Commercialisation du Poisson Dans des caisses en bois, sous le soleil !

Discussion dans 'Info du bled' créé par omarigno, 12 Mai 2006.

  1. omarigno

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    Commercialisation du Poisson
    Dans des caisses en bois, sous le soleil !

    Aussi bien dans les étales des poissonniers des marchés de la ville que chez les marchands ambulants, le poisson continuent à être commercialisé dans des conditions qui défient toutes les règles d’hygiène. Les cageots en plastique n’arrivent toujours pas à remplacer les caisses en bois difficilement lavables et les produits de la mer, devant être conservés au froid sont exposés à l’air libre, sous le soleil.
    Si la résistance est toujours maintenue par les professionnels et autres commerçants contre les cageots en plastique malgré l’insistance et les encouragements des autorités, personne ne comprend par contre pourquoi les ambulants n’ont pas encore commencé à bénéficier des vélomoteurs dotés de caissons isothermes objets de la convention signée en présence de Sa Majesté en septembre dernier entre l’Office National des Pêches et Planet Finance pour subventionner l’équipement des ambulants. Cette convention dont le budget a été arrêté vise l’amélioration de la qualité de manutention, le transport et de commercialisation du poisson vendu dans les rues de Casablanca et devrait profiter à quelques 400 marchands ambulants. Mais pour le moment, tous les marchands de Casablanca continuent à traîner leurs poissons sur des charrettes, à la transporter dans des caisses en bois sur des vélomoteurs et à les exposer à l’air libre des journées entières, rompant ainsi la chaîne du froid dès le départ du port et exposant le consommateur non averti à tous les dangers. La chair du poisson entier doit être ferme, les écailles brillantes, l’oeil vif et les ouies rouges (sans traces de sang). Mais ce qui arrive au consommateur ce sont plutôt des cadavres de poissons dont la décomposition a déjà commencé.

    Or les poissons les plus vendus, étant les moins chers, sont les sardines et les maquereaux entre autres. Et ceux-ci doivent faire l’objet d’une surveillance spéciale : ils peuvent être les vecteurs d’une forme particulière d’intoxication alimentaire, l’empoisonnement histaminique...Lorsque ces poissons sont stockés dans un lieu mal réfrigéré, ils sont le siège de prolifération bactérienne. En dégradant les muscles, ces microbes libèrent l’histamine et en ingérant ces aliments, les victimes peuvent présenter une allergie alimentaire. Et les risques d’une telle intoxication ne disparaissent pas avec la cuisson.

    Pendant le transport et la commercialisation, il est important de conserver la température du poisson entre 0 et 2° en le transportant justement dans caissons isothermes et ne jamais rompre la chaîne du froid jusqu’à sa préparation et sa consommation. Le froid limite la multiplication et la propagation des micro-organismes. Toute hausse de la température va accélérer la croissance microbienne et donc réduire la durée de vie du produit : le produit sain peut devenir un produit à risque. Il y a rupture de la chaîne du froid si la température dépasse 4°C. Et à l’air libre, sous le soleil estival, le risque devient plus qu’évident. Le poisson devient tout simplement impropre à la consommation. Vivement donc l’application de la convention pour l’octroi aux ambulants des vélomoteurs avec des caissons isothermes avant l’été.



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