Des régions encore sans wali

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 3 Février 2010.

  1. @@@

    @@@ Accro

    J'aime reçus:
    252
    Points:
    83
    [​IMG]


    · Il s’agit de Marrakech-Tensift-El Haouaz et Chaouia Ouardigha

    · Des gouverneurs assurent l’intérim


    Plus de 8 mois après le limogeage de Mounir Chraïbi, la région de Marrakech-Tensift-El Haouaz est toujours sans wali. L’intérim est certes assuré par le gouverneur du Haouz, Bouchaïb El Moutawakil, mais la présence d’un wali demeure nécessaire dans cette région qui compte 6 préfectures et provinces.

    Le besoin d’un nouveau wali se fait donc pressant. Le retard pris dans la nomination d’un remplaçant de Chraïbi ne manque pas de susciter plusieurs interrogations et d’alimenter les rumeurs les plus folles et même des anecdotes.

    On dit même que Marrakech aurait été offerte au PAM qui a mis sa main sur toutes les instances élues de Marrakech et régions.

    Un retard qui donc reste incompris. C’est que dans la gestion d’une région, il y a le wali, autorité administrative absolue nommé directement par le pouvoir central. C’est lui qui détient les cordons de la bourse face à un président du Conseil régional, indirectement élu par les citoyens et dont la charge reste confinée à l’élaboration et à la programmation de projets. Cette complémentarité fait le succès d’une région.

    Les walis jusqu’à 2009 faisaient jouer leurs relations, pour attirer les investissements et aussi pour mener à terme les projets structurants. Aujourd’hui, c’est le président de la région qui hérite de cette charge de relations publiques. Y réussira-t-il?

    Bref, les walis «new generation» de Marrakech-Tensift-El Haouz jouaient le rôle de machinistes de la locomotive pour le développement économique et social. Jusqu’au limogeage du polytechnicien Mounir Chraïbi, ce choix a permis à la région de prendre son envol.

    Une autre région est encore sans wali, depuis la nomination de Abdechakour Rais, il y a exactement un an, au poste de secrétaire général du ministère de l’Intérieur. Il s’agit de la Région Chaouia-Ouardigha. Ce n’est pas la première fois que cette région reste sans un premier responsable de l’autorité locale.
    On se rappelle qu’après le décès de Mohamed Allali, qui avait passé plus de temps dans les hôpitaux à l’étranger que dans son bureau, car il était très malade, les citoyens ont attendu presque une année avant qu’un wali ne soit nommé à la tête de cette région en la personne de Mohamed Ali Al Admi (plus connu sous le nom de Hadrami).


    Tout cela sans oublier les nouvelles préfectures et provinces créées il y a un an et qui attendent encore leurs gouverneurs.






    http://www.leconomiste.com/
     

Partager cette page