Décélération des crédits bancaires

Discussion dans 'Economie' créé par Med Omar, 2 Février 2011.

  1. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    Les crédits à l'équipement ont progressé de 16,9%, les prêts immobiliers de 8,7% et ceux à la consommation de 8,1% et les facilités de Trésorerie de 5,9%.

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    Selon les dernières statistiques monétaires de Bank Al-Maghrib (BAM), l'agrégat de monnaie M3 s'est inscrit en hausse de 4,8% en 2010. Cet accroissement est dû à la progression de la circulation fiduciaire et de la monnaie scripturale qui se sont accrues respectivement de 6,3% et de 3,9%, au moment où les placements à vue se sont améliorés de 7,3% et les autres actifs monétaires de 4,5%.


    L'analyse de la ventilation de ces actifs monétaires par secteur institutionnel fait ressortir que ceux détenus par les ménages ont progressé de 20,5%, alors que ceux des sociétés non financières privées ont évolué de 6,8%. Par contre, les actifs monétaires du secteur public ont chuté de 15,7%.
    En ce qui concerne les contreparties de M3, les créances sur l'économie ont progressé de 7,4% contre 11,6% une année auparavant. Ce ralentissement est à attribuer essentiellement aux crédits bancaires qui n'ont progressé que 7,6%, contre 9,7% une année plus tôt.

    Et ce sont notamment les crédits à l'équipement qui ont permis aux crédits bancaires d'enregistrer cette progression honorable, augmentant de 16,9%, alors que les prêts immobiliers ont évolué de 8,7% et ceux à la consommation de 8,1%, les facilités de trésorerie ayant affiché une hausse de 5,9%.
    Par secteur institutionnel, les statistiques de la banque centrale font ressortir une accélération du taux d'accroissement des crédits bancaires destinés au secteur privé, passé de 8,9% à 11,3%. Et ce sont surtout les sociétés non financières privées qui ont profité de cette dynamique des crédits, puisque leur rythme d'évolution est passé de 10% à 14,6%, au moment où les crédits accordés aux ménages ont progressé de seulement 7%.

    S'agissant des autres sources de création monétaire, il ressort de ces statistiques que les avoirs extérieurs nets sont restés quasiment inchangés par rapport à leur niveau de l'année précédente. Cette stabilité est le résultat d'une conjugaison de l'augmentation de 6,3% des réserves nettes de change de BAM et de la baisse de 66,1% des avoirs extérieurs des autres institutions de dépôts. Pour les créances nettes sur l'administration centrale, elles ont progressé de 3,6%, avec la hausse des recours de l'administration centrale aux autres institutions des dépôts.

    Pour le seul mois de décembre 2010, l'agrégat de monnaie M3, atteignant 903,9 milliards de DH, s'est inscrit en hausse de 1,4%. Cette évolution provient de l'accroissement de la monnaie scripturale de 3% et plus particulièrement des dépôts à vue auprès des banques de 2,7%, en relation avec la constitution par les entreprises de disponibilités pour le règlement des acomptes provisionnels au titre de l'Impôt sur les Sociétés. En revanche, les placements à vue et les autres actifs monétaires n'ont augmenté que de 0,7% et 0,2% respectivement. La circulation fiduciaire a même accusé une baisse de 0,3%.


    Concernant les sources de création monétaire, les statistiques de BAM relèvent que l'impact positif généré, d'une part, par la hausse des avoirs extérieurs nets et des créances nettes sur l'administration centrale respectivement de 0,8% et de 11,4% et d'autre part par la recul de 22,7% des autres postes nets, a été atténué par le repli des créances sur l'économie de 1,1%.
    Pendant ce temps, les agrégats de placements liquides se sont améliorés de 0,2%, avec la progression des titres d'OPCVM contractuels et des bons du Trésor détenus par les autres sociétés financières. Par contre, les titres d'OPCVM obligataires ont reculé de 0,3%.

    Interventions de Bank Al-Maghrib
    Bank Al-Maghrib est intervenue régulièrement au cours de l'année 2010 pour combler l'insuffisance des trésoreries bancaires en injectant des liquidités, essentiellement à travers les avances à 7 jours sur appel d'offres dont le volume moyen a atteint 16,7 milliards de DH, niveau comparable à celui enregistré en 2009, selon la dernière note de conjoncture du ministère des Finances.
    En ce qui concerne le taux interbancaire moyen pondéré au jour le jour (TIMPJJ), il a évolué au cours de l'année 2010 à des niveaux proches du taux directeur.
    La moyenne trimestrielle du TIMPJJ a évolué corrélativement à l'évolution de l'insuffisance des trésoreries bancaires.




    Repères
    Trésoreries bancaires
    • Au cours du 1er trimestre 2010, les achats de devises par les banques commerciales ont induit un effet restrictif sur leurs trésoreries, ce qui a conduit la banque centrale à réduire le taux de la réserve monétaire à 6%.
    • De ce fait, le besoin de liquidité des banques s'est atténué au cours du 2eme trimestre. Toutefois, au cours du 3e trimestre, l'insuffisance des trésoreries bancaires s'est accentuée de nouveau.
    • Au cours du 4e trimestre, cette insuffisance s'est réduite suite à l'augmentation du volume des placements du Trésor après l'encaissement de l'emprunt obligataire effectué sur le marché international de près d'un milliard d'euros.

    Par Lahcen Oudoud | LE MATIN

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