défaite de l'équipe de france

Discussion dans 'Autres Sports' créé par peaceman3, 2 Mars 2006.

  1. peaceman3

    peaceman3 Visiteur

    J'aime reçus:
    0
    Points:
    0
    DEUX ÉCHECS EN UN


    La défaite de l'équipe de France devant la Slovaquie (1-2) a sanctionné l'inefficacité des attaquants français et une certaine fragilité défensive. Le premier défaut est récurrent, le deuxième est plus inhabituel. Domenech explique.


    Toujours en rodage

    Il y a la thèse de l'accident, facilement défendable au vu de la beauté des deux buts slovaques et de la maîtrise technique française pendant une heure de jeu. Il y a la thèse de la bouteille à moitié pleine, défendue par Raymond Domenech au soir de sa première défaite. «Au-delà du résultat sec, il y a ce qui s'est passé en trois jours et qui me confirme le potentiel de cette équipe. J'ai toujours souligné les bons côtés pour avancer. Et je vois dans ce match le signe avant-coureur de quelque chose de fort». Il y a enfin la thèse de l'équipe en rodage, loin des promesses qu'elle fait naître par son casting et sa propre ambition. Une fois de plus. La défaite de la France contre la Slovaquie (1-2) fut le résultat d'un double échec, l'un récurrent, l'autre plus inhabituel. Le premier est un manque terrible de réalisme devant le but, qui avait rarement été aussi accablant. Le second, une certaine perméabilité défensive qui n'est pas de saison (cinq copies propres en sept matches cette saison avant mercredi). Avec France - Costa Rica (3-2), l'équipe de France vient d'encaisser deux buts pour la deuxième fois en trois matches. «On a ouvert un peu les vannes» concède le sélectionneur sans alarmisme.

    L'équipe de France a-t-elle perdu de n'avoir pas converti au moins une de sa douzaine d'occasions ? Ou de ne pas avoir défendu assez bien face à une équipe globalement privée de ballons ? «Ce n'est pas la première fois qu'on manque de réalisme, c'est ça notre souci, répond Domenech. On ne peut pas dire que ce soit faute d'attaquants. Il faut moins de maladresse et plus de réussite. Quand on a ce volume de jeu, cette animation offensive, il faut la pousser au fond, faire le bon geste, et on ne l'a pas réussi. Mais on sait très bien qu'avec des attaquants de haut niveau, ça ne peut pas être une situation qui dure». La thèse serait facile à défendre si le même constat n'avait pas été dressé tant de fois la saison dernière (0-0 contre Israël, l'Irlande, la Pologne, la Suisse entre autres), et même pendant le premier tour de la Coupe du monde 2002. Alors que toutes les associations ont été tentées, y compris un prometteur duo Anelka - Trezeguet mercredi, cette certitude que «ça va finir par tourner» est un pari. Il n'est pas perdu d'avance, mais cette constance ne ressemble plus à un hasard.


    « Et ça, c'est inadmissible »

    Et puis il y a cette fébrilité défensive inhabituelle. Elle remet au goût du jour l'idée, défendue par beaucoup de vainqueurs de 1998, que les victoires se fondent sur les blocs les plus solides. «Il faut les deux, objecte Domenech l'ancien défenseur, mais on ne construit pas une équipe en se disant : "on sera solide derrière et le reste on s'en fiche". Peut-être aussi qu'en 1998, il n'y avait pas le talent offensif qu'on a maintenant.» La recherche de la meilleure solution offensive avance encore (Zidane derrière combien d'attaquants ? Lesquels ? Avec quel soutien sur les côtés ?), et celle d'une ligne défensive-type retrouve une actualité. Dans une équipe de France où six ou sept joueurs seraient chargés de défendre ou de presser, Sagnol, Thuram, Vieira et Makelele (qui n'a pas joué mercredi) partent avec la quasi certitude de la titularisation, en plus de Gallas (absent aussi), dont il faut aussi déterminer le poste. Boumsong «n'a pas fait le meilleur match de sa carrière internationale», convient Domenech. Le joueur de Newcastle n'a pas confirmé, lors de ses dernières sorties, les quelques promesses faites au cour de l'année 2005. Une place à gauche est à prendre (Abidal ?), peut-être une dans l'axe (Gallas ? Mexès ?) et un rôle de troisième milieu pour lequel aucun poids lourd ne se détache (Diarra ? Dhorasoo ?). «Il y a eu des imperfections et des erreurs défensives et je ne dis pas que ça n'a pas d'importance, signale Domenech avec diplomatie. Je vais souligner ces fautes, qu'on a payées.»

    Disant cela, le sélectionneur vise surtout l'action qui a conduit au deuxième but slovaque à la 82e minute, symbole d'un échec collectif. «Est-il normal de prendre un but après un corner pour nous ? Dans le dernier quart d'heure, nous avons oublié l'équilibre dans notre positionnement. Il devait y avoir du monde à la retombée et il n'y avait personne. Le Slovaque a fait quarante ou cinquante mètres balle au pied, et ça c'est inadmissible. C'est un problème d'organisation» expose Domenech pour refuser de sectoriser les problèmes de son équipe. «Quand on a la chance d'égaliser, ce n'est pas en partant à l'abordage sans lucidité qu'on termine bien le match, observe-t-il aussi. Cela dit, je préfère ça à une gestion tranquille d'un score de parité. Ce match, je l'avais placé sous le signe de l'enthousiasme et la détermination et les joueurs ont répondu. Le problème, c'est que chacun a cru y arriver en poussant de son côté et en laissant des espaces. C'est un bon sentiment que je ne condamne pas, mais qu'il faut réguler.» Raymond Domenech plaide la défaite utile et redonne au match sa valeur. «Ce qui compte, c'est le 9 juillet (date de la finale de la Coupe du monde). Bien sûr qu'il faudra marquer des buts pour aller jusque là. Cela dit, certaines équipes ont fait un bon parcours sans gagner un match, récemment certaines se sont même qualifiées comme ça.» La sienne, mais elle n'avait pris que deux buts en dix matches.



    www.lequipe.fr
     

Partager cette page