Crise des subprimes

Discussion dans 'Economie' créé par tarix64, 20 Septembre 2007.

  1. tarix64

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    La Crise des subprimes, ou crise du subprime, ((en) subprime mortgage meltdown) est une crise boursière mondiale provoquée au cours de l'été 2007 par un krach des prêts hypothécaires à risque aux États-Unis, les « subprimes ».

    Les subprimes sont des crédits hypothécaires accordés aux États-Unis à une clientèle peu solvable, sur base d'une garantie prise sur le bien financé. Ce marché, fort rentable parce que le taux d'intérêt appliqué est plus élevé que pour le marché prime, a connu un fort développement du fait de la surévalution du marché immobilier américain.

    Le krach des prêts hypothécaires à risque a commencé aux États-Unis durant l'année 2006, pour se poursuivre en 2007, suite à la fin de la bulle immobilière et à la hausse des taux d'intérêts. C'est le mariage de ces deux événements qui a provoqué le krach. En effet, les crédits hypothécaires sont typiquement conclu avec un taux variable et la hausse des taux à partir de la fin de l'année 2006 a provoqué une hausse des défauts de paiement et donc une forte hausse des saisies des logements par les banques. L'afflux de biens saisis mis en vente sur le marché a alors aggravé le déséquilibre du marché immobilier où les prix se sont effondrés, ce qui a alors causé la chute ou la faillite de plusieurs entreprises de prêts hypothécaires à risque ((en) subprime mortgage lenders), tels que la New Century Financial Corporation, dont le titre en bourse a chuté de 90%, conduisant à l'effondrement du prix des actions de l'industrie du crédit.

    Les effets de la crise se sont étendus au-delà du marché immobilier américain et ont perturbé les marchés financiers mondiaux, car les investisseurs étaient forcés de réévaluer les risques qu'ils prenaient, causant une volatilité imprévue sur les marchés d'actions, les marchés obligataires et leurs marchés dérivés.

    En septembre 2007, la crise est toujours en cours.

    Les causes


    Le marché des « subprimes » – prêts accordés à une clientèle peu solvable ou à l’historique de crédit inquiétant – s’est largement développé aux États-Unis à partir de 2001.

    Les emprunteurs à risque peuvent contracter un emprunt immobilier sur ce marché, moyennant un taux d'intérêt révisable (calculé sur la base du taux directeur de la Fed), majoré d'une « prime de risque » pouvant être très élevée. Les premières années du prêt (1, 3 ou 5 en général) sont couvertes par un taux fixe promotionnel.

    Il faut noter les effets d'une législation de 1977, appelée Community Reinvestment Act , qui force les établissements de crédit à prêter à des personnes à revenus modestes auxquelles de tels prêts ne seraient sans cela pas accordés [1]

    Certains établissements financiers américains ont fait de ce créneau lucratif leur spécialité en trouvant appui auprès du système bancaire traditionnel. Quand la conjoncture est favorable, ce système fonctionne bien : l’emprunteur met sa maison en hypothèque, qui sert donc de garantie, et les établissements peuvent obtenir de confortables marges de profit grâce à ces clients à risque. Pour l'emprunteur à risque, ce mécanisme permet d'accéder à la propriété, ce qu'il ne pourrait pas faire par ailleurs.

    Le système dépend de deux conditions pour sa pérennité : des taux d'intérêt relativement stables, et une appréciation régulière de l'immobilier. Or, entre 2004 et 2006, la Fed a progressivement relevé sont taux directeur de 1% à 5,25%. Et, à partir de 2006, les prix de l'immobilier ont commencé à chuter dans plusieurs régions. Les emprunteurs sont alors confrontés à une hausse de leur mensualité alors que la valeur de leur bien diminue, et les plus fragiles se retrouvent alors incapables de faire face à leur remboursement.

    Le défaut de remboursement, pour des cas isolés, est couvert par les créanciers : grâce à une politique de gestion du risque, les organismes sont censés pouvoir supporter le délai nécessaire aux recouvrement de créances des débiteurs. Mais, dans le cas d'un phénomène de masse, où de nombreux emprunteurs se retrouvent dans cette situation en même temps, cela peut mettre en danger l'organisme créancier.



    Dans le cas d'une augmentation sensible des taux directeurs, il s'ensuit une cascade de conséquences : certains établissements financiers « subprime » ferment suite à l’impossibilité de leurs clients de rembourser leur dettes, mis eux-mêmes en défaut de remboursement vis-à-vis des banques dont ils dépendent. Les banques, qui financent ces établissements financiers, pâtissent également de ces faillites et leur demande des remboursements anticipés auxquels ils ne peuvent faire face, accélérant les faillites.

    La chute du marché immobilier américain n’a rien arrangé puisque la valeur des habitations ne correspondait plus avec la valeur servant de garantie. Ainsi, les établissements de crédit, censés pouvoir récupérer leurs mises en vendant les habitations hypothéquées, se retrouvent sans moyen rapide de redresser leur bilan, puisque vendre ces biens ne suffisait plus à recouvrir leurs pertes.

    Cependant, cette crise immobilière a eu des effets à la fois en dehors du secteur des établissements spécialisés dans le subprime et en dehors du marché américain, touchant aussi des banques traditionnelles, y compris en dehors des États-Unis. En effet, le marché du subprime a été massivement financé par la titrisation, les créances étant regroupés dans des véhicules de financement ad hoc [2] et transformés en titres négociables souscrits par des investisseurs. Ainsi, les banques traditionnelles peuvent subir un impact parce qu'elles ont investi dans ce type d'investissement ou en tant que producteurs-distributeurs d'OPCVM, notamment monétaires "dynamiques" investis partiellement dans les FCC.

    Des responsables politiques et financiers qui se veulent rassurants

    Mais selon le journal financier français La Tribune : « la crise immobilière du "subprime" ou ces fameux crédits hypothécaires à risque aux Etats-Unis n'en finit pas de faire des dégâts. Chacun y va de son petit commentaire pour dire s'il est exposé ou non, les grands argentiers de la planète, américains et européens, tentent de rassurer. Malgré tout, l'inquiétude grandit. Car les défaillances se multiplient. » [3]

    Des actions de sociétés de placements de fonds chutent. Même la Banque de Chine se dit inquiète.[4] Cette crise frappe le milieu bancaire à l'échelle mondiale.

    Le vendredi 31 août 2007, Le président américain George W. Bush a annoncé une série de mesures destinées à empêcher que les ménages qui font face à des taux d'intérêt particulièrement élevés ne se retrouvent en situation de défaut de paiement et ne soient contraints de vendre leur maison.

    Il a notamment proposé que la Federal Housing Administration modifie ses règles de manière à assouplir les conditions de refinancement exigées des emprunteurs, ainsi que de modifier le régime fiscal pour faire en sorte que des sommes radiées de la valeur d'une maison par des institutions financières ne soient taxées par le gouvernement fédéral.

    Il admet tout de même que le rôle du gouvernement américain dans ce dossier est limité, et qu'il n'est pas de son ressort de se porter à la rescousse de spéculateurs ou d'investisseurs ayant pris de mauvaises décisions.

    Les effets aux États-Unis


    En 2007, le taux de non-remboursement sur ces crédits s'élevait aux alentours de 15 %.

    Le marché immobilier américain a perdu aux alentours de 20 % les 18 derniers mois précédant la crise. Ces fluctuations immobilières sont toutefois très différentes selon les États, villes et quartiers.

    Le mardi 21 août, les sociétés financières américaines ont annoncé près de 21 000 suppressions d'emplois depuis le début du mois, dont 11 040 depuis vendredi 17 août, a annoncé le cabinet Challenger, Gray and Christmas.

    Le 24 août 2007, un site spécialisé faisait état de 1 268 525 défauts de paiement constatés[5], mais chaque constat de défaillance ne mène pas à la faillite de l’emprunteur. Les banques essayant généralement de trouver des solutions de rééchelonnement de prêts lorsqu’elles pensent que le débiteur ne traverse qu’une difficulté passagère.

    Le président de la Commission bancaire du Sénat des États-Unis, Christopher Dodd, estime qu'entre 1 à 3 millions d'américains pourraient perdre leur logement suite à cette crise.

    Selon la Fed, les pertes pour les banques pourraient s'élever à hauteur de 100 à 150 milliards USD pour un marché de 8 400 milliards d'encours de crédit.

    Août 2007 : effets internationaux

    Le 9 août 2007, première banque française par ses fonds propres[6], BNP Paribas, gèle les actifs de trois fonds OPCVM d'une valeur totale de 1,6 milliards d'euros (BNP Paribas ABS Eonia, BNP Paribas ABS Euribor et Parvest Dynamic ABS) (liés aux sécurités des prêts aux États-Unis) [7]. La banque était incapable de chiffrer les actifs de ces fonds depuis que les négociations des mortgage securities étaient virtuellement arrêtées et donc empêchaient les investisseurs de pouvoir déterminer le prix de marché security. Le 29 août, BNP Paribas annonce la fin du gel et estime que la décote de ces fonds ne devrait pas dépasser les 2 %.

    Les banques australienne Macquarie, américaine Bear Stearns, britannique HSBC et allemande IKB, annoncent être également touchées.

    Le 9 août 2007, le CAC40 perd 2,17 % pour finir à 5 624,78 points.

    En conséquence, la Banque centrale européenne (BCE) a injecté 94,8 milliards d'euros dans le système financier européen pour accroître les liquidités qui avaient échappé au marché. Il s'agit du plus grand prêt fait en un seul jour par la BCE, dépassant le prêt de 69,3 milliards d'euros fait après l'attentat du 11 septembre 2001. Le même jour, la Fed injecta 24 milliards de dollar US dans le système financier du pays.

    La crise a des effets sur d'autres marchés, comme celui des matières premières : « C'est un effet de contagion : ce qui se passe sur les marchés des bourses et des capitaux a causé un assèchement des liquidités, obligeant plusieurs acteurs comme les hedge funds à quitter le marché de l'énergie et à liquider leurs positions. »[8]

    Une « ruée bancaire », limitée à la banque britannique Northern Rock, a eu lieu en septembre 2007.

    wikipedia
     
  2. tarix64

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    Les banques américaines s'unissent contre la crise du crédit

    Citigroup, Bofa ou encore JPMorgan prévoient la création d'un fonds de 75 milliards de dollars pour soutenir le cours des dérivés de crédits à risque. Une action qui vise à restaurer la confiance des investisseurs.

    La réponse des banques américaines à la crise du subprime. Citigroup, Bank of America et JPMorgan devaient annoncer lundi leur intention de créer un fonds destiné au rachat de dérivés de crédits à risques (titres subprimes). Leur objectif est d’enrayer la spirale déflationniste qui tire les prix de ces titres financiers à la baisse et affecte les résultats de grandes banques, rapportent le Financial Times et le Wall Street Journal. La création de ce fonds, espèrent les banques américaines, restaurerait la confiance des investisseurs et les dissuaderaient de brader les titres subprimes.
    Le bénéfice de Citigroup plonge de 57%

    Le premier groupe bancaire américain a fait état lundi d'une chute de son bénéfice net au troisième trimestre, plombé par la crise des prêts hypothécaires à risques (subprime), et a indiqué qu'il travaille actuellement sur ses points faibles. Le bénéfice net a plongé de 57% sur un an à 2,38 milliards de dollars. L'établissement a également annoncé la semaine dernière un remaniement de fond de son activité marchés, la plus affectée par la crise financière. Au cours du trimestre, où a culminé la crise financière, Citigroup a dû déprécier dans ses comptes 1,35 milliard de dollars liés à son son portefeuille de crédits accordés aux fonds d'investissement. La banque va aussi accuser 1,56 milliard de dollars de pertes sèches sur son portefeuille de titres obligataires adossés à des crédits subprime, et 636 millions de dollars de pertes dans les activités de marché.

    Ce fonds, baptisé SMLEC (Single-Master Liquidity Enhancement Conduit), serait abondé à hauteur de 75 milliards de dollars. Mais il évoluerait en fonction du marché, bien que temporairement plafonné et ne disposant d’aucune garantie d’Etat. Il serait ouvert aux contributions d’autres banques. Son principe est né il y a trois semaines d’une réunion du secrétaire américain au trésor, Henri Paulson, avec les banquiers pour envisager les moyens de revitaliser le marché des dérivés de crédits à risques et traiter les menaces que représentent ces produits, apparus au grand jour avec la crise du « subprime ».
    La remontée des taux d’intérêts, aux Etats-Unis, à empêché de nombreux souscripteurs de prêts hypothécaires à risque (subprimes), d’honorer leurs paiements. Si bien que les titres financiers adossés à ces crédits peinent aujourd’hui à trouver preneur. La peur est grande que, compte tenu d’une crise du subprime qui n’a pas encore donné sa pleine mesure outre-Atlantique, ces dérivés de crédits ne connaissent des ventes massives. Ce qui affecterait le bilan des grandes institutions financières qui y ont considérablement investi. En outre, le SMLEC « rechaperait » les dérivés de crédits à risque pour les rendre plus transparents et plus attractifs pour les investisseurs.
    source
     
  3. Fanida

    Fanida OUM LYNA

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    hier sur envoyé special ils ont parlé de cette crise, la misere des gens aux etas unis a cause du surendettement.
    une femme avait emprunté 46000 euros comme credit a la consomation elle s'est retrouvé avec 300000 € comme dettes, a chaque fois qu'elle arrivait pas a payer l'ancien emrunt la banque propose un nouveau pour rembourser l'ancien, bien sur avec les interets.
    idem pour les credit pour les maisons.


    et ils disent qu'aux USA d'ici 2 ans il y aurait des millions de foyer qui n'arriveront plus a suivre cette hausse de mensualité.


    ce qui est marrant c'est que les banques continuent toujours a proposer a ces meme gens de emprunt pour payer le credit de leur maison.
     
  4. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    ceci n'est la petite facette d'une grande et belle crise ;)

    bush a bien encadré leurs eco <D
     
  5. tarix64

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    c toujours la même chanson ce sont toujours les pauvres qu on taxe
    j attens de voir la suite :rolleyes:
     
  6. tarix64

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    Crise du subprime : Noël Amenc fustige les régulateurs

    (Newsmanagers.com) - Pour Noël Amenc, trois leçons peuvent être tirées de la crise de cet été. Premièrement : les hedge funds ne sont pas responsables de la crise financière actuelle. "Les investissements dans ces produits représentent moins de 5 % des investissements institutionnels totaux et les stratégies avec une forte exposition au risque de crédit constituent moins de 20 % des actifs investis dans les hedge funds". Aussi est-il difficile de croire que tous les transferts de risques de crédit auraient pu être réalisés avec les hedge funds comme seules contreparties". Noël Amenc poursuit en observant que ce sont les banques, et non les hedge funds, qui ont été affectées par des investissements excessifs dans des ABS et des produits structurés de crédit.

    Pour Noël Amenc, la deuxième leçon à tirer de l’été 2007 est que la crise a été liée à un excès de réglementation, et non l'inverse ! Le professeur de l’Edhec note que l'utilisation de dérivés de crédit a fait l'objet de codes de conduite, ainsi que de règles domestiques et internationales. Ainsi, "les fonds qui ont symbolisé la crise des subprimes en France sont ceux qui ont respecté les règles sur l'utilisation des dérivés de crédit mises en place en 2003 par l'Autorité des marchés financiers (AMF) ". Et d'ailleurs, la crise de confiance dans l'information financière publiée par les prêteurs a été provoquée par l'arrêt inattendu par "une banque importante" (BNP Paribas pour ne pas la nommer) de la valorisation, des souscriptions et rachats de fonds "monétaires dynamiques". Noël Amenc met donc en cause la réglementation qui n'a pas été capable de prendre en compte le risque majeur d'illiquidité qui accompagne le risque de défaut traditionnellement associé aux instruments de crédit. Le professeur propose donc de remplacer l'approche actuelle par des demandes d'informations sur les facteurs de risques auxquels ces fonds sont exposés. Ces demandes faciliteraient les analyses de risque et le travail sur les classements réalisés par les investisseurs et les agences de notation.

    Enfin, en guise de dernière leçon, Noël Amenc affirme que les futures réglementations, IFRS et Bâle II, vont accroître le risque d'illiquidité. Ces deux projets vont avoir deux conséquences. La première est que cela va dissuader les investisseurs de prendre des risques. Et la seconde est que l'industrie financière va tenter de contourner ces règles par le biais de l'ingénierie financière… "La crise de cet été n'est qu'un premier avertissement", conclut Noël Amenc.

    source: boursorama.com
     
  7. tarix64

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    Mitsubishi UFJ Financial Group: la crise du subprime plus lourde que prévu


    La première banque du Japon, Mitsubishi UFJ Financial Group, reconnait que ses pertes liées aux crédits immobiliers à risque aux Etats-Unis se sont avérées quatre à six fois plus élevées que ce qu'elle avait estimé dans un premier temps.

    L'aveu: la première banque du Japon, Mitsubishi UFJ Financial Group, a reconnu ce lundi que ses pertes liées aux crédits immobiliers à risque, les fameux subprime aux Etats-Unis se sont avérées quatre à six fois plus élevées que ce qu'elle avait estimé dans un premier temps.

    "Nous estimons que le montant des pertes totalisait fin septembre entre 20 milliards et 30 milliards de yen (environ 120 à 183 millions d'euros), selon un porte-parole de Mitsubishi UFJ. En août, la banque avait dit s'attendre à des pertes de l'ordre de 5 milliards de yen (30 millions d'euros).

    Mitsubishi UFJ Financial Group, la plus grande banque du monde en termes d'actifs, a précisé que son exposition aux crédits hypothécaires à risques aux Etats-Unis s'élevait à environ 280 milliards de yens (1,71 milliard d'euros).
    Selon ses dernières prévisions, annoncées fin mai, le groupe table sur un bénéfice net de 880,9 milliards de yen lors de l'exercice 2007-2008, qui s'étend d'avril à mars, soit une baisse de 9,2% sur un an.

    latribune.fr
     
  8. tarix64

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    Subprime : UBS pourrait encore déprécier pour 3 milliards d'actifs

    La première banque suisse a confirmé sa prévision de perte pour le 3e trimestre, “de l'ordre de 600-800 millions de francs suisses“.

    [​IMG]

    La première banque suisse a confirmé, lundi 29 octobre, sa prévision de perte pour le troisième trimestre, en raison de l'impact de la crise des "subprimes" aux Etats-Unis. Une annonce qui intervient à la veille de la publication de ses résultats.
    Selon son communiqué, elle table sur une perte “de l'ordre de 600-800 millions de francs suisses“, comme elle l'avait annoncé au début du mois.
    La banque dit, par ailleurs, s'attendre à un quatrième trimestre plus difficile que prévu. "Le quatrième trimestre a démarré avec des résultats positifs dans toutes les activités, y compris 'Investment Bank' (banque d'investissement)", l'activité qui avait subi, via sa filiale Firc, une dépréciation d'actifs de 4 milliards de francs suisses (2,4 milliards d'euros)

    L'activité reste exposée à "une détérioration ultérieure des marchés"

    Toutefois, l'activité "Revenu fixe, change et matières premières" reste exposée à "une détérioration ultérieure des marchés du logement et hypothécaire aux Etats-Unis ainsi qu'à une baisse des notations des titres hypothécaires".
    Cette détérioration "pourrait entraîner des correctifs de valeurs supplémentaires", a déploré le groupe suisse, avant de noter que le dernier trimestre ne devrait pas continuer "comme il a débuté".

    Pertes de 7 milliards

    Dimanche, le journal Sonntag a affirmé que la dixième banque mondiale risquait de subir une dépréciation supplémentaire de 3 milliards de francs suisses au quatrième trimestre.
    Au total, la somme totale des pertes liées aux investissements d'UBS sur le marché du "subprime" atteint 7 milliards de francs suisses, selon le journal.
    Début octobre, UBS avait lancé un avertissement sur résultat en affirmant que les mauvais résultats de sa banque d'investissement se traduiront "probablement" par "une perte avant impôts à l'échelle du groupe comprise entre 600 millions de francs suisses et 800 millions" au troisième trimestre.

    A 9h15 (8h15 GMT), l'action UBS prenait 0,40% à 62,20 francs suisses, dans un marché en progression de 0,34%.
     
  9. kochlok03

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    la suite Tarix ;)

    la chose a tjrs de l'effet : )
     
  10. tarix64

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    dsl trop occupé ces dernier temps, bientot les exams[21h]
     
  11. tarix64

    tarix64 Visiteur

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    Subprime : on privatise les gains, on nationalise les pertes...
    par Philippe Béchade
    Vendredi 07 Décembre 2007

    ** Ne vous fiez pas à l'aspect anodin des scores de clôture jeudi soir (le DJ EuroStoxx 50 terminait inchangé, l'Eurotop 100 en hausse de 0,06%, Francfort en repli de 0,05%, Londres cédait 0,13%) : la volatilité était bel et bien présente, avec par exemple presque 100 points d'écart entre les extrêmes du jour à Paris -- le CAC 40 grappillant in extremis 0,25%.

    Un célèbre dicton boursier postule qu'il faut "acheter la rumeur et vendre la nouvelle". Ce fut une rude leçon pour les opérateurs outre-Manche, car le FT 100 est en effet retombé en moins de deux heures d'horloge de +1,5% jusque vers -0,8%, avant un retour à l'équilibre.

    L'euphorie initiale s'est volatilisée dès que la Banque d'Angleterre eut confirmé qu'elle réduisait -- comme la City l'anticipait joyeusement depuis 48 heures -- son taux directeur de 25 points de base, à 5,5%. Les économistes et les commentateurs ont rapidement exprimé leurs interrogations concernant l'imminence d'un ralentissement de la croissance et les risques d'éclatement de la bulle immobilière en Angleterre ; à Londres les prix baissent depuis quatre mois et Newcastle -- la ville d'origine de Northern Rock -- est littéralement sinistrée.

    Côté zone euro, la BCE annonçait sans surprise qu'elle maintenait son taux directeur inchangé à 4%. Lors de sa conférence de presse, J.C. Trichet s'est montré beaucoup plus préoccupé par la maîtrise des pressions inflationnistes que par les risque de ralentissement de la croissance -- alors même que l'OCDE revoit à la baisse ses prévisions 2008 concernant le PIB européen, à 2,3% au lieu de 2,7% estimé précédemment.

    ** Pendant ce temps, Wall Street continue de miser à fond sur une baisse des taux mardi prochain. Après une entame de séance légèrement négative, marquée par des ajustements techniques, les indices US sont gaillardement repartis à la hausse : à mi-séance, le Dow Jones (+0,5%) débordait les 13 500 points, le S&P 500 s'adjugeait +0,65% et testait la barre psychologique des 1 500 points, le Nasdaq Composite gagnait +0,8% avec les 2 700 points en ligne de mire.

    En ces temps d'habillages de bilans, nombre de gérants n'hésitent plus à viser un retour du Dow Jones vers les 14 000 (il ne s'en faut plus que de 3,5%)... et pourquoi pas l'inscription d'un nouveau record historique absolu, au-delà des 14 100, pour clôturer en beauté l'an de grâce 2007 ?

    ** Et la crise du subprime dans tout ça ? Mais de quelle crise parlons nous ?

    Wall Street apprécie au plus haut point d'être exonéré, par décision prise au plus haut niveau de l'Etat, du paiement cash des erreurs du passé. Les dérives et les excès du système et de ses principaux acteurs ne seront pas sanctionnés, au nom du too big to fail ["Trop gros pour faire faillite", ndlr.].

    Le rôle des marchés est de pousser des pratiques apparemment rationnelles (et parfois délictueuses, s'agissant du subprime) jusqu'à leurs conséquences les plus absurdes... Le rôle de la Fed et de l'administration fédérale -- notamment d'Henry Paulson, à qui Wall Street envisage déjà d'élever une statue -- est de trouver des parades aux désastres qui surviennent inéluctablement.

    Le message du secrétariat d'Etat au Trésor et des membres du Congrès US est clair : l'urgence ne consiste pas à rechercher puis punir des coupables... elle consiste à sauver la mise des victimes, y compris celle des pompiers pyromanes. Ce fut déjà le cas avec LTCM en 1998, cela recommence moins de 10 ans plus tard avec la crise du subprime -- à une toute autre échelle !

    La Maison-Blanche va donc accorder à ses propres institutions financières et aux citoyens américains les plus avides et les plus inconséquents ce qu'elle refuse aux pays en voie de développement -- surendettés ou économiquement exsangues -- depuis des décennies.

    George Bush avalise le déversement d'un flot de liquidités à des conditions préférentielles -- la Fed est là pour y veiller -- au profit des banques, ainsi que l'adoption d'un moratoire sur les teasers inclus dans les plans de financement à taux variable (qui permettent de ne rembourser durant deux ou trois ans que des montants dérisoires avant de payer "plein pot").

    Ces conditions éminemment favorables (qui prévoient le versement initial de petites mensualités à taux fixes pour l'emprunteur) vont ainsi pouvoir être prorogées pour une période totale de cinq ans. Nous parions que si la situation ne s'améliore pas, le Congrès US autorisera une extension à sept, voire 10 ans de tels avantages -- ce qui devrait laisser le temps aux propriétaires menacés de saisie imminente de pouvoir revendre leur bien une fois la conjoncture immobilière redevenue plus favorable.

    ** Selon le spécialiste des prêts hypothécaires Freddie Mac, le taux d'"incidents" (défauts de paiement durant plus de deux mois) atteint le montant record de 5,6% des dossiers de prêts -- c'est le plus élevé observé depuis 21 ans. Le taux de saisies, expulsions/ventes aux enchères atteint 0,8%, mais les procédures de foreclosure concernent en fait 1,7% des dossiers.

    Selon Moody's, pas moins de deux millions d'emprunteurs sont d'ores et déjà à haut risque (potentiellement insolvables), et 500 000 saisies/revente de logements individuels (le double du total attendu en 2007) sont envisageables en 2008.

    C'est une menace mortelle pour le marché immobilier US puisque ce montant représenterait entre 8% et 10% de la totalité des transactions (neuf +ancien) attendues l'an prochain ; un ratio propre à faire s'effondrer les prix et aggraver la crise dans des proportions incontrôlables.

    ** L'administration républicaine ne peut prendre le risque de voir le mandat de G.W. Bush s'achever par un désastre -- qui serait non seulement militaire et diplomatique, mais également financier. L'Amérique usera de tous les artifices pour éviter l'effondrement de tout un système basé sur une succession de bulles d'actifs et de dettes.

    Hillary Clinton est sur la même longueur d'onde, et elle appelle également au sauvetage des ménages les plus fragiles, par le biais du gel des taux fixes qui leurs ont été consentis ces derniers mois et via la coopération des organismes parapublics.

    En réalité, ce sont surtout les grandes banques américaines et leurs filiales spécialisées dans la structuration de dérivés de crédit qu'il s'agit de sauver. L'engloutissement de la Nouvelle-Orléans et le déplacement de centaines de milliers d'Américains pauvres n'avaient suscité aucun plan d'aide de la part des banques américaines aux populations en détresse, leur poids économique s'avérant dérisoire.

    L'impact de l'ouragan Katrina n'a pas le moins du monde affecté la rentabilité des Big Five de Wall Street au quatrième trimestre 2005... mais c'est une toute autre musique avec la crise du subprime : les conséquences sont si profondes que les banques se retrouvent empêchées de prêter !

    ** Pour résumer la situation : si les prêteurs ont besoin d'argent, la Fed va leur en offrir en quantité -- bon marché naturellement. Si les emprunteurs ne peuvent pas payer, ils verseront ce qu'ils peuvent (après enquête, d'après la rumeur). Si des logements vides ne trouvent pas preneur -- des rues entières sont couvertes de panneaux "A Vendre" --, le secrétaire d'Etat au Développement immobilier et urbain Alphonso Jackson va autoriser les municipalités à étendre leurs programmes de rachat de créances en déshérence, avec le soutien diligent des spécialistes du refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac.

    Les municipalités américaines vont être autorisées à émettre des paquets d'obligations garanties par l'Etat, assorties de coupons entièrement défiscalisés pour les souscripteurs. Cela équivaut à nationaliser les junk bonds (créances pourries) détenues par les banques.

    Pour éponger les mauvaises dettes, quel meilleur moyen que d'en émettre de nouvelles, assimilables à des Bons du Trésor ? Il s'agirait alors d'emprunts adossés -- c'est un juste retour des choses -- aux impôts versés par les ménages américains, premiers bénéficiaires supposés des nouvelles mesures de soutien au marché immobilier.

    Voici une nouvelle illustration du principe qui sous-tend le capitalisme moderne : privatiser les gains (et rester entre soi pour la distribution des méga-bonus)... nationaliser les pertes.

    ** A propos de nationalisation, celle qui se profile pour la banque britannique Northern Rock nous fait beaucoup sourire. Vous souvenez-vous des cinglantes leçons de "bonne conduite" administrées par le gouvernement (puis toute la presse financière) britannique aux responsables français lorsqu'ils osèrent avancer quelques malheureux milliards d'euros --remboursables à terme échu -- à France Télécom ou Alstom pour leur éviter un rachat à vil prix et un dépeçage par des fonds d'investissement anglo-saxons ?

    S'agissant de Northern Rock, ce sont des dizaines de milliards de livres sterling qui ont été injectés en urgence par la Banque centrale britannique -- sans préavis et en toute opacité -- pour empêcher une réaction en chaîne catastrophique qui aurait dévasté la City.

    Que n'avions-nous entendu entre 2002 et 2004 au sujet de ces intolérables entorses françaises aux règles de la libre concurrence, de ces interventions étatiques qualifiées d'illégales, de cette incapacité médiévale à nous débarrasser de nos pratiques colbertistes !

    Nous nous tenons les côtes en découvrant les solutions mises en place par tous les donneurs de leçons de morale économique qui se retrouvent aujourd'hui confrontés à la crise du subprime : n'importe quel expédient vaut mieux que la ruine, n'importe quel déni de la réalité vaut mieux que le chaos !

    Mais le hasard -- auquel nous ne croyons guère, pas plus qu'au libre-arbitre de Wall Street -- tient peut-être sa revanche : il pourrait bien se charger de leur infliger ces deux fléaux !

    Philippe Béchade,
     
  12. tarix64

    tarix64 Visiteur

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    Subprime: Bush présente un plan pour aider les propriétaires

    Le président américain George W. Bush a dévoilé un plan d'aide aux propriétaires endettés prévoyant notamment un gel des taux de leur emprunt immobilier "subprime" pendant cinq ans. Ce plan pourrait concerner près de 1,2 million de ménages.

    Ce programme d'aide, conçu en partenariat avec des professionnels de l'immobilier, est censé permettre aux propriétaires qui ont emprunté à des taux variables, soit de refinancer leurs emprunts, soit de geler leurs taux d'emprunt actuels sur les cinq prochaines années.

    Ce plan concerne les emprunts immobiliers "subprime" -ces prêts à taux variables consentis à des ménages à la situation financière fragile, et qui vont subir dans les prochains mois leur premier ajustement de taux, souvent en forte hausse.

    Il permet aux emprunteurs qui ont contracté des prêts du 1er janvier 2005 à la fin juillet de se voir proposer un "gel des taux" de cinq ans ou des facilités de refinancement, s'ils sont exposés à une revalorisation de leur taux d'emprunt dans les deux ans et demi qui viennent.

    Sa mise en place devrait permettre d'éviter des procédures de saisies qui "auraient des conséquences négatives pour l'économie", a ajouté M. Bush. Selon lui, "les prêteurs et les investisseurs feraient face à des pertes énormes, donc ils ont un intérêt à soutenir le conseil aux emprunteurs et à travailler avec eux pour empêcher les saisies".

    Ce plan ne vise pas tous les ménages, mais uniquement ceux "qui seront incapables de payer leurs remboursement de prêt subprime une fois que les taux auront été ajustés à la hausse, mais qui pouvaient au moins faire face au taux initial", a ajouté M. Bush.

    Il exclut donc les ménages pouvant faire face au refinancement, ceux qui n'auraient de toute façon pas pu rembourser leur prêt même à taux bas, ainsi que les investisseurs.
     
  13. tarix64

    tarix64 Visiteur

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    Subprime : le FBI s’en mêle
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    Surévaluation de biens immobiliers, mensonges sur les revenus des emprunteurs, défaut d’information : la police fédérale traque les abus des années dorées.



    Alors que le président Bush annonçait hier un plan d’aide à 1,2 million de propriétaires surendettés, le FBI lançait de son côté une opération d’envergure dans la région de Washington pour sanctionner les fraudes multiples ayant contribué à la crise immobilière actuelle.

    L’initiative du FBI, la police fédérale, fait appel à la coopération d’agents du fisc, de l’Autorité américaine des marchés financiers (SEC) et des autorités de Virginie et de Washington DC. Elle s’ajoute aux multiples enquêtes déjà lancées par les procureurs de plusieurs États comme ceux de New York, de Californie et de l’Ohio. Sans compter 1 210 autres investigations déclenchées par le FBI depuis le début de l’année dans des affaires de crédit immobilier, ce qui marque une envolée notable par rapport aux années précédentes.

    Tous les maillons de la chaîne du crédit hypothécaire sont concernés par ces enquêtes, y compris de grands établissements de crédit et des maisons de Wall Street. Les limiers de la police fédérale et leurs collègues des autorités étatiques coordonnent leurs efforts pour comprendre comment des propriétés ont été délibérément surévaluées par des experts pour faciliter l’octroi de prêts. Ils veulent prouver qu’au plus haut de la bulle immobilière, en 2005, des courtiers en hypothèques toléraient, voire encourageaient, des emprunteurs à exagérer leurs revenus dans le but d’obtenir des prêts. Ils cherchent à montrer que des courtiers, payés à la commission, ont trompé des foyers aux revenus modestes en leur conseillant des financements à taux artificiellement bas durant les premières années de crédit, sans leur indiquer clairement qu’au bout de trois ans ces taux allaient bondir de 30 %.

    Les géants de Wall Street dans le collimateur

    La complicité plus ou moins active de banques prêteuses est également au cœur de ces enquêtes. Washington Mutual, la plus grande caisse d’épargne des États-Unis, est par exemple soupçonnée d’irrégularités par Andrew Cuomo, le secrétaire à la Justice de l’État de New York, dans la surévaluation délibérée de propriétés.

    Plusieurs firmes de Wall Street, comme Deutsche Bank, Merrill Lynch et Morgan Stanley, ont par ailleurs déjà reçu cet été des demandes d’information, notamment par M. Cuomo. On veut comprendre comment des centaines d’investisseurs ont été rassurés par la notation élevée que des agences comme Moody’s et Standard & Poor’s accordaient à des obligations gagées sur des créances qui s’avèrent aujourd’hui très douteuses. Un quart de ces obligations ainsi distribuées par Deutsche Bank et Morgan Stanley se trouvent déjà frappées de défauts de paiement. Les agences n’avaient-elles pas aussi intérêt à accorder de bonnes notes pour minimiser les risques de ces titres en vue d’entretenir un marché de la titrisation qui leur était très profitable ?

    Autre question qui fait courir un risque aux grands de Wall Street : pourquoi ont-ils continué de placer, au début de l’année, des centaines de millions de ces obligations douteuses auprès d’institutions dans le monde entier, alors que par ailleurs leurs systèmes d’analyse de risque leur dictaient d’alléger leur propre portefeuille de ce type de titres ? Cette pratique pourrait être assimilée à des délits d’initiés…

    Comme prévu, le président Bush a annoncé hier un compromis avec les différentes professions du crédit immobilier. Il prévoit un gel pendant cinq ans des taux des prêts hypothécaires pour des crédits souscrits de 2005 à juillet 2007. La Maison-Blanche parle de 1,2 million de foyers éligibles, y compris ceux qui bénéficieraient de refinancements accélérés. Mais sans ce compromis des centaines de milliers d’emprunteurs, pourtant parmi les plus solvables, subiraient une hausse automatique du coût de leurs emprunts susceptible de précipiter les défauts de paiement et les expropriations. Le nombre de saisies de logements a déjà doublé aux États-Unis en un an, alors que les prix des propriétés ont baissé en moyenne de 5 %.
     
  14. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    no bleme "zine" je sais prend ton aise deja cette effort est fort louable cher ami :)
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    Allah ywaf9ak li fiha el khir inchaa allah : )
     
  15. ringo

    ringo Accro

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    Merci tarik pour avoir poster ces articles [06c]
     

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