Comment la CIA s'est fait piéger par un supposé agent double

Discussion dans 'Nouvelles (9issass 9assira) & Chroniques' créé par @@@, 6 Mars 2010.

  1. @@@

    @@@ Accro

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    Faire appel à un agent double est un exercice dangereux. La CIA vient d'en faire la douloureuse expérience en Afghanistan. Le 30 décembre 2009, un agent jordanien s'est fait sauter sur une base américaine, faisant 9 morts, dont la meilleure spécialiste d'Al Qaeda de la centrale de Langley. Explications d'un échec.

    C'est un peu le coup de grâce. Dimanche dernier, As Sahab, la chaîne d'Al Qaeda, diffuse une vidéo de 40 minutes mettant en scène Humam Khalil Abou-Mulal Al-Balawi, un médecin jordanien qui s'est donné la mort dans un attentat suicide le 30 décembre 2009, sur la base de Khost dans le Nord de l'Afghanistan.

    Il y raconte comment il a pu berner la CIA et les services de renseignement jordanien, qui pensaient avoir fait de lui un agent double :


    « J'ai alors eu la certitude que le meilleur moyen de donner une leçon aux services jordaniens et à la CIA était de venir avec une ceinture de martyr. »

    Il ne loupera pas sa chance. Alors que deux gardes de sécurité de la société Blackwater commencent à le fouiller, il fait exploser la ceinture d'explosifs, tuant 9 personnes, dont cinq agents de la CIA.

    Une source d'information indispensable pour la CIA

    Si l'affaire a fait grand bruit dans les médias américains, elle paraît logique aux observateurs. Contrairement aux services de renseignements britannique ou français, les Américains n'ont pas de réseau humain très développé au Proche-Orient. Faute de passé colonial, ils ont donc l'habitude de sous-traiter aux services amis des pays arabes : Jordanie, Egypte.

    Autre facteur-clé : le temps, dont les Américains manquent cruellement pour sortir du bourbier afghan. Pour Yvonnick Denoël, historien et spécialiste du renseignement, le risque est très lié à ce facteur :


    « Évaluer la sincérité d'une conversion en temps limité est très difficile. Pendant la guerre froide, des équipes entières travaillaient sur un seul cas pendant des mois, voire des années : il faut être très fort pour ne pas se trahir si longtemps.

    Dans la guerre contre le terrorisme islamique, la pression est forte pour aller vite, on prend plus de risques. Les services jordaniens, d'ordinaire très efficaces, n'ont pas pris le temps de tester le jihadiste qu'ils ont introduit dans l'ambassade américaine. »


    Former un agent, l'implanter dans une région, lui laisser le temps de se créer une légitimité… Autant de phases indispensables pour réussir une opération d'infiltration.

    D'après les professionnels, il faut entre 5 et 10 ans pour former une unité opérationnelle. Or, les opérationnels de la CIA déployés en Afghanistan sont assez jeunes. Ont-ils péché par manque d'expérience ?

    Dernier point : malgré son avantage technologique, la CIA a aussi beaucoup de mal à mettre en place des écoutes efficaces. Les réseaux terroristes ont appris à se méfier des grandes oreilles. Il y a 20 ans, les services secrets occidentaux avaient 50 ans d'avance sur leurs ennemis. Aujourd'hui, on observe un lissage des compétences. D'où l'utilité de mener des opérations d'infiltration chez l'ennemi.


    La nature de l'engagement de l'agent double est primordiale


    Les espions britanniques l'appellent Mice [souris au pluriel en anglais, ndlr], acronyme qui désigne les quatre motivations qui peuvent faire basculer un individu :

    * Money (pour l'argent)
    * Ideology
    * Compromission
    * Ego

    Yves Bonnet a dirigé la Direction de la surveillance du territoire (DST) entre 1982 et 1985, notamment durant la fameuse affaire Farewell, cet agent double ayant révélé les secrets du KGB. Il explique comment amener un agent à se retourner contre son camp :


    « Il y a un tas de raisons qui peuvent amener un homme à travailler contre son camp. Cela peut être d'abord par conviction, pour faire avancer une cause. C'est relativement simple, car ils viennent à vous à cause des intérêts communs qu'ils ont avec vos services.

    C'est plus compliqué lorsqu'il faut forcer la main de son interlocuteur. Et là, tous les moyens sont bons. De l'achat d'information au chantage, le but est d'avoir une emprise assez forte pour qu'elle tienne sous la pression liée à ce qu'on lui demandera de faire. »


    Mais certains agents ont poussé l'art de la tromperie au point de pouvoir jouer sur tous les tableaux :

    « Prenez par exemple les prises d'otages en Irak et en Afghanistan. Il y a beaucoup d'informateurs qui balancent d'un côté comme de l'autre, moyennant finances. Pour eux, plus la situation s'éternise, plus ils gagnent d'argent. Ils ont donc tout intérêt à maintenir le statu quo. »

    Une tactique : s'appuyer sur les polices locales

    Le renseignement en amont permet donc de limiter le risque de retournement des agents. Pour mieux cerner les enjeux et le profil psychologique d'une cible, les liens avec les polices locales sont primordiaux. L'armée américaine a beaucoup misé sur la formation des polices afghanes et irakiennes et s'appuient, comme ce fut le cas avec la Jordanie, sur les services de renseignement de la région pour recruter leurs sources.

    Penchants politiques, situation familiale, casier judiciaire ou encore liens de parenté avec des ennemis connus : autant d'informations capitales dans l'appréciation de la fiabilité d'un agent. Dans le cas présent, la CIA a peut-être sous-estimé le fait que le médecin jordanien était originaire du même village qu'Abou Moussab Al-Zarqaoui, chef d'Al Qaeda en Irak, tué en 2006 dans un bombardement américain.

    Outre la perte opérationnelle des agents et le choc psychologique, le risque de voir les troupes américaines verser dans une paranoïa intense est réel. De l'aveu d'Yves Bonnet, l'intoxication est une arme puissante dans la guerre de l'ombre :


    « Si vous voulez vraiment vous débarrasser d'un ennemi, faites planer des doutes sur sa loyauté. Vous n'aurez plus qu'à attendre que son camp se charge de lui à votre place. »


    http://www.rue89.com/2010/03/05/comment-la-cia-sest-fait-pieger-par-un-suppose-agent-double-141399
     
  2. maximo-27

    maximo-27 Ghost

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    عملية خوست...وكشف المستور!

    عملية خوست...وكشف المستور!
    حول التنسيق المخابراتى العربي - الأمريكي

    محمد منصور - دمياط

    مفاجآت !!.....بهذه الكلمة وصف العديد من الصحفيين و نشطاء الفيس بوك المعلومات التي جاءت في اللقاء الذي أجرته شبكة السحاب مع منفذ عملية خوست همام البلوى أو أبو دجانة الخرسانى.
    الطبيب الأردني الذي قام بعملية تفجير راح ضحيتها عدد من اكبر قيادات العمل الأستخبارى الأمريكي في أفغانستان بجانب ضابط مخابرات أردني كان ممثلا للمخابرات الأردنية في هذا الاجتماع .
    العملية التي حدثت أواخر شهر يناير كان قد ظهر عقبها مباشرة شريط فيديو للبلوى يتحدث فيه عن وصيته، وظهر بجانبه حكيم الله محسود، الذي خلف بيت الله محسود على زعامة طالبان باكستان، كما يظهر البلوى في جزء من هذا التسجيل وهو يطلق النار قبل أيام قليلة من تنفيذ الهجوم.
    ولكن الشريط الذي نحن بصدده هنا مختلف تمامًا،لأنه يلقى الضوء على عدة نقاط هامة و بعيدة عن الأضواء الإعلامية
    - التعاون بين المخابرات الأردنية و المخابرات الأمريكية..داخليا و خارجيا.
    - بعض العمليات التي نفذتها المخابرات الأردنية خارجيا...وتعاملها مع الشأن الداخلي
    - تفاصيل عملية خوست تخطيطا و تنفيذا...وهي التفاصيل التي اختلفت الروايات فيها قبل إصدار هذا الشريط .
    التسجيل الأخير من أحدث إصدارات مؤسسة السحاب التي دأب تنظيم القاعدة على العهود إليها بإصدار شرائطه، وكان مستواه التقني مرتفعا جدا، و إخراجه جيدا جدا بالمقارنة بالإصدارات السابقة.
    يبدأ الشريط بوضع ملخص يظهر فيه ما تراه القاعدة جرائم للغرب تجاه المسلمين ومقارنة بين الوضع في عهد الرئيس السابق جورج بوش و بين العهد الحالي للرئيس اوباما - الذي في رأى القاعدة لم يغير من الأوضاع شيئا بعد توليه سدة الرئاسة و أن من صدق وعوده بالتغيير واهم- ثم تلخيص آخر للوضع الحالي لجماعات القاعدة في العالم العربي (قاعدة الجهاد فى بلاد الحرمين و المغرب العربى و الصومال و باكستان).
    وقبل بدء اللقاء مباشرة نجد مقطع صغير يتحدث فيه البلوى بالانجليزية و يتوعد بقتل من سيقوم بمقابلتهم من ضباط الاستخبارات الأمريكية و الأردنية، و يشير إلى ساعة في يده يقول إن بها الصاعق الذي يفجر الشحنة الناسفة التي يحملها....يبدأ اللقاء و يظهر البلوى و أمامه عدد من قطع السلاح و القنابل اليدوية و كمية من متفجرات سى 4 الشديدة الانفجار.

    بدأ البلوى بالحديث عن نفسه وحياته قبل القبض عليه موضحا انه كان يكتب باستمرار على صفحات المنتديات الإسلامية..ثم تحدث باستفاضة عن اعتقاله على يد المخابرات الأردنية...وعلاقته بضابط المخابرات الأردني الذي سماه (أبا زيد) والذي اقترح عليه أن يتجسس على مقاتلي القاعدة في أفغانستان لصالح المخابرات الأردنية، ثم تحول للحديث عن المخابرات الأردنية وعملياتها التي قال انه عرفها من خلال اتصاله مع ضابط المخابرات الأردني (أبا زيد).
    وتحدث البلوى عن اعتقالات متكررة قامت بها المخابرات الأردنية لشباب أردنيين كانوا عازمين على العبور للعراق للقتال ضد قوات التحالف هناك..كما تحدث عن مسئولية العقيد (علي برجاق) رئيس قسم مكافحة الإرهاب فى المخابرات الأردنية عن مقتل عبد الله عزام فى عام 1989...و تحدث أيضاً باختصار عن مسئولية المخابرات الأردنية عن مقتل زعيم تنظيم القاعدة فى بلاد الرافدين ابو مصعب الزرقاوى...و مقتل عماد مغنية القائد العسكري بحزب الله (الرافضي) كما أطلق عليه.
    كان من الواضح تركيز البلوى على المخابرات الأردنية طوال هذا الحوار الذي مدته تزيد على نصف ساعة...فهو يرى أن الولايات المتحدة لا تثق في أي جهاز مخابرات عربي بقدر ثقتها في المخابرات الأردنية.
    واختتم البلوى حديثه بدعوة صريحة للشباب الأردني للتدرب على فنون القتال في الخارج ثم العودة إلى الأردن و تنفيذ عمليات ضد المخابرات الأردنية و منتسبيها.
    وبغض النظر عن هجوم البلوى على المخابرات الأردنية و على مديرها (محمد الرقاد) بل و حتى على الملك الأردني عبد الله الثاني فإن الشريط يفتح ملفا هاما كان لابد من فتحه منذ زمن ألا و هو علاقة المخابرات العربية بالمخابرات

    الأمريكية....ومدى التنسيق الأمني و المخابراتي بينها.
    وكان من المعروف سابقا ان هناك تنسيقا امنيا و استخبارتيا متفاوت الدرجة بين دول ما يسمى بالاعتدال العربي مثل السعودية و مصر و الأردن و غيرها و بين المخابرات الأمريكية...وهذا التعاون بلغ مبلغا كبيرا منذ أحداث الحادي عشر من سبتمبر 2001 و ما تبعها من حرب على "الإرهاب".ولكن حتى صدور شريط البلوى لم يكن واضحا ما هي درجة التعاون بين أجهزة المخابرات العربية و بين الاستخبارات الأمريكية.
    الآن...إذا افترضنا صحة كلام البلوى الذي نفته السلطات الأردنية بشدة سيتبادر إلى الأذهان تساؤل جوهري و بديهي...ما هو دافع المخابرات الأردنية لتكبد كل هذا العناء و القيام بعمليات خارج حدودها ضد شخصيات لم تهدد الأردن و أمنه في يوم من الأيام مثل عماد مغنية و عبد الله عزام ؟.


    الأكيد أن أي تنسيق مخابراتي بين الدول العربية و أمريكا فيما يعرف بالحرب على الإرهاب هو تنسيق أضراره اكبر من فوائده بمراحل...فالأردن الآن وبعد انكشاف هذه المعلومات يعانى من غضب شعبي داخلي واضح تجاه هذه المعلومات..كما أن التنسيق الأمني بين السلطة الفلسطينية فى رام الله و إسرائيل مازال محل انتقاد واسع فى أوساط فلسطينية عديدة لأن البعض يراه عملا ضد المقاومة و لصالح إسرائيل .
    اليس من باب أولى توجيه القدرات الأستخباراتيه العربية تجاه العدو التاريخي للعرب و هو إسرائيل؟...لماذا أصبحت البطولات الأستخباراتية العربية مجرد تاريخ مضى ولا رجوع إليه؟ ... وللمفارقة قد تكشف لنا الأيام ضلوع جهاز مخابرات عربى فى اغتيال المبحوح...ولم لا؟

    http://www.aljazeeratalk.net/node/5746
     

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