Dégager l'âme de l'étau

Discussion dans 'toutes les poésies...' créé par nsser, 21 Octobre 2005.

  1. nsser

    nsser Visiteur

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    Cent ans!
    Cent ans que je m’anéantis
    et faufile mon ombre
    dans le chas des aiguilles


    quand je suis sous ses yeux!

    Cent ans!
    Cent ans que j’efface mon âme
    et la sème en miettes
    aux quatre vents

    parce qu’il ignore qui je suis!


    L’angoisse m’écrase les reins
    et même mon étau ne parvient plus à la broyer.

    Alors, je cherche à me composer:


    je cueille chez les autres
    des parcelles d’idéal

    et les colle Inlassablement.
    ... elles s’égrènent aussitôt.

    J’imite mes idoles
    me propulse sans ménagement vers leurs sommets

    mais mon miroir me trahit...
    ... je dégringole aussitôt
    telle une pierre poreuse.

    J’enfile aussi cette carapace raide
    (froide comme l’acier
    mais molle comme un crabe)

    ... et cherche l’amour
    comme l’enfant perdu

    (toujours broyé par ton regard, ...père!)

    Devrais-je cracher toute ma moelle?
    Me faire si petit
    que je glisse hors de l’étau?

    Ou plutôt
    cultiver mon âme au coeur de mes os
    et m’élancer à leur bout
    puis, comme un grand oiseau au coeur percé
    étendre mon ombre sur le monde?


    Je te le dis, père,
    je songe à être!
    (Même sous tes yeux.)
     

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