Début d’application, hier, de l’horaire continu

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 6 Juillet 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Depuis hier, lundi 4 juillet, les fonctionnaires de l’administration publique sont astreints d’appliquer l’horaire continu, le travail étant entamé à 8 h 30 mn pour prendre fin à 16 h 30 mn.


    Le groupement bancaire GPBM a décidé, de son côté, d’appliquer un horaire à peu près similaire, les employés des établissements bancaires devant commencer à travailler à 8 h pour s’arrêter à 16 h 45 mn.

    Les employés du secteur privé ne vont pas tarder à travailler selon le même horaire, le syndicat patronal CGEM ayant approuvé le principe de cette organisation temporelle du travail.

    Incontestablement, l’entrée en vigueur de l’horaire continu va constituer un chamboulement profond du mode de vie des Marocains. Non seulement il ne sera plus question pour les travailleurs de rentrer déjeuner à midi et de prendre le temps de faire une sieste, mais ils seront pour la première fois confrontés à l’occupation du temps libre les après-midis.

    Beaucoup de questions sont posées sur la pertinence du choix de l’horaire continu. Les fonctionnaires garderont-ils le même niveau de rendement, eux qui sont réputés avoir un respect modéré du temps du travail ? Kamil Benjelloun, président du groupe de travail « Communication » à la CGEM, interrogé par la MAP, a estimé que le précédent horaire « occasionnait beaucoup de déperditions » et que le nouveau n’allait pas entraîner une « baisse de rendement », mais, au contraire, une « hausse de la productivité ».

    La question de la restauration pose tout autant problème. Va-t-on confier l’organisation de cette activité à des entreprises de restauration collective, soit de bons marchés en perspective que l’on ne va pas manquer de s’arracher, ou va-t-on distribuer des chèques de restauration, avec tout ce que cette formule implique comme opportunités de détournement par quelques responsables malintentionnés ?

    Le problème le plus épineux demeure toutefois celui de l’adéquation du temps de travail avec les horaires scolaires.

    Le ministre de l’Education nationale, M. Habib El Malki, a déclaré qu’une commission sera mise sur pied pour déterminer le mode d’adéquation du temps scolaire avec l’horaire administratif. De toute évidence, cette question ne sera pas facile à trancher, les établissements scolaires ne disposant pas de l’infrastructure adéquate pour restaurer les élèves.

    D’après le département de la Modernisation des secteurs publics, 85% des fonctionnaires interrogés se sont prononcés pour l’horaire continu. Un mensuel économique a pour sa part sondé 500 chefs d’entreprise qui se sont déclarés aux deux tiers en faveur du nouvel horaire.

    Employés comme employeurs sont donc majoritairement favorables à cette nouvelle organisation temporelle du travail, censée d’ailleurs façonner de nouvelles habitudes.

    Le gouvernement escompte principalement de l’application de l’horaire continu une économie d’énergie. Les charges de carburant devront reculer de 10% et celles de l’électricité de 15%.

    Vu le prix atteint par le baril de pétrole sur les marchés internationaux, cette mesure semble on ne peut plus opportune et adaptée. Mais ce n’est que dans quelques mois que l’on pourra mesurer l’impact de cette décision capitale.


    Source: l'opinion.
     

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