Communales 2009 : Batailles pour les grandes villes

Discussion dans 'Info du bled' créé par Info du bled, 8 Mars 2009.

  1. Info du bled

    Info du bled Writer

    J'aime reçus:
    3
    Points:
    0
    A un peu plus de 3 mois des communales, les salonards s’amusent à faire des pronostics sur les chances des prétendants dans telle ou telle ville. Sport favori d’une élite oisive…


    A l’opposé des analyses politico-sceptiques faisant état de la pandémique désaffection générale vis-à-vis de la chose politique, devant laquelle la classe politique ne sait pas trop que faire et quel remède apporter, les spéculations sur les chances de tel ou tel parti dans telle ou telle principale ville du Maroc, vont bon train. Les compétitions pour les grandes mairies attisent les convoitises même si la fonction de maire reste encore à préciser notamment par rapport à celle, à effets plus visibles, du wali.



    L’Istiqlal veut Casa

    A Casablanca, et comme à l’accoutumée, la course pour la mairie s’annonce des plus rudes. Les noms des jeunes cadres istiqlaliens : Karim Ghellab et Yasmina Badou qui assurent les présidences de deux arrondissements de la métropole, sont les plus cités. D’ailleurs, le parti que dirige Abbas El Fassi a failli avoir cette grande mairie en 2003, s’il avait eu le soutien de son allié l’USFP. Les chances du candidat du parti de la balance sont d’autant plus consistantes que le mandat de l’actuel maire, Mohamed Sajid de l’UC, n’a pas été de tout repos face à une opposition très active. La preuve : les perturbations habituelles que connaissent les réunions du conseil de la ville notamment lorsqu’il s’agit de débattre du bilan et des perspectives de la gestion déléguée des services de base (eau, électricité, assainissement) ou des autres dossiers épineux tel le transport où Casablanca est désormais réputée être « un exemple à ne pas suivre ».



    La gauche juge Sajid


    L’initiative a été prise en perspective des prochaines communales par les partis de gauche, USFP, PPS, PSU, PADS, CNI et PS. Ces partis s’apprêtent à faire le procès de la gestion de Casablanca. Et ce, dans le cadre d’une séance portant sur le bilan des réalisations de l’actuel conseil de la ville qui sera appelé lors de ce « procès » à « apporter des arguments pour défendre son bilan ». Pour les promoteurs de cette démarche politique, les formations concernées saisiront l’occasion pour faire part de « leurs alternatives en matière de gestion des affaires communales ». Rappelons que lors des interminables débats nationaux sur les perspectives de l’action commune entre les formations de la constellation de la gauche et notamment depuis la débâcle des dernières élections législatives, les plus pragmatiques des participants concluaient qu’il faut laisser « la libre initiative aux instances locales des partis pour choisir les formules adéquates à l’action commune ». A Casablanca, parait-il, cette idée commence à porter ses fruits.



    Oualalou rêve de Rabat

    A Rabat, on annonce le nom du membre de la direction USFP, Fathallah Oualalou qui nourrit l’ambition de diriger les affaires communales de la capitale. « Ce poste lui va comme un gant », estime un des proches de l’ancien ministre des Finances. Mais selon nombre d’observateurs : « l’USFP devra aller voir ailleurs. Car, estiment-ils, le MPiste, Omar Bahraoui semble bien parti et surtout bien soutenu par les dirigeants influents de son parti qui jugent « très positif » le bilan des réalisations de l’actuel maire r’bati.

    A Tanger et face à l’homme d’affaires, Dahman Derham, l’actuel maire usfpéiste, la compétition pour la mairie mettrait en lice l’homme d’affaires Abdesslam Larbâaine du RNI ainsi que Najib Boulif du PJD. Ce dernier s’estime en mesure de présider aux affaires de cette ville, en rappelant le classement de son parti (première place) en termes de nombre de voix lors des élections législatives de septembre 2007. On notera, à cet égard, les propos de son Secrétaire général, Abdelilah Benkirane, lors d’une rencontre organisée par la Jeunesse PJD à Tanger. «La ville ne doit pas nous échapper, montrez-moi ce que vous savez faire !», a-t-il lancé aux participants à cette réunion préélectorale.



    Le PAM affectionne la ville ocre

    A Marrakech, tout le monde s’attend à la manifestation d’intérêt de la part du PAM pour le poste occupé par le maire actuel Omar Jazouli de l’UC qui semble à l’aise et surtout bien soutenu pour décrocher un second mandat. On annonce le nom du député Hamid Narjiss comme étant le candidat probable de ce nouveau parti qui affectionne particulièrement la ville ocre, même s’il vient d’y essuyer un échec lors des élections partielles de septembre dernier.

    A Fès, Hamid Chabat, semble être pratiquement sans rival sérieux « qui peut le déstabiliser », indique-t-on. Toutefois, les contestataires ne font pas profil bas. Après les escarmouches habituelles avec les islamistes du PJD menés par le polémiste Lahcen Daoudi, tout récemment, ce sont les élus du principal allié de l’Istiqlal (au niveau national bien sûr), en l’occurrence les socialistes de l’USFP, qui sont montés au créneau pour dénoncer des irrégularités. « Des joutes verbales ont opposé, rapportent-on, des élus socialistes et le président du conseil de la ville, lors de la dernière session de cette instance ». Les contestataires se plaignent d’avoir été mis à l’écart lors des préparatifs du plan d’action qui était à l’ordre du jour de cette session.

    Voilà qui n’est pas de nature à baliser le terrain devant les actions de coordination entre les principales composantes de la Koutla à la veille des élections locales. Les responsables des deux partis se rappellent bien les « mauvais calculs de part et d’autre» lors des élections communales 2003, qui ont fait perdre à ce groupement politique des villes comme Casablanca, Rabat et Marrakech. Lesquelles sont, en principe, acquises pour les principales composantes de la majorité gouvernementale actuelle.


    Source : lereporter.ma
     

Partager cette page