De fortes pluies, d’importantes chutes de neige et des vents a 90km/h

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 1 Février 2006.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Pour la troisième semaine, la Maroc a été pris dans des perturbations successives qui ont atteint un maximum le week-end dernier où d’importantes pluies et des chutes de neige, accompagnées de vents forts voire violents, ont été enregistrées.

    La météo nationale devait émettre plusieurs bulletins spéciaux pour alerter les autorités et les différents usagers.

    Pour les précipitations, durant le week-end dernier, et particulièrement durant la nuit de dimanche à lundi, on devait dépasser le seuil d’alerte, soit plus de 30 mm en moins de 9 heures.

    C’était notamment le cas à Kénitra où on a recueilli 44 mm, à Rabat 39 mm, à Fès 35 mm alors que Larache enregistrait plus de 31 mm, Meknès et Sidi Slimane 30 mm, Casablanca 21 mm, Nouaceur 20 mm et ailleurs 15 mm.

    La neige était également au rendez-vous avec des valeurs aussi significatives que 110 cm au sommet et 70 cm sur le plateau de l’Oukaïndem.

    A Taounate, l’épaisseur du manteau blanc a atteint par endroit 52 cm, à Azilal 50 cm, à Oulmès 30 cm comme on a relevé des valeurs moins importantes un peu partout sur les reliefs et leurs versants voire des flocons sur des régions plus éloignées des hauteurs.


    Ces conditions atmosphériques n’ont pas manqué d’être accompagnées de vents très forts qui ont atteint des pointes de 90 km/heure à Rabat-Salé alors qu’une houle très forte, avec des vagues dépassant les 7 mètres, agitait l’Océan, toujours dans cette nuit de dimanche à lundi.

    Un navire phosphatier battant pavillon iranien, l’Iran Madani, a justement échoué sous l’effet de cette houle, à 7,5 km du port de Mohammedia, sur la plage Ouled Hlimoun, commune de Aïn Harrouda, préfecture de Mohammedia.

    Iran Madani, long de 180 mètres, attendait en rade pour entrer s’approvisionner en phosphates au port de Casablanca lorsqu’il a été soulevé par la houle et traîné jusqu’à la plage où il a été immobilisé sur le sable entre des rochers.

    Son équipage est constitué de 37 hommes dont 29 Iraniers, 6 Indous, 1 Pakistanais et 1 Guinéen. Aussitôt l’appel de détresse lancé, les secours se sont organisés pour porter assistance au navire en difficulté et déclancher le plan Polmar en prévision d’une éventuelle pollution. L’Iran Madani contient dans ses soutes quelques 89 tonnes de fuel et 17 tonnes de gasoil.

    Selon la Protection Civile, aucun risque de pollution n’est pour le moment à craindre, le navire étant stabilisé et ne présente aucune fuite. Quant aux membres de l’équipage, tous sains et saufs, ils ont préféré rester à bord, se refusant de se faire héliporter pour gagner la terre ferme.

    Hier, les autorités étaient toujours sur place pour étudier et évaluer tous les risques en temps réel. Il était encore impossible de procéder au remorquage du navire vers le large en raison de la forte houle qui persistait. Cette opération ne pourrait avoir lieu que lorsque l’état de la mer le permettra.

    D’après la météo nationale, on s’attendait à une amélioration durant la nuit avec un repli des vagues qui ne dépasseront pas les 3,5 mètres.


    LOPINION
     

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