Crise aérienne : La facture sera salée pour le Maroc

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 20 Avril 2010.

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    · Grosses pertes pour les voyagistes et les compagnies

    · Marrakech, Agadir, Tanger et Fès payent un lourd tribut


    Des passagers cloués au sol, des pertes colossales pour les compagnies aériennes, une crise pour le tourisme national…

    En effet, depuis que le volcan islandais, s’est réveillé, le monde est quasiment paralysé. Presque tous les vols vers l’Europe ont été suspendus à cause du nuage volcanique qui menace la sécurité aérienne depuis mercredi dernier.

    Aucune estimation officielle des dégâts n’a été faite pour l’heure mais d’ores et déjà de nombreux opérateurs redoutent des pertes mais pas seulement pour le tourisme et le transport aérien. Les professionnels du tourisme essaient tant bien que mal de s’organiser pour limiter les dégâts. Et surtout ne pas «escamoter l’image du Maroc ».

    Les communautés de voyageurs semblent diversement impactées. 20.000 Français seraient bloqués entre le Maroc et la Tunisie. RAM a d’ailleurs été associée à une partie du rapatriement.

    Les Marocains ne sont pas non plus épargnés. Beaucoup sont restés bloqués à l’étranger ou au Maroc. Les retards ont d’ailleurs chamboulé pas mal de programmes et de rendez-vous d’affaires à Casablanca. Ce que la clientèle dénonce avant tout c’est le déficit d’information notamment à l’échelle des consulats à l’étranger.

    La fédération du tourisme (FNT) se réunit, le 22 avril, à Casablanca «pour un premier diagnostic de l’impact de l’éruption volcanique sur le transport aérien, le tourisme et sur l’économie de manière générale».

    Selon les premières estimations, «les pertes sèches quotidiennes cumulées des compagnies aériennes marocaines, TO et réceptifs s’élèvent à 150 millions de DH».

    De son côté, Royal Air Maroc s’attend aussi à une facture salée. En attendant, la compagnie a pris des mesures d’exception au profit de ses clients: le report de leurs vols dans un délai de 30 jours à compter de la date d’annulation et le remboursement du billet acheté et annulé.


    Airarabia et Air France suivront cette voie et invitent les voyageurs à prendre contact avec leurs centres d’appels. Cette crise ne va certainement pas arranger la situation du secteur après une année 2009 jugée « catastrophique». «C’est 0,5%/jour du total du rapatriement de devises pour le secteur du tourisme en 2009», constate impuissant cet opérateur casablancais.

    Agadir: Vacances forcées

    Aéroport désert et vacances forcées, les touristes bloqués à Agadir sont en colère. L’agence RAM est quasiment prise d’assaut. Depuis quelques jours, tous les vols ont été annulés à l’exception des vols vers l’Espagne et le Portugal. Dans les hôtels, la situation est difficile pour les clients car ils devront payer plus que ce qui a été prévu. Pour ceux qui ont voyagé par le biais des tours opérateurs, c’est le voyagiste qui supportera les frais supplémentaires. Aussi les T.O ont-ils demandé aux hôteliers de revoir leurs prix à la baisse car l’ardoise sera lourde. A l’heure où nous mettions sous presse, une réunion de l’Association régionale de l’industrie hôtelière devait se tenir pour discuter de la question.

    Marrakech : 114 vols annulés

    Des touristes sont coincés à Marrakech depuis jeudi dernier. Ils doivent faire face à la prise en charge et au coût de l’hébergement qui reste à la discrétion des compagnies. De même, celles-ci ne sont pas tenues d’indemniser leurs clients pour le retard de leurs vols.
    Quant à l’aéroport de Marrakech Ménara, il tourne au ralenti. 115 vols ont été annulés. Les avions ne décollent pas.


    Fès: 1.000 annulations pour le festival soufi

    A Fès, le volcan islandais a été à l’origine de l’annulation d’au moins 1.000 réservations rien que pour Festival de la culture soufie. Notons qu’il n’y a eu aucun vol à destination de l’Europe depuis vendredi. Des centaines de touristes sont restés bloqués dans la capitale spirituelle. De fait, les hôtels ont dû revoir leur planning. Certains établissements s’attendaient à un taux d’occupation supérieur à 70%.


    Tanger: Situation maîtrisée

    L’aéroport Ibn Battouta n’a pas trop souffert, étant donné que l’essentiel des liaisons se fait vers l’Espagne. Par contre pour le reste des connexions vers les villes de Paris, Amsterdam ou encore Cologne, la situation est plus critique. La seul moyen pour s’y rendre est le train via Madrid ou Barcelone. Mais vu la forte demande, trouver une place n’est pas aisée d’autant plus que la réservation est de rigueur sur le rail espagnol.



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