demande de la levée du blocus imposé aux séquestrés de Tindouf

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 12 Août 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    L'Union de l'action féminine a lancé un appel urgent à la communauté internationale pour lever le blocus imposé aux femmes marocaines dans les camps de Tindouf en Algérie qui vivent dans des conditions inhumaines et dégradantes. Dans son intervention portant sur le point 6 relatif aux droits de la femme, dans le cadre des activités du Collectif des associations de défense des droits de l'Homme au Sahara, en marge des travaux de la 57e session de la sous-commission de la promotion et de la protection des droits de l'Homme à Genève (25 juillet au 12 août), l'Union de l'action féminine a évoqué la situation inhumaine de la femme dans les camps de Tindouf en Algérie

    "L'Action féminine lance un appel urgent à la communauté internationale pour lever le blocus et arrêter les violations contre les femmes marocaines dans les camps de Tindouf qui vivent dans des conditions difficiles et indécentes : malnutrition, habitat insalubre et absence d'éducation pour leurs enfants, qui sont déportés d'un pays à un autre et sont exposés à la maltraitance, à la violence, à la délinquance, à l'extrémisme et au terrorisme", indique-t-on dans cette intervention.

    L'Union de l'action féminine a demandé à la communauté internationale "une intervention urgente auprès des autorités algériennes pour mettre fin aux sévices auxquels sont soumises les femmes marocaines vivant dans les camps de Tindouf sur le territoire algérien et leur permettre de retourner auprès de leurs familles et dans leur pays".

    Par ailleurs, les membres de la délégation marocaine ont eu une rencontre avec Mme Ruvendrini Menikdiwela, chef du secteur Afrique du Nord et Moyen-Orient au Haut commissariat aux réfugiés (HCR) au cours de laquelle la délégation des associations a soulevé la question des populations sahraouies dites séquestrées dans les camps de Tindouf, notamment, les conditions difficiles de vie et l'absence d'un recensement de la part du HCR.

    Les membres de la délégation ont précisé que depuis les années 70 le chiffre publié de 165.000 «réfugiés» est toujours avancé par les organisations intergouvernementales et les ONG internationales, ajoutant que des milliers de personnes ont fui les camps vers le Maroc ou d'autres pays, beaucoup d'autres personnes sont mortes ou disparues, de même qu'il y a eu des naissances.


    Cependant, le chiffre qui persiste est le même, celui présenté par les autorités algériennes fait remarquer la délégation qui a attiré l'attention de la responsable du HCR sur le fait que les aides humanitaires destinées aux populations des camps de Tindouf sont vendues dans les marchés de la Mauritanie et de l'Algérie.

    La délégation marocaine a également soulevé l'opération de l'échange des visites familiales organisée par le HCR, qui a permis aux membres de la même famille de se retrouver après de longues années de séparation. Elle a cité le cas de la s½ur de Salouka Babekr qui a préféré rester au Maroc avec sa famille au lieu de retourner aux camps de Tindouf.

    La délégation des associations a répliqué en précisant que le HCR doit assumer ses responsabilités en mettant tout en ½uvre pour qu'il y ait un recensement juste et crédible de la population des camps de Tindouf, ajoutant que le HCR sera partie prenante et fera perdurer cette situation en acceptant le chiffre avancé sur la population des camps.

    Cet état de fait donnera plus de longévité au conflit et accordera au "polisario" les moyens pour tromper la communauté internationale, fait-elle remarquer.
    Le mardi 9 août, le Collectif des associations de défense des droits de l'Homme au Sahara a organisé une conférence au Palais des Nations sous le thème "Tindouf (Algérie) : un drame humanitaire, témoignages des victimes des violations des droits de l'Homme", en collaboration avec l'ONG "Interfaith International", en présence de nombreuses ONG internationales.
    Le modérateur de la conférence a été Charles Graves, secrétaire général de l'ONG "Interfaith international".

    Lors de cette conférence, les membres des associations des droits de l'Homme au Sahara ont livré des témoignages poignants sur les conditions de vie des familles dans les camps de Tindouf en Algérie et dénoncé les violations commises par le "polisario", les arrestations arbitraires, les disparitions forcées et les conditions d'emprisonnement inhumaines dans les geôles des mercenaires du "polisario".

    Ils ont saisi cette occasion pour expliquer les conditions dans lesquelles le "polisario" a été créé pendant la guerre froide et les faux espoirs auxquels beaucoup de jeunes Sahraouis ont adhéré sous l'effet de la propagande menée par l'Algérie et son protégé le "polisario".

    Les membres de la délégation ont souligné que des milliers de personnes ont regagné le Maroc après avoir découvert les réalités de l'entité fantoche. Ces ralliés, ont-ils souligné, militent toujours pour le bien-être des Sahraouis, mais dans un Maroc pluriel qui évolue vers le respect des droits de l'Homme et la consolidation de l'Etat de droit.

    Ils ont également précisé que la population des camps ne représente qu'une minorité des Sahraouis et que la majorité de la population habite au Maroc.
    Les membres des associations sahraouies ont, également, soulevé la question des détenus et des disparus dans les camps de Tindouf qui demeurent fermés aux ONG internationales à cause des autorités algériennes. Ils ont lancé un appel pressant à la communauté internationale pour dévoiler le sort de ces disparus et des personnes qui sont toujours détenues par le "polisario".

    Ils ont, d'autre part, précisé que les dirigeants du "polisario" se sont enrichis aux dépens de la population sahraouie dans les camps de Tindouf, en détournant l'aide humanitaire destinée aux séquestrés desdits camps et en l'écoulant sur les marchés des pays limitrophes.

    Lors du débat, Mme Anja Oxalampi, porte-parole du Comité international pour les prisonniers de Tindouf, a précisé qu'elle était, auparavant, membre du comité suisse de soutien au "polisario" qui s'activait avec beaucoup d'autres sympathisants (OXFAM, M. Perrégaux, Pierre Galland). Elle a fait un témoignage sur son expérience dans les camps de Tindouf et a soulevé la question de l'utilisation des détenus comme mains-d'½uvre dans la réalisation de projets financés par les ONG internationales et a fait part des raisons qui l'ont poussée à quitter le comité de soutien et à dénoncer les pratiques du "polisario".



    Source : MAP
     

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