelques kilomètres de là. La circulation, les échanges entre masses d'air locales ne seront ainsi pas les mêmes que dans la vallée voisine, peut être orientée différemment par rapport au soleil. Ces particularités peuvent avoir une origine humaine — il s'agit essentiellement du climat urbain — ou être entretenues par un milieu naturel tel qu'un rivage marin ou lacustre ou bien une forêt.

    Microclimats
    Cette échelle, enfin, concerne des sites peu étendus grands d'une centaine de mètres carrés, parfois beaucoup moins. Les traits spécifiques de la topographie et de l'environnement à petite échelle — bâtiments et obstacles divers, couvert végétal, niches rocheuses... — modifient dans ce cas sur des aires réduites, mais de façon parfois très notable, les caractéristiques générales du courant aérien, de l'ensoleillement, de la température et de l'humidité.


    Variabilité climatique
    Le climat global varie incessamment à toutes les échelles de temps - temps profond géologique (centaine à dizaine de millions d'années), temps du Quaternaire (million d'années), temps de la préhistoire et de l'histoire humaines ( dizaine de milliers à millier d'années), temps de l'époque actuelle ( centaine à dizaine d'années), selon une oscillation non cyclique continue enchaînant des périodes, des stades et des phases plus ou moins longs de chauds et de froids relatifs plus ou moins intenses. Les causes possibles de ces variations sont essentiellement naturelles - activité solaire, mouvements de la Terre, météorites, tectonique globale, orogenèse, volcanisme..., accessoirement humaines - gaz à effets de serre... ; innombrables, la plupart sont inconnues ; quelques-unes qui nous sont plus ou moins accessibles sont les sujets de discussions scientifiques, écologiques, politiques, médiatiques.. plus ou moins mêlées, au cours desquelles des opinions apparemment inconciliables sont exprimées, souvent de façon péremptoire mal fondée.


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    Nom de la page : Climat
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    Source : Article Climat de Wikipédia en français (auteurs)
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    Dernière édition: 15 Février 2014
  2. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Système climatique


    Le système climatique est l'ensemble des interactions entre l'atmosphère, les eaux de surface, la cryosphère, la lithosphère et la biosphère de la Terre, qui sous l'effet du rayonnement solaire, détermine le climat de la planète.

    Fonctionnement général

    Le système climatique de la Terre est surtout dirigé par deux éléments: l’atmosphère et l’océan. Ces deux masses d’eau et d’air règnent tout deux sur l’ensemble du système climatique mondial et les climats sont générés par un échange important d’énergie entre ceux-ci. Ainsi l’énergie directement reçue du Soleil, sous forme d'ondes courtes, est captée par les mers et les continents selon l'albédo de leur surface et la végétation qui couvre les continents. Ainsi la banquise renvoie par réflexion vers l’espace une grande quantité d’énergie alors que la mer l'absorbe de façon importante. L'essentiel de l'énergie thermique reçue est captée dans les zones intertropicales. C'est là que l'intensité des rayons solaires est la plus importante et la plus régulière.

    L'énergie absorbée chauffe les océans et la surface des continents. L’océan a une mémoire thermique beaucoup plus importante que l’atmosphère, il est donc la réserve de chaleur des climats. Cette réserve est cependant très inégale. En effet de multiples agents influent sur la chaleur de l’océan. La force de Coriolis, due à la rotation de la terre, crée les courants marins qui font circuler la chaleur. De même la variation de la salinité de l’océan fait varier la densité de ce dernier. Cette variation, due à l’évaporation, permet à l'eau plus dense de plonger en profondeur près des pôles et celle moins dense de faire surface près de l'équateur. On appelle cette circulation la circulation thermohaline.

    Lorsque les courants plongent, ils se refroidissent et ne se réchauffent qu’une fois revenus en surface. Cette chaleur diffusée dans l’air est ensuite répartie par les vents. On peut donc considérer l’océan comme la chaudière de la Terre et l’atmosphère comme les radiateurs qui diffusent la chaleur. L’océan distribue la chaleur emmagasinée en zone tropicale pour la redistribuer vers l’atmosphère de zones tempérées. Cette énergie calorique est transmise à l’atmosphère de trois façons différentes :

    • Par chaleur latente : l’évaporation naturelle de l’eau, sous forme gazeuse, transporte de l’énergie calorique et par ce biais réchauffe l’atmosphère ;
    • Par chaleur de rayonnement : l’océan émet par infrarouges des rayons à la longueur d’onde correspondant à sa température. L’énergie transportée par ce rayonnement est captée par l’atmosphère ;
    • Par chaleur sensible : les deux corps étant constamment en contact, de l’énergie est échangée par conductivité.
    Pour que ce transfert de chaleur s’effectue, il faut que l’atmosphère soit plus froide que le courant. En raison de sa capacité thermique, l'océan ne verra sa température varier que très peu d'une saison à l'autre, et la différence de température entre les deux milieux ne dépendra que de celle de l’atmosphère. C’est donc en hiver que le transfert de chaleur sera le plus intense.

    Influence des courants marins

    Les courants de surface transportent la chaleur vers les pôles et échangent celle-ci avec l'atmosphère au contact des vents plus forts tout au long du trajet. Parmi ceux-ci, le Gulf Stream constitue la source de chaleur qui réchauffe la côte Ouest de l’Europe et une partie de la côte Est de l'Amérique du Nord. À cause de la force de Coriolis, ce courant qui passe près des Antilles s’écarte de la boucle intertropicale et se dirige vers la côte nord-ouest de l’Europe en passant près de la côte est des États-Unis. Au cours de ce périple, l'océan et l'atmosphère échangent constamment de l’énergie. L'air chaud résulte directement des trois phénomènes précédemment expliqués. Les vents déplacent ensuite l'air réchauffé.

    Le long de son trajet, le Gulf Stream offre alors un climat tempéré. Ainsi en Europe, Berlin (52°30′2″N) connaîtrait le même climat qu'Edmonton (53°37′19″N) au Canada, un climat continental à étés très chauds et hivers très rigoureux, sans l'effet de ce courant alors que ces deux régions sont à des latitudes similaires. En effet, la circulation générale d'Ouest amène l'air doux vers la côte. Son effet est notable du golfe de Gascogne jusqu'à la Scandinavie du Sud. Dans ces régions, son influence se traduit par un climat océanique caractérisé par une grande douceur en hiver et une importante humidité. De la même manière, la côte de la Virginie aux États-Unis a un climat beaucoup plus doux que sa région intérieure.

    Cette influence du Gulf Stream sur le climat peut être comparée à son jumeau dans le Pacifique, le Kuroshio. Ce courant, qui débute dans l’Ouest du Pacifique près de Taïwan et se dirige par la suite vers le Nord-Ouest à travers le Pacifique, a un fonctionnement analogue à celui du Gulf-Stream et transporte les eaux chaudes tropicales vers les régions polaires. Il influence fortement le climat de la côte Ouest de l'Amérique du Nord et de la côte du Japon. Il donne ainsi un climat pluvieux dans le Golfe d'Alaska, à la même latitude que l'Arctique canadien, et permet des températures plus douces tout le long de la côte nord-américaine par rapport aux latitudes équivalentes de l'autre côté des montagnes Rocheuses. Son effet est cependant modéré par la présence d'un courant d'eau froide venant du nord, le courant de Californie, qui passe le long de la côte.

    Plus on s'éloigne des régions océaniques, plus la chaleur apportée s’estompe et donc plus la température diminue. Le relief est le second facteur limitatif. Ainsi, l’air chaud entrant dans les terres est soulevé par le relief. Ce soulèvement adiabatique le refroidit et l'humidité qui s'y trouve se condense sous forme de nuages et de précipitations. L'air peut parfois arriver à passer en aval des obstacles en un effet de foehn, mais les reliefs montagneux comme les Alpes, les Pyrénées ou les Rocheuses permettent les intrusions d'air froid des pôles.


    Circulation atmosphérique / Article détaillé ici : #4

    La circulation atmosphérique change continuellement mais le patron de base est relativement constant. Les dépressions des latitudes moyennes ou les cyclones tropicaux individuels se développent un peu partout selon une prédictibilité parfois proche de la théorie du chaos mais l'ensemble moyen du patron atmosphérique est stable et dépend de l'équilibre entre la répartition de la pression atmosphérique et la force de Coriolis due à la rotation.
    On distingue trois zones de circulation des vents entre l'équateur et les Pôles. La première zone est celle de Hadley qui se situe entre l'équateur et 30 degrés N et S où l'on retrouve des vents réguliers soufflant du nord-est dans l'hémisphère nord et du sud-est dans celui du sud : les alizés. Les navigateurs à voile ont depuis longtemps utilisés cette zone de vents réguliers pour traverser les océans. La seconde se situe aux latitudes moyennes et est caractérisée par des systèmes dépressionnaires transitoires sous une circulation d'altitude généralement d'ouest, c'est la cellule de Ferrel. Finalement, la cellule polaire se retrouve au nord et au sud du 60[SUP]e[/SUP] parallèle avec une circulation de surface généralement d'est.
    Entre ces trois zones, on retrouve les courant-jets circulant autour de la planète à une altitude variant entre 10 et 15 km et qui sont le lieu de frontogenèses. L’influence des courants marins donne lieu à une oscillation de la position des systèmes météorologiques mais il existe des endroits où on remarque en moyenne une pression qui correspond à des anticyclones ou des dépressions. La variation de la différence de pression entre ces systèmes va modifier le flux d'altitude et donc la trajectoire des systèmes de beau ou de mauvais temps.

    Oscillation nord-atlantique

    Ainsi dans l'Atlantique Nord ont a la dépression d'Islande et l'anticyclone des Açores. La variation temporelle de pression entre ces deux entités est appelée l'Oscillation nord-atlantique (NOA en anglais). Les variations climatiques hebdomadaires ou mensuelles, tant sur la côte l'Amérique du Nord que celle de l'Europe, dépendent de cette oscillation. La différence de pression moyenne peut être soit positive, soit négative et les effets sont particuliers à chacune de ces phases.

    En Europe, un ONA très positif, est relié à une circulation zonale d'ouest plus prononcée entre les deux entités car la différence de pression causant les vents est plus grande. De plus, l'anticyclone plus important sur les Açores fait remonter la circulation vers le nord. Ceci amène de l'air humide et plus frais en Europe. Les étés sont alors frais et les hivers doux mais pluvieux. Par contre, quand l'indice est négatif, la circulation est plus faible et plus au sud donnant des hivers froids et les dépressions se dirigent alors vers le bassin méditerranéen. Si l'indice est très négatif, les étés seront caniculaires et les hivers particulièrement froid. Les précipitations seront déplacées vers la Mer Méditerranée et l'Afrique du Nord.

    En Amérique, dans la phase positive, sur le nord et l'est du Canada ainsi que sur le Groenland, les hivers sont plutôt froids et secs. Le long de la côte Est des États-Unis, ils sont plutôt doux et humides. En effet, un creux barométrique d'altitude se forme le long de la côte et les vents deviennent du sud-ouest, empêchent la descente d'air arctique le long de la côte. Par contre les hivers de phase négative, le flux zonal se retrouve plus au nord. Le Groenland voit des hivers plutôt doux et la côte Est du continent nord-américain subit plus d'épisodes froids et de chutes de neige, dont de nombreuses tempêtes du Cap Hatteras et continentales.

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    Description : Variation de la trajectoire des systèmes météorologiques
    durant les périodes positives et négatives de l'indice d'oscillation nord-atlantique
    Date : 2008
    Source : Lamont Doherty Earth Observatory (funded by NOAA) found on these page and page
    Auteur : original author: Martin Visbeck et Heidi Cullen ; French version : Pierre_cb
    Ce média est dans le domaine public des États-Unis d’Amérique
    car son auteur est l’administration américaine
    comme précisé dans le code fédéral au
    Titre 17, Chapitre 1, Section 105.
    y compris tous les droits connexes et voisins.
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    Autres oscillations

    Il existe de nombreuses autres variations cycliques de l'atmosphère qui influencent l'échange air-mer. On a ainsi l'oscillation de Madden-Julian, l'Oscillation australe, l'Oscillation nord-atlantique, etc. Toutes celles-ci influencent la direction suivie par l'air doux ou l'air froid, et donc le climat d'un lieu particulier.


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    Nom de la page : Système climatique
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    Gulf Stream
    Le Gulf Stream est un courant océanique qui prend sa source entre la Floride et les Bahamas et se dilue dans l'océan Atlantique vers la longitude du Groenland après avoir longé les côtes européennes. Son nom est abusivement utilisé pour désigner la dérive nord atlantique, voire l'ensemble de la circulation de surface de l'océan Atlantique Nord.

    Découverte

    Il était probablement connu des Amérindiens Séminoles plusieurs siècles avant la découverte de l'Amérique. Dès 1513, lors de la découverte de la Floride, le navigateur espagnol Ponce de León remarque que ses navires sont emportés par un énorme et rapide courant d'eau chaude qui vient de l'actuelle mer des Antilles. Ce n'est qu'en 1770 que l'Américain Benjamin Franklin, alors responsable de l'administration des Postes fait réaliser une étude approfondie et une cartographie détaillée du Gulf Stream pour améliorer le temps de transport du courrier avec la Grande-Bretagne. Il participe lui-même aux études et ce travail aura un tel retentissement qu'il donnera lieu à la légende selon laquelle c'est lui qui l'aurait nommé, voire découvert. En réalité, l'existence du courant est largement connue et acceptée dès 1519.

    Étendue

    Le Gulf Stream est constitué de la fusion du courant de Cuba et du courant nord équatorial. Pour certains spécialistes, le courant de Floride est une partie du Gulf Stream entre le détroit de Floride et le cap Hatteras. Sur cette partie, il est proche du littoral et reste relativement stable. Sa température est comprise entre 24 °C et 28 °C. Au large de la Floride, le Gulf Stream est un véritable fleuve, de 30 à 150 km de large et de 300 à 1 200 m de profondeur, qui s'écoule à une vitesse de 2,5 m/s (9 km/h), et dont les bords sont visibles à l'œil nu. Il longe alors la côte vers le nord jusqu'au cap Hatteras, puis se dirige vers l'est en formant des méandres qui finissent par se détacher du courant principal sous forme de tourbillons qui s'atténuent en plusieurs jours ou quelques semaines.
    Ces tourbillons sont le principal mécanisme de ralentissement et de dilution du courant.
    La limite sud du courant se dilue rapidement dans l'océan dont la température et la salinité sont très peu différentes. Au contraire la limite nord-ouest constitue également la limite sud-est du courant du Labrador, froid et coulant en sens opposé.
    Au sud du Groenland on continue à observer des poches d'eaux plus chaudes mais le déplacement de l'eau ne se fait plus vers l'est que statistiquement, à une vitesse inférieure à 8 km/jour. Son déplacement instantané dépend de la vitesse et de la direction du vent, et du temps depuis lequel il souffle.

    Mécanisme

    Le Gulf stream s'est formé il y 4,1 Millions d'années durant le pliocène par la fermeture de l'isthme de Panama.
    Ce courant marin est propulsé et contrôlé par une combinaison d'interactions dont les forces éoliennes, les différences de densité de l'eau (température, salinité), les apports d'eau douce continentale, pluviale et la géographie des côtes. À noter que de légères différences d'altitude peuvent être mesurées par rapport à ce qui correspondrait à la surface moyenne d'équilibre statique des océans, mais ces différences moyennes d'altitude sont la conséquence des phénomènes dynamiques précités et non leurs causes.
    Le moteur de la circulation thermohaline est la différence de densité due à la salinité et à la température des eaux. Les eaux arctiques sont plus denses car elles sont plus froides et plus salées. Les eaux atlantiques sont moins denses car elles sont plus chaudes et moins salées. Les premières plongent donc sous les secondes en direction de l'Antarctique, créant une aspiration des eaux atlantiques vers le nord.

    Influence sur le climat

    En 1855, un lieutenant de marine des États-Unis, Matthew Fontaine Maury, publia The Physical Geography Of The Sea and its Meteorology. Il y posait l'hypothèse que le Gulf Stream jouait un rôle majeur dans la régulation des températures hivernales de l'ouest de l'Europe. À partir d'observations faites de part et d'autre de l'Atlantique, l'auteur concluait que le Gulf Stream, seule vraie source de chaleur locale était responsable du climat hivernal européen particulièrement doux. (15 °C de plus en moyenne que pour l'Est canadien). Mais ne disposant pas de relevés climatiques précis de haute-mer, l'auteur n'a pas distingué les climats «maritimes» de climats continentaux, en réalité fondamentalement différents.

    Selon cette théorie, c'est le Gulf Stream, chaud, qui transférerait en hiver son énergie thermique aux vents d'ouest froids, stabilisant le déséquilibre entre les couches atmosphérique et océanique, dû à un rayonnement solaire diminué. Les deux couches s'équilibreraient, réduisant de la sorte le refroidissement des températures. Cette théorie vieille de plus d'un siècle a été largement diffusée jusque dans les années 1990, notamment par les manuels de géographie et les Encyclopédies, sans pourtant jamais avoir été scientifiquement confirmée.

    On ignore encore l'importance exacte des impacts du Gulf Stream sur le climat européen continental ou océanique, ou sur la formation des nuages.
    En fait, le Gulf Stream pourrait jouer un rôle climatique, mais plus complexe et peut-être indirect. Il n'est en tous cas pas seul à expliquer la douceur relative des hivers européens. L'énergie thermique accumulée l'été par le continent eurasiatique, mais surtout par les mers est pour partie restituée l'hiver aux masses d'air poussées par les vents notamment au-dessus de l'Atlantique, sans que ces derniers connaissent les perturbations que leur imposent les chaînes montagneuses orientées Nord-sud qui bordent les Amériques.

    D'autre part, le courant océanique de jet, c'est-à-dire la déviation des vents par la rotation de la Terre, ou force de Coriolis apporte en hiver sur le continent, grâce aux vents d'Ouest dominants, de l'air océanique beaucoup plus doux que l'air continental. Or les vents dominants viennent de l'ouest en Europe et plutôt du Nord pour l'Amérique du Nord.
    Une étude publiée en 2002 par Richard Seager (climatologue de l'Université Columbia) étaye par des modèles l'hypothèse que l'effet du Gulf Stream est nettement moins important que l'effet des mouvements atmosphériques. Les simulations de Richard Seager laissent penser que l'écart hivernal de température moyenne observé entre l'est des États-Unis et l'ouest européen (à l'exception notable de la Norvège) n'est que peu lié au Gulf Stream, mais plutôt aux sens des vents dominants qui diffèrent : La présence des montagnes Rocheuses et la configuration géographique expliqueraient mieux les écarts de température, le vent à l'est des États-Unis venant du nord, tandis que le vent à l'ouest de l'Europe vient de l'ouest.
    Le Gulf Stream aurait dans les différents modèles testés par R. Seager un effet nettement plus faible, et son arrêt ne changerait rien au fait que l'Amérique du Nord resterait plus froide que l'Europe en hiver. Ses modèles suggèrent un refroidissement de l'ordre de 4,5 à 6 °C aux latitudes moyennes, et de l'ordre de 20 °C en Norvège, en cas d'arrêt du transport de chaleur océanique, mais également réparti de part et d'autre de l'Atlantique. Cet effet ne ferait alors, aux latitudes moyennes, que compenser le réchauffement global.

    Si un contraste existe entre Paris et Montréal, c’est à cause de la rotation de la Terre qui fait qu’aux latitudes tempérées, les bords Est des océans bénéficient d’un climat océanique : ils sont sous l’influence des vents d’ouest qui s’établissent entre les anticyclones subtropicaux et les zones dépressionnaires et qui dans leur parcours océanique puisent chaleur et humidité.

    Possibilités de disparition du Gulf Stream

    Des chercheurs ont émis l'hypothèse que le réchauffement climatique pourrait entraîner l'arrêt de la circulation thermohaline, par diminution de la salinité et augmentation de la température de l'océan Arctique. Cette circulation des eaux empruntant le Gulf Stream sur une partie de son trajet, la presse a entretenu l'idée que le Gulf Stream pourrait s'arrêter. En fait les débits concernés sont sans commune mesure. Le Gulf Stream est en bien plus grande partie la branche occidentale renforcée de la gyre océanique subtropicale de l'atlantique nord. Le moteur de cette gyre étant l'anticyclone des Açores et l'origine de celui-ci étant la différence de température entre l'équateur et le pôle Nord, l'arrêt de la circulation thermohaline n'aurait qu'une conséquence à peine décelable sur le Gulf Stream.

    Gulf Stream et marée noire du forage de la Deepwater Horizon (2010)

    Le courant marin qui circule dans le golfe du Mexique (le Loop current) a d'abord entrainé le pétrole vers le littoral de la Floride, puis un mois après l'accident, vers les plages de la station balnéaire de Key West, située à l'extrémité des Keys (la troisième barrière de corail au monde). Les modèles mathématiques laissent craindre un flux rapide vers l'Atlantique une fois que la nappe pourra sortir du Golfe, si les courants marins ont leur configuration habituelle.

    _________________________
    Nom de la page : Gulf Stream
    Source : Article Gulf Stream de Wikipédia en français (auteurs)

    ..........
     
  3. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Registre de température
    Le registre de température montre les fluctuations de la température de l'atmosphère et les océans au travers des différentes périodes de temps. L'information la plus détaillée existe depuis 1850, lorsque les mesures méthodiques fondées sur des thermomètres ont commencé. Il existe de nombreuses estimations de températures depuis la fin de la glaciation du Pléistocène, en particulier pendant l'époque courante de l'Holocène. Les périodes plus anciennes sont étudiées par la paléoclimatologie.
    La période instrumentale : à partir de 1850

    Des informations détaillées existent depuis 1850, lorsque les mesures méthodiques prises sur des thermomètres ont commencé.

    La température troposphérique
    (les relevés de température par satellite et ballon)

    Les mesures par ballon ont commencé à représenter une approximation d'une couverture mondiale dans les années 1920. Des satellites mesurent la température de la troposphère depuis décembre 1978.

    Plusieurs groupes ont analysé les données satellitaires pour calculer l'évolution des températures dans la troposphère. Tant à l'Université de l'Alabama (UAH) que pour la société privée, financée par la NASA, RSS ont trouvé une tendance à la hausse.

    Pour la basse troposphère, UAH a trouvé une tendance mondiale moyenne depuis 1978 de 0.140°C / décennie, jusqu'à janvier 2011. RSS a trouvé 0.148°C / décennie, jusqu'à janvier 2011.

    En 2004, Fu et al. ont relevé une tendance de 0,19°C / décennie sur l'ensemble des données RSS. Vinnikov et Grody ont trouvé une augmentation de 0,20°C / décennie entre 1978 et 2005, depuis lors les données n'ont pas été mises à jour.

    Proxy : cernes d'arbres, carottes de glace :
    les 2000 dernières années

    Des mesures par proxy peuvent être utilisées pour reconstituer les températures avant la période historique. Des quantités telles que la largeur des anneaux de croissance, la croissance du corail, les variations isotopiques, les sédiments océaniques et lacustres, les dépôts dans les cavernes, les fossiles, les carottes de glace, les températures de sondage et la taille des glaciers sont en corrélation avec les fluctuations climatiques. À partir de ceux-ci, on a pu reconstruire les températures par proxy pour les 2000 dernières années pour l'hémisphère nord, et sur des échelles de temps plus courtes pour l'hémisphère sud et les tropiques.

    La couverture géographique de ces proxies est nécessairement rare, et certains sont plus sensibles aux fluctuations rapides. Par exemple, les cernes des arbres, les carottes glaciaires, et les coraux montrent généralement une variation sur une échelle de temps annuelle, mais les reconstructions à partir de forages s'appuient sur des taux de diffusion thermique et les fluctuations à petite échelle sont effacées. Même les meilleurs enregistrements par proxy contiennent beaucoup moins d'information que pour les pires périodes d'observations, et la résolution spatiale et temporelle des reconstructions résultant est proportionnellement grossière. Raccorder ces proxies mesurés à une variable d'intérêt, telle que la température ou les précipitations, est non trivial. L'ensemble des données provenant de plusieurs proxies complémentaires couvrant des périodes qui se chevauchent et les zones sont rassemblées pour produire les reconstructions finales.

    Des reconstructions s'étendant sur 2 000 ans ont été effectuées, mais les reconstructions pour les 1 000 dernières années sont supportées par des données de bien meilleure qualité. Ces reconstructions indiquent:
    • les températures mondiales moyennes en surface au cours des 25 dernières années ont été plus élevées que pendant toute autre période comparable depuis l'an 1600, et probablement depuis 900 après J.-C.
    • il y a eu un petit âge glaciaire centré autour de 1 700 après J.-C.
    • il y a eu une période chaude médiévale centrée autour de l'an 1000, mais la date exacte et l'ampleur sont incertains et peuvent avoir montré des variations régionales.

    Proxies historiques indirect

    De même que les proxies numériques naturels (largeur des cernes, par exemple), il existe des données sur la période historique de l'humanité qui peuvent être utilisées pour établir les variations climatiques. Cela inclut des récits de foires sur la Tamise gelée, des rapports sur des bonnes ou mauvaises récoltes ; des dates de floraison de printemps ou d'agnelage ; des chutes extraordinaires de pluie et de neige, et des inondations ou des sécheresses inhabituelles. Cette information peut être utilisée pour déduire les températures historiques, mais généralement de manière plus qualitative que les proxies naturels.

    Des données récentes suggèrent qu'un soudain changement climatique de courte durée entre 2200 et 2100 avant notre ère a eu lieu dans la région entre le Tibet et l'Islande, avec certaines données suggérant un changement global. Le résultat a été un refroidissement et une réduction des précipitations. Ceci est considéré comme une des principales causes de l'effondrement de l'Ancien Empire d'Égypte.

    Paléoclimat
    (Paléoclimatologie)​

    De nombreuses estimations de températures passées ont été réalisées au cours de l'histoire de la Terre. Le domaine de la paléoclimatologie comprend les enregistrements de ces anciennes températures. Comme cet article est orienté vers les températures des dernières années, l'accent est mis ici sur les événements survenus depuis le retrait des glaciers du Pléistocène. Les 10 000 années de l'Holocène couvrent presque toute cette période, depuis la fin dans l'hémisphère Nord du millénaire de refroidissement du Dryas récent. L'Optimum Climatique Holocène était généralement plus chaud que le XXe siècle, mais de nombreuses variations régionales ont été enregistrées depuis le début du Dryas récent.

    Valeurs de longue durée à partir des carottes de glace:
    les 800 000 dernières années

    Les valeurs les plus récentes relevées avec des carottes de glace en Antarctique faite par l'EPICA atteignent 800 000 ans. Il existe quelques sites avec des valeurs encore plus anciennes; beaucoup d'autres atteignent plus de 100.000 ans. Le données de l'EPICA couvrent huit cycles glaciaires / interglaciaires. Les carottes provenant du NGRIP au Groenland couvrent plus de 100 000 ans, avec 5 000 dans la période interglaciaire Eémien. Alors que les signaux à grande échelle sont clairs, il y a des problèmes d'interprétation dans les détails particulièrement pour lier la variation isotopique au signal de température.

    Preuves géologiques
    des changements de température passés

    Sur des échelles de temps plus longues, des carottes de sédiments montrent que les cycles de périodes glaciaires et interglaciaires font partie d'une phase approfondissement au cours d'un âge glaciaire prolongé qui a commencé avec la glaciation de l'Antarctique il y a environ 40 millions d'années. Cette phase d'approfondissement et les cycles qui l'accompagnent, a commencé largement il y a environ 3 millions d'années avec la croissance des calottes glaciaires continentales dans l'hémisphère Nord. Ce genre de changements graduels du climat de la Terre a été fréquent au cours des 4,5 milliards d'année d'existence de la Terre et sont le plus souvent attribués à des changements dans la configuration des continents et des mers et océans.

    _____________________​
    Nom de la page : Registre de température
     
  4. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Paléoclimatologie

    La paléoclimatologie est la science qui étudie les climats passés et leurs variations. Elle tente d'établir les conditions environnementales caractéristiques de chaque période géoclimatique, notamment en termes de paléotempératures de l'atmosphère, des océans et des continents.

    Ces reconstitutions des variations climatiques passées, et éventuellement de leurs causes, apportent des données (en partie empiriques) sur l'évolution du climat actuel et futur.

    Cette image compare dix études de température par proxy
    reconstruites à partir de données couvrant les 2000 dernières années.
    Vocabulaire et concepts
    [​IMG]
    La sédimentologie contribue à l'étude des climats :
    les échantillons de sédiments marins, précisément géoréférencés,
    sont l'une des sources majeures d'information sur les climats passés
    Image dans le Domaine public
    ________________________

    Le terme «paléoclimat» désigne un climat ancien, par opposition au climat actuel, sans référence à une échelle de temps.
    La paléoclimatologie un des éléments de la paléoécologie, et de la climatologie.

    Méthodes

    L'étude des flores et des faunes fossiles en tant que paléoformes est à l'origine de la paléoclimatologie, et en reste la base principale. La géochimie et les analyses isotopiques y jouent aussi un rôle croissant, de même que la modélisation informatique.
    Différents paramètres, d'origine externe au système climatique, sont à l'origine des variations climatiques (notion de forçage (forçage radiatif ajoutant ses effets à ceux du forçage volcanique et à ceux ayant pour origine l'expansion et l'évolution de la vie (production d'oxygène, albédo modifiée par la couverture végétale, etc.).

    Les variations d'insolation liées aux paramètres de l'orbite de la Terre (théorie astronomique des paléoclimats) sont l'un des forçages que les modèles doivent prendre en compte (pouvant être facilement reliées à des observations géologiques).

    Enjeux

    Mieux comprendre les climats passés et leurs impacts et rétroactions avec les écosystèmes et l'évolution est l'un des objectifs de la paléoclimatologie. Il s'agit notamment de mieux comprendre les crises écologiques et climatiques, et les phénomènes d'extinction d'espèces qui se sont produits à au moins 5 reprises sur terre.
    Cela est utile ou nécessaire pour mieux envisager et préparer l'avenir, dont la lutte contre le réchauffement climatique et l'adaptation aux changements climatiques.
    Il existe aussi des enjeux sanitaires avec la compréhension des liens entre climats et épidémies, ou entre climat et certaines formes de pollution (pluies de mercure par exemple).

    Variations de températures globales

    Pour les périodes assez récentes, les Événement de Heinrich ont donné des indications, concordants avec d'autres enregistrements par les teneurs isotopiques des sédiments ou les marques du climat conservé par des terrasses récifales. L'analyse conjointe de ces témoignages suggèrent que les profondeurs du nord de l'océan Atlantique se sont refroidies quand le niveau de mer a baissé et se sont réchauffées quand le niveau de la mer a monté, à chaque cycle de 6 000 ans environ.
    Les variations de la composition isotopique de l'oxygène (par exemple dans des tests de foraminifères) constitue un indicateur climatique («proxy») qui signe les variations de la température des océans et la quantité de glace (inlandsis).
    Elles ont permis de reconstituer les variations globales de température depuis 550 millions d'années.
    Ces données sont en accord avec les épisodes glaciaires relevés dans les roches sédimentaires (tillites), ainsi que les données paléobotaniques, et de concentration de carbone dans l'atmosphère. Aujourd'hui, le climat global se situe dans une période tempérée interglaciaire.
    Des études paléontologiques ont montré que pendant de longues périodes (Crétacé, Miocène supérieur...), le climat global était plus chaud qu'actuellement, et alors que les continents étaient positionnés différemment (cf. dérive des continents).

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    Nom de la page : Paléoclimatologie
     
  5. titegazelle

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    Aridité


    L’aridité est un phénomène climatique impliquant une pluviométrie faible. Dans les régions dites arides, les précipitations sont inférieures à l'évapotranspiration potentielle (notée ETP) données de 2009. L'aridité étant une notion spatiale, une région peut être qualifiée d'aride et non une période. Elle est d'ailleurs marquée sur près de 30 % des terres continentales1 bien que répartie sur diverses latitudes. Il y a les zones arides zonales dues à la présence de la partie descendante des cellules de Hadley et les déserts non-zonaux dus à diverses causes. L’aridification est le changement de climat graduel ou brutal conduisant à une situation d'aridité.

    Définition
    Malgré ces différentes classifications, on retrouve 3 degrés communs à quasiment tous les indices d’aridité :
    • hyper-aride (10 à 15 mm par an, en moyenne) ;
    • aride (50 à 150 mm dans la zone tropicale, répartis de manière saisonnière en averses) ;
    • semi-aride (rythme saisonnier, jusqu'à 500 mm de pluie).
    Répartition
    Les déserts zonaux se retrouvent le long des tropiques :
    Les déserts non zonaux ont différentes sources :
    • zone d'ombre en aval de chaîne de montagnes : déserts américains du Grand Bassin, d'Argentine
    • à l'intérieur des continents : déserts d'Asie centrale
    • dus aux courants froids des façades occidentales de continent : déserts chilo-péruvien, Basse-Californie, Namib, Río de Oro
    Causes
    Les zones arides ont comme caractéristique un déficit en précipitations. Il est du à la présence continuelle d'un anticyclone (déserts zonaux et côtiers), ou à la subsidence de l'air derrière un obstacle du relief favorisant l’effet de foehn, ou encore à l’éloignement de la région par rapport aux côtes qui limitent l'humidité provenant des océans. Plus l'albédo (pouvoir de réflexion) est fort, plus le pouvoir absorbant est faible et les rayonnements sont renvoyés vers l'espace. Dans le cas d'un domaine aride, l'albédo est très élevé et beaucoup de l'énergie solaire est renvoyé, privant ainsi la végétation d'un développement potentiel tout en servant à réchauffer l'air ce qui favorise l’évapotranspiration à l’aridification.

    Conséquences
    Au niveau du sol, l’aridité donne une raréfaction des êtres vivants ainsi qu'une adaptation de ces derniers à ces conditions xériques. Elle cause des lacunes hydrologiques : précipitations faibles et irrégulières, réseaux hydrographiques peu nombreux. Finalement, il y a un processus d’érosion par le vent et d’accumulation accélérée des sables accompagné d'un appauvrissement des sols.

    Indices
    Le calcul d'un indice d'aridité, au même titre que la classification des climats, a toujours été un sujet de recherche en climatologie. Il existe une multitude d'indices et de formules, certaines basées sur des critères climatologiques, d'autres biogéographiques. Parmi tous ces indices, les plus connus restent ceux d'Emmanuel de Martonne (1926 à 1941), de Charles Warren Thornthwaite (1948), et de Bagnouls et Gaussen (1953 à 1957).

    - Indice de Gaussen
    Selon Gaussen, une période donnée est dite aride, quand : [​IMG]
    (P : précipitations totales en millimètres sur la période donnée, T : température moyenne en °C sur la période donnée)
    Cet indice est très utile quant à l'utilisation d'un diagramme ombrothermique, ce dernier toujours construit sur le modèle d'échelle : 1 °C = 2mm.

    - Indice d'aridité de De Martonne
    L’indice d'aridité de De Martonne, noté I, cet indice permet de déterminer le degré d'aridité d'une région.

    Pour le calculer, on utilise la formule
    [​IMG]P désigne les précipitations totales annuelles et T la température moyenne
    annuelle ;

    et, pour un mois :

    [​IMG]p désigne les précipitations totales mensuelles et t la température moyenne mensuelles.

    [​IMG]


    __________________
    Nom de la page : Aridité
    Source : Article Aridité de Wikipédia en français (auteurs)
     
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    Désertification

    La désertification est un phénomène naturel ou non qui a pour origine des variations climatiques et/ou les conséquences d'activités humaines. Ce mot décrit une aridification locale, reflétant la dégradation des terres menant à des conditions biotiques de type désertique. La théorie de l'avancée du désert de Lamprey (1975), qui était liée à l'observation de variations de couvert végétal dues à la variabilité climatique, a depuis évolué vers une approche d'un phénomène plus diffus.
    C'est un processus de dégradation des sols qui peut avoir lieu dans des zones arides, semi-arides et subhumides sèches, à l'exclusion des déserts (zones hyper-arides).

    Ce phénomène représente une des catastrophes naturelles à long terme. La désertification est amplifiée par le réchauffement de la planète, et par l'extension des activités humaines telles que l'irrigation, l'industrialisation, le tourisme et le surpâturage (au Sahel notamment). Ses effets, qui résultent d'une dégradation lente des terres, sont souvent confondus avec ceux des sécheresses, avec lesquelles elle interagit.

    La désertification constitue un problème d'environnement et un problème de développement. Elle affecte l'environnement local et le mode de vie des populations, mais ses effets ont des retentissements plus globaux : biodiversité, changements climatiques, ressources en eau. Étroitement liée à l'activité humaine, la dégradation des terres constitue à la fois une conséquence du mal-développement et une entrave majeure au développement durable des zones sèches.
    La définition de la désertification, retenue au niveau international et énoncée initialement dans le chapitre 12 de l'Agenda 21, puis dans l'article 1 de la Convention des Nations Unies est la suivante : "le terme désertification désigne la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et sub-humides sèches par suite de divers facteurs, parmi lesquels les variations climatiques et les activités humaines".

    La désertification prend une ampleur croissante et jugée assez inquiétante pour que l'ONU au Sommet de la Terre de Rio en juin 1992 (Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement Cnued) ait jugé utile de proposer une convention mondiale sur la lutte contre la désertification. Faute d'entente des élus sur son contenu, elle est devenue une déclaration d'intention.
    La désertification n'a rien d'irréversible. La plupart du temps, elle est due à des pratiques agricoles inadaptées, au surpâturage et à la déforestation. Il existe de nombreuses solutions simples et pas chères. Planter des arbres, par exemple, permet de fixer les sols, de fournir de l'ombre aux cultures et de retenir l'humidité.
    Le phénomène et sa mesure

    Au niveau mondial
    Selon les calculs, les pourcentages de surfaces touchées par la désertification dans les zones arides varient de 19,5 % (si l'on ne mesure que la dégradation du sol) à 69,5 % (en mesurant la dégradation de la végétation), prouvant la difficulté à chiffrer le phénomène.
    Selon une étude de l’ONU, les déserts (chauds et froids) couvraient 44 % de la surface terrestre en 1977 contre 63 % en l’an 2000.
    L'UNESCO estime qu'un tiers des surfaces émergées de la planète sont menacées par ce phénomène.
    Le CIRAD estime, lui, que 40 % (ou 5,2 milliards d'hectares sur 13 milliards) des terres émergées le sont. L'ampleur des dégâts est plus visible dans les pays du Sud, mais localement des phénomènes de désertification sont constatés au nord de la Méditerranée et en Asie centrale. 37 % des zones arides sont africaines, 33 % sont asiatiques et 14 % concernent l'Australie. L'Amérique et les franges méridionales de l'Europe (Espagne, Italie, Crète, Grèce, etc.) subissent aussi des phénomènes d'aridification locaux mais graves. Pour le CIRAD, en l'an 2000, 3,6 milliards d'hectares (70 %) des sols arides étaient déjà en cours de désertification, 93 % étaient ou sont encore pâturés, contre 6 % cultivés sans irrigation et 1 % avec irrigation.
    Pour l'UICN, ce sont au début des années 2000, 70 % des terres arides qui subissent un processus de désertification (25 % des terres émergées, et 1/6 de la population mondiale ; soit 900 millions de personnes vivant dans 90 pays).
    Le phénomène touche les zones arides sous toutes les latitudes et sur tous les continents surtout ceux qui sont autour du grand Sahara.

    Afrique : agriculture, déforestation et avancée du Sahara depuis 3000 ans
    Aujourd'hui, le coût annuel de la dégradation des terres dans les pays d’Afrique subsaharienne est équivalent à leur croissance agricole moyenne.

    - Causes anciennes
    Des peintures et gravures rupestres attestent que certaines régions désertiques du Sahara étaient verdoyantes, humides et riches en faune, il y a seulement quelques millénaires. Le Sahara et ses dunes ne sont pas seuls concernés, le Sahel et ses arbustes, ses cultures et ses millions d'habitants le sont aussi.

    On a longtemps pensé que l’extension de l’agriculture en Afrique centrale avait été rendue possible uniquement par un recul naturel de la forêt tropicale humide, primaire qui serait dû à des périodes de sécheresses sévères, longues qui se seraient succédé il y a 3000 ans environ7, mais des géochimistes (2012), l'analyse des sédiments anciens déposés parle fleuve Congo qui offrent un enregistrement continu du Climat d'Afrique centrale pour les 40 000 dernières années montre que la responsabilité humaine pourrait être au moins en grande partie à l’origine de la relativement brusque disparition de forêts tropicales d'Afrique centrale (il y a 3000 ans environ), via une déforestation active qui a augmenté l’érosion, intensifié les intempéries et asséché cette partie de l’Afrique.

    Les carottages de sédiments fournissent des données montrant des modifications des précipitations normalement corrélées aux flux de sédiments pour la période- 20.000 à - 3 500 ans, mais depuis près de 3000 ans on observe «un découplage total» entre précipitations et érosion, montrant que dans ce cas «le climat ne peut pas être le seul facteur expliquant la déforestation».
    L’équipe suggère que les ancêtres des actuelles ethnies bantous de l'actuel Nigeria et Cameroun, connus pour avoir entamé des migrations en l'Afrique il y a environ 4000 ans, ont eu «un impact significatif sur la forêt tropicale» en déforestant pour l’agriculture et pour les forges permettant la métallurgie du fer.

    En 2012, de nombreux paléo botanistes peinent encore à croire que les outils disponibles à l’époque aient pu permettre aux premiers bantous de la région d’abattre assez d’arbres pour causer des érosions de cette importance ; plus graves que ceux produits par les abattis avec culture sur brûlis actuellement selon Katharina Neumann. D'autres, estiment aussi qu'un réchauffement climatique a plutôt été en grande partie responsable de la perte de la forêt tropicale d'Afrique centrale, mais que les premiers bantous ont effectivement pu exacerber un recul des forêts induit par un réchauffement. Bayon estime lui-même que ces données ne contredisent pas les théories existantes, mais illustrent «combien la combinaison de la culture et le climat peuvent affecter l'environnement. "Les êtres humains peuvent avoir un impact énorme sur les processus nature».
    Pour David Harris, l'étude pose par contre des questions importantes concernant les impacts climatiques de la déforestation et d'autres activités humaines susceptibles d'exacerber les effets d’un changement climatique, «qui devraient nous inciter à plus de vigilance quant aux impacts contemporains de l'exploitation forestière, des transports modernes, des groupes déplacés par les conflits, et des marchés modernes pour l'alimentation et les produits forestiers».

    - Causes modernes
    La désertification du Sahel à la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle est réputée provoquée par la combinaison de deux phénomènes principaux :
    D'une part, une poussée démographique (+3 % par an au début du XXIe siècle) qui fragilise les sols par :
    • la surexploitation des terres afin de nourrir la population, consistant en un surlabourage et/ou un surpâturage (la jachère traditionnelle qui permettait le repos et la régénération des sols a ainsi été abandonnée dans les années 1960).
    • la surexploitation du bois, que les ruminants empêchent en outre de repousser.
    D'autre part, l'exposition aux stress climatiques ; Les sols ainsi fragilisés sont soumis à des conditions naturelles plus contrastées. Les sols sont exposés à la brûlure par les UV solaires, au manque d'eau, et à l'érosion provoquée par le vent et par l'écoulement des pluies rares (de juin à septembre) qui semblent de plus en plus violentes en raison du changement climatique.
    La terre ainsi érodée, devient stérile et forme des plaques désertiques, les "zipelés", de plus en plus vastes et qui finissent par se rejoindre.

    - Réactions
    De nombreux efforts menés depuis les années 1970 pour mettre en place une «ceinture verte» pour bloquer l'avancée du Sahara (vers le nord et vers le sud) se sont presque tous soldés par des échecs. Du point de vue administratif ;
    • en 1968 : la Convention d’Alger est adoptée par les pays membres de l’O.U.A (Organisation de l'unité africaine).
    • en 1974 : Assemblée Générale des Nations unies.
    • en 1984 : une Conférence des Nations Unies est consacrée à la désertification (à Nairobi, Kenya) et crée un plan d’action pour combattre la désertification (P.A.C.D)
    • en 1984 : Convention de Lomé (signée à Lomé, Togo).
    • en 1994 : une “convention internationale sur la lutte contre la désertification” se réunit à Paris.
    Au début du XXIe siècle, le Burkina Faso a mis en place avec un certain succès des techniques "low tech" "simples, bon marché, produites par le milieu paysan" de lutte contre la désertification. Elle repose sur trois éléments simples :
    • Les cordons pierreux. Ces petits murets de pierre qui courent sur des milliers de kilomètres arrêtent les torrents violents en périodes de pluies et retiennent l'eau en formant une mare. Ce qui dépose limons et nutriments dans le sol. Ils ont commencé à être mis en place dans les années 1970.
    • Les demi-lunes : réseaux de dépressions en demi-cercle (4 m de diamètre) dans lesquels sont faits les semis et qui retiennent la pluie.
    • Les zaïs. Ce sont des trous (20 centimètres de profondeur) que le paysan remplit de terre et d'un compost composé de paille, cendres, déjections animales, eau. Ces trous absorbent l'humidité en cas de ruissellement d'eau et favorisent la repousse des arbres.
    Ces techniques auraient produit des effets significatifs : «Ces techniques simples ont permis de réhabiliter environ 10 % des surfaces cultivées du Burkina Faso, soit plus de 300.000 hectares, selon l'Inera » rapporte le quotidien français Libération en septembre 2008.

    Australie
    La désertification menace plusieurs régions du centre de l'Australie : l'élevage extensif d'ovins et de bovins pose problème pendant les années de sécheresse. Il provoque le surpâturage et la disparition des sols. L'érosion a par conséquent tendance à s'accroître : la désertification en Australie est le produit de facteurs anthropiques et naturels.
    L'introduction de 24 lapins en 1874 a aussi grandement contribué à la désertification. N'ayant pas de prédateur, il se reproduit très rapidement et a envahi le continent.

    Mongolie
    La désertification touche 140 000 km² en Mongolie. On estime que 683 rivières se sont asséchées récemment et les précipitations accusent une baisse de 10 % par rapport à la moyenne des années 1940. La désertification s'explique en partie par le réchauffement climatique mais aussi par le surpâturage.
    Une action a été menée contre ce phénomène. À partir de 2004 ont été plantés des centaines de milliers d'arbres pour freiner l'avancée du désert de Gobi. Le projet de cette « muraille verte » devrait prendre 30 ans et coûter 290 millions de dollars.

    Europe
    Ce sont les pays méditerranéens qui sont le plus touchés. L'Europe soutient le projet MEDALUS pour mieux comprendre et résoudre le problème de la dégradation des sols dans cette zone.
    Conséquences

    Pauvreté
    La proportion de pauvres dans les populations est notablement plus élevée dans les zones sèches surtout parmi les populations rurales. Cette situation s'accroît encore en fonction de la dégradation des terres en raison de la diminution de la productivité, de la précarité des conditions de vie et de la difficulté d'accès aux ressources.
    De plus, les décideurs ont de fortes réticences à investir dans les zones arides à faible potentiel. Ce défaut d'investissement contribue à la marginalisation de ces zones. Quand les conditions agro-climatiques défavorables sont combinées à l'absence d'infrastructures et d'accès au marché, à une population mal nourrie et peu éduquée, à des techniques de production inadaptées, la plupart de ces zones restent en dehors du développement. La pauvreté engendre la dégradation des terres. La désertification est à son tour un facteur d'aggravation de la pauvreté.

    Coût économique
    De façon générale, la désertification engendre des coûts économiques, qui, dans la majorité des cas, méritent d’être pris en compte : les coûts de réhabilitation, lorsque qu’ils sont fournis, sont toujours inférieurs aux coûts de la dégradation, ce qui incite également à défendre les investissements dans la lutte contre la désertification.
    L’analyse de différents projets de lutte contre la désertification (LCD) montre que les bénéfices locaux de la mise en œuvre des techniques de LCD peuvent être réels, source de redressement et d’entretien de la fertilité des sols et de réduction de la pauvreté, voire de mise en œuvre de systèmes agropastoraux performants et de diversification des activités rurales.

    Lutte contre la désertification

    L'ONU en 1982 a proclamé une charte mondiale de la nature qui vise la restauration des milieux naturels à hauteur de leurs potentialités écologiques, puis a promulgué le 17 juin de chaque année journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse.
    Selon l'ONU, la désertification est «le plus grand défi environnemental de notre époque».
    Créé en septembre 1997, le Comité Scientifique Français de la Désertification (CSFD) répond à une double préoccupation des ministères français chargés de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification :
    • Mobiliser la communauté scientifique française compétente en matière de désertification, de dégradation des terres et de développement des régions arides, semi-arides et subhumides afin de produire des connaissances et de servir de guide et de conseil aux décideurs politiques et aux acteurs de la lutte.
    • Renforcer le positionnement de cette communauté dans le contexte international.
    • Contribuer à la diffusion et à la valorisation des connaissances scientifiques.
    Lien avec la biodiversité et le dérèglement climatique

    Il existe un lien de plus en plus évident entre Biodiversité et Dérèglement climatique, rappelé plusieurs fois par la Conférence des nations unies sur la diversité biologique réunie en Sommet mondial à Nagoya, en octobre 2010 (constituant aussi la COP10, c'est-à-dire la dixième conférence des Parties de la Convention sur la diversité biologique des Nations unies signée à Rio en juin 1992 lors du premier sommet de la Terre), car
    • la biodiversité est le puits de carbone naturel qui peut absorber le plus de carbone émis par l'homme ;
    • elle est le facteur majeur de résilience écologique face au changement climatique ;
    • elle est également menacée par l'acidification des océans, les incendies, la montée de la mer et par une hausse trop brutale des températures, autant de facteur contrôlés par le climat mondial, lequel est en partie rétro-contrôlé par la biodiversité elle-même (Albédo, puits de carbone, rugosité des surfaces continentales, évapotranspiration, etc.
    • la prospective du climat et de la biodiversité sont fortement liées, et «Il y a de fortes chances que le changement climatique ait des conséquences environnementales majeures sur les habitats naturels au cours des cinquante années à venir. Il faudra modifier de manière drastique la conservation de la diversité biologique pour éviter les extinctions massives d'espèces et d'habitats menacés».
    A Nagoya, le 20 octobre 2010, les conférenciers ont à nouveau proposé une collaboration ou mutualisation d'actions entre les trois Conventions mondiales issues de Rio ; sur la diversité biologique (CDB), sur les changements climatiques (CCNUCC) et la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULD), avec un programme commun de travail qui pourrait émerger.
    Un consensus s'est dégaé sur l'importance de mieux intégrer l'Agenda de la biodiversité avec celui des changements climatiques et de la dégradation des terres, (thème traité par les expositions et conférences du Pavillon des écosystèmes, où les responsables d'agences de l'environnement et/ou de l'énergie et de divers ONGE et ONG ont discuté des façons dont ces trois agendas peuvent être mieux conjointement mis en œuvre, pour un développement plus "soutenable".

    Adaptation

    Quelques études faites en zone aride de pays riches montrent qu'un nombre croissant de personnes semblent prêtes à réduire leur consommation, sensibilisées par les pénuries d'eau. Par exemple une enquête faite auprès de 198 propriétaires du Nouveau-Mexique a montré que 80 % se disent prêts à introduire dans leurs jardins des plantes de désert en limitant les gazons, 51 % déclarant qu'ils avaient déjà des aménagements avec de la flore du désert. De même, 56 % se disent prêts à en introduire dans leur cour arrière, 23 % déclarant qu'ils avaient déjà des aménagements.
    Le souhait de conserver des arbres près de la maison reste important (39 % des répondants souhaitaient avoir plus d'arbres que ce qu'ils avaient actuellement). 77 % des répondants avaient néanmoins une pelouse mais 32 % disent qu'ils aimeraient réduire la quantité de gazon dans leur environnement. 82 % estiment que leurs attitudes à l'égard des plantes du désert est devenue plus positive avec le temps, mais ceux qui ont dit qu'ils savaient beaucoup de choses sur les plantes ornementales étaient les moins susceptibles d'utiliser les plantes du désert autour de la maison.
    Les répondants ont indiqué que les pénuries d'eau ont été le facteur le plus important que les amènerait à réduire la consommation d'eau pour leur paysage. La récupération des eaux pluviales à partir des surfaces imperméabilisées est une solution ancienne, qui se développe, mais qui modifie localement le cycle de l'eau, en privant la flore et faune locale d'eau au moment (saison des pluies) où leur pénologie les prédisposent à entrer en phase active; D'autres approches passant par la restauration des sols ou d'écosystèmes ou agrosystèmes moins arides, éventuellement arborés et aptes à infiltrer et stocker plus d'eau sont testés.




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    Nom de la page : Désertification
     
  7. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Les types de climats

    (classification de Köppen)

    Classe A - Climat tropical

    Le climat tropical est un type de climat présent entre les tropiques, généralement jusqu'à 14 degrés de latitude nord et sud, à peu près.
    Dans le système de classification des climats défini par Köppen, un climat tropical est un climat non aride où la température moyenne mensuelle ne descend pas en dessous de 18°C (64,4°F) tout au long de l'année. Toutefois, la notion de transversalité des climats arides, unis en un groupe commun, est discutable, et il est tout à fait envisageable de considérer comme valide la notion de climats arides tropicaux (tels que ceux qui concernent le sud du Sahara et de la péninsule Arabique, par exemple, ou encore une bonne partie du nord de l'Australie), lesquels se distinguent clairement des climats arides tempérés ou froids (désert de Gobi, etc).
    Selon Koppen, c'est donc la pluviosité qui définit avant tout les saisons. Il existe une saison sèche (faibles températures, précipitations quasiment nulles) et une saison humide (hautes températures, très fortes précipitations), la saison sèche ayant lieu autour du solstice d'hiver, lorsque les températures sont généralement plus fraîches, et la saison humide autour du solstice d'été, lors des mois les plus chauds. Mais là encore, cela reste très approximatif : bien qu'assez rares, des climats tropicaux avec sécheresse estivale et pluies hivernales existent bel et bien : face est de l'île d'Hawaii, îles Canaries (San Andrés y Sauces, avec 600 mm annuels centrés sur l'hiver et une température moyenne du mois le plus froid de 18,6ºC), centre-nord du Viêt Nam, certaines région du Brésil, etc.
    D'autres régions ont un régime des pluies intermédiaire, avec sécheresse de février à juillet (dans l'hémisphère nord, d'août à janvier dans l'hémisphère sud), les pluies démarrant donc assez tard (comparé au climat tropical typique de mousson) et se prolongeant tout l'automne, jusqu'au début de l'hiver (Nouméa, Lagunillas et plusieurs autres points du sud de la Basse-Californie, Trincomalee, etc.).
    Enfin, il existe sous les tropiques, mais à plus de 10-15° de latitude, des territoires clairement tropicaux (car l'amplitude thermique et la latitude sont trop élevés pour qu'on les considère comme équatoriaux) mais qui ont des précipitations (abondantes, modérées, ou faibles, sans être trop limitées pour rentrer dans le cadre de l'aridité) réparties de manière plus ou moins homogène.

    En dehors de ces cas particuliers, pour ce qui est du cadre général, le maximum pluviométrique est lié à la présence de la (zone de convergence intertropicale). Le régime tropical classique ne comporte alors qu'un maximum, qui se place au solstice d'été, ainsi les pluies d'été ou d'automne rafraichissent l'atmosphère et abaissent les moyennes thermiques (c'est l'hivernage). La saison humide est plus ou moins longue, selon la distance par rapport à l'équateur. On peut alors distinguer :





      • Les climats de mousson tropicaux (car il faut noter que la mousson peut aussi remonter jusque dans les zones "sub" tropicales (supra-tropicales pour être correct).

    On associe souvent de manière abusive les climats tropicaux et "sub" tropicaux. Le terme "sub" tropical renvoi aux latitudes plus élevées, avec des climats chauds en été mais connaissant une vraie saison froide en hiver, même si les températures restent relativement douces. C'est le cas du climat méditerranéen ou plus typiquement du climat subtropical humide (Sud-Est des USA, Brisbane en Australie, Durban en Afrique-du-Sud, etc).
    Pour bien distinguer les climats tropicaux des climats équatoriaux, il faut se rappeler que ces derniers n'ont pas de saison sèche digne de ce nom, mais des conditions presque constamment humides. En outre, il n'y a pratiquement aucune amplitude thermique affectant leurs températures moyennes annuelles, ni d'écarts dans la durée du jour, etc.

    Comme indiqué ci-dessus, les régions les plus proches de l'équateur relèvent du climat équatorial. Les plantes tropicales sont les plantes dont l'habitat d'origine se trouve sous les tropiques. Mais là aussi, on emploie souvent le terme tropical pour désigner un endroit où il fait chaud et humide toute l'année et qui, de plus, dispose d'une végétation luxuriante, ce qui en fait souvent référence aux zones équatoriales. Si certaines forêts tropicales, en particulier sur les reliefs sur lesquels s'accrochent ou se forment des nuages en toute saison, correspondent aussi à cette description, la majorité des couverts tropicaux typiques alternent quant à eux une saison sèche, durant laquelle la plupart des arbres perdent leurs feuilles et les plantes basses se dessèchent, suivie d'une saison humide, où tout reverdit. De plus, il existe des endroits qui, bien que situés sous les tropiques, semblent être tout sauf tropicaux.



    I - Climat équatorial
    Le climat équatorial est un type de climat de la zone chaude intertropicale. Il concerne les régions voisines de l'équateur.
    Il se caractérise par une seule saison, de fortes précipitations dont les maximums d'intensité sont aux équinoxes, ainsi qu'une forte chaleur quasiment constante toute l'année. La température moyenne est de 26,9 °C. C'est un climat chaud mais humide, ce qui donne l'impression de moiteur. La pression atmosphérique est toujours basse. Les vents sont rares, hormis quelques tornades ou typhons liées à de faibles pressions locales. Les pluies sont presque quotidiennes pour un total annuel d'environ 1755 mm. Les pluies sont beaucoup plus abondantes aux équinoxes et ont lieu plutôt en soirée. En effet, l'air chaud se charge en humidité et connaît un mouvement ascendant. Avec l'altitude, il se produit un refroidissement (avec formation de nuages de type cumulo-nimbus) qui provoque des pluies souvent violentes.
    Les cours d'eau ont souvent des débits gigantesques : le Congo écoule 40 000 mètres cubes à la seconde et l'Amazone, près de 150 000. Les sols sont lessivés et donnent l'argile latéritique de couleur rouge (due à la présence d'oxyde de fer), les autres minéraux solubles (en particulier les bases) ayant été entraînés. Ce sont généralement des sols pauvres. Sa végétation naturelle est la forêt dense (ou jungle).

    II - Mousson
    La mousson est le nom d'un système de vents périodiques des régions tropicales, actif particulièrement dans l'océan Indien et l'Asie du Sud. Le mot mousson provient (par le portugais) de l'arabe mawsim qui signifie saison et désigne notamment la saison favorable à la navigation vers l'Inde dans l'océan Indien.
    Le mot est également employé pour indiquer la saison durant laquelle ce vent souffle dans le sud-ouest de l'Inde et les régions adjacentes et qui est caractérisée par des précipitations très fortes, et aussi pour nommer les précipitations qui sont associées à ce vent. Il est aussi finalement appliqué aux inversions saisonnières de direction du vent le long des rivages de l'océan Indien, particulièrement dans la mer d'Arabie et le golfe du Bengale, qui souffle du sud-ouest pendant six mois et du nord-est pendant l'autre semestre.

    Causes et conséquences


    Les moussons sont causées par le fait que la terre s'échauffe et se rafraîchit plus vite que la mer. Au printemps, les températures terrestres s'élèvent progressivement et la terre atteint une température plus élevée que la mer. L'air chaud de la terre tend à s'élever, créant une zone de basse pression locale au niveau du sol. Cela crée un appel d'air et un vent extrêmement constant souffle alors de la mer vers la terre car sous les tropiques la circulation d'air subit peu de perturbations, contrairement aux latitudes plus élevées. Cette circulation peut durer des semaines ou même des mois, le temps que la température de surface de la mer devienne aussi chaude que la température maximale quotidienne des terres et que la boucle thermique ne puisse plus se former.

    La mousson estivale produit un déplacement de la zone de convergence intertropicale (ZCIT) vers des régions montagneuses. Le mouvement vertical dans cette zone crée des conditions favorables à de fortes précipitations orageuses ; là-dessus les pluies sont rehaussées par l'air humide et chaud de la mer, qui remonte la pente des montagnes et condense par refroidissement des parcelles d’air. Les pluies peuvent également en partie provenir de complexes convectifs de méso-échelle imbriqués dans la masse nuageuse.
    En hiver la terre se rafraîchit plus vite, et la mer garde la chaleur plus longtemps. L'air chaud au-dessus de la mer s'élève, créant une zone de basse pression et du même coup un vent de la terre vers la mer. La différence de température entre la mer et la terre étant moindre qu'en été, le vent de la mousson d'hiver n'est pas aussi constant que celui de la mousson d'été.

    Mousson en Inde


    - Mousson d'été
    Dans le désert du Thar et les régions avoisinantes du nord du sous-continent indien, la température diurne en été est très élevée et l'air de surface s'élève en altitude, causant une dépression locale. Ceci est la source de la circulation qui s'établit avec les rives de l'océan Indien. L'air chaud et humide provenant de la mer arrive autant du côté est que de l'ouest et converge vers l'Himalaya. Cette chaîne de montagnes force l'air à se soulever, ce qui le refroidit par la loi des gaz parfaits et l'humidité condense sous forme de nuages et de pluie. Le flux constant d'air humide donne des précipitations abondantes et on peut noter jusqu'à10 000 mm de pluie annuellement en certains endroits.
    Cette mousson, qui arrive de direction générale du sud-ouest, se divise en deux sections à cause de la topographie indienne. On a donc la mousson du sud-ouest de la mer d'Arabie et celle du golfe du Bengale. L'air arrive d'abord dans la région des Ghâts occidentaux sur la côte de l'État de Kerala dans le sud-ouest de l’Inde. La circulation se divise alors en deux : la première branche progresse vers le nord, le long de la pente Ouest de ces montagnes alors que la seconde passe du côté Est du plateau du Deccan et subit un effet de fœhn, ce qui l’assèche et ne donne que des précipitations faibles et de répartition variable sur la péninsule du Deccan.
    Le vent de mousson de cette seconde branche passe ensuite sur le golfe du Bengale où il s’humidifie par évaporation de la surface de la mer. Il se dirige ensuite vers l'embouchure du Gange et remonte la pente de l'Himalaya à l’ouest des montagnes de Birmanie. Cette branche de la mousson arrose le nord-est de l'Inde, l'État du Bengale occidental, le Bangladesh et la Birmanie.
    Le soulèvement est accentué dans cette région par la forme en entonnoir du delta du Gange et la pente abrupte des montagnes. Le vent de mousson, bloqué par les montagnes, doit tourner ensuite vers l'ouest dans la plaine indo-gangétique et arrose abondamment celle-ci. Cherrapunji de l'État de Meghalaya, situé sur la pente sud de l'Himalaya, est l'un des endroits les plus arrosés sur Terre. L’humidité contenue dans la mousson se déverse graduellement le long de son trajet et le nord-ouest de l’Inde n’en reçoit presque pas, demeurant aride.
    Ce processus d'entretien des pluies de la mousson d'été ne s'établit que progressivement sur le sous-continent indien, de sorte que les dates de sa mise en place peuvent varier de mars à juin suivant les régions, et celles de son arrêt, de septembre à novembre. Il arrive d'ailleurs qu'il s'affaiblisse certaines années, ou bien qu'il s'interrompe pendant des durées variables.

    - Mousson d'hiver
    À partir de septembre, les températures diurnes diminuent dans le nord du sous-continent, avec le raccourcissement des jours, et la température nocturne de ces régions désertiques plonge la nuit. Un très vaste anticyclone thermique appelé l'anticyclone de Sibérie, se forme également dans la région du lac Baïkal. Les zones de subsidence qui le recouvrent sont alimentées en altitude par les vents venus des zones d'ascendance qu'entretient alors la ZCIT dans les régions humides de l'hémisphère sud, principalement au-dessus de l'Indonésie, du nord-est de l'Australie et des côtes orientales de l'Afrique.
    Dans ces conditions, des alizés prennent naissance au sud de l'anticyclone de Sibérie vers le sud-est pour se diriger vers la ZCIT qui se trouve au sud de l'équateur. Du fait que l'océan Indien se refroidit beaucoup plus lentement que le continent qui le borde, ces alizés vont se mêler aux advections d'air polaire qui contournent l'anticyclone de Sibérie et former avec elles des courants du nord-est qui souffleront de la terre vers la mer. Avant d'atteindre l'Inde, l'air doit franchir l'Himalaya et donc subir un fort effet de fœhn, qui l'assèche encore davantage tout en le réchauffant considérablement. La circulation s'établit ainsi vers le large dans les mêmes corridors que la mousson estivale avait utilisé durant l'été dans les vallées du Gange et de l'Indus, donnant la mousson du nord-est ou «mousson sèche».
    Ce vent dégage le ciel sur le nord du continent mais une fois qu'il passe sur l'océan Indien, il accumule de l'humidité par évaporation de la surface du Golfe du Bengale. Cette mousson hivernale va alors passer sur les îles et le sud-est de l'Inde et former des nuages en remontant les pentes de ces régions. Ces pluies sont moins abondantes que pour la mousson estivale mais des villes comme Chennai et des États comme le Tamil Nadu en bénéficient. Ce dernier endroit reçoit de 50 % à 60 % de sa pluviosité annuelle durant cette mousson.

    - Impacts de la mousson dans la culture et l'économie indienne
    La mousson estivale donne quatre-vingt pour cent du total de précipitations dans les secteurs affectés. Le retour de la mousson rythme un temps inégal puisque, d'une année à l'autre, les pluies ont une durée et une intensité différente. La mousson est à la fois bienfaisante puisqu'elle irrigue les terres et malfaisante lorsqu'elle noie les villages. Elle est irrégulière comme l'avenir est imprévisible.
    L'éternel retour de la mousson est une perpétuelle surprise : sera-t-elle précoce ou tardive, abondante ou faible, régulière ou brutale ? Ainsi l'agriculture en Inde, qui représente vingt-cinq pour cent du produit national brut et soixante-dix pour cent des emplois, dépend donc de la mousson. Des cultures comme le coton, le riz, les huiles alimentaires ont de fortes demandes en eau. Une faible mousson, ou une arrivée tardive de celle-ci, ou des interruptions prolongées prennent un tour dramatique pour des centaines de millions d'Indiens et de Bangali dont la vie économique est intégralement suspendue à l'apport de ces pluies de mousson. Durant les années 1990, des sécheresses causées par un changement du schéma classique de la mousson ont causé des dégâts humanitaires et financiers importants.
    Par ses prières, un peuple de cultivateurs demande une bonne mousson sans laquelle le pays sombre dans la famine. Le pèlerinage est alors l'occasion d'obtenir un monde doublement meilleur, plus riche et juste. Car, soumis toute l'année à la hiérarchie des castes, les pèlerins vont, le temps de leurs dévotions, vivre dans un monde égalitaire où tous les croyants se valent aux yeux des dieux.
    La mousson est également appréciée des citadins car elle rafraîchit l'atmosphère. En effet, le ciel couvert de nuages laisse moins passer le rayonnement solaire et garde une température légèrement plus basse que durant la période précédant la mousson. Cependant, le taux d'humidité augmente dramatiquement et la pluie inonde les rues. Les pluies vont ainsi abîmer un grand nombre d'édifices, en particulier dans les rues en pente, et parfois les emporter. On compte chaque année des morts par noyade et par les maladies transmises par les insectes qui pullulent dans ces conditions. Certaines années, comme en 2005, on a recensé des milliers de morts à cause des inondations. Avec les changements climatiques, certaines régions très arides comme le désert du Thar, ont connu des inondations lorsque la saison de la mousson s'est prolongée.

    Élargissement du concept

    Depuis que le système des moussons est mieux compris, sa définition a été élargie pour inclure presque tous les phénomènes liés au cycle annuel du climat dans les régions tropicales et subtropicales de l'Asie, de l'Australie, de l'Afrique et dans les mers et les océans régionaux. Toutes ces régions connaissent les cycles climatiques les plus vigoureux et les plus spectaculaires de notre planète et c'est surtout la mousson estivale qui domine ces régions. La mousson du sud de la Chine et du sud-est asiatique s'inscrit dans le même cycle que celle de l'Inde. Elle se produit un peu différemment dans les autres régions et on ne peut en général parler de mousson d'hiver sauf pour l'Inde. Enfin, les phénomènes de mousson restent marginaux en Amérique tropicale et subtropicale mais le terme est utilisé assez fréquemment par le National Weather Service pour désigner la saison pluvieuse dans les déserts de l'Ouest américain.

    - Mousson africaine
    Le cas le plus marquant en la matière est celui de l'Afrique subsaharienne. Dans le sud-ouest de cette région d'Afrique, il existe une mousson qui est reliée au déplacement semi-annuel de la Zone de convergence intertropicale (ZCIT) et à la différence de réchauffement entre le Sahara et la côte atlantique équatorial dans le golfe de Guinée. Les alizés secs du nord-est, et particulièrement leur forme plus intense l'harmattan, sont coupés par le mouvement vers le nord en été de la ZCIT où les vents sont légers. La ceinture pluvieuse des côtes africaines s'élargit, sans toutefois s'enfoncer profondément à l'intérieur du continent, à la différence de ce qui se produit en Inde ou en Chine.
    La mousson ouest africaine diffère donc en beaucoup d’aspects de la mousson asiatique. Le phénomène est très symétrique d'ouest en est à grande échelle, alors qu’au-dessus de l’Inde le flux est plus complexe. Une autre différence importante, parmi beaucoup d’autres, réside dans le fait que la mousson indienne semble plus constante en termes de précipitations que la mousson africaine. L’Inde n’a jamais connu plus de deux années consécutives de sécheresse au cours du XX[SUP]e[/SUP] siècle alors que la région sahélienne a souffert de sécheresse depuis le début des années 1990.
    La mousson africaine reste un sujet d'étude. En effet, elle varie jusqu'à 40 % d'une année à l'autre, alors que la mousson indienne fluctue d'à peine 10 %. Les régions semi-arides du Sahel et du Soudan voient ainsi une période de pluie très aléatoire dans une circulation du sud dont dépend la survie de la population.

    - Mousson d'Asie du sud et d'Océanie
    En Asie du sud, la mousson se produit de décembre à mars avec des vents qui proviennent du nord-est. La température sur le centre de l'Asie est moins de 25 °C car on est en hiver ce qui crée un anticyclone sur la région. Le courant-jet dans cette région se divise en une branche subtropicale et une branche polaire. La première souffle le plus souvent du nord-est, apportant de l'air sec sur l'Inde et le sud de l'Asie. Au même moment, une système dépressionnaire se développe sur le sud-est asiatique et l'Australasie dont les vents sont dirigés vers l'Australie, formant un creux barométrique où converge l'humidité.

    - Mousson sud-américaine
    La plupart du Brésil subit l'influence d'une mousson estivale et Rio de Janeiro est fameuse pour ses inondations durant celle-ci.

    - Mousson nord-américaine
    En Amérique du Nord, la différence de températures entre les grands déserts de l'Ouest américain et du Mexique et le golfe du Mexique sert de moteur à une mousson qui s'étend de la fin juin à la fin juillet. Elle commence le long de la côte et s'étend jusqu'aux déserts durant cette période. Elle affecte au Mexique la Sierra Madre Occidentale et aux États-Unis les États de l'Arizona, du Nouveau-Mexique, du Nevada, de l'Utah, du Colorado, du Texas et même de la partie sud-est de la Californie dans les Peninsular et Transverse Ranges. Elle atteint rarement la côte du Pacifique.
    Cette mousson est associée à des épisodes orageux brefs mais torrentiels, et non à des pluies continuelles. En effet, elle amène de grandes quantités d'humidité depuis le golfe du Mexique dans de l'air chaud et instable. Cette humidité n'est cependant pas largement répartie et les orages éclatent seulement lorsque des déclencheurs supplémentaires sont présents. En général, les orages vont se déclencher et causer des crues subites des ruisseaux à sec de ces régions si la hauteur d'eau «précipitable» dépasse 34 millimètres.
    Jusqu'à soixante-dix pour cent du total annuel de précipitations dans ces régions tombent durant la mousson. Les plantes sont adaptées à cet apport et ces régions désertiques, le Sonora et le Mojave, sont considérées comme des déserts «humides». Ces pluies jouent également un rôle dans le contrôle des feux de brousse.

    III - Climat tropical de Savane
    Le climat tropical de Savane est un climat tropical sec dont les moyennes mensuelles de température sont au-dessus de 18 ºC tous les mois de l'année et qui possède une saison sèche prononcée, avec les mois les plus secs ayant moins de 60 mm de précipitations et enfin une précipitation mensuelle répondant à la fonction (100 - [précipitations annuelles totales (en mm) / 25]).
    La classification de Köppen retient deux sortes de climat tropical de savane différent noté Aw et As. Le climat Aw permet des forêts denses, claires ; des formations arbustives ou buissonneuses ; des savanes subhumides ou xéromorphes.


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    Classe B -Climat sec

    Climat désertique
    Le climat désertique est un climat caractérisé par un important manque d'eau liquide disponible, ce qui restreint fortement le développement de la vie animale et végétale. Ainsi, sauf exception, la présence humaine y est peu importante. Les régions désertiques peuvent être chaudes ou froides. Les précipitations y sont très peu abondantes ou tombent uniquement sous forme de neige dans certaines régions désertiques froides.
    Dans la classification de Köppen le climat désertique est de type BW. Ce climat ne tolère aucune végétation sauf autour des oasis. Il est toutefois à noter que les zones arctiques et antarctiques, correspondant à la définition usuelle de désert, sont classifiées comme régions polaires (de type E) et non désertiques. Les grands déserts montagneux (Himalaya, Cordillère des Andes, ...) sont quant à eux classés régions désertiques froides (BWk).


    Climat semi-aride
    Le climat semi-aride règne dans la zone subdésertique, caractérisée par une saison sèche s'étendant sur la plus grande partie de l'année et une saison "humide", avec de faibles précipitations (pluviométrie comprise entre 200 et 400 mm/an). Il peut être chaud comme dans l'Outback australien, ou froid, comme dans certaines parties du Canada.


    Aridité
    L’aridité est un phénomène climatique impliquant une pluviométrie faible. Dans les régions dites arides, les précipitations sont inférieures à l'évapotranspiration potentielle (notée ETP) données de 2009. L'aridité étant une notion spatiale, une région peut être qualifiée d'aride et non une période. Elle est d'ailleurs marquée sur près de 30 % des terres continentales bien que répartie sur diverses latitudes. Il y a les zones arides zonales dues à la présence de la partie descendante des cellules de Hadley et les déserts non-zonaux dus à diverses causes. L’aridification est le changement de climat graduel ou brutal conduisant à une situation d'aridité.
    Définition
    Malgré ces différentes classifications, on retrouve 3 degrés communs à quasiment tous les indices d’aridité :




      • hyper-aride (10 à 15 mm par an, en moyenne) ;
      • aride (50 à 150 mm dans la zone tropicale, répartis de manière saisonnière en averses) ;
      • semi-aride (rythme saisonnier, jusqu'à 500 mm de pluie).
    Répartition
    Les déserts zonaux se retrouvent le long des tropiques :


    Les déserts non zonaux ont différentes sources :




      • zone d'ombre en aval de chaîne de montagnes : déserts américains du Grand Bassin, d'Argentine
      • à l'intérieur des continents : déserts d'Asie centrale
    Causes
    Les zones arides ont comme caractéristique un déficit en précipitations. Il est du à la présence continuelle d'un anticyclone (déserts zonaux et côtiers), ou à la subsidence de l'air derrière un obstacle du relief favorisant l’effet de foehn, ou encore à l’éloignement de la région par rapport aux côtes qui limitent l'humidité provenant des océans. Plus l'albédo (pouvoir de réflexion) est fort, plus le pouvoir absorbant est faible et les rayonnements sont renvoyés vers l'espace. Dans le cas d'un domaine aride, l'albédo est très élevé et beaucoup de l'énergie solaire est renvoyé, privant ainsi la végétation d'un développement potentiel tout en servant à réchauffer l'air ce qui favorise l’évapotranspiration à l’aridification.

    Conséquences
    Au niveau du sol, l’aridité donne une raréfaction des êtres vivants ainsi qu'une adaptation de ces derniers à ces conditions xériques. Elle cause des lacunes hydrologiques : précipitations faibles et irrégulières, réseaux hydrographiques peu nombreux. Finalement, il y a un processus d’érosion par le vent et d’accumulation accélérée des sables accompagné d'un appauvrissement des sols.

    Indices
    Le calcul d'un indice d'aridité, au même titre que la classification des climats, a toujours été un sujet de recherche en climatologie. Il existe une multitude d'indices et de formules, certaines basées sur des critères climatologiques, d'autres biogéographiques. Parmi tous ces indices, les plus connus restent ceux d'Emmanuel de Martonne (1926 à 1941), de Charles Warren Thornthwaite (1948), et de Bagnouls et Gaussen (1953 à 1957).

    Indice de Gaussen
    Selon Gaussen, une période donnée est dite aride, quand : [​IMG]
    (P : précipitations totales en millimètres sur la période donnée, T : température moyenne en °C sur la période donnée)
    Cet indice est très utile quant à l'utilisation d'un diagramme ombrothermique, ce dernier toujours construit sur le modèle d'échelle : 1 °C = 2mm.

    Indice d'aridité de De Martonne
    L’indice d'aridité de De Martonne, noté I, cet indice permet de déterminer le degré d'aridité d'une région.
    Pour le calculer, on utilise la formule [​IMG]P désigne les précipitations totales annuelles et T la température moyenne annuelle ; et, pour un mois : [​IMG]p désigne les précipitations totales mensuelles et t la température moyenne mensuelles.

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  9. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Les types de climats (classification de Köppen)
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    Classe C - Climat tempéré

    On distingue en général plusieurs climats dans la zone tempérée, située entre les parallèles 30° et 50° de latitude dans l'hémisphère nord et sud.

    [​IMG]
    Description : Les climats dans le monde
    Date : 09/11/2006
    Source : Travail personnel
    Auteur : historicair 21:12, 9 November 2006 (UTC)
    Autorisation : Ce fichier est disponible selon les termes de la
    licence Creative Commons paternité – partage à l’identique 3.0 (non transposée)
    _____________________________


    Climat subtropical humide

    Le Climat subtropical humide, appelé parfois, mais de manière imprécise Climat chinois (Köppen Cfa ou Cwa), est une zone climatique caractérisée par des étés chauds et humides ainsi que des hivers frais. Les masses d'air étant caractérisées par des flux méridiens, les températures peuvent augmenter ou chuter très brutalement.

    Il est difficile de délimiter ce climat précisément, car il constitue en fait une combinaison du climat continental par la possibilité de ses coups de froid en hiver et du climat tropical par la moiteur de ses étés et ses phénomènes violents (tornades, typhons, ouragans). Il est aussi variable selon la latitude, dans l'hémisphère Nord la dominance continentale au nord laissant place à des caractères de plus en plus tropicaux vers le sud.

    C'est pour cela que certains auteurs utilisent aussi, mais sur des espaces plus importants (notamment vers le nord, comme New York, le Québec ou le nord de la Chine et de la Corée), le terme de climat humide des façades orientales des continents.

    Caractéristiques

    La définition de Köppen (Cfa) pour un tel climat donne un mois le plus froid avec des températures moyennes au-dessus de 0 °C (Köppen C), un mois le plus chaud avec des températures supérieures à 22 °C (Köppen a) et constamment humide avec les mois les plus secs possédant plus de 60 mm de précipitation (Köppen f). Cette définition de Köppen est fréquemment critiquée car la limite inférieure pour le mois le plus froid, avec des températures moyennes au-dessus de 0 °C, est considérée comme trop basse : on imagine mal une ville ayant une température moyenne hivernale de 0,5 °C, c'est-à-dire bien plus froide que Paris, pouvoir représenter le monde subtropical, en compagnie d'une ville comme Brisbane où la température moyenne du mois le plus froid approche les 20 °C. Cependant, des hivers froids sont explicables par la situation sur une façade orientale de continent, ce qui rend le critère donné par Köppen plus acceptable.

    Températures
    Les hivers sont frais, mais il est possible d'avoir des invasions d'air polaire apportant de brusques mais éphémères coups de froid. L'été est torride, sous l'influence des masses d'air tropicales.

    Précipitations
    En général, les précipitations sont assez importantes tout au long de l'année, atteignant leur maximum en été, et dans les zones les plus au nord, il est possible d'avoir de la neige en hiver[SUP][/SUP]. L'amplitude thermique annuelle est donc relativement importante. Toutes les régions de climat subtropical, sauf celles européennes et le sud-est du Brésil, sont touchés par des tempêtes et des cyclones tropicaux associés à ces précipitations.

    Végétation

    La végétation typiquement associée au climat subtropical humide est la forêt ombrophile somptueuse : elle se compose de palmiers, magnolias, camphriers, conifères tropicaux mais a reculé sous la pression anthropique. Elle s'accompagne de bambous en Chine, de fougères arborescentes. L'homme y pratique une agriculture diversifiée (coton, riz, canne à sucre, arachide, tabac, etc.). Dans certains pays comme le Brésil, des variétés spécifiques de blé, maïs et soja ont été créées par l'EMPRABA afin de s'adapter au climat subtropical du cerrado.

    Comme le climat, la flore allie les influences tropicales et tempérées. Aux États-Unis on peut citer les conifères tropicaux comme les cyprès (cyprès des étangs, cyprès chauve) ou les pins (pin des marais pin à l'encens), des feuillus comme le pavier rouge, le bouleau noir, le cornouiller à fleurs et diverses espèces de chênes (Quercus stellata, Quercus virginiana). Les palmiers poussent surtout en Floride, même si on les trouve jusqu'en Caroline du Sud (Sabal palmetto, Serenoa repens).

    Localisation

    Comme le climat méditerranéen, le climat subtropical humide se rencontre entre les latitudes 25 et 45°, mais cette fois sur les façades orientales des continents.
    Toutefois, les façades à l'est connaissent souvent des caractères particuliers, notamment en termes de précipitations (exemple des neiges abondantes au Québec ou dans le nord du Japon), mais toutes ne sont pas subtropicales.

    Afrique
    En Afrique, on retrouve ce type de climat en Afrique du Sud dans la région de Durban mais aussi au sud du Mozambique.

    Asie
    Une particularité du climat en Asie par rapport aux autres continents est l'hiver assez sec. La zone s'étend ainsi du nord du Pakistan jusqu'en Chine (d'où l'appellation de climat chinois), le nord du Viêt Nam, la côte sud de la Corée du Sud et le Japon (grande partie des îles de Honshu, Kyushu et Shikoku).

    Les villes principales sous ce climat sont entre autres Katmandou, Chongqing, Chengdu, Shanghai, Nanjing, Busan, Kyoto et Tokyo. Hong Kong et Taipei sont à la limite sud de cette zone. En Asie, les hivers sont plutôt secs à cause du vent froid provenant de Sibérie. Ce n'est que près du fleuve Jaune et de la rivière des Perles qu'il pleut en suffisance pour être en climat de type Cfa. Les précipitations hivernales et estivales sont par contre semblables dans la mer du Japon. Les précipitations proviennent parfois de typhons. En moyenne, il tombe environ 1 000 mm de précipitations sauf dans certaines régions comme près de l'Himalaya en Asie.

    releve meteo shangai.png

    Amérique du Nord
    En Amérique du Nord, la zone climatique s'étend au sud-est des États-Unis (sud-est du Texas, Louisiane, Arkansas, Mississippi, Tennessee, Kentucky, Alabama, Caroline du Nord, Caroline du Sud, Géorgie, Floride et Virginie). On la trouve également plus au nord dans les régions urbaines du Delaware, au sud-ouest de la Virginie-Occidentale, au sud et à l'est du Maryland, au sud-est de la Pennsylvanie (Philadelphie), au sud du New Jersey, au sud du Missouri, et à l'extrême sud de l'Ohio. Le nord-est du Mexique appartient aussi à cette zone. En été les températures moyennes varient entre 25 °C et 30 °C.

    Les grandes villes concernées sont Houston, San Antonio, Austin, Dallas, Atlanta, Memphis, La Nouvelle-Orléans, Birmingham, Louisville, Nashville, Chattanooga, Charlotte, Raleigh, Jackson, Jacksonville, Orlando, Tampa, Richmond, et Little Rock. À la limite nord se trouvent aussi Tulsa, St. Louis, Cincinnati, Washington, D.C., Baltimore, Philadelphie, Wilmington, et Atlantic City.

    Sur le littoral atlantique, le total annuel des précipitations baisse et les hivers deviennent plus froids en allant vers le nord. Ainsi, il tombe en moyenne 22 cm de neige à Norfolk une ville du littoral virginien située à 36° de latitude nord, c'est-à-dire à la latitude de Malte. Au nord, on trouve de plus grandes variations entre les saisons. La zone urbaine de Philadelphie est la zone la plus au nord grâce à l'influence de l'océan Atlantique et de la baie de Chesapeake.
    La limite sud du climat subtropical est proche de la ville de Miami et de la côte sud du Texas. Là commence la zone de climat tropical qui se distingue par des températures chaudes toutes l'année.

    Sur les côtes du golfe du Mexique, le total annuel des précipitations est plus important que sur la côte atlantique à la même latitude (Nouvelle-Orléans : 1571 mm ; Jacksonville : 1303 mm). Lorsque l'on remonte à l'intérieur des terres, dans le bassin du Mississippi, les précipitations annuelles diminuent et les températures se rafraîchissent. La zone subtropicale est limitée approximativement par la rivière Ohio au niveau de Louisville (Kentucky) et de Cincinnati où la neige est courante en hiver. Plus au nord, on trouve un climat de type continental humide avec des hivers froids. Enfin, les montagnes Appalaches, qui culminent à plus de 2000 mètres, perturbent le climat subtropical en Géorgie et en Caroline du Nord.

    releve climat atlanta georgie.png

    Amérique du Sud
    En Amérique du Sud, le climat se retrouve à proximité de l'océan Atlantique à l'extrême sud du Brésil (région metropolitaine de São Paulo jusqu'au Rio Grande du Sud), au centre-nord du Paraguay et au nord-est de l'Argentine.

    Îlots climatiques
    Dans une certaine mesure, on rencontre un climat semblable dans quelques zones au niveau de la mer Noire et de la mer Caspienne (en Iran, en Turquie, en Azerbaïdjan et en Géorgie) qui bénéficient d'étés plus chauds et plus humides que les régions continentales environnantes. La plaine du Pô, dans le nord de l'Italie, ainsi que la côte adriatique proche connaissent également un climat de ce type. Ce sont des régions qui ont des étés trop chauds pour être de type océanique et trop humides pour être de type méditerranéen.

    On trouve aussi ce type de climat dans des zones très restreintes (vallées) du Pérou, de la Bolivie et du Chili.

    Climat océanique

    Le climat océanique, appartenant à la zone tempérée, se caractérise par des hivers doux et pluvieux et des étés frais et relativement humides, sachant que le maximum de précipitations se produit durant la saison froide. Il se rencontre sur la façade occidentale des continents, entre des zones à climat méditerranéen en se rapprochant de l'équateur et les zones à climat polaire en se rapprochant des pôles.

    Un des traits majeurs de ce climat se caractérise aussi par son évolution progressive dès que l'on s'éloigne des façades maritimes, avec des traits de plus en plus continentaux. Seules les régions côtières connaissent un climat véritablement océanique, l'intérieur des terres étant caractérise par un climat dit océanique dégradé.

    Températures


    La température moyenne annuelle est comprise entre 8 et 16 °C. Généralement les hivers sont modérés (moyenne des températures positive, pas de fortes gelées) et les étés frais (moyenne inférieure à 22 °C, vagues de chaleur limitées).

    Dans les zones hyper-océaniques constamment soumises aux conditions météo issues de l'océan (Irlande, Finistère), les écarts thermiques entre la saison froide et la saison chaude sont très réduits (parfois inférieurs à 10 °C). À l'inverse, plus on s'éloigne du littoral (comme en Europe centrale), plus cet écart augmente (hivers plus froids, étés plus chauds, le climat se continentalise), on parle souvent dans ce cas de climat océanique dégradé.

    Précipitations

    Les précipitations paraissent beaucoup plus abondantes qu'elles ne le sont : leur total annuel ne dépasse guère le mètre, mais elles se répartissent sur toute l'année et tombent souvent sous forme de bruine ou encore en brouillard dense, avec un maximum en saison froide lié au passage des dépressions qui se déplacent en bordure du front polaire.

    Un des traits majeurs des régions océaniques est une certaine indifférence à l'égard de la latitude ; les bandes climatiques semblent disposées au nord et au sud. Ainsi du Portugal à la Norvège le faible écart des moyennes thermiques se maintient tout au long de la façade atlantique. Ce climat devient océanique dégradé au contraire dès que l'on pénètre dans les continents ; les pluies diminuent, les écarts thermiques augmentent, les hivers deviennent plus froids et les étés plus chauds : ces régions de climat semi-continental forment la transition avec les climats où l'emportent les caractères continentaux.

    Localisation

    Sont ainsi principalement concernées par ce climat les régions suivantes :

    - l'Europe occidentale: le long de la façade atlantique du Portugal à la Norvège. En pénétrant à l'intérieur des terres, le climat prend de plus en plus des traits continentaux, la limite avec ce dernier climat varie selon les définitions, généralement située au niveau de la Pologne
    - la façade pacifique de l'Amérique du Nord, de l'Oregon à l'Alaska
    - le nord de la Turquie
    - le sud du Chili et l'Argentine
    - l'île de Tasmanie ainsi qu'une grande partie de la Nouvelle-Zélande​

    releve meteo dublin.png
    Dublin est un exemple de climat hyper-océanique, puisque l'écart entre l'hiver et l'été est modéré, tant du point de vue thermique que du point de vue des précipitations. Berlin à l'inverse connait un climat océanique dégradé, marqué par un écart thermique croissant entre l'hiver et l'été, avec de possibles vagues de froid et canicules importantes. La répartition des précipitations, tombant majoritairement durant la saison chaude, indique un glissement progressif vers un climat continental.

    seat_washington.png
    Le climat de l'État de Washington est qualifié d'«océanique doux» ou encore de «climat breton» ; il se rapproche de celui de l'Irlande ou de l'ouest de l'Écosse, avec des étés plus secs que dans ces régions. Située sur le littoral nord-ouest des États-Unis, l'agglomération de Seattle se trouve à la même latitude que Nantes en France. Mais grâce aux courants marins et à l'influence du Pacifique, les hivers sont relativement doux (il ne gèle pas sur la côte) et arrosés.

    Principales formations végétales

    Les formations végétales dépendent du climat mais également d'un grand nombre d'autres facteurs qui conditionnent le biotope. C'est pourquoi il est difficile de dresser une typologie générale de la flore en climat océanique. On peut toutefois dégager plusieurs caractéristiques communes :
    - Le climat océanique est favorable à la croissance végétale.
    - Sur les premiers mètres du littoral, on trouve généralement un paysage de lande (bruyères, genêts, herbes).
    - Plus à l'intérieur et dans les zones protégées des vents d'ouest, la forêt est la végétation naturelle du domaine océanique : hêtres, chênes en Europe de l'Ouest​

    Atouts, contraintes et risques pour les Hommes


    - Atouts du climat océanique
    Le climat océanique est favorable à l'installation et aux activités des Hommes. Les températures relativement clémentes en hiver permettent de réduire le coût de l’énergie (chauffage). Par conséquent, les densités humaines sont moyennes ou fortes dans les régions de climat océanique, ce qui donne des paysages fortement anthropisés. Les Hommes ont peuplé et aménagé ces régions depuis la Préhistoire. En Europe, la civilisation celtique a mis en valeur une grande partie du domaine océanique. Sur la côte nord-ouest États-Unis (Washington (État), Oregon, Californie du Nord), les sociétés amérindiennes ont tiré parti des ressources qu'offrait le milieu océanique : ils exploitaient par exemple le bois pour fabriquer totems, barque et maisons.

    Les activités agricoles sont en général développées dans les régions de climat océanique. La sécheresse étant très rare et le gel quasi-absent, la polyculture et l'élevage occupe de larges espaces, en fonction de la nature du sol. En dehors des périodes de sécheresse et de culture bien spécifiques, l'irrigation n'est pas indispensable. La rareté du gel permet aux Hommes de faire pousser des palmiers jusqu'à des latitudes relativement hautes : le village de Vauville dans la Manche s'enorgueillit d'avoir la palmeraie la plus au nord de l'Europe.

    - Contraintes et risques
    Les contraintes du climat peuvent affecter le tourisme, à cause du temps très changeant caractéristique de ce climat : la meilleure saison semble être l'été, même si les températures peuvent être fraîches et les jours de pluies plus nombreux que dans les régions méditerranéennes par exemple. Les risques liés au climat océanique sont relativement faibles : le plus important demeure les tempêtes océaniques. Celle de 1999 a provoqué des dégâts considérables en Europe de l'Ouest.

    Effet modérateur de la mer

    La mer et l'océan jouent le rôle de thermostat : ils suppriment les températures extrêmes.

    En été, l'air est plus chaud que la mer. La mer et l'océan captent les calories solaires : comme la mer est agitée, elle les stocke sur une grande épaisseur. Elle refroidit l'air en capturant les calories.

    En hiver, l'air est plus froid que la mer. Celle-ci va rendre progressivement à l'air les calories qu'elle a capturé l'été. Elle va réchauffer l'air.
    Grâce à l'air humide marin, les précipitations sont abondantes durant toute l'année dans les zones océaniques. Mais c'est en hiver lorsque l'air marin plus chaud arrive sur le continent plus froid provoque la condensation. On observe alors le maximum de précipitations.



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    Dernière édition: 16 Février 2014
  10. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Les types de climats (classification de Köppen)
    Suite et fin - Climat tempéré - Classe C

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    Climat méditerranéen

    Le climat méditerranéen est un type de climat tempéré (ou «tempéré chaud» ou «subtropical de façade ouest», selon les considérations), qui se caractérise par des étés chauds et secs et des hivers doux et humides.

    Le terme de «méditerranéen» s'explique par sa présence caractéristique autour de la mer Méditerranée, mais d'autres régions du monde possèdent les mêmes conditions climatiques. Il s'agit des façades Ouest des continents, entre 30 et 40° de latitude (Californie, centre du Chili, région du Cap en Afrique du Sud, Sud et Ouest de l'Australie).

    Dans la classification de Köppen, le climat méditerranéen proprement dit est le climat Csa et le climat supraméditerranéen est le climat Csb.


    Caractéristiques

    La position intermédiaire des régions à climat méditerranéen entre les dépressions tempérées et les anticyclones subtropicaux fait que la saison froide est humide et soumise à un temps variable et que la saison chaude est sèche et soumise à un temps peu variable. Plus on va vers les pôles, plus la sécheresse estivale est courte et moins marquée ; plus on s'approche de l'équateur, plus la sécheresse estivale dure. En effet, en hiver, les zones de climat méditerranéen sont balayées par les dépressions de moyenne latitude correspondant à la cellule de Ferrel, tandis qu'en été, ces mêmes régions se trouvent sous l'influence des hautes pressions subtropicales où l'air est subsident (zone nord de la cellule de Hadley dans l'hémisphère nord).

    La subsidence élimine en pratique les précipitations et c'est la raison pour laquelle, le centre du Sahara ne connaît pratiquement aucune précipitation car les dépressions extra tropicales n'atteignent jamais ces régions. Il y a donc une transition continue entre le climat océanique, le climat supra méditerranéen, le climat méso-méditerranéen, le climat xéro méditerranéen, puis le climat désertique.

    Bien souvent, la limite de la culture de l'olivier correspond à la zone d'extension de ce climat. Cet arbre est endommagé par le gel si la température descend au-dessous de -10 °C en période de repos végétatif hivernal et supporte plusieurs mois de sécheresse.

    - Précipitations
    La sécheresse estivale est une caractéristique du climat méditerranéen : pendant les mois les plus chauds, les précipitations deviennent rares voire inexistantes, et le ciel est lumineux et dégagé. L'anticyclone subtropical remonte en latitude et recouvre les régions méditerranéennes. Elle augmente quand on va vers le sud : trois mois dans le Nord du bassin méditerranéen, six mois au Sud du bassin, et jusqu'à dix mois au Levant ou en Égypte.

    En revanche, les hivers sont bien arrosés dans les régions pas trop abritées des influences maritimes. Les zones les plus proches de l'équateur et celles situées sur les façades ouest des continents connaissent leur maximum de précipitations en hiver, tandis que les régions au nord du bassin méditerranéen connaissent des maxima de précipitations en automne (nord-ouest) ou au printemps (nord-est), avec quelquefois un minimum hivernal dans les régions un peu abritées des influences maritimes (Espagne, Provence intérieure, Sicile intérieure).

    L'autre caractéristique des précipitations en milieu méditerranéen est leur faible fréquence et leur intensité. Si les cumuls annuels moyens sont compris entre 300 et 1 000 mm (un peu plus dans certaines montagnes), la fréquence est faible : moins de 100 jours par an. Les températures élevées favorisent de développement d'orages violents quand la masse d'air devient instable. L'équivalent de la moitié de la lame d'eau annuelle moyenne peut s'abattre en une journée lors d'épisodes pluvieux intenses (ex. épisodes cévenols).

    La douceur des hivers rend la neige très rare sur le littoral, mais l'arrière-pays montagneux, soumis à un climat refroidi par l'altitude, peut connaître des chutes de neige quelquefois abondantes en hiver comme au Maroc (Rif) et en Algérie (Kabylie).
    D'après la classification de Köppen (Csa ou Csb) , les étés sont secs (P < 40 mm ou P < 2T suivant Gaussen.).

    - Températures
    Les températures moyennes annuelles sont plus chaudes que dans la zone tempérée, avec une douceur remarquable dans le nord du bassin méditerranéen (côtes espagnole, française et italienne) due à la température de la Méditerranée en hiver.

    La température en été est très variable. Sur les façades océaniques, les étés sont tempérés par la fraîcheur de l'océan près des côtes. Autour de la Méditerranée et dans l'intérieur des terres, les étés sont très chauds (température moyenne supérieure à 22 °C tout autour du bassin) ; dans l'intérieur des terres, les températures maximales dépassent très souvent les 30 °C en été, et approchent facilement les 40 °C, en particulier vers l'est ou le sud du bassin, y compris dans les régions montagneuses.

    L'hiver est doux et les températures moyennes du mois le plus froid sont généralement supérieures à 9 °C (9,5 °C en janvier à Rabat), sauf dans le nord du bassin où les influences océaniques et continentales se font sentir (7 °C en Catalogne, 6 °C en Provence, 5 °C au nord de la Grèce et en Dalmatie). La variabilité thermique est importante en hiver et aux intersaisons, quand les dépressions des latitudes moyennes avancent vers l'équateur, et faible en été, car un anticyclone stationne et garantit un temps sec et stable. Dans les zones les plus exposées aux influences maritimes, le réchauffement est lent au printemps et l'automne est très doux.

    D'après la classification de Köppen, la température du mois le plus froid doit être comprise entre -3 °C et 18 °C. Si la température du mois le plus chaud est supérieure à 22 °C, le climat est de type Csa, sinon il est de type Csb.
    Les températures moyennes sont donc : hiver : + de 5 °C été : entre 25 et 40 °C.

    Circulation atmosphérique

    - La Méditerranée
    Le régime des vents est variable d'une région à l'autre. Les régions de climat méditerranéen sont réputées pour leurs vents locaux catabatiques. La tramontane en Languedoc-Roussillon et les Baléares, le mistral en Provence et Catalogne et la bora (Adriatique), froids et desséchants, soufflent du continent européen vers la mer. Le sirocco et le khamsin, chauds et secs, soufflent de l'Afrique vers la mer.

    En saison froide, des perturbations pluvieuses circulent principalement d'ouest en est sur la Méditerranée. Les deux tiers de celles-ci se forment sur la mer, les autres, originaires de l'océan Atlantique, sont réactivées au contact des eaux chaudes. Le gradient thermique vertical est souvent important, ce qui active la cyclogénèse. Sur les façades océaniques, les côtes sont touchées par les perturbations provenant de l'océan, qui atteignent leur maximum d'activité en hiver.

    Les invasions froides sont plus marquées sur le nord que sur le sud du bassin. Dans le nord-ouest, de l'Espagne à l'Italie, elles peuvent être plus fréquentes aux intersaisons (surtout en automne) qu'au cœur de l'hiver. Elles peuvent aussi, mais plus rarement, se produire en été. Dans le nord-est, de la Grèce au Proche-Orient, les invasions ont surtout lieu en plein hiver, apportant froid et neige quelquefois jusque dans les régions côtières. L'air froid atteint plus rarement le littoral nord de l'Afrique, ce qui explique la diminution progressive des pluies et l'augmentation de la saison sèche du nord vers le sud.

    L'été, le mécanisme est plus simple. Les hautes pressions subtropicales règnent sur le bassin, contraignant les perturbations d'ouest des moyennes latitudes à circuler plus au nord. L'air est subsident et la sécheresse quasi-absolue. Seul le nord de la zone peut subir quelques advections froides d'altitude qui occasionnent des orages, ou recevoir des queues de dépressions océaniques.

    meteo madrid.png

    - La façade atlantique du Maroc
    Le climat de la façade atlantique du Maroc est influencé par les perturbations océaniques et pourrait être rapproché du climat du littoral Californie du Sud et centrale.

    meteo casa.png

    - Le climat méditerranéen hors de la Méditerranée
    En dehors du bassin méditerranéen, un climat similaire apparaît, à l'ouest des continents, dans le prolongement des déserts littoraux, sur des zones d'extension limitée. Ces régions sont soumises pendant la saison froide au régime tempéré océanique, avec des perturbations d'ouest pluvieuses auxquelles des périodes plus calmes succèdent. En été, l'anticyclone subtropical apporte un temps clair et stable, avec des vents faibles et des précipitations absentes ou exceptionnelles.

    En Amérique du Nord, on retrouve ce type de climat en Californie du Sud à l'extrême Nord de la Basse-Californie et dans la vallée de Sacramento. En Amérique du Sud, on retrouve ce climat sur une partie du littoral chilien (région de Santiago et de Valparaíso) ainsi que dans la vallée centrale du Chili. Les précipitations, apportées par les flux perturbés de l'océan Pacifique venant de l'ouest, y sont médiocres (400 mm de moyenne annuelle à Santiago du Chili). La sécheresse estivale de ces régions, liée aux hautes pressions subtropicales, est quasi absolue. L'hiver est doux, les moyennes oscillent entre 7 °C et 13 °C en plaine, mais les coups de froids sont possibles. Les mois les plus chauds dans l'hémisphère nord, sont août ou septembre.

    La région du Cap, en Afrique du Sud et le Sud-Ouest de l'Australie (Perth et Adélaïde) ont pour particularité d'avoir des températures très clémentes en hiver (le gel y est très rare) et des étés chauds avec des matinées souvent brumeuses sur les littoraux. Le climat de ces régions s'apparente à celui du Maroc occidental.

    meteo ss francisco.png
    - Îlots climatiques
    Il existe plusieurs zones à tendance méditerranéenne éloignées des zones de climat méditerranéen proprement dites. Les critères favorables à l'existence de telles zones sont l'exposition (orientation au sud dans l'hémisphère nord), la protection au vent, la proximité de la mer, etc. On trouve en conséquent dans ces îlots climatiques quelques espèces de plantes ou d'animaux que l'on trouve habituellement en climat méditerranéen.

    Mais le terme de «méditerranéen» doit être ici pris avec précaution, puisque ce type de climat correspond à des critères très précis.
    On retrouve par exemple cette influence méditerranéenne sur la côte atlantique sur le pourtour du Golfe de Gascogne, des Landes jusqu’au Finistère, ou à l'ouest de la Manche. Le climat, de type océanique, tend vers le climat supra-méditerranéen, avec des étés tempérés (assez frais, doux ou assez chauds) une saison sèche assez marquée en été et une saison douce et humide en hiver. Les précipitations sont toutefois bien moins concentrées que sur la zone méditerranéenne française. Par exemple, les îles de Ré et d'Oléron, Belle-Ile, l'île de Batz et l'île de Bréhat, etc. La flore qui s'y développe, ou qui y est introduite, est alors en partie méditerranéenne. En Amérique, on note plusieurs zones de ce type :

    - Quelques zones méridionales du Nord-Ouest Pacifique de l'Amérique du Nord, inclut les villes de Victoria (Colombie-Britannique), Seattle et Portland, Oregon.

    Le relief montagneux peut aussi créer des conditions similaires. On citera :

    - Le Kaiserstuhl, en Allemagne, petit massif volcanique entre Vosges et Forêt-Noire ;
    - La vallée de Liébana (es) au pied des Picos de Europa dans les montagnes cantabres au Nord de l'Espagne
    - La rive est du lac du Bourget à Brison-Saint-Innocent;
    - Quelques adrets dans certaines vallées alpines intérieures (Valais, Vallée d'Aoste, Maurienne) ;
    - Les rivages du lac de Garde, du lac de Côme, du lac Majeur, du lac de Lugano etc;
    - Le rivage nord-est du lac Léman aux environs de Montreux;
    - La région de Sion et Sierre;
    - Les contreforts sud du mont Saint-Eynard, dans le massif de la Chartreuse en France;
    - Petits reliefs volcaniques de la plaine de Limagne en Auvergne.

    Toutefois, même si ces régions ont une végétation supra-méditerranéenne voire méditerranéenne, le climat n'est pas toujours à strictement parler méditerranéen. Par exemple, les rivages du lac de Garde, du lac de Côme, du lac Majeur, du lac de Lugano etc; ont leur maximum de précipitations en été; ceci contredit la définition même du climat méditerranéen. Toutefois, la végétation dans ces régions est typiquement méditerranéenne.

    Un phénomène semblable existe en Amérique du Nord. La plaine de Phoenix a une végétation xéro-méditerranéenne avec oliviers, orangers, cactus etc. Toutefois, un maximum secondaire de précipitations est présent en été lié à un phénomène de mousson accompagné de violents orages diurnes.

    Facteurs de dégradation


    Le climat méditerranéen se dégrade selon la latitude, la continentalité et l'altitude.

    Latitude et continentalité

    - Tempérée océanique, vers les pôles le long des façades océaniques : les températures sont plus fraîches et les précipitations deviennent plus abondantes en toute saison. La sécheresse estivale se raccourcit à un ou deux mois sous la forme d'un minimum pluviométrique. Les étés sont plus frais bien que restant assez chauds. Comme en Bretagne par exemple ou bien vers Seattle.

    - Tempérée continentale, dans l'intérieur de l'Espagne, de la Provence, autour de l'Adriatique et au nord de la mer Égée, ainsi que dans la vallée de Sacramento en Californie et dans l'intérieur de l'Algérie et du Maroc. Les hivers sont plus froids, les étés presque aussi chauds mais un peu moins secs que plus au sud et l'amplitude thermique annuelle et diurne sont importantes (15 à 20 °C de différence entre été et hiver). Dans ces régions abritées, les hivers sont souvent plus secs que les intersaisons.

    - Désertique, vers l'équateur (Levant, Sud de la Californie, nord de la Basse-Californie, Australie) au contact des déserts subtropicaux. Les hivers sont doux, les étés très chauds et la saison sèche longue (9 ou 10 mois). Généralement, les côtes sont un peu arrosées, mais le climat est désertique dans l'intérieur des terres.

    Relief
    Le relief, souvent accidenté dans les pays méditerranéens, introduit des nuances supplémentaires. Les types climatiques y sont les mêmes qu'à basse altitude, mais les températures sont modifiées par l'altitude et la pluviométrie varie en fonction de l'exposition (voir climat montagnard).
    Ainsi au Maroc, dans la vallée de la Moulouya, les hauteurs d'eau ne dépassent pas 400 mm/an alors que le Rif occidental peut recevoir localement plus de 2000 mm. La montagne méditerranéenne subit de violents orages dont les effets dévastateurs sont accentués par les pentes et par la faible couverture forestière (sols sensibles).
    En hiver, la neige est habituelle et le manteau neigeux peut durer plusieurs mois. En été, sur les adrets, il arrive que les journées soient aussi chaudes qu'en plaine, avec des nuits plus froides cependant. Les amplitudes thermiques quotidiennes sont donc très importantes et peuvent dépasser 20 °C.

    Végétation

    Les formations végétales naturelles sont très variées en zone méditerranéenne, car la disponibilité des ressources en eau est très variable d'un endroit à l'autre. En dehors des vallées, on trouve principalement 3 types de végétation :

    - la garrigue, sur les sols calcaires où dominent le chêne kermès ou le chêne vert. Il s'agit d'une végétation basse considérée comme une dégradation de la forêt méditerranéenne originelle.
    - le maquis, sur les sols acides (siliceux) et qui regroupe des espèces comme l'arbousier, le lentisque ou le chêne-liège ;
    - la pinède, formée généralement de pins d'Alep ou de pins parasols.​

    On trouve aussi des forêts de feuillus dans les régions les plus humides (ex. Ligurie, Toscane, Rif).
    Les sols des régions soumises au climat méditerranéen sont souvent très sensibles. La brutalité des précipitations et le relief favorise l'érosion des terrains où les arbres ont disparu.

    Atouts, contraintes et risques pour les hommes

    Pour les hommes, le climat méditerranéen présente un ressenti agréable, avec ses longues périodes ensoleillées et sa douceur hivernale. Cela favorise le tourisme, d'autant plus qu'en été les épisodes de pluie sont quasi-inexistants. Il n'est pas surprenant que le bassin méditerranéen ait été un des grands foyers de civilisation antique, car les hommes pouvaient y pratiquer une agriculture variée assurant leurs besoins alimentaires, et très peu soumise au gel. Cependant l'irrigation est souvent nécessaire, particulièrement en été.

    Mais le climat méditerranéen est aussi sujet à des phénomènes météorologiques brutaux, en particulier les pluies orageuses des intersaisons, courtes dans le temps mais pouvant être très violentes et dévastatrices (en matériel et en vies humaines). L'aridité estivale peut aussi être source de pénuries d'eau et d'incendies de maquis et de forêts, même si ces derniers sont souvent d'origine humaine.



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    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Les types de climats (classification de Köppen)
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    Classe D - Climat continental


    Le climat continental est un climat qui concerne des régions éloignées du littoral ou recevant les vents et précipitations de l'intérieur du continent à des latitudes moyennes. Il se caractérise par une forte amplitude thermique intermensuelle (plus de 30 °C).

    Typologie

    Climats continentaux

    Plus on s'éloigne du littoral, plus le climat océanique se dégrade : les précipitations diminuent, les hivers sont plus froids que sur la côte. La typologie est celle de Georges Viers. Le climat hypercontinental : l'amplitude thermique annuelle atteint son maximum en Iakoutie. Ce sont des régions de hautes latitudes qui conjuguent les effets de la continentalité et des différences saisonnières. L'amplitude thermique est par exemple de 66 °C à Verkhoïansk.

    clim_continentaux.png
    Climats de façade orientale

    On y retrouve d'importants contrastes thermiques entre l'été et l'hiver, à cause de l'alternance de flux puissants, froids en hiver, chauds en été. Pendant ces deux saisons, ces flux ne suivent pas l'orientation ouest-est mais sont d'orientation nord-sud en hiver et sud-nord en été : on appelle cela la circulation méridienne alternée. Les flux méridiens provoquent l'envahissement des masses d'air polaires en hiver (cold waves en janvier-février aux USA), et des masses d'air tropicale en été : aussi, le climat de façade orientale se distingue du climat continental par ses étés chauds et humides : 26,3 °C à Saint-Louis (latitude : 39,4°N) aux États-Unis, 26,4 °C à Tianjin (latitude : 39°N) en Chine. C'est le climat que l'on retrouve typiquement dans le nord-est des États-Unis et au Québec; ou dans le nord de la Chine et de la Corée.

    Les côtes orientales présentent un dégradé climatique, au nord le climat continental dévie vers le sud sur un climat subtropical humide, comportant lui aussi des étés chauds et moites, mais avec des hivers plus doux.

    clim facade orientale.png
    Flore

    Les formations végétales sont très variées

    - la Prairies, savanes et brousses tempérées
    - la taïga
    - la forêt mixte​

    taiga.jpg
    Taïga en Amérique du Nord
    Source : U.S. Fish and Wildlife Service
    Auteur : Heuer, Ted
    Ce fichier est une œuvre d'un employé du U.S. Fish and Wildlife Service,
    réalisée dans le cadre de ses activités professionnelles.
    En tant qu'œuvre du gouvernement fédéral des États-Unis d'Amérique,
    cette image est placée dans le domaine public.
    Pour plus d'informations, consultez la politique des droits d'auteurs du Fish and Wildlife Service
    ______________________________


    Diagrammes climatiques

    [​IMG]


    Climat continental humide

    Le climat continental humide est un type de climat que l'on trouve dans plusieurs régions des zones tempérées situées à des latitudes moyennes où des conflits entre les masses d'air polaire et tropical peuvent se produire.
    Ce type de climat est marqué par de gros écarts saisonniers de température. Cette variation peut monter jusqu'à 33 °C, mais est en général comprise entre 15 et 22 °C. Cette variation entre le mois chaud et le mois froid de l'année est d'autant plus importante que la zone est éloignée des océans qui jouent un rôle d'inertie.

    Types de climat

    Selon la classification de Köppen, le climat continental humide peut se décomposer en deux catégories. Il s'agit des catégories Dfa et Dfb. La température moyenne de ces deux catégories est supérieure à 10 °C pendant au moins quatre mois et inférieure à -3 °C (ou 0 °C selon la définition choisie) pendant le mois le plus froid. Les deux catégories n'ont pas de périodes sèches et ont des précipitations tout au long de l'année.


    - Dfa
    Ce climat n'est présent que dans l'hémisphère Nord. Pour être de catégorie Dfa, la région doit avoir des températures moyennes supérieures à 22 °C pour le mois le plus chaud (généralement juillet et parfois août).
    Les températures moyennes en journée dans ces régions variant entre 27 et 32 °C alors que les températures moyennes du mois le plus froid sont inférieures à -3 °C.
    Ce type de climat se rencontre en Amérique du Nord comme par exemple dans l'Est et le Midwest des États-Unis ainsi qu'au sud de l'Ontario au Canada. Ce climat est ainsi par exemple présent dans les villes de Chicago, Cleveland, Détroit, Indianapolis, Kansas City, Niagara Falls et Toronto.

    Le climat est également présent au sud de l'Ukraine près de la mer Noire, au Sud de la Russie et de la Moldavie et à l'Est de la Roumanie. On le trouve également au Japon entre Tokyo et Hokkaidō

    releve meteo chicago.png


    - Dfb
    Le climat Dfb est situé au nord du climat Dfa et est également plus froid. Pour être de catégorie Dfb, la région doit avoir des températures moyennes inférieures à 22 °C pour le mois le plus chaud (généralement juillet et parfois août) et les quatre mois de l'année les plus chauds doivent avoir des températures moyennes supérieures à 10 °C.
    On trouve ce climat au nord et au nord-est des États-Unis, dans l'est du Canada, au sud du Québec, en Ontario sauf au sud, au sud du Manitoba, au sud-est du Saskatchewan et au centre de l'Alberta. On y trouve les villes de Barrie, Calgary, Minneapolis, Montréal, Ottawa, Sault Ste. Marie, Thunder Bay et Winnipeg.
    On le retrouve également au sud de la Scandinavie, à l'est de l'Allemagne, en Autriche et en Hongrie, en Pologne, Ukraine, Biélorussie, Russie, nord de la Turquie, nord du Japon, dans les régions montagneuses des Alpes dinariques, des Alpes italiennes et suisses.

    Ce climat est aussi présent localement dans l'hémisphère sud dans des régions montagneuses de Nouvelle-Zélande, du Chili et d'Argentine.

    Plus au nord, ce climat devient un climat subarctique de type Köppen : Dfc, Dwc.

    releve meteo montreal.png




    Climat subarctique
    Un climat subarctique est un climat intermédiaire entre le climat tempéré et le climat polaire. Les étés sont moins chauds et les hivers plus rigoureux que dans le climat tempéré. La végétation correspond à la taïga ou forêt boréale. On ne retrouve ce type de climat que dans l'hémisphère nord : partie centrale de tout le Canada, majeure partie de la Russie et nord-est de la Chine.

    Le climat subarctique correspond à l'appellation « climat tempéré froid sans saison sèche avec aucun mois chaud (+22 °C de température moyenne) » (Dfc) dans la classification de Köppen.

    Caractéristiques
    Les régions subarctiques sont peu habitées et n'ont que des étés courts et frais. Le dégel saisonnier pénètre de 0,6 à 4 mètre de profondeur, selon la latitude, l'aspect et le type de terrain.

    Exemples
    Les quelques villes connues sous ce climat sont : Labrador City, Fort McMurray au Canada (toutes des villes minières). En Eurasie, la Sibérie occidentale correspond à ce climat et l'on y retrouve des villes plus peuplées comme Irkoutsk, Khabarovsk, Tchita, Iakoutsk ou encore Moscou qui est à la limite des climats tempéré continental et subarctique. On trouve également des poches de climat subarctique en Europe de l'Ouest, comme dans le Massif Central en France.

    [​IMG]
    Description : Aurore boréale à Fort McMurray
    Date : 12 mars 2007 à 18:24
    Source : Regional Municipality of Wood Buffalo
    Auteur : Regional Municipality of Wood Buffalo
    Utilisateur : Tallgirl
    Licence :
    Ce fichier est disponible selon les termes de la
    licence Creative Commonspaternité 2.5 générique

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    Dernière édition: 16 Février 2014
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    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    CLASSE E - CLIMAT FROID


    Climat polaire

    Le climat polaire est un type de climat caractérisé par des températures froides toute l'année, sans chaleur estivale et avec des hivers glaciaux. Les températures moyennes du mois le plus chaud ne sont jamais supérieures à 10 °C, ce qui correspond à la limite de l'arbre. Il entraîne l'existence d'un pergélisol et ne permet aucune agriculture. Ce climat est caractéristique des côtes nord de l'Amérique, de l'Europe et de l'Asie, ainsi que du Groenland, de l'Arctique et de l'Antarctique.

    Présentation

    Le domaine climatique des hautes latitudes recouvre un cinquième de la planète. Dans l'Antarctique, la limite de ce climat passe aux environs du 50[SUP]e[/SUP] parallèle et est beaucoup plus irrégulière autour du pôle Nord. En effet, l'isotherme +10 °C de la moyenne du mois le plus chaud passe bien au nord du cercle polaire sur l'Asie, sur la côte norvégienne et sur l'ouest de l'Amérique du Nord, alors qu'elle descend en dessous du 60[SUP]e[/SUP] parallèle dans le détroit de Béring, dans le nord-est du Canada (terre de Baffin, détroit d'Hudson) et au Groenland.

    Le froid des régions de hautes latitudes s'explique principalement par un angle d'incidence des rayons solaires très faible (46° 54' au cercle polaire et 23° 26' au pôle), la surface du sol reçoit donc très peu d'énergie et la quantité de chaleur reçue est donc très faible. De plus la réflexion (albédo) est très forte sur la neige et la glace.
    Dans ces régions, le ciel est parfois couvert et les vents sont souvent violents (purga sibérienne, blizzard du Grand Nord canadien). Les précipitations tombent essentiellement sous forme de neige entre le printemps et l'automne. La hauteur du manteau neigeux annuel varie d'environ 1 m dans les régions insulaires proches du cercle polaire à moins de 5 cm au cœur de l'Antarctique.


    Caractéristiques saisonnières

    Nuit polaire et froid permanent d'hiver
    En hiver, le froid est permanent (ce qui explique les coulées de neige) et s'explique par l'absence de rayonnement solaire et par la déperdition d'énergie pendant la longue nuit polaire, essentiellement par le rayonnement thermique (résiduel) partant dans l'espace. D'ailleurs, c'est vers le milieu ou la fin de la saison hivernale que l'on enregistre les températures les plus basses, février étant bien souvent le mois le plus rigoureux dans l'hémisphère Nord. Toutefois, les températures varient beaucoup en fonction de l'éloignement de l'océan (à la station d'Eureka, 82° 30' N en terre d'Ellesmere canadienne, la moyenne du mois de février est de -37 °C). En surface, les hautes pressions thermiques sont permanentes, centrées sur le pôle Sud dans l'Antarctique et sur le nord de l'Asie et du Canada dans l'Arctique. L'air près de la surface du sol est particulièrement froid, il contient très peu de vapeur d'eau et son ascendance est impossible (les précipitations sont donc nulles).

    Les longues journées d'été
    L'été est nettement moins froid, surtout sur les marges de l'océan Arctique qui ne sont plus englacées, mais n'est pas à l'abri des gelées. À l'opposé de l'hiver, l'éclairement est continu et la surface englacée moins importante, surtout dans l'Arctique. L'air est moins froid, ce qui provoque un affaiblissement des cellules anticycloniques et permet aux perturbations circulant sur leur marge d'y pénétrer. Les vents sont souvent forts, parfois violents. L'humidité de l'air est plus importante, des ascendances peuvent s'esquisser et les nuages sont donc plus nombreux.

    Nuances du climat polaire

    Le climat d'inlandsis
    Le climat du centre des inlandsis (Groenland, Antarctique) est perpétuellement froid, toutes les moyennes mensuelles sont inférieures à 0 °C. En hiver, la température descend en dessous de -40 °C près du pôle Nord et de -60 °C près du pôle Sud (la station russe de Vostok, au cœur de l'Antarctique oriental, détient le record mondial de la température la plus froide jamais enregistrée, à savoir -89,2 °C, le 21 juillet 1983). Les précipitations, toujours solides, sont peu importantes.

    Le climat arctique continental
    Le climat arctique continental est seulement présent dans l'hémisphère Nord (littoral de la Sibérie centrale et orientale, frange nord du Groenland, archipel du nord-est canadien). Les hivers y sont longs et rigoureux (au moins 8 mois avec des températures négatives). Les étés sont nettement plus doux même si les températures restent toujours inférieures à 10 °C. Autour de ce domaine climatique apparaissent des zones où le réchauffement estival est moins marqué (presqu'île de Tchouktches jusqu'à la côte nord de l'Alaska, nord-ouest de la Sibérie centrale, nord de la terre d'Ellesmere au Canada). Ces régions sont irrégulièrement atteintes par des dépressions accompagnées de précipitations, de sautes de vent et de variations brusques de températures.

    Le climat polaire océanique
    Le climat polaire océanique apparaît autour des îles Shetland du Sud et des Orcades du Sud, dans le nord-ouest de l'Alaska, dans le sud-ouest du Groenland, au Spitzberg, ainsi que dans l'extrême Nord européen, du nord-est de la Finlande à la Nouvelle-Zemble en Russie. Les températures hivernales sont aussi rigoureuses que sous le climat polaire continental, mais les précipitations sont plus abondantes (300 à 500 mm par an), surtout en été, lors du passage des perturbations d'ouest. La neige et la glace fondent quelques semaines par an, vers la fin de l'été.

    Le climat subpolaire océanique
    Le climat subpolaire océanique concerne les îles et les archipels situés dans les parages du cercle polaire boréal (nord de l'Islande, pointe sud du Groenland...) et vers le 50[SUP]e[/SUP] parallèle dans l'hémisphère Sud (îles Kerguelen, îles Falkland, Terre de Feu...). Ces régions sont sous la trajectoire des flux d'ouest de l'océan Pacifique qui apportent des températures adoucies et davantage de pluie. En effet, les températures sont fraîches avec une faible amplitude tout au long de l'année. Les hivers sont nettement moins froids, rarement glaciaux et jamais persistants car le dégel est possible toute l'année. Les précipitations sont plus abondantes (500 à 1 500 mm par an). Les chutes de neige sont importantes à la fin de l'automne et au milieu du printemps mais peuvent toutefois survenir toute l'année sous forme de bourrasques.

    Exemples

    Barrow en Alaska
    Située au nord du cercle polaire arctique, la ville de Barrow (Alaska) (coordonnées : latitude 71°18'1" N, longitude 156°44'9" O) a un climat polaire. Les hivers sont particulièrement froids et longs et la saison estivale reste fraîche, brumeuse et courte. En été, la glace se transforme en flaques d'eau car le permafrost rend les couches supérieures du sol imperméables, ce qui attire beaucoup de moustiques. Le mois de juillet est le plus chaud, avec une moyenne de 12 °C (4 °C la nuit), et que le plus froid est le mois de février (-25 à -32 °C). Le minimum absolu enregistré est de -50 °C. Le mois le plus humide est celui d'août (24,1 mm de précipitations), le plus sec étant celui de mai (2,0 mm). La moyenne annuelle s'établit à 73 mm.

    [​IMG]
    Description : *Auteur : Guillaume Bokiau
    sous licence GFDL
    Guillaume Bokiau

    Date : 31 août 2003 (date de téléversement originale)
    Source : Transféré de fr.wikipedia à Commons par Bloody-libu utilisant CommonsHelper.
    Auteur - The original uploader was Ggbb sur Wikipedia français
    Ce fichier est disponible selon les termes de la licence

    Creative Commons paternité – partage à l’identique 3.0 (non transposée).

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    Climat montagnard
    Le climat montagnard est un climat propre aux diverses régions de montagne, indépendamment de la zone climatique où elles se situent. Il se caractérise par des hivers froids et des étés frais et humides.

    Dans chaque zone climatique, les rythmes thermiques et pluviométriques du milieu montagnard sont proches de ceux des plaines voisines, mais les températures sont plus faibles, et les précipitations augmentent au moins jusqu'à une altitude qualifiée d'optimale. L'exposition et la vigueur du relief apportent aussi des nuances importantes.
    La pression atmosphérique et la densité de l'air diminuent avec l'altitude suivant une loi logarithmique, car l'air a tendance à se tasser au voisinage de la surface du globe. Le rayonnement solaire qui arrive sur un substrat est donc plus important en montagne qu'en plaine à la même latitude, car il y a moins d'absorption : vers 3 000 m, aux moyennes latitudes, ce rayonnement est équivalent à celui qui arrive sur une plaine à l'équateur.

    Des températures plus faibles

    La température diminue avec l'altitude essentiellement car la raréfaction de l'air limite l'absorption des radiations infrarouges, issues de l'absorption des radiations solaires par le sol (moins d'effet de serre). Le gradient thermique moyen est d'environ 0,6 °C tous les 100 m. La température varie d'une valeur d'environ 1 °C pour 100m, lorsque l'humidité relative de l'air est inférieure à 100 % (air sec), à une valeur d'environ 0,5 °C pour 100 m, lorsque l'air est saturé. La qualité hygrométrique de l'air est donc déterminante et en général, le gradient thermique tourne autour de 1 °C pour 100 m en bas de versant et de 0,5 °C pour 100 m lorsque l'air devient saturé.

    Les montagnes sont des îlots de froid, aussi bien sous les moyennes que sous les basses latitudes. L'isotherme annuelle 0 °C se situe vers 600 m au niveau du cercle polaire, entre 2 700 m et 3 000 m sous les moyennes latitudes, et vers 5 000 m à l'équateur. Mais les effets du froid dans chacune de ces zones ne sont pas vraiment comparables car les rythmes quotidiens sont différents.

    Sous les moyennes latitudes, en été, les températures sont douces ou chaudes le jour, fraîches la nuit. L'hiver est nettement plus froid et les amplitudes quotidiennes sont plus faibles. Au-dessus de 2 000 m, le milieu est peu hospitalier pour l'homme mais propice au développement des sports d'hiver. Par exemple, dans la vallée de l'Arve, à Chamonix-Mont-Blanc (1 037 m d'altitude), la moyenne de janvier est de -5,8 °C et le nombre moyen de jours de gel, de 187 ; au Sonnblick (Alpes autrichiennes), à 3 326 m, la moyenne de février est de -13,5 °C et le nombre de jours de gel, est supérieur à 300.

    Sous les latitudes tropicales, les amplitudes annuelles (ATA) sont moins fortes que les amplitudes quotidiennes (ATQ) : toute l'année, les journées sont chaudes et les nuits fraîches. Les montagnes d'altitude moyenne sont des îlots de fraicheur et ont souvent été choisies, autrefois, comme lieu de résidence par les colons européens (Nairobi au Kenya, Darjeeling en Inde...).
    Enfin, sous les hautes latitudes, les montagnes sont, en permanence, des régions froides.

    Les oppositions de versant

    L'influence de l'exposition au rayonnement solaire et la vigueur du relief apportent des nuances fondamentales, surtout sous les moyennes latitudes. En effet, dans la zone intertropicale, les contrastes thermiques entre versants sont beaucoup plus faibles car les rayons du soleil sont plus proches de la verticale. Vers l'équateur, dans les régions ensoleillées, la course du soleil fait que les glaciers ont tendance à se trouver principalement sur les versants nord et sud.

    Ubacs et adrets
    Sous les moyennes latitudes, les vallées profondes et étroites ne reçoivent les rayons du soleil qu'en milieu de journée. L'hiver, elles peuvent même rester totalement à l'ombre pendant plusieurs semaines. Les contrastes thermiques entre versants sont importants lorsque les reliefs sont orientés est-ouest. Les versants qui regardent vers les pôles sont beaucoup moins ensoleillés que ceux qui sont tournés vers l'équateur. Les premiers (ubacs, ombrés ou envers) reçoivent le soleil très obliquement, ils sont frais et souvent à l'ombre et généralement abandonnés à la forêt. Les seconds (adrets, endroits ou soulane) reçoivent plus d'énergie solaire, ils sont donc plus chauds et sont bien souvent cultivés et habités par les hommes. Le contraste adret/ubac est particulièrement visible dans les régions montagneuses ensoleillées.

    Angle d'incidence des rayons solaires
    L'angle d'incidence des rayons du soleil varie avec l'exposition et les saisons. Lorsqu'en milieu de journée les rayons solaires ont une inclinaison d'environ 55°, l'adret, avec une pente de 35°, reçoit le rayonnement à la verticale, alors que sur l'ubac, avec une pente équivalente, l'angle n'est que de 20°. La quantité d'énergie par unité de surface est donc nettement plus faible, d'autant plus que la réflexion augmente lorsque l'angle d'incidence diminue. Dans ces conditions, l'énergie reçue par unité de surface varie dans un rapport de 1 à 10 entre les deux versants. Heureusement, le brassage de l'air atténue fortement les contrastes thermiques qui en découlent.

    Versant au vent, versant sous le vent
    L'exposition des versants par rapport aux flux humides joue un rôle capital. Dans les régions occidentales des moyennes latitudes, les versants exposés aux masses d'air humide et aux perturbations venant de l'ouest (versant au vent) sont nettement plus arrosés que les versants exposés à l'est (versant sous le vent), abrités par la chaîne montagneuse. Après avoir franchi les reliefs, l'air a perdu une grande partie de son humidité, d'où un temps nettement plus sec dans les régions sous le vent.

    De manière plus occasionnelle, un flux d'air forcé à franchir une barrière montagneuse peut être à l'origine d'un effet de Foehn de l'autre côté de la montagne, s'il redescend après le passage de la barrière. Il se comprime, se réchauffe et s'éloigne du point de saturation (point de rosée), d'où un vent sec et chaud, soufflant en rafales très violentes : c'est le cas du chinook, dans les Rocheuses septentrionales, ou du foehn, dans les Alpes du Nord.

    Dans la zone intertropicale humide, lorsque les flux d'alizé ou de mousson rencontrent des barrières montagneuses, les précipitations augmentent considérablement : Cherrapunji (Inde), sur les contreforts de l'Assam, avec ses 11 m de précipitations annuelles, en est le meilleur exemple. Les contrastes entre versants sont parfois saisissants : des rapports de 1 à 5 entre les précipitations des versants au vent et celles des versants sous le vent sont habituels lorsque les reliefs ont une orientation perpendiculaire aux flux dominants (exemples : Antilles, île de la Réunion, Madagascar, Philippines, Hawaii).

    Le climat d'abri

    À l'intérieur ou à proximité des massifs montagneux, les vallées et bassins abrités sont soumises à un climat plus sec et plus continental que l'avant-pays exposé aux vents dominants.

    Les inversions thermiques
    Dans les vallées, les cuvettes et les bassins intramontagnards, par temps anticyclonique, les brises thermiques sont courantes. Dans les régions où ces types de temps sont fréquents, les inversions thermiques (air plus froid dans les parties basses) influent sur la moyenne des températures. En hiver, elles sont responsables d'une accumulation d'air froid, surtout lorsque l'évacuation de celui-ci est difficile. Par exemple, à Clermont-Ferrand (329 m d'altitude), la température minimale moyenne de janvier est de -2,8 °C alors qu'à quelques kilomètres de là, au sommet du Puy de Dôme (1465 m), elle n'est que de -2,5 °C. Les inversions thermiques apparaissent à des échelles spatiales différentes, depuis les petites cuvettes jusqu'aux grands bassins intramontagnards.

    Une continentalité accrue
    Dans les régions tempérées, les vallées ou les cuvettes abritées des vents dominants par des montagnes sont soumises à un climat nettement plus continental que les plaines non abritées ou les versants exposés. Les hivers sont plus froids et plus secs que dans les zones non abritées, et les étés sont plus chauds avec des orages quelquefois fréquents, qui ne compensent pas toujours la sécheresse hivernale. En France, les plaines de la Limagne et du Forez sont des régions abritées, ainsi que l'Alsace et les hautes vallées des Alpes du nord, auxquelles on peut ajouter les Alpes du Sud ou la Cerdagne. Ainsi, l'amplitude thermique annuelle est d'environ 17 °C à Lyon et 24 °C à Turin.

    L'ombre pluviométrique

    L'ombre pluviométrique est un phénomène météorologique qui se produit sur le versant d'une montagne qui n'est pas soumis au flux direct des masses d'air humide. Alors que le versant au vent de la montagne est copieusement arrosé lors de l'arrivée de masses d'air humide menant à la formation de nuages et de précipitations, le côté protégé des vents reste beaucoup plus au sec car l'humidité atmosphérique s'est déjà déposée sur le versant face au vent au moment où la masse d'air arrive. Le phénomène est lié à l'effet de foehn.

    Précipitations et humidité

    En montagne, les précipitations augmentent en fréquence et en intensité. En effet, les reliefs imposent une ascendance des masses d'air qui se traduit par un refroidissement, par la condensation de la vapeur d'eau et donc par la création de nuages.

    Le gradient pluviométrique
    Beaucoup moins régulier que le gradient thermique, le gradient pluviométrique fluctue sensiblement avec l'exposition des versants par rapports aux flux humides. Dans les Alpes du Nord par exemple, il varie de 50 à 200 mm pour 100 m. Cette augmentation se poursuit jusqu'à un optimum pluviométrique qui varie en fonction de la nature des masses d'air et des perturbations : dans les Alpes du Nord, l'altitude de ce seuil se situe entre 2 700 et 3 000 m alors qu'il tourne autour de 3 500 m sur les flancs du Kilimandjaro (Tanzanie).

    Humidité de l'air
    La teneur en vapeur d'eau de l'air diminue rapidement avec l'altitude : à 3 000 m, l'humidité absolue est en moyenne trois fois plus faible qu'au niveau de la mer. Le point de rosée étant tributaire de la température de l'air, en haute montagne, l'humidité relative peut passer d'une valeur forte (plus de 90 %), en fin de nuit lorsque l'air est froid, à une valeur très faible (moins de 20 %), en milieu de journée lorsque la température est plus élevée.

    La neige

    La part des précipitations neigeuses augmente aussi vite avec l'altitude. Sur les versants bien exposés, la hauteur cumulée des chutes de neige est importante (10 m dans la vallée de Chamonix). L'épaisseur de la neige représente environ le dixième en eau liquide. Le manteau neigeux intensifie la réflexion des rayons solaires, les températures sont donc plus basses. Des anticyclones thermiques se mettent en place et ils entretiennent un temps sec et froid. Le maintien du manteau neigeux est fonction de la masse de neige et de la température de l'air.

    En haute montagne, l'enneigement dure plusieurs mois. Il devient permanent aux alentours de 1 000 m à la latitude du cercle polaire, de 2 000 m à 4 000 m aux moyennes latitudes (45° N). Sous les latitudes intertropicales, le seuil se situe autour de 5 000 m à l'équateur (Kilimandjaro) et de 6 000 m sous les tropiques (cordillère des Andes), plus sèches.

    Sous les moyennes latitudes, l'exposition joue un rôle important sur la fonte. Des écarts de quelques centaines de mètres du niveau inférieur de la neige sont habituels entre les versants bien ensoleillés et les versants qui restent à l'ombre une grande partie de la journée.


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    FIN de l'article


    Les types de climats (classification de Köppen)

     
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