conjoncture economique : commerce extérieur fin fevrier 2006

Discussion dans 'Info du bled' créé par kochlok03, 5 Avril 2006.

  1. kochlok03

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    Echanges extérieurs à fin février 2006 :
    Aggravation du déficit commercial de 15,4 %
    Les recettes des investissements et prêts privés étrangers en baisse de 79,9 %
    L’Office des Changes vient de communiquer ses derniers chiffres relatifs aux échanges extérieurs du Maroc avec l’étranger, et ce, au terme du mois de février. Il en découle, comme à l’accoutumée d’ailleurs, une aggravation du déficit commercial de l’ordre de 15,4 % et une baisse du taux de couverture de 1,7 point (55,8 % contre 57,5 %).
    Ainsi, les exportations, exprimées FOB, se sont accrues de 7,3% par rapport à la même période de l’année 2005. Cette progression a pour origine les exportations de phosphates et dérivés (+32,7%) et dans une moindre mesure les ventes hors phosphates et dérivés (+2,7%).
    La part des phosphates et dérivés dans le total s’est élevée à 19% contre 15,4% une année auparavant.
    Par rapport à la moyenne des deux premiers mois des cinq dernières années, les exportations ont enregistré une hausse de 9,5% ou +1.325,8MDH. De même, les expéditions de phosphates et dérivés se sont accrues de 49,6% ou +961,5MDH.
    Par groupement d’utilisation, l’on souligne qu’à l’exception des biens alimentaires et des produits finis d’équipement ayant régressé respectivement de 6,2 et 3,9 %, les autres groupes de produits à l’exportation ont connu des accroissements. Il s’agit des demi-produits ( +20,8 %), des produits bruts (+26,5%), des produits bruts d’origine minérale ( +17%), des produits bruts d’origine animale et végétale (+46,1%), des produits finis de consommation (+2,4%), des produits énergétiques (+33,2%) et de l’or industriel ( +42,7%).
    Les produits ayant connu une baisse de leurs achats à l’extérieur sont les produits alimentaires (-6,2%) et les produits finis d’équipement (-3,9 %).
    Les principaux produits ayant connu une hausse de leurs exportations sont l’acide phosphorique (+34,4%), les engrais naturels et chimiques (+50,3%), l’huile d’olive brute et raffinée (+244MDH), les crustacés, mollusques et coquillages ( +35,6%) et les composants électroniques (+17,8%).
    La baisse a été, par contre, observée au niveau des tomates fraîches (-46,1%) et des fils et câbles pour l’électricité (-29,1%).
    S’agissant des importations, évaluées CAF, se sont accrues de 10,8%. Ce résultat est imputable essentiellement à la hausse des importations hors pétrole : +8,8% ou +1.969,4MDH (24.433,5MDH contre 22.464,1MDH). Les achats de pétrole brut ont augmenté de 30,8% ou +684,3MDH (2.905MDH contre 2.220,7MDH).
    Par groupement d’utilisation, hormis l’or industriel (-3,2 %), tous les groupes de produits à l’importation ont enregistré des hausses. C’est le cas des produits énergétiques (+29%), des biens d’équipement (+6,9%), des demi-produits (+5,9%), des produits finis de consommation (+6,4%), des produits bruts d’origine minérale (+28,9%), des produits bruts d’origine animale et végétale (+9,9%) et des produits alimentaires (+6%).
    Au volet des principaux produits à l’importation, la hausse a été observée au niveau du pétrole brut (+30,8%) pour une baisse en volume (-18,1% ou -163mt (737,7mt contre 900,7mt) d’où un renchérissement du prix moyen de la tonne importée de 59,7% ou +1.472DH/T : 3.938DH/T contre 2.466DH/T une année auparavant.
    Pour le seul mois de février 2006, le cours moyen à l’importation est de 3.931DH/T au lieu de 2.632DH/T en février 2005.
    Les autres principaux produits qui ont connu une hausse de leurs importations sont en l’occurrence le gaz de pétrole (+68,7%), le fer et acier en blooms et ébauches (+32,8%), les fils et câbles pour l’électricité (+74,3%), les voitures de tourisme (+26,8%), les voitures industrielles (+36,2%) et le gas-oils et fuels- oils (+25,4%). Au niveau de ce dernier produit, l’on indique que le prix moyen de la tonne importée s’est renchéri de 40,6% : 5.044DH/T contre 3.587DH/T.
    Toujours au volet des principaux produits à l’importation, la baisse a été observée au niveau du blé (-16,7%).
    Recettes des investissements et prêts privés étrangers : une baisse de 79,9%
    Côté flux financiers, les recettes Voyages se sont accrues de 19,3%. Cette hausse est imputable aux devises billets de banque échangées par les touristes : +32,9% ou +1.169,3MDH. En revanche, les virements bancaires reçus par les opérateurs du secteur touristique ont accusé une légère baisse de 2,9%.
    Comparativement à la moyenne des recettes réalisées à fin février des années 2001 à 2005, soit 4.497,3MDH, ces recettes ont réalisé une expansion de 52,1%. Pour le seul mois de février 2006 et comparativement au même mois de 2005, les recettes Voyages ont enregistré une progression de 14,2% ou +363,5MDH : 2.918,6MDH contre 2.555,1MDH.
    Les dépenses Voyages ont, pour leur part, augmenté de 14,3%. Cette progression est due tant aux virements bancaires ( +19,2%) qu’aux dotations en devises billets de banque (+9,7%).
    Compte tenu de ces données, la balance Voyages s’est soldée par un excédent en accroissement de 20%.
    Concernant les recettes M.R.E, celles- ci ont totalisé 6.710,6MDH contre 6.079,1MDH à fin février 2005, soit une progression de 10,4%.
    Ce résultat s’explique par la hausse des recettes en billets de banque (+32,9%) et en virements bancaires (+7%). En revanche, les recettes en virements postaux ont régressé de 64,1%.
    Par rapport à la moyenne des recettes à fin février des cinq dernières années, soit 5.395,6MDH, les recettes MRE se sont accrues de 24,4%.
    En revanche, les recettes des investissements et prêts privés étrangers ont porté sur un montant de 1.855,4MDH contre 9.216,7MDH à fin février 2005, soit un recul de 79,9%.
    Comparativement à la moyenne des deux premiers mois des années 2001 à 2005 soit 7.613,2MDH, ces recettes ont baissé de 75,6% ou -5.757,8MDH.
    Les dépenses ont enregistré une hausse de 671,6MDH. Cet accroissement a pour origine les transferts au titre des cessions d’investissements étrangers (+738,3MDH), les remboursements de prêts privés ont, en revanche, accusé une baisse de 16,9%.
    Les dépenses au titre des investissements étrangers proviennent en grande partie de la cession des valeurs mobilières à la Bourse de Casablanca par les fonds d’investissements étrangers.
    Pour leur part, les avoirs extérieurs nets de l’Institut d’émission ont porté sur un montant de 154.348,3MDH contre 150.227MDH à fin décembre 2005, soit +2,7%.
    Par rapport à leur niveau au terme des deux premiers mois de 2005 (142.580MDH), les avoirs extérieurs nets de l’Institut d’émission se sont accrus de 8,3%.
    Ces avoirs représentent à fin février 2006, l’équivalent de 12,6mois d’importation de marchandises contre 13,3mois à fin février 2005.

    Source : l’opinion

     

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