Des ordinateurs pour lutter contre le paludisme

Discussion dans 'High tec' créé par kochlok03, 23 Juillet 2006.

  1. kochlok03

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    Deux mille usagers d'ordinateurs participent à un projet suisse visant à développer de nouvelles stratégies de luttes contre le paludisme.
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    L'Institut tropical de Bâle utilise le potentiel «dormant» d'ordinateurs privés pour modéliser la propagation de cette maladie qui tue plus d'un million de personnes par an.

    Intitulé MalariaControl.net, ce projet est le résultat d'un partenariat – Africa@home - entre l'Institut tropical suisse (ITS), l'Université de Genève, le CERN et deux organisations non gouvernementales, la Conférence internationale des volontaires (ICV) et Informaticiens sans frontières (ISF).

    Des études préliminaires ont débuté en novembre dernier à Bâle avec 40 ordinateurs servant à modéliser la propagation du paludisme en Afrique. En multipliant les simulations, les chercheurs vont mieux comprendre les effets de nouveaux traitements et pouvoir en améliorer l'efficacité.


    Aider ne coûte rien

    Comme le logiciel est gourmand en moyens informatiques et que les ressources des chercheurs sont limitées, l'idée consiste à utiliser le potentiel «dormant» des ordinateurs privés.

    Les bénévoles peuvent télécharger gratuitement le programme qui réalise les calculs en arrière plan de leurs activités habituelles. Les résultats sont envoyés périodiquement vers un serveur de l'Université de Genève où des chercheurs les évaluent.

    «Il y a beaucoup de gens qui sont prêts à collaborer bénévolement. Nous sommes très satisfaits des réponses obtenues», a déclaré Nicolas Maire, chercheur à l'ITS.


    Un projet de trois ans

    Aujourd'hui, près de 2000 personnes participent au projet, a expliqué François Grey, au CERN. C'est plus que ce qui est prévu au niveau actuel de ce projet de trois ans.

    Selon Nicolas Maire, jusqu'à 300 personnes se sont annoncées chaque jour, mais il estime que les besoins du projet vont s'accroître avec le temps. «Il y a là un énorme potentiel grâce à ce programme associé au calcul bénévole», a-t-il précisé à swissinfo.

    «Il reste tant de potentiel non utilisé. Des centaines de millions d'ordinateurs sont connectés en permanence à Internet, mais la plupart sont engagés dans des tâches qui requièrent très peu de capacité de mémoire.»

    S'il y a toujours un risque d'infection avec les téléchargements, François Grey souligne qu'aucun cas sérieux n'a été signalé jusqu'à présent
    De son côté Nicolas Maire précise que les chercheurs n'ont pas accès aux données personnelles des bénévoles, car c'est l'ordinateur lui-même qui est connecté au serveur de l'Université de Genève.


    swissinfo

     

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