Conférence de presse sur les événements de Laâyoune

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 30 Mai 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    33 personnes dont 2 femmes ont été interpellées à la suite des derniers événements de Laâyoune. Elles sont passées aux aveux et l'enquête du tribunal poursuit son cours”. La déclaration est faite par Mohamed Gharrabi, wali de Lâayoune-Boujdour Essakia El Hamra qui donnait, dimanche matin, une conférence de presse à Laâyoune. Les propos du premier représentant de l'autorité territoriale sont précis, sans fioriture. La démarche est ainsi transparente et qui dénote d'une nouvelle manière de faire. Les échauffourées de Lâayoune sont une réalité sur laquelle les autorités marocaines informent en toute transparence.

    Le fait est grave, puisqu'il est sous-tendu par une action politique de provocation et de perturbation de la région. Mohammed Gharrabi évoque clairement les velléités séparatistes derrière ce mouvement, téléguidé depuis l'autre côté de la frontière.

    Le timing des événements et leur nature indiquent la manipulation. Les déclarations concomitantes du Président algérien Abdelaziz Bouteflika et du " polisario " en donnent la preuve. Mais, le wali appelle, toutefois, à souscrire ces événements dans leurs proportions justes.

    Les événements, rappelle-t-il par le détail on en donnant la chronologie précise, ont été déclenchés, le 21 mai 2005, à l'occasion du transfert d'un détenu de droit commun, qui écope d'une peine de prison de 12 années pour trafic de drogue, de la prison locale de Laâyoune vers la prison centrale d'Aït Melloul. Un fait anodin, en somme, qui a fourni un prétexte aux activistes pour une instrumentalisation et une manipulation de la jeunesse au service d'un plan et des visées qui les dépassent.


    Ce qui était un acte de protestation d'une famille à l'égard du transfert d'un prisonnier s'est vite transformé en mouvement gonflé par les médias algériens en particulier. Pour preuve, les actes perturbateurs étaient concentrés dans le seul et unique quartier “Maâta Allah” à Laâyoune et ont connu la participation des femmes et des adolescents. Des événements que favorisait, en fait, la liberté dont jouissent les populations marocaines dans toutes les régions du Royaume, devait souligner le wali de la région.



    La question se posait alors, avec insistance, pourquoi les forces de l'ordre ont-ils attendu trois jours pour intervenir ? La réponse du wali est sans ambages : les forces de l'ordre, par ailleurs, informées de ce mouvement mené par une minorité dont ils suivent la trace depuis longtemps, ont agi dans le cadre strict de la loi et de leurs prérogatives.

    Les premières interventions des forces de l'ordre ont eu pour seul but de disperser un mouvement de foule. Elles se sont poursuivies avec pour but de ramener l'ordre, lorsque le mouvement a pris la nature d'un trouble de l'ordre public avec détérioration de biens publics et privés.

    Dans la confrontation, les éléments de la police ont été eux-mêmes cible des attaques, de jet de pierres, de cocktails Molotov et de butanes de gaz. La provocation téléguidée a atteint le summum lorsque le drapeau national a été brûlé par des manifestants hystériques brandissant le drapeau du " polisario ". Des faits répercutés de manière instantanée sur des sites Internet faisant la propagande du " polisario " et relayés par la presse algérienne. Les photos, d'ailleurs, d'une poignée de manifestants sont prises à l'aide des téléphones portables et répercutés sur les sites web.

    Une seule lecture peut être tirée de ces événements à connotation politique, c'est celle d'un activisme de l'extérieur instrumentalisant la jeunesse. Le mouvement s'est d'ailleurs répercuté parmi les jeunes, encore une fois, dans l'enceinte de la cité universitaire Souissi à Rabat.

    La réaction des populations de Laâyoune a été immédiate et instantanée, dira Mohammed Gharrabi pour souligner que l'événement est un acte isolé que les forces de l'autorité ont pu par ailleurs circonscrire. Une réaction de rejet et d'indignation dans une région qui connaît un déploiement de moyens importants pour le développement économique et social.

    L'Agence de développement des provinces du Sud vient de débloquer une enveloppe de 8 milliards de dirhams pour le développement intégré de la région. Les emplois ont profité aux diplômés dans les villes de la région (199 postes en 2004 et 500 prévus pour 2005).

    Ces faits rappelés par le wali de la région soulignent que les actes de Laâyoune, qui ne sont fondés sur aucune sorte de protestation ou de revendication sociale, visent à perturber la marche du progrès initiée par le Royaume dans ses provinces du Sud. Une marche qui irrite des dirigeants du " polisario " ayant puisé leurs armes.

    L'organisation est désormais désignée comme terroriste par des personnalités publiques à l'échelle internationale. C'est le constat fait il y a, à peine dix jours, par le journal américain Washington Times qui appelait à ce que "le traitement réservé aux organisations terroristes soit appliqué au Front Polisario".

    C'est le même constat fait par l'ONG américaine "Le Conseil américain pour les prisonniers marocains" dans les camps de Tindouf (ACMP), qui lançait un appel similaire aux autorités de Washington pour inclure le "polisario" dans la liste des organisations terroristes, eu égard aux menaces proférées récemment par les chefs des séparatistes de mener des actions terroristes.

    Un constat que ces mêmes chefs du " polisario " confirment aujourd'hui encore en menaçant ouvertement de recourir à des actions terroristes contre le Maroc. Des menaces proférées publiquement, par voie de presse ce même dimanche, par le séparatiste Ali Salem Tamek qui accordait un entretien au quotidien espagnol El Mundo. Tamek, récemment excommunié et renié par sa famille et sa tribu, les Ait Oussa, s'est attaqué au Maroc, en exécution des consignes lancées par le chef du " polisario" Mohamed Abdelaziz.

    A travers la conférence de presse donnée hier par le wali de la région de Lâayoune-Boujdour-Essakia El Hamra, les autorités marocaines ont fait preuve de transparence et d'ouverture, mais elles ont aussi rappelé leur vigilance et réitéré leur volonté d'agir, dans le cadre de la loi, pour rétablir l'ordre dans la région. La mobilisation pour l'intégrité territoriale est, par ailleurs, constante.

    C'est ce qu'exprime la mobilisation des chefs de tribus, des parlementaires, des élus locaux, des acteurs politiques et des associations de la société civile qui insistent pour montrer le vrai visage de la région. Une région qui s'inscrit totalement dans la marche de développement prônée par S.M. Mohammed VI et qui dit tout son attachement à l'intégrité territoriale du Royaume du Maroc.

    C'est le message qu'ont fait passer les ONG qui ont rencontré la presse en ce dimanche 29 mai à Lâayoune. Une ville, par ailleurs calme, qui ne montre aucun signe de malaise vécu dans la semaine. Une ville où les projets de construction s'érigent comme pour défier et démentir les thèses des séparatistes.


    source: LE MATIN.
     
  2. proximad

    proximad Visiteur

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    bruler le drapeau national, c'est un acte de haute trahison, il meriterait d'etre pendu ces connards
     
  3. freil

    freil Libre Penseur

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    oui c'est assez vulgaire comme acte (brulé le drapeau national) mais les pendre carrément non, je crois pas que ca soit de cette gravité!!
     

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