Des sunnites torturés dans une "prison secrète" à Bagdad

Discussion dans 'Scooooop' créé par judascom, 24 Avril 2010.

  1. judascom

    judascom Bannis

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    Révélée le 18 avril, par le Los Angeles Times, l'existence d'une nouvelle "prison secrète" dans laquelle 431 détenus, essentiellement sunnites, étaient parfois torturés à coups de chocs électriques ou d'asphyxie contrôlée, suscite le trouble en Irak.

    Mme Wijdan Salim, ministre des droits humanitaires dans le gouvernement de Nouri Al-Maliki, a nié le caractère secret de l'établissement situé sur un aéroport militaire de Bagdad, "puisque deux juges d'instruction et cinq enquêteurs du ministère de la justice y travaillaient". Mais pas les mauvais traitements infligés aux détenus.

    Amnesty International a demandé une enquête après cette révélation qui en rappelle une autre en 2005, lorsque des centaines d'hommes, essentiellement sunnites, avaient été découverts, torturés depuis des mois dans les sous-sols du ministère de l'intérieur alors contrôlé par des chiites. Cette nouvelle "prison", constituée de baraquements militaires cernés par deux rangs de murailles antibombes, a été fermée sur ordre du premier ministre, le 20 avril. Une centaine de prisonniers ont été libérés et les autres transférés dans des prisons "légales".

    Un porte-parole de M. Maliki a fait savoir que celui-ci "ne savait rien" des tortures pratiquées. L'endroit, qui retenait des Arabes sunnites suspectés d'activisme ou de complicité avec les insurgés djihadistes d'Al-Qaida, était placé sous le contrôle du commandement des opérations de Bagdad, structure militaro-policière responsable de la sécurité dans la capitale.

    Les détenus avaient été arrêtés en octobre 2009 dans la région de Ninive, la plus "chaude" du pays, à 400 km de la capitale, par la brigade de Bagdad, unité antiterroriste créée et dirigée depuis 2008 par le cabinet du premier ministre lui-même. Selon certains, c'est à la demande de plusieurs juges de la région, directement menacés par les familles ou les tribus des interpellés, que les suspects étaient transférés à Bagdad.

    Source : Le Monde

     

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