Congrès mondial amazigh «Heureux d'être au Maroc»

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 10 Août 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

    J'aime reçus:
    52
    Points:
    48
    Lounès Belkacem «Nous sommes heureux que cela puisse arriver au Maroc»
    A l'issue des travaux du quatrième congrès du CMA ( Congrès mondial amazigh), qui s'est déroulé à Nador, Lounès Belkacem, reconduit à la présidence du Bureau de cet organisme, s'est dit «extrêmement satisfait. Nous avions des appréhensions avant la tenue du congrès. Mais nos craintes ont vite été dissipées». La reconduction de l'Algérien résidant en France, Belkacem Lounès, à la tête du CMA (Congrès mondial amazigh) se justifie en grande partie par l'attachement à une stratégie de continuité et d'écart par rapport aux Etats les plus concernés, dont en premier lieu le Maroc et l'Algérie.

    Le congrès, dont les travaux ont pris fin dimanche dernier, a élu un Conseil fédéral constitué de 39 personnes, lesquelles ont, à leur tour choisi les membres du Bureau mondial.


    Même en brandissant un drapeau amazigh derrière la tribune du Congrès mondial amazigh ( CMA), les participants aux assises de Nador ont montré qu'ils ont changé et qu'ils sont devenus de plus en plus mûrs en termes de tactique politique. « On est extrêmement satisfaits. Nous avions des appréhensions avant la tenue du congrès.

    Mais nos craintes ont vite été dissipées. Cette expérience est extrêmement satisfaisante en matière d'organisation, de participation, de maturité des congressistes et même de la population de Nador ».

    Telle est l'évaluation de Lounès Belkacem, président réélu du CMA. Et d'ajouter en guise de précision : « Nous sommes heureux que cela puisse arriver au Maroc ».

    L'ouverture du Royaume a eu raison du radicalisme de l'une des tendances les plus dures dans la région.

    Plus de 400 délégués de toutes les régions de Tamazgha et de la diaspora ainsi que les invités du CMA ont participé activement à ce rendez-vous amazigh historique de par son déroulement, pour la première fois, à Nador, capitale du Rif. En dépit de la répartition des congressistes en plusieurs commissions, force est de constater qu'au fond, il n'y avait pas eu d'ordre du jour bien établi et respecté.

    Malgré la volonté exprimée en vue de placer les revendications de ce large mouvement dans une dimension transnationale et globale, dans les faits, le discours dominant est resté collé au vécu local et régional.

    La reconduction de l'Algérien résidant en France, Belkacem Lounès, à la tête du CMA (Congrès mondial amazigh) se justifie en grande partie par l'attachement à une stratégie de continuité et d'écart par rapport aux Etats les plus concernés, dont en premier lieu le Maroc et l'Algérie. Le congrès, dont les travaux ont pris fin dimanche dernier, a élu un Conseil fédéral constitué de 39 personnes, lesquelles ont, à leur tour, choisi les membres du Bureau mondial.

    En outre, pour réaliser les tâches qu'il s'est assignées et les engagements pris devant l'assemblée générale, le bureau mondial a désigné trois personnes chargées de missions permanentes. Les travaux du 4e Congrès mondial amazigh, qui se sont ouverts vendredi, se sont distingués par la constitution de cinq commissions : « Résistances et luttes des Amazighs », « Stratégies et relations internationales », « Terre, environnement et développement durable », « Social, culture, langue, information et communication » et « Organisation, juridique et finances». Ces commissions ont été chargées d'élaborer les rapports de leurs activités respectives pour les soumettre au bureau du congrès.

    Le congrès, qui a vu la participation de congressistes venus d'Espagne, de France, de Belgique, d'Irlande, de Hollande, d'Italie, du Mali, du Niger et des pays du Maghreb, s'est distingué également par l'absence des représentants de l'IRCAM (Institut Royal de la culture amazighe au Maroc).La délégation amazighe d'Algérie, absente physiquement, a participé aux travaux et au renouvellement des instances du CMA grâce aux nouvelles technologies de communication.


    PAR:Abdelaziz Khamliche
    Source: LE MATIN
     

Partager cette page