[Sujet unique] Corruption - فساد

Discussion dans 'Info du bled' créé par titegazelle, 9 Décembre 2013.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Les autorités gardent le silence sur les plaintes de corruption | Menara



    Cette enquête vise à appréhender, de près, la réalité de la corruption au Maroc, dégager les points d’achoppement dans les efforts entrepris par le Royaume pour lutter contre ce fléau et identifier les impacts positifs de certaines mesures prises en la matière, a annoncé le président de l’ICPC, M. Abdeslam Aboudrare.

    Dans un entretien accordé à la MAP, M. Aboudrare a indiqué que "les efforts de lutte contre la corruption prennent du temps pour donner des résultats tangibles", soulignant que "l’évaluation de l'efficacité de ces efforts demeure impossible en l’absence d’une stratégie aux objectifs et moyens clairs et assortie d’un calendrier précis".


    Selon le président de l’ICPC, la mise en œuvre de cette stratégie bénéficiera de la volonté politique de l’État, exprimée dans plusieurs discours de SM le Roi, ainsi que dans des déclarations gouvernementales. L’exécution de cette stratégie demeure également tributaire de l’adhésion des différentes parties à ce chantier, du fait que la lutte contre la corruption est une action collective impliquant l'ensemble des instances et des institutions, a-t-il soutenu, mettant l’accent en particulier sur le rôle dévolu à la justice et à la société civile dans ce domaine.

    M. Aboudrare a, de même, insisté sur le rôle des citoyens dans la lutte contre la corruption, notant que "sans la contribution des citoyens aucun plan en la matière ne peut réussir".

    Abordant l'apport de l'ICPC à ce chantier ouvert, il a souligné qu'en dépit de son cadre juridique actuel qui consacre le caractère limité de ses attributs et missions, l’Instance a procédé à la mise en œuvre des principales missions qui lui sont assignées et entrepris d’autres initiatives qui n’ont pas été explicitement annoncées dans le décret.

    Il a rappelé, dans ce sens, les recommandations portant sur les différents aspects de la prévention et de la lutte contre la corruption présentées par l’ICPC au gouvernement, aux différents secteurs, au secteur privé et aux partis politiques.

    L’Instance, a-t-il poursuivi, a également élaboré une série de plates-formes juridiques ayant trait à la protection des témoins et des dénonciateurs, à l’accès à l’information, à la non-opposition des intérêts, et présenté des visions et idées concernant le décret relatif aux marchés publics, la réforme de la justice, la régionalisation avancée et la charte éthique de la pratique politique sur la base d’un diagnostic et d’une évaluation du paysage politique et électoral au Maroc.

    L’Instance a également soumis plusieurs plaintes et requêtes aux instances judiciaires et aux autorités administratives concernées, a-t-il ajouté.

    M. Aboudrare a, par ailleurs, relevé le retard de la part de l’exécutif dans la mise en place d’une loi relative à l’Instance nationale pour l’intégrité, la prévention et la lutte contre la corruption, rappelant l’élaboration depuis début 2011 d’un projet complet à ce sujet, et ce avant la Constitution de 2011 qui a consacré cette vision et donné une forte impulsion à l’action de l’Instance.

    Ce projet a fait l'objet d’un large débat public après son adoption lors d’une assemblée générale de l’Instance, avec la participation d’acteurs de la société civile, d’experts marocains et internationaux dans le domaine de lutte contre la corruption, ainsi que de citoyens à travers le portail électronique du secrétariat général du gouvernement, a-t-il affirmé, soulignant que le projet "est encore entre les mains du gouvernement et nous attendons qu’il le renvoie à l’institution législative pour adoption". Le Maroc a franchi d’importants pas sur la voie la lutte contre la corruption, a en outre indiqué le président de l’ICPC, relevant que l’expérience accumulée par le Royaume dans ce domaine est hautement appréciée par la communauté internationale et les institutions internationales concernées. La 5ème Conférence des Etats parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption (24 au 29 novembre dernier au Panama) a été une occasion pour mettre en valeur les efforts entrepris par le Maroc dans ce domaine, a-t-il affirmé à cet effet.

    Et de souligner que "l’engagement du Royaume dans la dynamique internationale de lutte contre la corruption est un processus irréversible" conforté par la volonté politique exprimée par la très haute autorité dans le pays.


    Menara / avec MAP - 08.12.2013 - 11h56
    Corruption: une enquête nationale pour détecter les défaillances | Portail Menara.ma
     
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  2. popo40

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    Je crains que la corruption ne soit devenue une partie intrinsèque de ce que nous sommes, au point de devenir une coutume et sans elle c'est le blocage, comment peut on s'en passer de cette normalisation qui ne dérange presque plus personnes? sauf une poignée de volontaire courageux ayant de bonnes intentions!!!
    Puisque la question est posée sur la localisation des défaillances, à en croire que le système tournait rond , et tout à coup bien sûr à la surprise et stupéfaction générale, la fameuse machine grince ou plutôt roule sur des pavés provocant des tassements vertébraux..
    le service de maintenance est alerté, le numéro d’appel reste inconnu mais il tarde à intervenir , un retard dû à une cascade de défaillances ou point de se poser la question si vraiment l'appel a été reçu et entendu? laissant de côté la suite à savoir : la disponibilité , le matériel pour le transport, la localisation, et surtout nul besoin de douter des compétences des techniciens et du type de traitement qui n'est à mon sens que curatif et punitif.
    L e gouvernement a fait de son mieux, des spots publicitaires qui n'ont fait qu'accentuer la normalisation de la corruption, le fléau est sorti de sa cachette et s'exhibe via des banderoles sous des regards émerveillés.
    Nul besoin de justifier ces pratiques, en l'absence de prise de consciences et d’éducation sur du long terme, les fonctionnaires comme le reste continueront à pointer le seul coupable à savoir: les salaires de misère , et que dire de ceux qui ne touchent rien?
     
  3. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Benkirane :

    "il ne faut pas défendre les corrompus mais les punir"

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    Intervention du chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane,
    devant la chambre des conseillers. | Photo: Idrissi Mohsine


    C'est ce qu'a affirmé mardi à Rabat, le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane.

    "La lutte contre la corruption est une question qui requiert l’implication de l’ensemble des acteurs, en l’occurrence gouvernement, institutions nationales et société civile", a souligné M. Benkirane, en réponse à une question du groupe socialiste à la chambre des représentants, sur "le recul du Maroc dans le classement mondial sur la perception de la corruption établi par Transprency International", lors de la séance mensuelle relative à la politique générale du gouvernement.

    Le chef du gouvernement a également insisté le rôle des formations politiques dans l'aboutissement de cette démarche, soulignant qu'"il leur appartient de ne pas défendre les corrompus mais de les punir".

    Après avoir relevé l'importance de changer la culture qui règne dans la société, M. Benkirane a noté que le problème principal tient à la non dénonciation des faits de corruption, rappelant, à ce propos, l'initiative du ministère de la Justice et des libertés de mettre en place un numéro vert gratuit anti-corruption, "garantissant la confidentialité des communications".

    Concernant les mesures prises par l'Exécutif dans le domaines de lutte contre la corruption (pots-de-vins, détournement de fonds publics, népotisme et abus de pouvoir), M. Benkirane a expliqué que l'approche du gouvernement repose sur le renforcement de l'arsenal juridique y afférent, à travers la mise en œuvre de la Constitution en conformité avec les accords internationaux, la réhabilitation du cadre institutionnel en vue de renforcer les capacités des services concernés, l'amélioration des services administratifs par l'entremise de l'assouplissement des procédures les plus utilisées et le développement du e-gouvernement.


    MAP / 29.01.2014 : 09h54
    Benkirane: "il ne faut pas défendre les corrompus mais les punir" | Portail Menara.ma
     
  4. popo40

    popo40 Accro

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    les manuels scolaires doivent être axés autour de la citoyenneté et bons comportements, le combat contre la corruption doit être au sommet si non la punition ne sert à rien, même si justice venait être appliquée il faudrait des prisons à ciel ouvert. au risque de stopper toute l'économie!!!
     
  5. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Une affiche de campagne contre la corruption de Transparency Maroc | Archives


    "La grande enquête nationale sur le ressenti vis-à-vis de la corruption sera lancée incessamment", a annoncé le président de l’Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC), Abdeslam Aboudrar.

    Les résultats de cette enquête devront alimenter les travaux d’élaboration d’une stratégie nationale contre la corruption, a-t-il précisé dans un entretien publié jeudi par le quotidien "Aujourd’hui le Maroc".
    M. Aboudrar s'est dit "convaincu", en outre, que l’adoption de la loi régissant la nouvelle instance nationale de probité et de lutte contre la corruption ainsi que les moyens mis à la disposition du combat contre la corruption permettront de réaliser un saut qualitatif et quantitatif en la matière.

    Dans cette perspective, a-t-il indiqué, l’ICPC a anticipé sur le nouveau statut qu’elle devrait avoir et organisé de nombreuses rencontres nationales avec l’ensemble des acteurs publics et de la société civile pour élaborer une plate-forme du projet de loi organisant cette nouvelle instance qui verra son indépendance renforcée avec des prérogatives élargies, notamment en matière d’enquête et d’investigation.

    Sur la loi relative à la protection des victimes, témoins, experts et dénonciateurs dans les affaires de corruption, il a soutenu que ce texte, qui garantit l’anonymat du témoin ou du plaignant, est un "signal fort" adressé aux citoyens pour les sensibiliser à l’engagement de l’État et du pouvoir judiciaire, lesquels sont déterminés à assurer leur protection, celle de leur famille et de leurs biens, s’ils décident de dénoncer un acte de corruption.

    M. Aboudrar reconnaît, néanmoins, que les réformes relatives à la prévention de la corruption, qui nécessitent du temps et des efforts continus, ne peuvent donner des résultats que dans le moyen ou long termes.

    La lutte contre la corruption est une œuvre de longue haleine où la prévention par la sensibilisation et l’éducation sont essentielles et où l’implication nécessaire d’acteurs majeurs, tels que les départements ministériels et autres institutions publiques, peut se heurter à des obstacles et des difficultés qui expliquent parfois les retards dans la mise en œuvre des projets et l’efficacité parfois limitée en termes d’impact,
    a-t-il expliqué.

    Parmi ces obstacles, le président de l'ICPC cite le manque de moyens notamment humains pour la gestion d’un grand nombre de projets, les difficultés relatives à l’accès à l’information et à la coordination entre les différents acteurs concernés ainsi que l’implication insuffisante de la hiérarchie qui cause des retards importants et des frustrations décourageantes.





    MAP / 20.02.2014 : 16h15

    Une grande enquête nationale sur la corruption bientôt lancée | Portail Menara.ma
     
  6. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Les recommandations du Conseil de l'Europe



    Des experts du Conseil de l'Europe (CE) ont recommandé, mercredi à Rabat, la mise en œuvre de l’article 36 de la Constitution.


    Présentant lors d'une conférence, le rapport comprenant les recommandations du diagnostic anti-corruption du Maroc qu'ils ont mené en coopération avec l’Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC), ces experts ont appelé à l’adoption, la mise en œuvre et le suivi adéquat et efficace du cadre stratégique de lutte contre la corruption au Maroc.

    Ils ont mis l’accent également sur la nécessité d’entreprendre une évaluation périodique des risques de corruption, au moins avant toute adoption ou révision des documents stratégiques et d’adopter une approche plus intégrées de lutte contre la corruption en vue de l’appliquer à l’ensemble du secteur public, y compris les collectivités locales et les établissements publics.

    Le document a appelé aussi à la prise des actions nécessaires à la réalisation des objectifs de la Charte de la réforme du système judiciaire afin de consolider l’indépendance du pouvoir judiciaire en général et des magistrats en particulier et à la poursuite du chantier de la simplification et de la clarification des procédures administratives en mettant l’accent sur celles qui sont directement accessibles au grand public.

    Le diagnostic, qui a porté également sur le "financement des partis politiques et des campagnes électorales", a appelé à se doter d’un système centralisé d’enregistrement et de suivi de financement de la vie politique et d’élaborer les textes et mesures nécessaires à la mise en œuvre d’un contrôle interne par les partis politiques.

    Les experts ont recommandé au sujet de" la prévention de la corruption dans les marchés publics " de veiller à limiter au maximum les exceptions à l’application intégrale du décret sur les marchés publics, en justifiant celles-ci de manière objective pour les établissements publics concernés.

    Ce diagnostic a été effectué dans le cadre du programme "Renforcer la réforme démocratique dans les pays du voisinage méridional " qui a pour objectif la "Promotion de la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent " au Maroc. Ce programme est financé par l’Union européenne et mis en œuvre par le Conseil de l’Europe.

    L’objectif de ce diagnostic est non seulement d’évaluer la conformité du cadre actuel avec les standards internationaux de lutte contre la corruption, en particulier les standards du Conseil de l’Europe mais aussi de contribuer au renforcement des capacités institutionnelles et de suggérer des réformes du cadre réglementaire de la lutte contre la corruption.

    Cette action a été mise en place sur la base de méthodologies établies et développées par le Groupe des États contre la corruption (GRECO). Elle s’appuie sur une évaluation par les pairs réalisée par des experts chevronnés issus d’administrations publiques européennes représentant la diversité des États-Membres du Conseil de l’Europe : Albanie, Belgique, France et Moldova. Cette évaluation a été adaptée afin de prendre compte des besoins spécifiques nationaux visant à dégager priorités et risques et favoriser l’appropriation des résultats.

    Le Diagnostic du cadre anti-corruption a été mené en coopération avec l’Instance centrale de prévention de la corruption ainsi qu’un nombre d’institutions et de partenaires gouvernementaux, judiciaires, des forces de l’ordre, du secteur privé et de la société civile. Sur la base des questionnaires remplis par les institutions, les experts ont rencontré plus de 70 représentants d’institutions publiques et privées à l’occasion de visites sur-site qui ont été organisées du 30 septembre au 4 octobre 2013.




    MAP / 20.02.2014 : 09h20
    Corruption au Maroc: les recommandations du Conseil de l'Europe | Portail Menara.ma
     
  7. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    La nouvelle instance de prévention de la corruption très attendue

    Le projet de loi instituant l’Instance nationale de la probité et de la prévention de la corruption est au Parlement. Le dernier rapport du Conseil de l’Europe demande urgemment son installation.
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    Plus de deux ans et demi se sont écoulés depuis l’adoption de la Constitution de 2011. Or, la fameuse instance de la probité et de la prévention de la corruption devant succéder à l’actuelle Instance consultative de la prévention de la corruption (ICPC) ne montre toujours pas le bout du nez. Comme toutes les instances de bonne gouvernance prévues par la Constitution, c’est une loi, votée par le Parlement, fixant sa composition, son organisation, ses attributions et ses règles de fonctionnement qui devrait intervenir pour la mettre en place. Dans son dernier rapport d’évaluation de l’état de corruption au Maroc, accompagné de nombre de recommandations, le Conseil de l’Europe (CE) fait remarquer ce retard et invite les autorités marocaines à appliquer, «dans les meilleurs délais, les exigences constitutionnelles et mettre en œuvre la disposition de l’article 36 de la Constitution en adoptant la loi organisant l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption». L’urgence de mettre en place cette instance s’impose, d’autant plus qu’ à quelques exceptions près pour quelques secteurs particuliers, indique ce rapport, le Maroc souffre d’instruments capables d’effectuer les contrôles préventifs nécessaires, et d’offrir une analyse périodique des risques de corruption, au moins pour les secteurs les plus vulnérables, dans la perspective de les étendre progressivement. Le rapport du CE reconnaît que l’ICPC s’est considérablement investie depuis sa création dans des activités relatives à la prévention de la corruption, mais insiste qu’en dehors «de quelques initiatives internes dans des institutions publiques spécifiques, il n’y a pas à ce jour une politique nationale de lutte contre la corruption, basée sur une stratégie à moyen et long termes, avec des objectifs et des moyens humains, financiers et logistiques clairement définis». Rappelons qu’un projet de loi (N° 12-113) existe, mais il est toujours et depuis presque une année dans le circuit des discussions et des modifications, c’est l’ICPC elle-même d’ailleurs qui l’a préparé. Il a été discuté «avec toutes les parties prenantes et amendé autant que faire se peut, il est aujourd’hui chez le gouvernement et attend d’être soumis au Parlement. Il semble qu’il figure parmi les textes de première priorité dans l’agenda législatif», indique Abdeslam Aboudrar, président de l’ICPC. Lequel projet s’inspire largement des dispositions constitutionnelles et érige cette structure en «instance nationale indépendante et spécialisée bénéficiant de la pleine capacité juridique et de l’autonomie financière, n’obéissant à aucune tutelle». Cela signifie pour M. Aboudrar d’abord de doter l’instance de moyens humains et financiers «à la mesure des attentes et des missions qui lui sont assignées», seule façon de lui garantir son indépendance.
    L’ICPC, partenaire du Conseil de l’Europe
    Cela veut dire, concrètement, que la nouvelle instance aura plus de liberté d’accès à l’information et toute la latitude de la demander à n’importe quelle institution, qu’elles soient Cour des comptes, Inspection générale des finances, Inspection générale de l’administration territoriale, et d’obtenir «de droit cette information. Cela n’existait pas auparavant». Cette indépendance signifie ensuite, selon M. Aboudrar, un pouvoir d’investigation «pré-judiciaire plus fort, pré-judiciaire, car nous ne voulons pas empiéter sur le travail de la justice, dont le fondement premier est la protection des droits des citoyens».
    Il faut dire que la recommandation du Conseil de l’Europe pour que cette instance voit le jour le plus rapidement possible, n’est pas la seule qui figure dans le rapport du Conseil européen, toutes le autres recommandations qui y sont formulées sont urgentes, du moins selon l’appréciation du président de l’ICPC. Nombre de secteurs sont en effet passés au peigne fin par ce rapport, qui pointe du doigt particulièrement la justice, la police, la gendarmerie, les agents d’autorité, les parlementaires, les partis politiques, les campagnes électorales et les marchés publics, avec une attention particulière accordée à la réforme de la justice. Rappelons que c’est à la demande des autorités marocaines et avec la collaboration de l’ICPC et nombre d’institutions et de partenaires gouvernementaux que le Conseil de l’Europe a mené ce travail. Des questionnaires ont été remplis, et des rencontres ont été organisées par les experts européens avec pas moins de 70 représentants d’institutions publiques et privées à l’occasion des visites sur site organisées du 30 septembre au 4 octobre 2013 dernier. Dans tout cela l’ICPC a été un partenaire actif et elle a été même «appelée à assurer la coordination et le suivi de la mise en œuvre qui fera l’objet d’une revue périodique (tous les 2 ou 3 ans)», note M. Aboudrar. Bien entendu, en toile de fond de ce rapport, il est recommandé la nécessité d’élaborer un système national d’intégrité, soit une stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption claire, selon les standards du Conseil de l’Europe. Transparency Maroc, et même l’ICPC, ont à maintes reprises recommandé une telle mesure, mais demandée cette fois-ci par ce dernier, un organisme internationalement crédible et influent, elle prend à coup sûr une dimension particulière.
    Jaouad Mdidech. La Vie éco
    www.lavieeco.com
     
  8. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Le Maroc invité à adhérer sans délais aux Conventions Pénale
    et Civile du Conseil de l’Europe sur la corruption


    Rabat, 27 mars 2014 (MAP) - La Secrétaire générale adjointe du Conseil de l’Europe, Gabriella Battaini-Dragoni, a salué la volonté du Maroc de rejoindre le Groupe des États contre la corruption (GRECO), tout en l'invitant à adhérer sans délais aux conventions pénale et civile du Conseil de l’Europe sur la corruption.


    Mme. Battaini-Dragoni, qui a effectué une visite mercredi à l’Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC), a indiqué que cette instance "a su créer une forte dynamique dans le champ de la lutte contre la corruption et représente, de ce fait, un acteur important dans le paysage institutionnel marocain".

    Citée par un communiqué de l’ICPC, Mme Battaini-Dragoni a également souligné que, malgré les efforts déployés par le Maroc pour lutter contre la corruption, il reste nombre de choses à accomplir, notamment, la lutte contre l’impunité, une des exigences premières de la population, ainsi que l’attribution à l’Instance des prérogatives d’investigation et d’auto-saisine.

    Pour sa part, le président de l’ICPC, Abdesselam Aboudrar, a rappelé le contexte de la création de l’ICPC ainsi que les principales actions qu’elle a menées. Il a évoqué l’expérience de l’ICPC et les principales recommandations qu’elle a adressées au gouvernement, notamment en ce qui concerne la stratégie nationale de lutte contre la corruption.

    M. Aboudrar a également passé en revue les principales réformes dans lesquelles s’est engagé le Maroc depuis 2011, suite à l’adoption de la nouvelle Constitution tout en insistant sur le fait que la constitution est venue renforcer les principes de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, érigeant l’Instance à un rang constitutionnel avec des prérogatives élargies.

    Cette rencontre a été l’occasion de faire le bilan de la coopération entre le Maroc et le Conseil de l’Europe et d’explorer les possibilités de renforcement du partenariat entre les deux institutions à travers notamment l’adoption d’un futur plan d’action.



    MM---COM. - LC.

    MAP / 27.03.2014 : 17h00

    Le Maroc invité à adhérer sans délais aux Conventions Pénale et Civile du Conseil de l’Europe sur la corruption | Portail Menara.ma
     
  9. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    La lutte contre la corruption,

    "un enjeu majeur" au Maroc


    La lutte contre la corruption est l’un des enjeux majeurs vers une société marocaine transparente, a souligné le président de de l’Instance Centrale de Prévention de la corruption, Abdesselam Aboudrar

    Dans un entretien accordé à la MAP, à l'occasion de la journée nationale de lutte contre la corruption, célébrée mardi, M. Aboudrar a relevé que depuis 2007, date de la création de l’ICPC, et malgré les limites de son cadre légal, cette instance a "œuvré sans relâche" pour mener à bien ses missions.

    Actuellement, la corruption n’est plus un tabou de société, a indiqué M.Aboudrar, en évoquant dans ce sens, la panoplie de mesures lancées pour lutter contre ce phénomène, dont une loi sur la protection des témoins et dénonciateurs, des mesures visant à corriger les failles observées dans la relation des citoyens avec l’administration, ainsi qu'une stratégie nationale de lutte contre la corruption (l’une des recommandations principales de l’ICPC), qui est en cours de finalisation.

    La mission principale de l’ICPC est la prévention et les déclinaisons majeures de cette mission portent sur l’évaluation des mesures prises dans le cadre de la politique de prévention et de lutte contre la corruption, la sensibilisation et l’éducation, la collecte de toutes les informations en relation avec le phénomène de la corruption, la coopération avec les administrations et les organismes concernés à l’échelle nationale et internationale et l’information des autorités judiciaires de tous les faits constituant des actes de corruption punis par la loi, a-t-il rappelé.

    S’agissant de l’adoption de la loi relative à la mise en place de l’Instance Nationale de Probité, M. Aboudrar a assuré qu’elle renforcera davantage sa contribution dans l’évolution de notre pays en matière de transparence, d’intégrité et d’équité dans l’accès des citoyens à leurs droits.

    La nouvelle instance, qui remplacera l’ICPC en vertu de la constitution de 2011, et en plus des prérogatives actuelles de prévention de la corruption, sera dotée de prérogatives notamment l’auto-saisine et l’investigation pré-judiciaire, a-t-il expliqué.

    Et d’ajouter que l'instance qui verra le jour sera indépendante vis-à-vis des autres pouvoirs conformément aux dispositions de la constitution et son champ d’intervention sera élargi pour couvrir toutes les formes de corruption avec une garantie d’accès à tous les documents administratifs pouvant servir dans l’accomplissement de ses missions.

    S'agissant du nombre de plaintes reçues par l’ICPC depuis sa création, M. Aboudrar a indiqué qu’il s’élève, jusqu'à la fin de l’année 2013, à 3.157 plaintes reçues par voie normale et par le portail de dénonciation dédié aux PME "stop corruption".

    Ces plaintes sont traitées au sein de l’Instance par une unité spécialisée, a-t-il dit, ajoutant que celles qui sont recevables sont transmises par la suite au ministère de la justice et aux autorités concernées.

    L’ICPC est aussi un outil de sensibilisation, a-t-il rappelé, notant que depuis sa création, l’instance a participé à la sensibilisation de différents publics à travers des actions de formation, d’éducation aux valeurs d’intégrité, mais en raison de contraintes financières ses actions ont été limitées.



    Propos recueillis par Bouchra Naji

    06.01.2015 : 11h37

    http://www.menara.ma/fr/actualités/...e-la-corruption-un-enjeu-majeur-au-maroc.html

     
  10. RedEye

    RedEye - أبو عبدالرحمن - Membre du personnel

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    je ne suis pas très optimiste concernant ce fléau de corruption, il va persister looongtemps encore dans le maroc
     
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  11. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Tout à fait car ce vice est dans le gène de certains de nos compatriotes mais il faut continuer à persévérer jusqu'à pouvoir en éliminer les racines... pour le bien des générations futures :p
     
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  12. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Lutte anti-corruption:
    Le projet de la stratégie nationale adopté

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    Abdelilah Benkirane préside la commission nationale de lutte anti-corruption | Ph: MAP

    Le projet de la stratégie nationale de lutte contre la corruption a été adopté, lundi, lors d’une réunion présidée par le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane,

    La commission chargée de superviser la stratégie nationale de lutte contre la corruption a adopté la version finale du projet de la stratégie tout en prenant en considération des remarques des membres de la commission.

    Intervenant lors de cette réunion, Benkirane a relevé que les mesures prévues par cette stratégie couvrent les différents aspects de la question de la lutte contre la corruption, notamment la mise à niveau de l’aspect institutionnel et juridique, l’activation de la dimension prévention et répression, le renforcement de l’aspect éducation et sensibilisation, indique un communiqué du département du Chef de gouvernement.

    Benkirane a affirmé, à cette occasion, la nécessité d’accorder la priorité aux mesures effectives et à fort impact sur les secteurs les plus exposés à la corruption et qui sont concernés le plus par les griefs d’insatisfaction des citoyens.

    Le Chef du gouvernement a appelé à accorder une importance particulière aux instruments du suivi de l’exécution de la stratégie, tant au niveau du comité de pilotage, qu’il importe d’encadrer juridiquement, qu’au niveau du comité technique chargé du suivi et de l’assistance à l’exécution des projets de la stratégie, qu’il importe aussi de renforcer en termes d’expertise et de moyens nécessaires à l’accomplissement de ses missions.

    Il a aussi rappelé le commun accord au sein de la commission sur les secteurs prioritaires les plus exposés à la corruption et les mesures pratiques et à effet direct et immédiat dans la lutte contre la corruption en vertu d’un premier plan d’action précisant les mesures envisagées, la partie chargée de chaque mesure, le calendrier, le coût, les indices d’efficience et une évaluation périodique des réalisations.

    Le Chef du gouvernement a également rappelé la précédente réunion restreinte du 29 juillet dernier consacrée à la présentation par chaque secteur des projets prioritaires qu’il envisage exécuter, les dates de chaque projet, ses objectifs et les résultats attendus, les indices de son suivi et son évaluation, ainsi que les ressources nécessaires à sa réalisation.

    Benkirane a souligné que cette 2ème réunion de la commission est consacrée à l’adoption du projet de la stratégie nationale de lutte contre la corruption dans sa version finale après révisions.

    Le Maroc dispose désormais de suffisamment de références en matière de statistiques et d’études sur la corruption, a-t-il dit, soulignant que l’important consiste à identifier les meilleurs moyens et les démarches les plus efficaces pour la lutte contre ce fléau. Il est désormais pressant de lancer les mesures pratiques nécessaires pour aller de l’avant dans ce chantier d’envergure impliquant diverses politiques publiques, et mettre en exécution les projets prévus par la stratégie nationale de lutte contre la corruption, a-t-il insisté.

    Les membres de la commission ont suivi une présentation détaillée du ministre délégué chargé de la fonction publique et de la modernisation de l’administration, portant sur les différents programmes et axes de cette stratégie qui a pour finalité d’assurer de meilleurs services aux citoyens, la consécration de l’administration électronique, la transparence, l’accès à l’information, la bonne gouvernance au sein de la fonction publique, le contrôle et répression, une meilleure gestion des appels d’offres publics, ainsi que la promotion de la transparence auprès des opérateurs économiques privés et de la communication.

    Des représentants de différents départements ministériels, d’administrations publiques et d’instances concernées, ont présenté, pour leur part, les projets prioritaires programmés au titre de l’exercice 2016 par leur établissement respectifs. Les membres de la commission ont également pris connaissance des divers instruments de bonne gouvernance et de suivi prévus.

    Ont pris part à cette réunion le ministre de la justice et des libertés, le ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelles, le ministre de l’industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique, le ministre de la santé, le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, le ministre de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire national, le ministre chargé des relations avec le parlement et la société civile, le ministre délégué chargé des affaires générales et de la gouvernance, le ministre délégué chargé de la fonction publique et de la modernisation de l’administration, le ministre délégué auprès du ministre de l’éducation nationale, la ministre déléguée auprès du ministre de l’enseignement supérieur, le haut-commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, le commandant en second de la gendarmerie royale, le président de l’Instance centrale de prévention de la corruption, le président de l’unité de traitement des informations financières, le président de Transparency Maroc, en plus de représentants de représentants de divers secteurs concernés.

    La commission avait tenu sa première réunion le 22 janvier dernier pour examiner la première mouture de cette stratégie. Le document présenté compte 239 projets et mesures répertoriés en 10 secteurs avec une mise en application qui s’étend sur dix ans.





    Menara.ma / 29.12.2015
    http://www.menara.ma/fr/2015/12/28/...-nationale-de-lutte-contre-la-corruption.html
     
  13. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Lutte contre la corruption :
    quand le dessin s'en mêle


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    Des artistes en herbe ont choisi le dessin pour exprimer leurs préoccupations et convictions communes et témoigner de leur engagement citoyen dans la lutte contre la corruption.

    En donnant libre cours à leur imagination, des artistes en herbe ont choisi le dessin pour exprimer leurs préoccupations et convictions communes et témoigner de leur engagement citoyen dans la lutte contre un phénomène multiforme et omniprésent qui n'épargne aucun pays: la corruption.

    Les productions artistiques de ces jeunes talents mettent en lumière le caractère à la fois banal et familier de ce fléau qui, en dépit des efforts déployés autant par les pouvoirs publics que par la société civile, continue de prendre une ampleur de plus en plus inquiétante.

    Des artistes, âgés de 16 à 35 ans, ont rivalisé de créativité pour donner corps à une vingtaine de dessins, sélectionnés en finale du 1er Concours national de dessins humoristiques. Ils sont les auteurs d'œuvres présentées au grand public à la galerie de l'Institut français de Rabat, dans le cadre d'une exposition intitulée "Dessiner contre la corruption" dont le vernissage a eu lieu, jeudi, à l'occasion de la Journée nationale de lutte contre la corruption (6 janvier).

    Initiative conjointe de l'Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC) et de l'ambassade de France au Maroc, cette action vise à mobiliser la jeunesse, "vecteur important de transmission des valeurs d'intégrité et de transparence", souligne le président de l'ICPC, Abdesslam Aboudrar, dans la préface d'un recueil qui regroupe les œuvres de ces jeunes talents, originaires des quatre coins du Royaume.

    "Notre motivation, poursuit-il, avait dès lors un double objectif: encourager les jeunes amateurs et professionnels à s'exprimer par le dessin et les sensibiliser aux méfaits de la corruption".

    Adil El Karmoudi (35 ans), un des finalistes de ce concours, témoigne de son expérience à la MAP: "L'idée de ma caricature, dit-il, est de sensibiliser aux conséquences désastreuses de ce fléau".

    Ulrich Zouanda (21 ans), un autre jeune artiste ayant mis ses palettes à contribution, parle au travers de ses fresques de la manière dont il perçoit le phénomène. Il indique avoir dessiné "un homme gros et riche qui se met derrière un lecteur, la main sur l'épaule, comme pour le manipuler à l'instar d'une marionnette".

    Au fil de l'exposition, d'autres artistes alternent les couleurs et les formes, puisant chacun dans un répertoire qui lui est cher, une conception propre d'un phénomène pluriel.

    Cette exposition n'est pas la première du genre. Plusieurs initiatives similaires ont déjà été mises en œuvres dans le cadre d'un partenariat entre l'Instance et l'ambassade de France pour sensibiliser autour de la corruption. Rien que l'année dernière, cette collaboration a donné lieu à la production d'un spectacle de marionnettes et d'une bande dessinée distribuée dans de nombreuses écoles marocaines.

    "Nous poursuivrons nos efforts par la mobilisation de notre jeunesse, symbole de l'avenir du pays et fer de lance de sa construction", reprend M. Aboudrar dans la présentation du recueil.

    Même son de cloche du côté de l'ambassadeur de France à Rabat, Jean-François Girault, qui s'est dit heureux de contribuer aux côtés du Maroc aux efforts de lutte contre ce fléau, qui "touche l'ensemble des pays du monde et qui corrode l’État de droit et l'éthique personnelle".

    Il a également considéré que les efforts déployés par le Royaume en matière de lutte contre la corruption sont "très louables", soulignant l'importance d'associer les jeunes, les professionnels et les non-professionnels à cette initiative.






    Menara.ma / MAP / 08.01.2016

    http://www.menara.ma/fr/menara-mag/...e-la-corruption-quand-le-dessin-sen-mêle.html
     
  14. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    1,8 milliard de dirhams
    pour lutter contre la corruption

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    Le gouvernement a alloué une enveloppe budgétaire de 1,8 milliard de dirhams (MMDH) pour la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption.

    Le gouvernement a alloué une enveloppe budgétaire de 1,8 milliard de dirhams (MMDH) pour la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption, dont le lancement officiel a été donné mardi à Rabat et qui devra s'étendre sur une période de dix ans.

    Cette stratégie, qui comprend 16 axes et 239 projets, est composée de dix programmes coordonnés par les ministres et les présidents des instances concernées.

    Il s’agit du programme de l'amélioration des services destinés aux citoyens, coordonné par le ministre de l'Intérieur, du programme de l’administration électronique, coordonné par le ministre de l'Industrie, du commerce, de l'investissement et de l'économie numérique, du programme de l'éthique, ainsi que du programme de la transparence et de l'accès à l'information, coordonné par le ministre de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration.

    Il s’agit également du programme des marchés publics et du programme du contrôle et de la reddition des comptes, coordonnés par le ministre de l’Économie et des finances, du programme du renforcement de la poursuite et de la répression, coordonné par le ministre de la Justice et des libertés, ainsi que du programme de l'intégrité du secteur privé, coordonné par la Présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), du programme de la communication et de la sensibilisation, coordonné par le ministre de la Communication, et du programme de l'éducation et de la formation, coordonné par le ministre de l’Éducation nationale et de la formation professionnelle.

    Afin d’évaluer le degré de réalisation des objectifs de la stratégie, un ensemble d'indicateurs nationaux et internationaux seront pris en compte, à savoir l’indice global de la perception de la corruption (IPC) de Transparency International, l'indice du climat des affaires et l'indice de compétitivité mondiale.

    Afin de superviser la réalisation de cette stratégie, il a été procédé à la création d'un système de gouvernance, représenté par la Commission nationale pour la lutte contre la corruption, qui est placée sous la direction du chef de gouvernement, se réunit régulièrement et sera institutionnalisée par un décret qui sera soumis prochainement pour approbation.

    Cette Commission est chargée du suivi de la mise en œuvre de la stratégie et de la coordination et de l’unification de la vision des différents secteurs et organismes à propos des programmes anti-corruption.

    Elle veille également à assurer l'homogénéité et l'efficacité des procédures définies dans les programmes, et à mener les arbitrages nécessaires entre les différentes parties prenantes.

    La Stratégie nationale de lutte contre la corruption vise, à travers la mise en œuvre des projets et mesures programmés, à améliorer, à l'horizon 2025, le classement du Maroc qui ambitionne d'obtenir une note de 60 sur 100 pour l'indice de perception de la corruption, gagner 20 rangs dans le classement Doing Business, et remonter enfin de 25 places dans l'indice de compétitivité publié annuellement par le Forum économique mondial.

    La mise en œuvre de la Stratégie nationale se déroulera en trois étapes (2016-2017), (2017-2020) et (2020-2025). Il sera procédé également à l’évaluation des résultats au regard des objectifs établis pour chaque étape sur la base des indicateurs fixés par cette stratégie.

    Le ministère de la Fonction publique et de la modernisation de l'administration a organisé mardi la réunion du cadre contractuel portant sur la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption.






    Menara avec map / 04.05.2016 11h14

    http://www.menara.ma/fr/actualités/maroc/2016/05/04/1907305-18-milliard-de-dirhams-pour-lutter-contre-la-corruption.html
     

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